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« La genèse d’une légende » par Paris Move
Catégories : Article de presse ( Article de presse )« Phénomène aussi universel que difficilement saisissable dans toutes ses acceptions hors des U.S.A., le regretté Johnny Cash connut une trajectoire singulière (et bénéficia d’une aura et d’une reconnaissance “bigger than life”). (…) En 72 titres, Bruno Blum dresse un panorama significatif du registre de Cash à ses tout débuts. Les 31 premières plages proviennent de sa période fondatrice au sein de la légendaire écurie Sun, où débuta la même année que lui un gommeux prénommé Elvis Aaron, dont l’ascension compta bientôt parmi les plus fulgurantes d’un show-biz encore confit dans les rengaines pour thés dansants. Avec le recul historique, il est cependant aisé de discerner que, bien que venant communément du même substrat social et culturel, ces deux petits Blancs sudistes n’appartenaient pas vraiment à la même catégorie. Ou plutôt, s’ils en partageaient l’héritage commun, ils avaient chacun sa propre façon de l’exploiter. Le dosage détonant entre rhythm n’blues noir et plouquerie h [...]
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« Des instants de bonheur pour tous » par Christophe Rodriguez
Catégories : Article de presse ( Article de presse )« Maintenant que les bars et clubs de jazz ont officiellement le droit d’accueillir des clients et des suicides, il faut absolument les encourager avec ces mois de pandémie. Que ce soit le Upstairs (rue Mackay), Le Dièse Onze (rue St-Denis) ou La maison du jazz à Laval, celle de Montréal ayant fermé ses portes, la note bleue sera donc au rendez-vous. À défaut de festivals et de voyages, il faudra certainement attendre encore un peu, allons jeter une oreille dans l’un des derniers clubs de jazz à Paris : Le caveau de la Huchette. Propriétaire de cet endroit mythique depuis les années 70, le vibraphoniste/Dany Doriz (1941) fait l’objet d’une rétrospective avec que du beau monde. Après avoir écrit sur une anthologie du Caveau (1965-2017) il y a quelques années, le patron se fait donc plaisir avec moult rencontres. Qu’il soit en big band, en petite formation, celui qui fut influencé par le regretté Lionel Hampton, maitre en la matière ne lésine pas sur le swing. Des instants de bonhe [...]
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« Une fiction aux accents de réalité » par Chant… Songs
Catégories : Article de presse ( Article de presse )« La Balade de Johnny (*), c’est le récit d’une parenthèse amicale dans la vie du rocker, raconté par proche du chanteur, le comédien Bruno Putzulu. Une fiction aux accents de réalité. L’histoire commence en novembre 1976 quand Johnny Hallyday déjà star d’entre les stars débarque à l’improviste chez un copain de régiment du côté de Nantes, à la veille d’un concert qu’il donne dans la ville. Trois jours durant, ils vont errer entre Anjou et Vendée, presque incognito. Une parenthèse dans la vie folle et rock’n’roll. Ancien journaliste ayant vécu dans la région, devenu indépendant, David Rautureau a publié son premier roman inspiré de la vie de Hallyday, cette Balade de Johnny, deux ans après la mort du rocker. Un joli travail d’écriture car le quadragénaire n’a pas connu intimement l’artiste et pourtant son histoire, bien sentie, semble plus vraie que nature. On y suit un Johnny goûtant, lors de cette parenthèse, aux joies de la normalité et de l’anonymat, même si sa descente dans l [...]
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« Une balade dans la vie musicale de Dany Doriz » par Jazz Hot
Catégories : Article de presse ( Article de presse )« Après l'excellente Anthologie du Caveau de La Huchette 1965-2017, Frémeaux & Associés présente celle du directeur de cet établissement historique. Même s'il n'est pas un inconnu des jazz fans, un rappel n'est pas inutile pour les autres. Dany Doriz, né Daniel Dorise (en 1941) a d'abord étudié le piano dès l'âge de 4 ans, puis le sax alto classique à 14 ans au Conservatoire de Versailles. Et dès l'âge de 16 ans, il opte pour le vibraphone après avoir vu Milt Jackson en concert avec le MJQ. Il travaille l'instrument auprès de Geo Daly (1923-1999) qui lui fait écouter Lionel Hampton. Il fait ses débuts professionnels en février 1959. En 1960, Dany joue avec Jean-Luc Ponty (vln). C'est pour Ponty avec Jean Tordo (cl) qu'il fait son premier disque. Engagé par Michel Attenoux (s), il passe aux Trois Mailletz (1961-62). On l'entend avec Dominique Chanson, Mezz Mezzrow, Albert Nicholas, Peanuts Holland, Don Byas et Benny Waters. Autant dire un parcours initiatique sainement jazz. Fin 19 [...]
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« Un créateur de rêves » par Christophe Rodriguez
Catégories : Article de presse ( Article de presse )« En tout, Georges Delerue (1925-1992) aura composé plus de 350 musiques de film. Ce parcours extraordinaire, aussi important que celui d’un autre disparu : Michel Legrand aura laissé dans notre mémoire d’importants jalons. Parce que l’histoire musicale est la matrice de Frémeaux & Associés, Olivier Julien, le même qui concevra et supervisera le coffret Legrand nous offre donc, un Delerue, dès début. Quand nous ouvrons le livret, la figure d’une toute jeune Jeanne Moreau apparait (Jules et Jim), puis nous pourrions enchainons avec : Tirez sur le pianiste de Françoise Truffaut (1960), Marche ou crève de Georges Lautner, un puissant polar d’espionnage des années 60. Nous allons aussi renouer avec Jean-Pierre Cassel dans Le farceur de Philippe de Broca (1961) ainsi que Les jeux de l’amour (1960) et bien entendu : Hiroshima mon amour de Alain Resnais ( 1959). Un créateur de rêves disions-nous, tout à fait ! » Par Christophe RODRIGUEZ - BLOG
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« En vrai leader dans ce « live in Paris ». A redécouvrir » par Le quotidien du
Catégories : Article de presse ( Article de presse )Surnommé the Rabbit (le lapin), Johnny Hodges (1907-1970) fut durant plus de quarante ans un des piliers de l’orchestre de Duke Ellington. Fidèle parmi les fidèles du pupitre des saxophonistes, l’altiste aimait également s’affranchir de cette tutelle et amitié pour se poser en vrai leader. C’est ainsi, avec d’autres ellingtoniens de marque, il se présente à Paris en 1961. La collection « Live in Paris » (Frémeaux & Associés) restitue ces moments enregistrés en direct le 13 mars 1961 à l’Olympia de Paris. Accompagné par les bien nommés Duke Ellington Giants, parmi lesquels les cadors comme Harry Carney (saxe-baryton), son pote de toujours, Ray Nance (violon/chant/cornet) et Aaron Bell (contrebasse), il revisite, avec cette sonorité de velours suave langoureuse et sensuelle, les standards et autres compositions du Duke. A redécouvrir.Par Didier PENNEQUIN – LE QUOTIDIEN DU MEDECIN HEBDO
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« Le gotha du jazz est au rendez- vous » par Christophe Rodriguez
Catégories : Article de presse ( Article de presse )« Quand l’été se pointe le bout du nez et plus encore le Festival de jazz, le Roi Louis et Dame Ella, résonnent avec l'inoubliable Summertime en grande formation, accompagnée de ces voix uniques, création de Georges Gershwin (1898-1937). Compositeur, pianiste et fer de lance de Tin Pan Alley, petit carré de rue new-yorkaise qui donna naissance au Great Americain Songbook. Avec son frère Ira, sans oublier le tandem Hammerstein ou Rodgers/Hart, la musique populaire et le jazz trouvèrent en ces messiers, un matériau inoubliable. Pour que votre été soit joyeux, romantique et léger comme la brume du matin, ce coffret de trois disques qui est loin d’être une compilation vous apportera beaucoup de joie. Autour du livret habilement construit qui dévoile un peu le secret de l’art Gershwin ainsi que la gestation artistique, le gotha du jazz est au rendez- vous, ainsi que la musique classique, puisqu’il y eu : le Concerto en Fa, la Rhapsody In Blue et bien entendu, l’opéra Porgy and Bess. De [...]
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« Le pouvoir décuplé de la musique sublimée par l’image » par Paris Move
Catégories : Article de presse ( Article de presse )« Dès qu’il devint parlant, le cinéma se mit également à chanter. Après “Le Chanteur De Jazz” en 1927 aux U.S.A., le monde prit conscience du pouvoir décuplé de la musique sublimée par l’image (et réciproquement). Consacrée aux trois premières décennies de ces amours réciproques entre chanson et boîte lumineuse, cette anthologie “Les Chansons du Cinéma Français 1931-1962” retrace en soixante exemples sonores les liens étroits qui les unirent (et les unissent encore) dans notre imaginaire collectif. Des artistes fameux (Josephine Baker, Tino Rossi, Charles Trénet, Maurice Chevalier) y côtoient de grands noms oubliés de la chanson populaire (Florelle, Lilian Harvey, Lys Gauty, Henri Garat, Jean Lumière, Line Viala, Colette Mars), tandis que certains acteurs y poussent eux aussi la ritournelle (Fernandel, Bourvil, Rellys, Suzy Delair, Gabin, Danièle Darrieux, Yves Montand…). On retrouve avec délice les fameux “Quand On s’Promène Au Bord De L’Eau” de “La Belle Équipe” de Julien Duvivi [...]