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J.-JACQUES ROUSSEAU
LE CONTRAT SOCIAL
lu par Denis Podalydès
Texte Intégral







Biographie Jean-Jacques Rousseau
28 juin 1712 : Naissance à Genève de Jean-Jacques Rousseau.
14 mars 1728 : Rousseau trouve les portes de Genève fermées. Il décide de fuir.
1743-1744 : Séjour à Venise comme secrétaire de l’ambassadeur de France, M. de Montaigu : “Des divers ouvrages que j’avais sur le chantier, celui que je méditais depuis longtemps… était mes Institutions politiques… j’en avais conçu la première idée, lorsque étant à Venise j’avais eu quelque occasion de remarquer les défauts de ce Gouvernement si vanté… J’avais vu que tout tenait radicalement à la politique, et que, de quelque façon qu’on s’y prit, aucun peuple ne serait jamais que ce que la nature de son gouvernement le ferait être (Confessions)”.
1751 : Rousseau commence à s’occuper de ses Institutions politiques.
1755 : Publication du Discours sur l’origine, et les fondements de l’inégalité parmi les hommes – “Tout ce qu’il y a de hardi dans le Contrat social était avant dans le Discours sur l’inégalité (Confessions)”. Dans le tome V de l’Encyclopédie paraît son article “Économie politique” où est exposé pour la première fois sa conception de la volonté générale et du gouvernement.
1756 ou 1758 : Il entame la rédaction de la première version du Contrat social appelée Manuscrit de Genève. Son deuxième chapitre est une réponse à l’article “Droit naturel” de Diderot publié dans le tome V de l’Encyclopédie.
Décembre 1760 : Le brouillon du Contrat Social est achevé. Le chapitre sur la religion civile est ajouté par la suite.
18 janvier 1762 : “Je dois vous dire que je fais imprimer en Hollande un petit ouvrage qui a pour titre Du Contrat social, ou Principes du droit politique, lequel est extrait d’un plus grand ouvrage, intitulé Institutions politiques, entrepris il y a dix ans, et abandonné en quittant la plume, entreprise qui, d’ailleurs, était certainement au-dessus de mes forces (A Moultou)”.
Avril 1762 : Parution du Contrat social suivie de celle de l’Émile en mai : “si ces deux ouvrages paraissent ensembles, à cause de la matière ingrate et propre à peu de lecteurs du Contrat social, il sera infailliblement étouffé par l’autre (A Rey, 4 avril)”.
1765 : Écriture d’un Projet de constitution pour la Corse – “c’est un pays libre et simple, où l’on trouve des hommes antiques dans les temps modernes (La Nouvelle Héloïse I 12)”.
1771 : Rousseau finit d’écrire ses Considérations sur le gouvernement de Pologne.
2 juillet 1778 : Mort à Ermenonville.
1791 : Le Contrat social devient populaire pendant la Révolution : “C’était autrefois le moins lu de tous les ouvrages de Rousseau. Aujourd’hui tous les citoyens le méditent et l’apprennent par cœur (Sébastien Mercier, De J.-J. Rousseau, considéré comme l’un des premiers auteurs de la Révolution)”.

La volonté générale de Dieu/peuple
Le Contrat social de Rousseau, publié en avril 1762, étonne par l’évidence des principes politiques qui le constituent et par la densité de son exposition. Quelques pages suffisent à faire le point sur l’actualité des théories politiques modernes qui défendent l’idée de contrat depuis le XVIIe siècle. On n’attendait pas cela de l’auteur des Confessions ou de la Nouvelle Héloïse : son sentimentalisme préromantique, sa manie de s’épancher sur son sort, qui transparaît dans un style d’écriture parfois bavard, est contredit ici par un raisonnement tellement rigoureux qu’il engage l’humanité entière à adhérer sans réserve à un système de pensée qui ne peut être qu’universel – c’était “une entreprise où je voulois mettre uniquement la force du raisonnement, sans aucun vestige d’humeur et de partialité (Confessions)”. Peu d’œuvres ont ce pouvoir inconditionnel d’entraînement. Même la République de Platon qui lui sert de modèle, parce qu’elle est seulement adressée à une élite de gouvernants (les philosophes-rois), fait pâle figure à côté d’un projet politique qui donne à tous les individus la souveraineté. Le Contrat social invente l’idée de la démocratie absolue : en radicalisant à l’extrême la portée de l’idée de contrat formulée par l’École du droit naturel, il prend le peuple moins comme objet que comme sujet de son discours. C’est de la voix de tous que Rousseau parle. Son traité politique ne concerne plus seulement les gouvernants, des princes ou des conseils, mais les gouvernés. Ce déplacement du haut vers le bas de la hiérarchie civile fait du Contrat social le lieu théorique de rassemblement de l’humanité citoyenne : cité non pas de Dieu, comme le veut saint Augustin, mais des hommes sans distinctions. Le peuple emprunte ici au Dieu de la tradition théologique?sa volonté qui, par essence, est générale. Cette volonté, étant générale, produit des lois générales. Le Dieu de Malebranche est ainsi l’auteur des lois de la nature comme le peuple de Rousseau propose les lois de la société civile. Cette confusion non-dite du théologique et du politique, de la nature et de la culture, permet à Rousseau d’incarner la puissance divine dans le pouvoir du peuple de telle sorte à rendre impératives et nécessaires ses volontés. Il n’y a pas à discuter les lois qu’il décrète. C’est comme ça. D’où l’apparente évidence des principes politiques rousseauistes. Conséquence inattendue : l’idée théologique de nature corrompue par le péché est récupérée et sauvée par Rousseau qui, en la “socialisant”, la lave de ses impuretés : la société civile idéale, c’est la nature d’avant la chute adamique retrouvée par des hommes qui, laissant de côté leurs volontés particulières, leurs intérêts privés, ont fini de désobéir aux lois générales. Le Contrat social, paradoxalement, est une œuvre politique qui, dans le fond, ne parle pas de politique : son but, énoncé dès le premier livre, est de créer une société, moins pour protéger les individus qui la composent (comme c’est le cas chez Hobbes), que pour leur permettre de conserver leur liberté originelle : “Trouver une forme d’association qui défende et protège de toute la force commune la personne et les biens de chaque associé, et par laquelle chacun, s’unissant à tous, n’obéisse pourtant qu’à lui-même, et reste aussi libre qu’auparavant (Contrat social I 6)”. L’état de nature ne s’oppose pas à l’état social, il s’y perpétue. On est d’autant plus libre, “comme avant”, qu’on reconnaît dans tous les autres une seule et même volonté. La thèse est imparable. “N’obéir qu’à soi-même” signifie : ne dépendre d’aucun maître, ni de Dieu et encore moins d’un homme ou d’un groupe d’hommes qui auraient tout pouvoir sur l’individu social.

Le contrat social comme servitude volontaire (Rousseau contre les jurisconsultes)
L’École du droit naturel prépare la conception rousseauiste de la liberté politique en se débarrassant de la doctrine du droit divin, théorie qui tire de Dieu l’origine du pouvoir politique : les théoriciens de cette École du droit naturel (Jurieu, Locke, les jurisconsultes…) promeuvent l’idée d’un contrat social pour répondre au désir qu’ont les princes et les rois protestants – comme les publicistes gallicans – de s’affranchir du pouvoir temporel de la papauté. Pour cela, ils distinguent l’autorité pastorale des évêques qui vient de Dieu de l’autorité politique qui trouve dans le consentement, le pacte de soumission ou le contrat du peuple sa condition de possibilité et non plus seulement un moyen par lequel la souveraineté passe de Dieu aux gouvernants. Au XVIIe siècle, deux jurisconsultes, Grotius et Pufendorf, imaginent un hypothétique état de nature précédant l’apparition des sociétés civiles dans lequel les hommes obéissent à leur raison ou à la loi naturelle, sont indépendants et égaux par le fait de ne pas se commander les uns les autres. Cette indépendance et égalité sont perdues quand, par un pacte de soumission, ils donnent aux gouvernants le droit de les commander, c’est-à-dire de vouloir de leurs volontés, à leur place : quelques hommes sont alors au-dessus de la plupart des hommes. En se soumettant de son plein gré aux gouvernants, le peuple se réserve pourtant un droit de résistance face à un ordre politique qu’il n’aurait pas initialement voulu (ainsi, si un individu a contracté pour défendre sa vie, il n’acceptera pas d’être mis à mort par des gouvernants qui chercheraient à le punir). Le droit perd son éternité, n’est plus divin, indiscutable. Le contrat social a aussi cette utilité de limiter l’exercice du pouvoir?gouvernemental : lors du pacte de soumission, le peuple peut en effet exiger des garanties, ne pas se laisser complètement déposséder de sa souveraineté. N’ayant plus affaire aux représentants de Dieu sur terre, mais à ses propres représentants, il n’a pas à leur obéir aveuglément. Il peut ainsi demander que le gouvernement soit régulé par des lois fondamentales, qu’il ne déclare pas la guerre sans son consentement ; le peuple peut même exercer la souveraineté s’il est en démocratie. Barbeyrac et Burlamaqui, disciples immédiats de Grotius et de Pufendorf, contredisent les tendances absolutistes de leurs maîtres en reconnaissant que, si le pouvoir des gouvernants vient du peuple, il leur est conféré avec la réserve qu’ils gouvernent pour le bien du peuple. Le Contrat social de Rousseau va beaucoup plus loin : non seulement la souveraineté vient du peuple – c’est une chose acquise –, mais elle doit toujours résider en lui ; mieux, le peuple ne peut en confier l’exercice aux gouvernants. L’origine et l’exercice de la souveraineté sont confondus. Le gouvernement est rejeté hors de la souveraineté : aucun particulier n’est au-dessus du peuple, ni Dieu, ni les gouvernants. Rousseau s’oppose frontalement aux conceptions absolutistes ou représentatives des jurisconsultes : “Grotius, réfugié en France, mécontent de sa patrie, et voulant faire sa cour à Louis XIII, à qui son livre est dédié, n’épargne rien pour dépouiller les peuples de tous leurs droits et pour en revêtir les rois avec tout l’art possible?(Contrat social II 2)”.

À quoi bon sortir de l’état de nature ?
La liberté étant pour Rousseau le plus précieux droit naturel, on entre en société pour la préserver, non pour la perdre en se laissant commander – “L’homme est né libre, et partout il est dans les fers (Contrat social I 1)”. Tant que les gouvernants représenteront Dieu ou le peuple, ils se revêtiront du pouvoir de l’un ou de l’autre. Ils emprunteront, voleront leur auto­rité, seront les seuls à (se) gouverner, à être autonomes. D’où la défense d’une démocratie directe?où le peuple agirait de lui-même : “La souveraineté ne peut être représentée, par la même raison qu’elle ne peut être aliénée ; elle consiste essentiellement dans la volonté générale, et la volonté ne se représente point : elle est la même, ou elle est autre ; il n’y a point de milieu…Toute loi que le peuple en personne n’a pas ratifiée est nulle ; ce n’est point une loi?(Contrat social III 15)”. Les hommes entrent en société pour avoir ce que dans l’état de nature ils ont déjà. Pourquoi se forcent-ils à être libres ? Ne le sont-ils pas déjà ? La philosophie de Rousseau, souvent associée, sinon réduite au mythe d’un bon sauvage, libre, simple, inculte et solitaire, n’appelle pas un dépassement de l’état de nature ; dans ce meilleur des mondes possibles, aucun état de guerre de tous contre tous ne pousse les hommes à trouver dans la société civile un rempart contre leur barbarie : “L’exemple des sauvages qu’on a presque tous trouvés à ce point semble confirmer que le genre humain était fait pour y rester toujours, que cet état est la véritable jeunesse du monde, et que tous les progrès ultérieurs ont été en apparence autant de pas vers la perfection de l’individu, et en effet vers la décrépitude de l’espèce?(Discours sur l’origine, et les fondements de l’inégalité parmi les hommes)”. Une lecture kantienne de Rousseau (celle d’Ernst Cassirer ou de Robert Derathé) insiste sur la présence d’une moralité en germe dans des hommes sauvages qui ne connaissent pourtant ni le bien ni le mal. C’est leur association qui révélerait leur moralité ; l’entrée en société est ainsi justifiée : “Si l’homme vivait isolé, il aurait peu d’avantages sur les autres animaux. C’est dans la fréquentation mutuelle que se développent les plus sublimes facultés et que se montre l’excellence de sa nature (Fragments politiques)” ; “l’homme est sociable par sa nature, ou du moins fait pour le devenir (Profession de foi du vicaire savoyard)” ; “L’homme est… un être social auquel il faut une morale faite pour l’humanité?(A Christophe de Beaumont)”. La société ne corrompt pas la bonté originelle des hommes ; c’est la manière dont on les gouverne qui les rend méchants ; les individus naturellement bons ne forment pas la société des peuples?mal éduqués – “Tous ces vices n’appartiennent pas tant à l’homme, qu’à l’homme mal gouverné (préface du Narcisse)”. Rousseau n’est pas le misanthrope qu’on croit : “faut-il détruire les sociétés, anéantir le tien et le mien, et retourner vivre dans les forêts avec les ours ? conséquence à la manière de mes adversaires, que j’aime autant prévenir (Discours sur l’inégalité, note (i))”. Le Contrat social apporte la solution au problème du gouvernement de l’homme éternellement libre, celle de l’auto-gouvernement – obéissance à sa seule personne, aux lois qu’il se prescrit. Sa liberté naturelle se change en liberté morale.

L’individu roi
Les hommes sauvages, même socialisés, même pervertis, ne laissent pas d’être aux yeux de Rousseau des individus ; ils n’ont rien à voir avec l’espèce, le genre humain, la civilisation. Autrement dit, ils sont moins ce qu’on fait d’eux que ce qu’ils se sont faits. À tout moment, ils peuvent se mettre à l’écart d’un ordre politique qui les pervertirait – Émile en est le meilleur exemple : “Qu’il sache que l’homme est naturellement bon… mais qu’il voie comment la société déprave et pervertit les hommes… qu’il soit porté à estimer chaque individu, mais qu’il méprise la multitude (Émile IV)”. Leur liberté a l’indestructibilité du libre arbitre des Chrétiens : elle est la preuve présente de leur première innocence?en temps de corruption – “seul le libre arbitre ne supporte pas d’être lésé ou diminué, parce que c’est surtout en lui qu’une certaine image substantielle de l’éternelle et immuable divinité semble imprimée?(Saint Bernard, De la Grâce et du Libre Arbitre 28)”. Sauvage ne veut pas dire animal : l’homme n’est pas déjà en société (un animal sociable) avant que d’y entrer ; la nature ne prépare ni ne dicte la sociabilité. Ce sont des individus qui veulent d’une volonté générale, pas le genre humain et encore moins le règne animal?comme l’envisage Diderot –?“Si les animaux… avaient des moyens sûrs de communication entre eux et nous… s’ils pouvaient voter dans une assemblée générale, il faudrait les y appeler ; et la cause du droit naturel ne se plaiderait plus par devant l’humanité, mais devant l’animalité?(Diderot, article “Droit naturel” de l’Encyclopédie)”. Rousseau rejette le concept naturaliste de volonté générale : l’idée de genre humain ne suppose aucune union réelle entre les individus ; précisément, elle n’est qu’une production tardive de l’entendement dans l’évolution humaine, si générale qu’elle parle d’individus qu’elle ne connaît plus ; surtout, la douce voix de la nature a du mal à se faire entendre dans le brouhaha des sociétés modernes (les passions parlent plus fort que la conscience individuelle) : “on voit ce qu’il faut penser de ces prétendus cosmopolites, qui justifiant leur amour pour la patrie par leur amour pour le genre humain, se vantent d’aimer toute le monde pour avoir droit de n’aimer personne (Contrat social, première version, 2)”. La volonté particulière n’est pas en elle-même suspecte ; elle le devient quand elle s’oppose aux autres volontés particulières (lorsqu’elle les domine par exemple). À la question de Diderot – “Quel est celui d’entre vous qui, sur le point de mourir, ne rachèterait pas sa vie aux dépens de la plus grande partie du genre humain, s’il était sûr de l’impunité et du secret ? (article “Droit naturel”)” –, Rousseau répond en misant sur la généralité de la volonté particulière : le particulier, s’il se donne complètement à tous les autres particuliers qui, eux-mêmes, se donnent entièrement à chacun d’entre eux, contracte pour ainsi dire avec lui-même, ne se donne à personne en particulier ; sa volonté devient par là générale par le fait de coïncider avec l’intérêt de chacun qui consiste dans la conservation de “sa” liberté et, par voie de conséquence, celle des autres contractants. On n’entre en société que pour renforcer cette conservation : “Je suppose les hommes parvenus à ce point où les obstacles qui nuisent à leur conservation dans l’état de nature l’emportent, par leur résistance, sur les forces que chaque individu peut employer pour se maintenir dans cet état… Or, comme les hommes ne peuvent engendrer de nouvelles forces, mais seulement unir et diriger celles qui existent, ils n’ont plus d’autre moyen, pour se conserver, que de former par agrégation une somme de forces… (Contrat social I 6)”. La conception politique de Rousseau est quantitative : les individus sont les unités d’une somme, rien de plus. L’État ou la souveraineté se réduisent à assemblage de volontés particulières, de forces – “le souverain, n’étant formé que des particuliers qui le composent, n’a ni ne peut avoir d’intérêt contraire au leur (Contrat social I 7)”. Aussi, chaque individu “compte”?également. La population d’un État peut certes accueillir plus ou moins d’individus ; leur somme sera modifiée ; plus elle grossit et moins les individus ont d’importance par le fait précisément de ne pas compter plus que les autres, qu’ils soient anciennement ou nouvellement arrivés : “chaque particulier, en qualité de sujet, est considéré comme individu… Que le peuple soit composé de cent mille hommes, l’état des sujets ne change pas, et chacun porte également tout l’empire des lois, tandis que son suffrage, réduit à un cent millième, a dix fois moins d’influence dans leur rédaction…D’où il suit que, plus l’État s’agrandit, plus la liberté diminue (Contrat social III 1)”. Conséquence : le Contrat social a l’inconvénient majeur de ne s’appliquer qu’aux petits États. Le changement politique n’est pas seulement quantitatif : sauvages, les hommes deviennent moraux en contractant. Leur liberté naturelle primitive qui s’accompagne d’un droit illimité à tout ce qui les tente et qu’ils peuvent atteindre est désormais limitée par les lois qu’ils se donnent. Une fois débarrassés de leurs passions et de leurs intérêts privés, ils se reconnaissent un cogito politique : la raison de chacun, bien que particulière, s’entend avec les autres raisons sur une législation politique, objet de leurs volontés générales – l’universalité des lois politiques résulte de l’hypothèse d’une communauté des raisons. À chacun de les découvrir en lui et de les faire exister sans sa cité. Ce système politique ne sert ni le libéralisme ni l’étatisme?et encore moins le totalitarisme : les individus n’y ont que des intérêts universels – la communauté à laquelle ils appartiennent les empêche d’en sortir et de retrouver une liberté naturelle. Néanmoins, ils y entre avec des biens matériels qui, reconnus par l’État, deviennent leur propriété – “loin qu’en acceptant les biens des particuliers, la communauté les en dépouille, elle ne fait que leur en assurer la légitime possession, changer l’usurpation en un véritable droit et la jouissance en propriété (Contrat social I 9)”.

L’inégalité parmi les citoyens
La critique que Rousseau adresse à Diderot se retourne contre lui : son contrat social n’est-il pas, comme le genre humain, une idée seulement générale de l’entendement, faussement universaliste ? La généralité de la volonté est particulière quand elle s’applique à l’ensemble des États : Rousseau pense la politique localement, république par république, sans considérer les rapports conflictuels qu’elles entretiennent entre elles. Le rejet du cosmopolitisme de Diderot le conduit à négliger l’état de nature international, à ne voir qu’une partie de la réalité politique : “chacun de nous étant dans l’état civil avec ses concitoyens et dans l’état de nature avec tout le reste du monde, nous n’avons prévenu les guerres particulières que pour en allumer de générales, qui sont mille fois plus terribles (Extrait du projet de paix perpétuelle)”. Charles Eisenmann (dans son article “La cité de Rousseau”, Pensée de Rousseau) repère à l’intérieur du Contrat social deux autres glissements du général vers le particulier : le contrat est voulu “unanimement” par tous les individus dans une cité?– si un seul de ces individus ne contracte pas, il peut vouloir ce que les autres ne veulent pas ; extérieur à la cité, sa liberté naturelle représente alors un danger pour les autres libertés morales. Les lois, par contre, sont votées “à la majorité” ; étant partagées par toutes les raisons, le plus grand nombre a raison sur le petit nombre puisqu’il exprime plus évidemment l’universalité supposée de ces lois ; la généralité de la volonté est alors divisée quantitativement selon le plus grand et le plus petit : “Hors ce contrat primitif, la voix du plus grand nombre oblige toujours tous les autres… Le citoyen consent à toutes les lois, même à celles qu’on passe malgré lui, et même à celles qui le punissent quand il ose en violer quelqu’une (Contrat social IV 2)”. Deuxième glissement : les lois votées, théoriquement, sont “universelles”, voulues par et pour tous les individus ; dans la pratique, elles n’ont de portée que “générale”, ne concernent pas les individus en particulier ; pire, valent pour une partie d’entre eux : “Quand je dis que l’objet des lois est toujours général, j’entends que la loi considère les sujets en corps et les actions comme abstraites, jamais un homme comme individu ni une action particulière. Ainsi la loi peut bien statuer qu’il y aura des privilèges, mais elle n’en peut donner nommément à personne (Contrat social II 6)”. Rousseau, en fuyant la République de Genève, patrie qui a servi de modèle à l’écriture du Contrat social, fait l’aveu?personnel de l’échec de l’universalité de son système politique : “je n’ai jamais été vraiment propre à la société civile… mon naturel indépendant me rendit toujours incapable des assujettissements nécessaires à qui veut vivre avec les hommes (Rêveries d’un promeneur solitaire, promenade 6)”.
Alexandre Wong
© Groupe Frémeaux Colombini SAS 2007

Denis Podalydès
Entré à la Comédie-Française le 27 janvier 1997, Sociétaire depuis le 1er janvier 2000.  
Il a joué à la Comédie-Française : Lenz, Léonce et Léna chez Georg Büchner, m.e.s. Matthias Langhoff (2002), Ruy Blas, Victor Hugo, m.e.s. Brigitte Jaques-Wajeman (2001), Monsieur de Pourceaugnac, Molière, m.e.s. Philippe Adrien (2001), le Misanthrope, Molière, m.e.s. Jean-Pierre Miquel (2000), le Révizor, Nikolaï Gogol, m.e.s. Jean-Louis Benoit (1999), les Fourberies de Scapin, Molière, m.e.s. Jean-Louis Benoit (1998), Arcadia, Tom Stoppard, m.e.s. Philippe Adrien (1998).
Il a présenté une série de lectures : Présences de Kateb Yacine, Jude Stefan, Un millénaire de cris : le Chant des femmes afghanes, Beaumarchais, Olivier Cadiot.
Au cinéma, il a notamment joué dans : Versailles Rive-Gauche, réal. Bruno Podalydès, 1992 ; Mayrig, réal. Henri Verneuil, 1992 ; Pas très catholique, réal. Tonie Marshall, 1993 ; Comment je me suis disputé, réal. Arnaud Desplechin, 1994 ; Dieu seul me voit, réal. Bruno Podalydès, 1995 ; la Divine poursuite, réal. Michel Deville, 1996 ; la Mort du chinois, réal. Jean-Louis Benoit, 1997 ; Jeanne et le garçon formidable, réal. Olivier Ducastel et Jacques Martineau, 1997 ; Rien sur Robert, réal. Pascal Bonitzer, 1998 ; Les Frères sœurs, réal. Frédéric Jardin, 1998 ; En cas de malheur, réal. Pierre Jolivet, 1998 ; les Enfants du siècle, réal. Diane Kurys, 1998 ; Liberté-Oléron, réal. Bruno Podalydès, 1999 ; À l’attaque, réal. Robert Guédiguian, 1999 ; la Chambre des officiers, réal. François Dupeyron, 2000 ; Laissez-passer, réal. Bertrand Tavernier, 2000 ; Un monde presque paisible, réal. Michel Deville, 2002 ; Une affaire qui roule, réal. Éric Veniard, 2002 ; Embrassez qui vous voulez, réal. Michel Blanc, 2002 ; Le Mystère de la chambre jaune, réal Bruno Podalydès, 2003 ; Les Ames Grises, réal. Yves ?Angelo, 2004.
Récompense et décorations : Molière de la révélation masculine, 1999, pour son interprétation dans le Révizor. Chevalier dans l’Ordre des Arts et des Lettres. 
Il a enregistré pour les Éditions Frémeaux & Associés le Voyage au bout de la nuit de Céline (texte intégral), participe à l’Anthologie de la poésie en langue française.

Jean-Jacques Rousseau
Le Contrat social de Rousseau, publié en avril 1762, étonne par l’évidence des principes politiques qui le constituent. Il invente l’idée de la démocratie absolue en prenant le peuple moins comme objet que comme sujet de son discours. Son traité politique ne concerne plus seulement les gouvernants, les princes ou les conseils, mais les gouvernés. Ce déplacement du haut vers le bas de la hiérarchie civile fait du Contrat social le lieu théorique de rassemblement de l’humanité citoyenne.  “Trouver une forme d’association qui défende et protège de toute la force commune la personne et les biens de chaque associé, et par laquelle chacun, s’unissant à tous, n’obéisse pourtant qu’à lui-même, et reste aussi libre qu’auparavant”. Le Contrat social apporte la solution au problème du gouvernement de l’homme, celle de l’auto-gouvernement – obéissance à sa seule personne, aux lois qu’il se prescrit. Sa liberté naturelle se change en liberté morale. Denis Podalydès, fervent lecteur du Contrat social, nous fait partager l’émotion liée à l’intelligence de ce texte précurseur, et grâce à son talent de comédien, nous aide à découvrir et comprendre un texte fondateur de notre société moderne.
Alexandre Wong & Claude Colombini-Frémeaux

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