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L’INTÉGRALE LES PARISIENNES
Claude Bolling








LES PARISIENNES
par Frank Gérald, l’auteur des textes
Il y a des chansons qui nous semblent détenir le secret de l’éternelle jeunesse. Leurs paroles ne prennent pas une ride, leurs musiques sont inoxydables. De tels oiseaux rares, vous allez en découvrir dans cette Intégrale des titres enregistrés par “LES PARISIENNES”, quatre jolies filles qui dansaient aussi bien qu’elles chantaient. Qu’importe si un peu d’eau a coulé depuis sous le pont Mirabeau. Ecoutez, écoutez... les mélodies et les rythmes survolent allègrement les modes passagères, et nombreux sont les textes qui pourraient illustrer ces grands sujets de notre actualité : les vacances, les RTT, le CAC 40, l’insécurité, les relations FRANCE / U.S.A., Eurotunnel, Wolfgang Amadeus, la bouffe et les régimes amincissants, le vieillissement de la population, les sports de glisse, le Salon de l’Auto, l’amour, bien sûr... Et le tout avec le sourire, le sourire qui pourrait se révéler encore meilleur pour la santé que le rire, dont la farce est parfois un peu trop grasse ou un peu trop salée. Ecoutez, écoutez... c’est leur sourire que vous offrent “LES PARISIENNES”, un sourire d’une éternelle jeunesse.
Frank Gérald © 2007 Frémeaux & Associés


LES PARISIENNES, une belle histoire…
évoquée par Claude Bolling et Frank Gérald
FG : Rappelle-moi Claude, comment t’es venue l’idée de créer ce groupe.
CB : Comme souvent, grâce à un enchaînement de circonstances. Jacques Kluger, un éditeur-producteur de Bruxelles, grand amateur de jazz, m'avait demandé de réaliser un album réunissant une sélection des meilleurs musiciens français du moment, un album “Jazz in Paris”. Son fils, Jean, travaillait avec les Editions S.E.M.I.-Méridian de Rolf Marbot chez qui j’avais déjà des compositions éditées. Comme mon groupe de jazz était l’orchestre de base de l’émission d’Albert Raisner “Age Tendre et Tête de Bois”, Jean Kluger me dit “pourquoi ne pas profiter de cette exposition hebdomadaire pour lancer quelque chose de nouveau”. Il me fait entendre un enregistrement américain “Darktown USA” (des voix de filles à l’unisson, très dynamique de style “jazzy”) et me suggère de faire quelque chose dans cet esprit. J’étais en plein dans ma période Nouvelle-Orléans / Dixieland et il me vient l’idée d’un fox-trot rapide dans le genre de “Waiting for the the Robert E Lee” dont je fais la maquette au piano.

FG : Moi de mon côté, j’étais “auteur-maison” des éditions S.E.M.I. dont la directrice artistique Huguette Ferly était fiancée à Jean Kluger. C’est Jean qui m’a transmis ta maquette. 
Les beaux jours arrivaient, je t'ai proposé, je crois, “On va s’prom’ner en pédalo”.
CB : Jean et moi t’avons dit “ça colle sur la musique, mais ça ne se braille pas”.

FG :
Je révise ma copie et je reviens avec “Il fait trop beau pour travailler”.

CB : Qui a fait l’unanimité.
Pour l’enregistrer, j’appelle des filles qui participaient à mes enregistrements de variétés comme Nicole Croisille, Danièle Licari (qui venait de faire un succès avec “Concerto pour une Voix”) et deux autres choristes qui participaient à mes enregistrements de variétés Nadine Doukan et Michèle Dorney.

FG : A sa sortie, ce disque d’été a reçu un accueil extraordinaire; il passait plusieurs fois par jour sur toutes les chaînes de radio.
CB : A l’une des émissions d’Age Tendre et Tête de Bois où passaient tous les chanteurs de l’époque – Claude François, Franck Alamo, Françoise Hardy – et tous les yé-yés (comme on les appelait), Raymonde Bronstein, une jeune danseuse des ballets d’Arthur Plashaert, Georges Reich et Roland Petit, se présente car elle souhaitait se lancer dans la chanson et me demande si j’avais une idée pour elle. Je la rappelle, lui présente l’enregistrement d’“Il fait trop beau…” et lui dit : “si ça vous plait, il faut réunir trois autres chanteuses-danseuses car le groupe est demandé pour faire de la scène et de la télévision avec ces chansons”.

FG : C’est là qu’après avoir auditionné un certain nombre de filles, ont été retenues Anne Lefébure, Anne-Marie Royer et Hélène Longuet et bien sûr Raymonde Bronstein qui était leur chef.
CB : Qui ont été les voix définitives des Parisiennes à partir du deuxième disque, bien coachées et secondées par Nicole Croisille.

FG : C’est ainsi que l’enregistrement d’un disque de chansons pour un été a donné lieu à la création d’un groupe qui a duré sept ans.
CB : La maison de disques – Philips – avec laquelle j’étais déjà sous contrat, m’a fait une proposition et c’est ainsi que sous la direction artistique d’André Chapelle, nous avons enregistré trois 45 tours par an et pendant sept ans.

FG : nous avons travaillé en symbiose, toi et moi avec Jean Kluger qui a participé à la création de certains titres. Généralement, je travaillais sur tes musiques et je partais sur des thèmes de préoccupation des jeunes femmes de l’époque : l’amour bien sûr “Ah c’qu’on est bête quand on aime”, les vacances “On a déjà retenu pour le mois d’août”, les fringues “On n’a vraiment plus rien à se mettre” et la beauté “Il va falloir se mettre au régime”.
CB : Aussi certaines de tes idées de titres me provoquaient des musiques. Par la suite, d’autres titres sont arrivés, signés de prestigieux auteurs comme Pierre Perret, Françoise Dorin et Pierre Delanoë, et plus tard encore, notre maison de disques nous avait “passé commande” de l’enregistrement d’un album de chansons françaises des années 30 avec principalement des titres de l’orchestre de Ray Ventura : “Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux”, “Dans la vie faut pas s’en faire”, “Paris je t’aime”.

FG : Le groupe était tellement rôdé qu’en une seule et même séance, on enregistrait quatre nouvelles chansons, orchestre et voix. Pour celles que nous écrivions ensemble, si quelques mots ne collaient pas, cela s’arrangeait toujours car j’assistais aux séances et je pouvais modifier les textes sur place.
CB : Grâce à tout ce répertoire, Les Parisiennes ont pu faire d’innombrables tournées, les Podiums d’Europe N° 1, de Radio Luxembourg, elles se sont produites sur les plus prestigieuses scènes de music-hall, l’ABC, l’Olympia, Bobino, elles ont été les vedettes de quantité de galas en province.

FG : Sans compter les foires expositions, les meetings politiques, les fêtes de la bière... Les prestations se suivaient à un tel rythme que les filles étaient quelquefois à la limite de l’épuisement. Il y eut un moment où elles participaient à plus de spectacles que Johnny Hallyday qui était dans la même maison de disques.
CB : Leur numéro avait du succès ; il était très visuel, car en plus de chanter, elles dansaient aussi très bien… et les couturiers prenaient plaisir à les habiller.

FG : Et musicalement, ça tenait la route.
CB : Sur scène, elles étaient accompagnées de quatre ou sept musiciens (piano, contrebasse, additionnés de trompette, saxophone/clarinette et trombone). Pour certaines salles à Paris, nous les avons soutenues et fait équipe avec mon sextet de l’époque.

FG : Pour en revenir à leur répertoire, c’est à l’une de tes mélodies que j’ai donné ce qui doit être le titre le plus long de la chanson française.
CB : Il s’agissait d’une musique que j’avais faite pour le spectacle de Poiret et Serrault pour le sketch de “L’Hélitrocon”. L’hélitrocon selon Poiret et Serrault était à l’hélicon ce que le Superconstellation – le plus gros avion de l’époque – était à la chèvre de M. Seguin d’Alphonse Daudet (l’hélicon est une contrebasse à vent dont la tuyauterie entoure le musicien et se termine par un énorme pavillon. Sur scène, l’hélitrocon avait la gigantesque dimension du cadre de la scène et chacun des trois pistons était actionné par des acteurs du spectacle).

FG : La phrase de fin du refrain étant mélodiquement d’un seul tenant, elle m’a inspiré “C’est tout de même malheureux de ne pas pouvoir se promener tranquillement dans les rues après neuf heures du soir”. J’avoue avoir pris un malin plaisir à bousculer un peu les habitudes.
CB : Ensuite je t’ai proposé une marche à l’anglaise.

FG : Devenue “Le tunnel sous la Manche” qui n’existait bien sûr pas encore, mais l’idée était dans l’air.
CB : Comme il se doit on y trouve une évocation de la “Marseillaise” et de “God save the Queen”.

FG : Le texte a d’ailleurs dû être modifié pour l’inauguration du tunnel. Une autre chanson, transatlantique celle-là, a provoqué des réactions inattendues de la part des auditeurs. Pour “L’Amérique ce n’est pas le Pérou”, je suis parti de l’idée que les américains n’avaient pas à se vanter car comme eux nous mangeons aussi des hamburgers, buvons aussi du Coca et avons aussi notre statue de la Liberté (devant le pont de Grenelle). Les filles ont reçu des reproches pour “attaque contre les Etats-Unis”, tandis que d’autres lettres accusaient Les Parisiennes de trop vanter les USA !
CB : Elles ont aussi été accusées de ne pas aimer le football, alors que le texte de la chanson “On reçoit, on envoie” représentait des jeunes femmes non initiées qui ne comprenaient pas pourquoi on se disputait un ballon.

FG : J’ai une petite tendresse pour “Le Temps du Lumbago” qui a été reprise dans le film “La Mandarine” et c’était un régal d’entendre les interprètes, Marie-Hélène Breillat, Annie Girardot, Madeleine Renaud et Murrey Head la chanter en chœur.
CB : C’est vrai que Les Parisiennes étaient tellement populaires et à la mode, que lorsque France Inter a décidé d’émettre 24 heures sur 24, le directeur de la chaîne, Roland Dhordain, nous a suggéré une chanson sur ce thème.

FG : “Vingt quatre heures sur vingt quatre” a été décliné dans tous les styles possibles en fonction des émissions et animateurs de la station. De tous les jingles, celui du “Pop Club” de José Artur a perduré 40 ans jusqu’à sa “dernière” en 2005.
CB : Ce qui est étonnant, c’est qu’un groupe qui avait été créé pour l’enregistrement d’un disque d’été ait finalement duré sept ans.

FG : Oui, c’est extraordinaire car tous les groupes féminins que j’ai connu, dont certains pour lesquels j’ai écrit, n’ont jamais tenu plus de deux ans. La durée des Parisiennes tient sans doute aux personnalités de chacune car elles étaient complémentaires. Si Raymonde Bronstein n’avait pas quitté le groupe pour se lancer dans une carrière solo, Les Parisiennes auraient peut-être pu continuer encore quelque temps. 
CB : C’était déjà bien, d’autant qu’imprévisible. Et puis la vie continue : Anne Lefébure est devenue la voix de FR 3, Anne-Marie Royer a produit des spectacles dans la région de Nice où elle vit et Hélène Longuet s’est “rangée” bourgeoisement.

FG : Et leurs chansons restent et semblent toujours étonnamment actuelles. Les sujets de so­ciété ont évolué, mais les préoccupations se ressemblent : “L’argent ne fait pas le bonheur”, “Il fait trop beau pour travailler” ou “C’est tout de même malheureux...”. Un ensemble de chansons qui ferait une excellente matière pour une comédie musicale.
CB : De toutes façons, c’était une très belle aventure, une très belle histoire, de jolis souvenirs que nous avons pris plaisir à évoquer ensemble.
Claude Bolling & Frank Gérald © 2007 Frémeaux & Associés

CD L’INTÉGRALE LES PARISIENNES / Claude Bolling © Frémeaux & Associés


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LES PARISIENNES ("Bolling Story")
Au printemps 1964, Jean Kluger des Edtions Bleu Blanc Rouge me dit un jour : ‘‘Claude, puisque tu participes à cette l’émission très populaire qu’est Âge tendre et tête de bois, pourquoi n’en profiterais-tu pas pour proposer quelque chose de personnel et d’original ?’’ Là-dessus, il me fait écouter un disque qu’il venait de recevoir d’Amérique, dans lequel des filles chantaient à l’unisson, sur une base de jazz dixieland. J’imagine deux thèmes dans un style gai, joyeux et dynamique que Jean transmets à un parolier avec lequel il travaillait : Frank Gérald. Je lui soumets un petit morceau ragtimisant, dixielandisant. Il nous envoie ‘‘Allons s’prom’ner en pédalo’’. Jean Kluger et moi lui disons ‘‘ça colle sur la musique, mais ça ne se braille pas’’. Frank révisa sa copie qu’il transforma en Il fait trop beau pour travailler qui fut reçu avec enthousiasme par les programmateurs de radio. Aujourd’hui encore, aux premiers jours du printemps, on entend cette chanson sur les ondes. Je réunis quatre des voix qui faisaient les chœurs pour les chanteurs pour lesquels j’écrivais : Nicole Croisille qui commençait la carrière que l’on connait, Danièle Licari qui doublait Catherine Deneuve dans Les parapluies de Cherbourg, Michèle Dornet et Nadine Doukan. Après avoir cherché un nom pour le groupe et évoqué “Les Oies blanches”, “Les Midinettes”, “Les Doubles croches”, pesé le pour et le contre, l’un d’entre nous dit ‘‘pourquoi pas le titre de leur chanson’’ Les Parisiennes ? C’était la bonne idée ! Nous réalisons en avril un disque 45 tours comprenant Java et Ce soir à Saint-Tropez adaptés du disque américain de référence et deux originaux Il fait trop beau pour travailler et Les Parisiennes.

Anecdote : Dans le même studio, à quelques heures d’intervalle, Hervé Vilard enregistrait Capri c’est fini ! Au milieu des chansons tristes et d’amours désespérées, les titres toniques et dynamiques ont tranché et Il fait trop beau pour travailler fut un tel succès qu’il passait dix fois par jour sur les radios.
Arrive le moment où on nous demande de présenter le groupe à la télévision ; mais Nicole Croisille faisait déjà carrière, Danielle Licari aussi, quant à Michèle Dornet et Nadine Doukan, elles ne voulaient pas faire de scène. Il nous fallu donc constituer un groupe de filles plus disponibles qui puisse paraître en public. Là, je me suis souvenu qu’une jeune danseuse des ballets d’Arthur Plasschaert et Georges Reich, qui souhaitait chanter, m’avait sollicité pour des chansons, quelque temps auparavant. Je lui propose de recruter trois partenaires chanteuses et danseuses comme elle. Avec Raymonde Bronstein, nous avons donc auditionné les postulantes et les gagnantes ont été : Anne Lefébure, Hélène Longuet et Anne-Marie Royer. Avec Raymonde, ce sont elles qui ont pris la succession du groupe de studio et dont les voix sont celles des vraies “Parisiennes”. En les faisant travailler, la différence n’a pas été très sensible entre l’ensemble des voix du premier groupe et celui qui a pris la suite que l’on connait qui a interprété tous les autres succès. uelques répétitions, une chorégraphie à la mode réglée par Arthur Plasschaert, des jolies robes choisies par Irène chez Dorothée Bis et avec On n’a vraiment plus rien à se mettre (sic), Il va falloir se mettre au régime, Ah c’qu’on est bête quand on aime, C’est tout de même malheureux qu’on ne puisse pas se promener tranquillement dans les rues après neuf heures du soir (le titre le plus long de l’histoire de la chanson française), L’argent ne fait pas le bonheur etc., Franck Gérald avait trouvé les sujets qui occupaient le quotidien de la jeunesse d’une époque encore insouciante. André Chapelle était à l’époque jeune directeur artistique chez Philips. C’est lui qui fut chargé de ‘‘coacher’’ nos quatre nénettes. Avec patience et diplomatie (quatre fille ensemble ça fait parfois des étincelles), il sut gérer au mieux leur carrière. Aujourd’hui, André ne s’occupe plus que d’une seule vedette : Nana Mouskouri, devenue sa femme. A l’origine, nous pensions que nos “Parisiennes” ne dureraient que le temps d’un été, mais devant leur succès, l’aventure a duré sept ans ! Notre contrat discographique avec Philips nous obligeait à produire trois quarante-cinq tours “Extended-Play” (quatre titres par disque) soit douze chansons par an. Cela a donné près de soixante dix titres dont la plus grande partie est le résultat d’un travail commun avec Franck Gérald, Jean Kluger et d’autres auteurs tels Françoise Dorin et Pierre Perret ou Michel Rivegauche.

Avec le sextet de jazz, nous avons fait équipe pour des spectacles à l’Olympia, à Bobino, au théâtre de l’ABC et des tournées de variétés. Les quatre filles et les six musiciens constituaient un spectacle original, dynamique, moderne et populaire, mais au bout d’un certain temps, nous ne pouvions plus concilier leurs tournées avec nos concerts. Les Parisiennes connaissaient un tel succès que pour le film Moi et les Hommes de 40 ans de Jack Pinoteau avec Paul Meurisse et Dany Saval, nous avions créé avec elles la chanson du générique avec l’ami Frank Gérald. Nous étions toujours en pleine activité, lorsque Roland Dhordain, alors directeur de France-Inter, lance l’idée d’une radio “non-stop” vingt quatre heures sur vingt quatre. Roland nous demande d’imaginer une sorte de liaison emblématique entre les émissions de la station. C’est ainsi que le tandem Gérald-Bolling a fait pour les Parisiennes la chanson Vingt-quatre heures sur vingt-quatre qui a été déclinée de manières différentes pour chaque animateur, chaque rubrique, chaque émission. L’indicatif du Pop-club de José Artur est celui qui a été maintenu près de quarante ans à l’antenne : ‘‘24 heures sur 24, la vie serait plus dure s’il n’y avait pas le Pop Club, avec José Artur... Huummm !” Frank Gérald me rappelait récemment que Les Parisiennes est le groupe féminin qui a eu la plus longue durée d’existence. Par la suite Anne Lefebure est devenue la voix-présentatrice de FR3, Hélène Longuet est artiste-peintre, Anne-Marie Royer, toujours dans le spectacle, réside à Nice, et Raymonde Bronstein s’était lancée dans une carrière solo. [...]

Extrait de "Bolling Story" de Jean-Pierre Daubresse et Claude Bolling édité par Jean-Paul Bertrand - Editions Alphée (avec l'autorisation de Claude Bolling)

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