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INTÉGRALE DJANGO REINHARDT
“CHRISTMAS SWING”  7
 
THE COMPLETE DJANGO REINHARDT (1937-1938) 

DIRECTION DANIEL NEVERS 






1937 fut une “année record” à bien des points de vue. Déjà la guerre faisait rage en Espagne, mais on voulut quand même la considérer comme l’ultime année des temps de paix. Dès 1938, avec la montée de la pression un peu partout (envahissement de l’Autriche puis de la Tchécoslovaquie par les nazis, conférence de Munich, mobilisation générale...), il ne fut plus possible de se faire la moindre illusion, à moins de s’appeler Chamberlain. L’année d’avant, comme si on le sentait - et, de fait, on devait le sentir! -, on avait fait comme si de rien n’était. On avait mis les petits plats dans les grands. On avait même concocté une de ces expositions universelles comme on n’en fait plus! Ce fut d’ailleurs la dernière vraie du nom. Celles de l’après guerre furent au concept d’Exposition universelle à peu près ce que le libéralisme est à la Liberté... En 37, on fit la fête! Celle des Belles Eaux et tout plein d’autres. Des grappes de compositeurs triés sur le volet rivalisèrent d’invention. On accueillit des tas de musiciens exotiques (des Noirs américains, par exemple), et le “Moulin-Rouge” hébergea une authentique revue du “Cotton Club”. Au début de l’année, Charles Delaunay aidé par Hugues Panassié fonda sa marque “Swing”, la première exclusivement dévolue à l’enregistrement du jazz sous toutes ses formes. Eh oui! C’est bien la première, n’en déplaise au vénérable Milt Gabler, créateur, du côté de New York, de la firme “Commodore” qui s’était en gros fixée les mêmes buts. Seulement lui, Gabler, ce fut seulement au début de 1938. Près d’un an plus tard. Remarquez bien qu’à partir de ce moment-là, il produisit aussi d’excellents disques. Mais enfin, il n’est pas tout à fait le premier et il fallait que cela fût redit. L’histoire – pas si ancienne encore pourtant –, est devenue tellement sujette à semblables distorsions qu’il est préférable de rectifier chaque fois que faire se peut. Ce qui, au demeurant, ne servira rigoureusement à rien... En 1937, un inconnu, Roger Lapébie, gagne le Tour de France et Charles Delaunay, cet Illustre Inconnu des Sublimes Américains, arrive à enregistrer en pays latin (la brousse, quoi...), quelques Américains sublimes nommés Hawkins (prénom : Coleman), Carter (prénoms : Bennett Lester, dit “Benny”), South (prénoms : Edward Otha, dit “Eddie”), Watherford (prénom : Théodore, alias “Teddy”), Coleman (prénoms: William, Johnson, “Bill” pour les dames), Wells (prénom : William, bizarrement surnommé “Dicky” - mais 1937 est aussi l’année du “bizarre... bizarre”, selon les critères idéalement définis par Prévert et Carné)... Mais au fond, peut-être bien que, sous l’influence pernicieuse du climat et des indigènes grands amateurs de cuisses de grenouilles, de baguettes moulées (en 37, ça n’existait pas encore!) et de bérets, tous ces gens venus d’Amérique avaient cessé d’être des jazzmen? Peut-être que, pour faire couleur locale, ils avaient troqué leurs binious respectifs contre de dangereux accordéons dont ils usaient désormais pour se livrer sans la moindre retenue à des débauches dignes de Capoue (ces Latins dégénérés, toujours! ...) de javas et de valses-musettes. Avec pour les accompagner, comme il se doit, Django Reinhardt, un gars qui en savait un rayon sur les valses, qui en a d’ailleurs imaginé beaucoup mais n’en a malheureusement guère enregistré... Un tableau bien propre à ravir un Robert Crumb, naguère amateur pur et dur de blues méchant, devenu depuis qu’il met des bérets champion du piano à bretelles à trois temps et en mineur... Au fond, ce doit être pour cela que, pour nos amis d’outre-Atlantique, c’est “Commodore” et non “Swing” qui est la première marque de disques à s’être consacrée exclusivement à l’enregistrement de, etc., etc. Vous verrez : on ne leur ôtera pas de l’idée. Il est vrai que quand on n’en a pas trop, des idées, on a tendance à y tenir. Django Reinhardt, à ce moment-là, il faut bien l’avouer, ne jouait plus tellement de valses (même gitanes). En revanche, outre ses propres enregistrements avec le Quintette du Hot Club de France, il lui arrivait plus souvent qu’à son tour d’être réquisitionné pour accompagner les amis. Ce fut le cas avec tous ceux cités ci-dessus (à l’exception de Weatherford). Il suffit de se reporter au volume 6 de cette intégrale (Frémeaux & Ass. FA 306) pour en être convaincu. Le dit volume s’achève sur la séance du 14 décembre, quand furent gravés Boléro et Mabel en grande formation, ainsi que My Sérenade avec le Quintette... Une année bien remplie donc, et aussi bien entamée, qui cependant est loin d’être terminée pour le guitariste, tout au moins pour ce qui touche son activité phonographique. On peut même certifier que quelques unes des choses enregistrées les 21 et 27 décembre comptent parmi les plus passionnantes, les plus intrigantes de sa carrière...

Ce n’est sans doute pas le cas des gravures du 28, publiées l’année suivante sous le nom du trompettiste Philippe Brun : là Django - qui prend tout de même des solos sur College Stomp et Harlem Swing, deux des meilleures faces - se contente le plus souvent de fournir une assise rythmique sans faille, assisté par son complice Grappelli redevenu une fois encore pianiste. Philippe Brun, l’un des trois grands de la trompette-jazz en France avant la guerre (les deux autres étant Pierre Allier et Alex Renard), s’était fait connaître dès 1928-29 chez “le Sublime Grégor” (c’est ainsi que se désignait lui-même sur ses cartes de visite Grégor Kélekian, l’un des fondateurs du jazz en France). De 1930 à 1936, Brun fut l’une des vedettes du grand orchestre de danse (à coloration jazz) de Jack Hylton, en Angleterre. Déclinant l’offre de Paul Whiteman qui voyait en lui un nouveau Bix Beiderbecke (alors que le Français s’était depuis belle lurette converti à l’armstronguisme!), il choisit de rentrer au pays et de se faire vieux Collégien chez Ray Ventura, patron du meilleur orchestre hexagonal de music-hall du moment... Brun, qui demeura dans ce groupe jusqu’à la mobilisation de 39, joua les solos “hot” et, pour ses propres séances, recruta ces partenaires parmi ses compagnons de pupitres, leur adjoignant quelques amis bien choisis comme Grappelli, Alix Combelle, Michel Warlop (tous trois ex-Grégoriens comme lui), et bien entendu Django. A son retour en 1936, Philippe connaissait à peine le guitariste, lequel n’avait accompli sa fulgurante percée dans le monde du jazz qu’après le départ du trompettiste pour l’étranger. Mais il ne leur fallut pas bien longtemps pour se trouver et ils enregistrèrent ensemble dès septembre 37 (voir volume 6). Pour Boléro et Mabel, Django fit appel à lui et à plusieurs autres membres de la bande à Ventura. La semaine suivante, Brun lui rendit la pareille, réquisitionnement Grappelli au passage. Il remit le couvert pour ces autres gravures qu’il fit sous son nom le 8 mars 1938. Agréables, sans prétention, rondement menées, ces faces ne comptent évidemment pas parmi les immortels chefs-d’oeuvre du jazz phonographié. Toutefois, Collège Stomp et Harlem Swing de fin 37, ainsi que Boucin’ Around et Gabriel Swing de 38, mettent bien en évidence le grand talent de ce trompettiste sensible, versatile et timide. A noter que Harlem Swing, Boucin’ Around et Easy Going portent tous trois la signature de Gus Deloof, voisin de pupitre de Brun chez Ventura, talentueux compositeur et arrangeur d’outre Quiévrain. Django, qui semblait apprécier son travail, avait déjà enregistré Boucin’ Around en solo accompagné (volume 6). Gotta Date In Louisiana est également l’oeuvre d’un autre jazzman belge, Peter Packay (alias Pierre Paquet!), lui aussi trompettiste et pionnier du genre dans son pays, dès le début des années 20. A l’époque de l’occupation, ce titre fut prudemment traduit en français et devint Rendez-Vous à Lausanne!... It Had To Be You et Doin’ The New Low-Down, gravés en formation réduite furent couplés sur le même disque de la maison “Swing” et la veille de la séance avec le grand orchestre, le 27 décembre 37, Philippe, jamais très à l’aise dans les studios, remit son Blues sur le métier... Une première version, PB Flat Blues (voir vol. 6), ne lui avait pas donné entière satisfaction. Celle de décembre lui plut davantage. Néanmoins, il retenta encore le coup (sans Django cette fois, mais en compagnie de Joseph son frère) fin janvier 38. Cet ultime essai ne reçut point l’aval de ce perfectionniste dans l’âme et, finalement, on choisit d’éditer la version intermédiaire - la plus jolie, disons-le. Patrick Williams, dans son Django (Editions du Limon, 1992), la considère comme “un miracle de pertinence, d’entente et de bon goût” et y voit “la meilleure preuve qu’en Grappelli, c’est le musicien avant le violoniste que Django a choisi”... Ce même 27 décembre, à la suite du Blues, le même trio (Brun, Stéphane, Django) dut en­core s’attaquer à une première mouture d’Easy Going et des cires d’essai non numérotées furent certainement réalisées. Il n’en sortit probablement rien de suffisamment bon pour être conservé et il fut décidé que ce morceau serait reprit le lendemain avec la formation au complet. Présent à la séance, Charles Delaunay récupéra peut-être un des essais pour sa collection personnelle et, par la suite, commit l’erreur dans ses discographies successives de lui attribuer le même numéro de matrice (OLA 2223) qu’à la cire définitive du 28. Il s’ensuivit évidemment des tas de quiproquos chez les amateurs. En 1990, un disque compact prétendit même éditer pour la première fois cette pièce, alors qu’il s’agissait sans plus de la version “normale”, celle que l’on trouvera ici. Que la chose soit claire : les essais du 27 ne reçurent pas de numéro et, de toute façon, aucun d’eux n’a hélas pu être retrouvé... Encore un Django que l’on n’entendra sûrement jamais. De même que l’on entendra pas non plus I Wonder (OLA 2309-1) du 28 décembre 37, interprété en grande formation et refusé à l’édition. Là encore aucun test ne semble avoir survécu...

En vérité, quels que soient les mérites du grand petit trompettiste Philippe Brun, ce n’est pas en sa compagnie que Django Reinhardt fit ses grands disques de cette fin de l’an 37, mais bien en celle de Michel Warlop. Celui-là le violoniste fou, écorché, l’antithèse parfaite de la rondeur grappellienne, Django l’a déjà rencontré plusieurs fois, notamment en 1934, à l’époque du grand orchestre, quand furent enregistrés Présentation Stomp, Blue Interlude et un certain nombre de chansons interprétées par Germaine Sabon ou Aimé Simon-Girard (voir volumes 1 et 2). En 1936, il y eut les six faces en octette reproduites au volume 4, où éclate davantage la volonté d’innovation des deux principaux musiciens. “On éprouve une réelle nostalgie à l’écoute de ces faces”, note Patrick Williams, qui ajoute : “il y a là quelque chose de disparu, qui n’a pas été jusqu’au bout, quelque chose qui n’a pas été suffisamment entendu. Django Reinhardt n’était pas le seul, dans les années 30 en France à faire oeuvre originale au sein du jazz. Cette musique-là aussi ouvrait une voie unique.”... Les gravures de décembre 1937 apparaissent comme le couronnement de cette collaboration aussi exceptionnelle que sporadique et éphémère. L’allègre Serenade For A Wealthy Widow et ce Organ Grinder Swing plein de dissonances sont déjà de belles réussites, mais le climat magique, la couleur sombre, la dramaturgie de Taj Mahal l’emportent haut la main et contribuent à faire de ce disque l’un des trois ou quatre plus beaux qu’ait gravé Warlop. Django s’y montre prestidigitateur inspiré : “quand il choruse, virtuose sans ostentation, il réussit le tour de force d’être parfaitement lui-même et d’enrichir la musique d’un autre.” (Patrick Williams). Tea For Two, en duo violon / guitare, délivre un doux lyrisme et Christmas Swing, interprété par les mêmes, auxquels est venue se joindre la basse puissante de Louis Vola, est un nouveau chef-d’oeuvre. Le thème, proche de celui de Swinging With Django enregistré quelques semaines plus tôt (voir volume 6), porte la signature de Django, mais Warlop se l’approprie totalement et, grâce au soutien admiratif et puissant de ses complices, installe d’emblée un délire que l’on a parfois qualifié de “barbare”. Cette technique si spéciale qui use de phrases jouées sur plusieurs cordes en écrasant l’archet se révèle ici d’une effrayante efficacité. La nervosité maladive, la virtuosité transcendée, poussée dans ses ultimes retranchements, et c’est le swing-fou qui prend son vol, implacable. Christmas Swing, qui ressemble si bien à un hallucinogène, demeure l’un des grands éclairs de génie du jazz français. A côté, le Sweet Sue du 28 décembre (avec Grappelli au piano), pourtant si beau dans sa simplicité, en paraît presque banal!..

Pendant l’Occupation, soliste régulier du grand orchestre de Raymond Legrand, Michel Warlop dirigera son intéressant Septuor à cordes (la formule instrumentale la plus originale dans le jazz hexagonal, depuis la fondation du Quintette du Hot Club) et se tournera davantage vers la composition et l’orchestration. En 1942, il donnera son grand oeuvre, son Swing Concerto, qu’il exécutera avec un orchestre symphonique et enregistrera pour “Swing”. Probablement jugé trop “hybride” par le producteur, le disque ne sera pas édité en 78 tours; il attendra sagement 1989 pour être enfin livré aux admirateurs du plus poignant des violonistes de jazz sous la forme d’un disque laser... Michel Warlop n’eut guère le loisir d’apprécier cette tardive réhabilitation, qui était mort deux ans plus tôt, le 6 mars 1947, dévoré à l’âge de trente-six ans par sa folle passion de la musique et des boissons fortes. Au cours des dix années qui séparent ces enregistrements diaboliques de sa fin, il n’eut plus guère l’occasion de retravailler avec Django. “Auraient-ils eu peur, se demande Patrick Williams, de ce que chacun a aperçu chez l’autre?”... Au cours de ces copieuses séances de décembre 37, on enregistra d’autres duos violon / guitare, dans lesquels Stéphane Grappelli remplaça tout naturellement Michel Warlop. Ce fut le cas pour Stephen’s Blues et Sugar. D’accompagnateur, Django se fit aussi soliste sur You, Rascal You (swing et simplicité, avec le concours efficace de Vola), sur Tea For Two (guitare tendre) et sur Sweet Georgia Brown (superbe improvisation, avec Stéphane au piano)... On en aura fini avec cette année 1937 quand on aura dit un mot des trois brefs extraits reproduits dans le premier disque à la suite des faces de Philippe Brun. Le Quintette, en tournée en Hollande au mois de novembre, avait été l’invité d’honneur d’un concours d’orchestres de jazz amateurs. Une partie de la manifestation fut filmée et des extraits furent également diffusés sur les ondes. Il est probable qu’à l’époque, les morceaux furent transmis dans leur intégralité. Malheureusement, les courts fragments ici présentés sont tout ce qui a pu être retrouvé par Jos Linssen et Ate Van Delden, nos amis des Pays-Bas, une cinquantaine d’années après l’événement... Qu’est devenu le reste? Où sont les chutes que la compagnie cinématographique (qui, paraît-il, faisait aussi dans la télévision) aurait dû, en bonne logique, conserver? Il est vrai qu’il s’est passé tellement de choses depuis que l’on est en droit d’éprouver les plus grands craintes. Quoi qu’il en soit, mieux vaut encore de tous petits bouts que rien du tout, même si, de surcroît, les thèmes interprétés se révèlent difficilement identifiables. On a parfois avancé comme titres I Saw Stars et St. Louis Blues... Ceci aurait dû figurer dans le volume précédent, mais les documents ne nous sont parvenus que depuis peu.
 
Sur ces entrefaites et comme il fallait s’y attendre, débute l’année 1938. Année de grande tension internationale donc elle réserve de nouvelles aventures à nos héros, mais se révélera moins riche que la précédente. Moins riche en rencontres en tout cas, car l’Expo qui avait attiré tant de monde, tant de jazzmen américains, est bel et bien terminée. Il y a évidemment Coleman Hawkins, mais à ce moment-là il réside davantage en Suisse et en Hollande qu’en France. La maison “Swing” enregistrera bien encore Garland Wilson et Herman Chittison, mais ces deux pianistes virtuoses n’ont guère besoin d’un guitariste pour les accompagner. On fera aussi des disques avec des groupes de studio composés de musiciens français (Pierre Allier, Combelle) et américains (Bill Coleman, Ray Stokes, Fletcher Allen, Tommy Benford), mais Django ne sera pas de la partie... Reste Benny Carter. Arrivé en Europe à l’été de 1935, ayant généreusement sillonné le vieux monde (à l’exception de l’Allemagne et de l’U.R.S.S.) pendant près de trois ans, il s’apprête prudemment à regagner ses pénates harlémites. Avant de le laisser filer, Delaunay et Panassié, qui tiennent toujours autant que l’année d’avant à leur quatuor de saxophones tel qu’on peut l’entendre dans le disque “Swing” numéro 1 (voir volume 5), lui remettent la patte dessus afin de recommencer l’expérience. A défaut d’Hawkins et d’André Ekyan, présents en avril 37 mais indisponibles en mars 38, on prendra Fletcher Allen et Bertie King, deux musiciens des plus honorables, pour combler les vides. Au départ, la séance avait été programmée fin février et devait donner lieu à l’enregistrement de six faces, quatre en orchestre et deux solos par Carter. Hugues Panassié (Douze Années de Jazz - Corêa Ed., 1946) précise que trois des quatre orchestraux étaient dévolus au quatuor, le dernier se trouvant réservé à l’improvisation. La veille de la séance, Carter avoua qu’il n’avait pas eu le temps d’écrire les arrangements (car, rappelons-le, le jazz est aussi, fort souvent, une musique très écrite). On en fut quitte pour différer la chose. Cependant, le 7 mars, Benny n’avait réussi à pondre qu’un seul arrangement sur I’m Coming, Virginia. L’idée de Once Upon A Time, une de ses meilleures compositions, qui lui avait été suggérée, fut purement et simplement abandonnée. A tout le moins, I’m Coming Virginia, d’une mise en place ardue, est-il une grande réussite, bien proche en beauté et en subtilité du Honeysuckle Rose de 1937. A tel point que dans un texte récent consacré à ces gravures, Tony Baldwin, toujours gourmand, n’hésite pas à affirmer qu’on mangerait volontiers ce disque croustillant! Qu’il fasse bien attention cependant: la gomme-laque n’est pas aussi comestible que le chocolat noir auquel elle ressemble!... Sur Farewell Blues, la guitare bénéficie d’un meilleur enregistrement. Il s’agit-là, en théorie, de la face dite d’improvisation. En réalité, un arrangement oral fut soigneusement mis au point sur lequel les trois solistes au saxophone - successivement Allen, Combelle et Carter - tirent merveilleusement leur épingle du jeu, Carter surtout, toujours aussi royal et aérien. Le final n’est rien moins qu’émouvant, qui donne joliment l’impression de l’éloignement, du départ, des adieux... avec un dernier petit signe de la main (sur les cordes) de Django... Contrairement à ce qu’affirme l’étiquette du disque Swing numéro 20, Blue Light Blues n’a aucun rapport avec la composition de Duke Ellington intitulée Blue Light (alias Transblucency); il s’agit en l’occurrence d’un thème de Benny Carter d’abord titré Playin’The Blues. Le compositeur y intervient à la trompette, en particulier sur les vingt-quatre magistrales mesures de conclusion. Bertie King, musicien peu connu, s’octroie à la clarinette son seul solo (plutôt bon) de la séance et, signale Panassié, “Combelle fut en grande forme; ses solos de I’m Coming, Virginia et Blue Light Blues comptent parmi ses meilleurs.”... Lequel Panassié ajoute : “Chose rare, la médiocrité de la section rythmique ne nuisit guère à ces enregistrements. Il est vrai que j’avais pris soin de placer assez loin du micro les trois musiciens de l’orchestre de Benny et de faire enregistrer puissamment Django, qui se surpassa ce jour-là.” Malgré tout, on n’eut que le temps de faire trois morceaux sur les six initialement prévus. Cinq jours plus tard (12 mars), Hitler dévora l’Autriche et, le 24 avril 98, Benny Carter s’embarqua sur le “Normandie” à destination de New York. Il aurait dû, à en croire la revue “Jazz Hot”, revenir l’année suivante. Il ne revit la France qu’en 1954, mais ne revit jamais Django, mort l’année précédente. Au fond, le choix de Farewell Blues avait quelque chose de prémonitoire...

Avant cette séance mémorable - la seule que Benny Carter ait vraiment signée en France avant la guerre -, Django et les autres du Quintette n’avaient pas chômé. Dès le 5 janvier, bien que privés d’un de leurs guitaristes et de leur bassiste préféré, Louis Vola, Stéphane Grappelli et les frères Reinhardt prêtèrent main forte à la “petite” Jacotte Perrier, enregistrant pour l’alors célèbre “Théâtre du Petit Monde” de Pierre Humble Les Salades de l’Oncle François et Ric et Pussy, deux arias destinés aux petits enfants. En fait, il semble bien que les mioches de France, de Navarre, de Belgique ou de Suisse de ce temps-là, n’aient guère eu l’occasion d’entendre ce disque catalogué DF-2344 par la très sérieuse firme Columbia, tant celui-ci paraît d’une incroyable rareté : on n’en recense guère aujourd’hui qu’une douzaine d’exemplaires, deux ou trois seulement découverts en France contre près de dix localisés au Canada!.. Jacotte Perrier, dont on ne sait pas grand chose, était-elle originaire de la Belle Province? Rien dans son accent ne le laisse supposer. Les gens de la maison eurent-ils peur de diffuser ici ces gravures où elle ne chante pas très juste? Et puis, cette “petite” était-elle si petite que cela? Quel âge avait-elle? N’était-elle pas de ces adultes qui savent prendre des voix enfantines, chose au demeurant parfaitement honorable? Les deux chansons sont plutôt mignonnes, surtout Les Salades, version adaptée pour l’enfance du Toinon, Toinette de Jean Tranchant, adorable chose tendre-amère pour les grands que celui-ci enregistra lui-même (avec Grappelli et Warlop) en 1935. Ici, début 1938, c’est surtout Stéphane, très en verve, qui se taille la part du lion, tandis que Django joue la carte de la discrétion... Surtout, ce début de l’an 38 est marqué par la première apparition du Quintette outre-Manche. Les négociations furent laborieuses, eu égard à l’ultra-protectionnisme régnant alors dans ce pays. Ce fut finalement grâce à un contrat d’enregistrement signé avec la maison Decca que le petit groupe put se produire au “Cambridge Theater” de Londres le 30 janvier. Le chroniqueur de la revue “Melody Maker”, organisatrice de la soirée, écrivit : “Aucun auditeur n’était préparé au choc que nous reçûmes tous en entendant le Quintette”, ajoutant que “longtemps avant, il ne restait plus de places à louer, la location s’étant faite plus rapidement que pour Duke Ellington, Louis Armstrong et Benny Carter;”... Il donne également une forte intéressante description du Quintette en scène : “Le Quintette est curieusement statique quand il joue. Les trois guitaristes sont alignés, Django au centre, et ne cillent pratiquement pas. De temps à autre, le Maître fronce un sourcil en signe de concentration, ou laisse poindre un sourire énigmatique sur son visage. Mais à l’exception d’un balancement presque imperceptible, il n’y aucun mouvement, pas de mise en scène, pas de jeu pour la galerie. Grappelli, debout, travaille au micro avec grande adresse et expérience. Poli, beau, grave, il joue comme un ange et se range discrètement sur le côté quand son jeu se fait tacite.“ (cité par Geoffrey Smith dans son Stéphane Grappelli - Filipacchi Ed., 1988).

Les séances d’enregistrement eurent lieu les deux jours suivants. Les gens de chez Decca avait déjà manifesté en 1935-36 un intérêt certain pour le petit orchestre, d’abord en publiant sous leur label quelques-unes des gravures Ultraphone de 34-35, puis en commandant directement à Paris une série de faces nouvelles (voir volume 2, 3 et 4). Ensuite, à partir du printemps 36, le groupe se trouva le plus souvent réquisitionné par Gramophone / His Master’s Voice puis Swing. La visite éclair des Français permit donc de renouer les contacts. Le 31 janvier fut intégralement consacré aux gravures de l’orchestre au complet (on remarquera que, pour la première fois, Roger Chaput et Eugène “Ninine” Vées sont guitaristes d’accompagnement ensemble). Huit titres différents seront ainsi confiés à la cire, quatre standards auxquels le Quintette ne s’est pas encore attaqué dans les studios (Honeysuckle Rose, le très délicat Night and Day, les piafants Sweet Georgia Brown et My Sweet) et quatre compositions originales. Bizarrement, à l’époque, l’étiquette des disques attribua également à Reinhardt et Grappelly la paternité de My Sweet, en réalité une composition d’Hoagy Carmichael (également auteur de Georgia On My Mind et Star Dust) que Louis Armstrong avait gravée à New York dès 1930!... Il existe par le Quintette deux prises de ce thème. La première fut écartée parce que, présentant le bassiste, Django dit : “Est-ce que monsieur Solo voudrait prendre un volo?” (et non point, comme il a parfois été écrit - et qui eût été bien plus drôle: “Est-ce que monsieur Solo voudrait prendrait prendre un Vola?”). Il n’avait pas de quoi fouetter un chat, mais on refit tout de même la prise... Les couleurs tendres de Souvenirs contraste joliment avec la vivacité de thèmes comme Daphné, Black And White ou Stompin’ At Decca. Ce dernier morceau n’est pas sans parenté avec Swinging With Django et Christmas Swing. Dans son ouvrage, Patrick Williams note qu’à partir de cette première session londonienne pleine de finesse et de distinction, la musique apparaît comme allégée par rapport aux enregistrements de la période précédente : “les guitaristes (les accompagnateurs tout autant que Django) ont la main moins lourde. La pompe ne presse plus le soliste comme naguère, mais le propulse vers une sphère d’air pur et de ciel bleu où tout semble facile. Les improvisations de Django ne possèdent plus la même puissance au démarrage, mais rien n’entrave la liberté d’allure; à lui, comme à Grappelli, les idées viennent inépuisablement.”... Il va jusqu’à parler de “grappellisation” du Quintette et s’interroge sur ses cause, pour conclure qu’il s’agit bel et bien d’une évolution musicale, d’un progrès de l’intégration dans le jazz”. Peut-être le fait d’enregistrer dans des studios étrangers usant de techniques assez différentes facilita-t-il la dite évolution? On rappellera que l’ingénieur du son, très certainement Arthur Haddy, fut celui qui, quelques années plus tard, déposa le premier, le brevet de la haute-fidélité...

Le 1er février fut dévolu à l’enregistrement que quatre solos accompagnés. Django fut le soliste de If I Had You et du “tube” de l’année, l’inévitable Tornerai, alias J’attendrai, récemment débarqué de son Italie natale. De son côté, Stéphane s’attaqua à It Had To Be You et à Nocturne, pièce curieuse venant rappeler l’engouement qu’éprouvaient alors les deux complices pour la musique de chambre. L’escapade britannique ne dura que quelques jours, mais il fut décidé qu’une tournée plus vaste aurait lieu à l’été suivant, qui mènerait le Quintette dans les principales villes du pays. Afin de pouvoir annoncer le passage des musiciens dans tel ou tel lieu, on projeta de faire réaliser au plus vite à Paris un court-métrage destiné à être diffusé dans les salles de cinéma des villes concernées. Nous y reviendrons... Avant que de se retrouver au studio en la compagnie de Benny Carter et de Philippe Brun, Django, participa assez curieusement à une séance de l’orchestre de Ray Ventura. Louis Gasté, guitariste régulier de cette formation, était-il malade ce jour-là? Ventura, qui à ses débuts en 1928-29 s’arrangeait toujours pour inviter quelques professionnels lors de ses séances de disques, eut-il envie de renouer avec cette pratique? Ou alors, tout simplement, Django traînait-il ce jour-là du côté du studio Pathé et fut-il emballé par les deux airs que devaient enregistrer les Collégiens? Toujours est-il que sans prendre le moindre solo sur Un Sourire en chantant et Sifflez en travaillant, deux des chansons écrites par Frank Churchill pour Blanche-Neige et les sept Nains, le premier long-métrage de Walt Disney tout juste sorti en France, il parvient à insuffler à l’ensemble de l’orchestre une pulsation, un “drive” exceptionnels. A Paris, le Quintette donna plusieurs concerts, dont un, le 17 mars à la salle Gaveau pour la revue “Les Annales”, en compagnie de Fernandel. On ne sait si celui-ci fut accompagné dans son tour de chant par le vaillant petit groupe! Il y eut également quelques émissions radiophoniques, dont celle diffusée le 22 mars à destination de l’Angleterre via les ondes courtes. La qualité technique des fragments qui nous sont parvenus sur laque est plus que moyenne, mais tout de même légèrement supérieure à celle de l’émission de l’année précédente, comme celle-ci attribuée à la BBC. Daphné (ici incomplet) et une fois encore Djangology, composition-fétiche de Django, figuraient au programme de ce soir-là. On ne saura sûrement jamais quels autres thèmes furent interprétés, car il dut bien y en avoir quelques autres... En tous cas, cette nouvelle audition de choses miraculeusement retrouvées en triste état fournira un bon avant-goût de ce que réserve le volume 8 : peut-être des fragments d’un film certes bien enregistré, mais aussi - on en frémit d’avance! - des échos de la première Nuit du Jazz, qui se tint le 30 juin 1938 et qu’un intrépide amateur prit soin d’enregistrer sur son matériel portatif (on ne disait pas “portable” en ce temps-là). C’est-à-dire que le festival de gratouillis est loin d’être terminé! 
Daniel NEVERS 
© FRÉMEAUX & ASSOCIÉS S.A., 1997

A L’USAGE DES DISCOPHAGES
- Musiciens : On lit dans les discographies, à commencer par celle de Charles Delaunay, qu’il n’y a pas de trompettiste dans Taj Mahal. Etonnant de la part de quelqu’un ayant assisté à la séance. On ne nous fera pas croire que l’instrument (muni d’une sourdine) que l’on entend au début du morceau, après l’intro de Django et avant le solo de Warlop est une corne de brume!...
- Matrices : Outre le hiatus, signalé ci-dessus, concernant une version mythique d’Easy Going en trio le 27 décembre 1937, on peut constater qu’à ce moment-là, l’attribution de numéros de matrices chez Gramophone et Swing paraît passablement embrouillée. C’est que, en règle générale, les enregistrements Pathé-Marconi destinés à ces deux étiquettes (ainsi que ceux réservés à Pathé) étaient réalisés dans le studio Pathé de l’avenue de la Grande Armée, tandis que ceux faits pour Columbia, Odéon et diverses petites firmes étaient gravés dans le studio de la rue Albert. Mais, bien sûr, les cloisons n’étaient pas étanches. C’est ainsi que deux blocs de matrices - OLA / 2LA 2001 à 2213, puis 2224 à 2307 - furent attribués à l’avance au studio Albert afin de numéroter les gravures Gramo et Swing susceptibles d’y être réalisées entre juillet et décembre 1937 (par exemple, les faces de septembre avec Eddie South). Ceci explique pourquoi, lors de la séance du 21 décembre (Warlop), la numérotation saute brusquement de OLA 2000 à OLA 2214. Même remarque pour la session du 28 (Philippe Brun), qui fait passer de OLA 2223 à OLA 2308...
- Swing en 1938 : Afin d’éviter les erreurs dûes à ce système, le label “Swing” ayant été reconduit après une période d’essai, il fut décidé de lui attribuer dès janvier 1938 son propre matriçage en commençant au numéro 1 et en créant le préfixe “OSW” (et “2SW” pour les trente centimètres). Voilà pourquoi les séances de mars 38 (Carter et Brun) nous font débuter à OSW 4. Les trois premiers numéros (Brun et Alix Combelle), données en janvier, sont sans Django. Cette nouvelle série de matrices durera jusqu’en janvier 1951 et se poursuivra jusqu’à OSW 724. - Radio du 22 avril 1938 : Selon plusieurs amateurs d’outre-Manche il est peu probable que cette émission ait été produite par la BBC, car l’annonce du début est bilingue (anglais - français), ce qui n’était pas dans les habitudes de la maison. La chose était en revanche assez courante avec les stations privées, notamment Radio Luxembourg, qui diffusa souvent du jazz à l’époque.  

INTEGRALE DJANGO REINHARDT / THE COMPLETE DJANGO REINHARDT VOLUME 7 (1937-1938)
“CHRISTMAS SWING”


DISCOGRAPHIE / DISCOGRAPHY
DISQUE / DISC 1  
1. - SERENADE FOR A WEALTHY WIDOW (R. Foresythe) (Swing SW 28) OLA 1999-1 3’12  
2. - TAJ MAHAL (Michel Warlop) (Swing SW 28) OLA 2000-1 3’19  
3. - ORGAN GRINDER SWING (W. Hudson - E. Delange) (Swing SW 43) OLA 2214-1 2’33  
4. - YOU, RASCAL YOU (S. Theard) (Swing SW 35) OLA 2215-1 3’03  
5. - TEA FOR TWO (V. Youmans) (Swing SW 13) OLA 2216-1 3’12  
6. - CHRISTMAS SWING (D. Reinhardt) (Swing SW 13) OLA 2217-1 2’47  
7. - STEPHEN’S BLUES (S. Grappelli - D. Reinhardt) (Swing SW 69) OLA 2218-1 3’13  
8. - SUGAR (Pinkard - Mitchell - Alexander) (Swing SW 69) OLA 2219-1 3’00  
9. - SWEET GEORGIA BROWN (Pinkard - Bernie - Casey) (Swing SW 35) OLA 2220-1 3’13
10. - TEA FOR TWO (V. Youmans) (Swing SW 211) OLA 2221-1 2’47
11. - BLUES (Philippe Brun) (Swing SW 54) OLA 2222-1 3’00
12. - EASY GOING (Gus Deloof) (Swing SW 26) OLA 2223-1 2’58
13. - COLLEGE STOMP (Philippe Brun) (Swing SW 15) OLA 2308-1 2’57
14. - HARLEM SWING (Gus Deloof) (Swing SW 15) OLA 2310-1 2’32
15. - IT HAD TO BE YOU (I. Jones - G. Kahn) (Swing SW 44) OLA 2311-1 2’41
16. - SWEET SUE (JUST YOU) (V. Young - W. Harris) (Swing SW 43) OLA 2312-1 2’26
17. - DUTCH POLYGON JOURNAL Trois fragments non identifiés / Three unidentified excerpts (Film & Radio) 1’58
18. - LES SALADES DE L’ONCLE FRANÇOIS (Columbia DF-2344) CL 6502-1 2’11 (J. Tranchant - P. Humble)
19. - RIC ET PUSSY (Audran - Perrier) (Columbia DF-2344) CL 6503-1 2’38
20. - HONEYSUCKLE ROSE (T. Waller - A. Razaf) (Brunswick 505269) DTB 3523-1 2’53
21. - SWEET GEORGIA BROWN (Pinkard -Bernie - Casey) (Decca F. 9428) DTB 3524-1 3’06
22. - NIGHT AND DAY (Cole Porter) (Decca F. 6616)  DTB 3525-1 2’40

FORMATIONS & DATES D’ENREGISTREMENT / PERSONNEL & RECORDING DATES 
Tous titres enregistrés à Paris, sauf 17, 20 à 22 / All titles recorded in Paris, except 17, 20 to 22
1 à / to 3 -  MICHEL WARLOP ET SON ORCHESTRE  André PICO (tp); Jean MAGNIEN (cl, fl); André LAMORY (cl, as); Charles SCHAAF (cl, ts); Georges PAQUAY (fl, dm sur / on 2); Michel WARLOP (vln, arr, dir); Pierre ZEPILLI (p); Django REINHARDT (g); Louis VOLA (b). 21/12/1937 (Studio Pathé - 79, avenue de la Grande Armée, Paris XVIIème arr. - Enregistreur / Recorder : Eugène RAVENET).
4 - DJANGO REINHARDT, solo de guitare  Acc. par / by Louis VOLA (b). 21/12/1937 (Studio Pathé - Enregistreur / Recorder : Eugène RAVENET).
5 & 6 - MICHEL WARLOP, solo de violon  Acc. par / by Django REINHARDT (g) & Louis VOLA (b sur / on 6). 21/12/1937 (Studio Pathé - Enregistreur / Recorder: Eugène RAVENET).
7 & 8 - STEPHANE GRAPPELLY, solo de violon  Acc. par / by Django REINHARDT (g). 27/12/1937 (Studio Pathé - Enregistreur / Recorder : Eugène RAVENET).
9 & 10 - DJANGO REINHARDT, solo de guitare  Acc. par / by Stéphane GRAPPELLI (p sur / on 9). 27/12/1937 (Studio Pathé - Enregistreur / Recorder : Eugène RAVENET).
11 - PHILIPPE BRUN, solo de trompette  Acc. par / by Stéphane GRAPPELLI (celesta) & Django REINHARDT (g). 27/12/1937 (Studio Pathé - Enregistreur / Recorder : Eugène RAVENET).
12 à / to 14 - PHILIPPE BRUN AND HIS SWING BAND  Philippe BRUN (tp, dir); Gus DELOOF (tp, arr); André CORNILLE (tp); Guy PAQUINET (tb); Josse BREYERE (tb, arr); Max BLANC, Charles LISEE (cl, as); Alix COMBELLE (cl, ts); Jacques HELIAN (ts); Stéphane GRAPPELLI (p); Django REINHARDT (g); Louis VOLA (b); Maurice CHAILLOU (dm). 28/12/1937 (Studio Pathé - Enregistreur / Recorder : Eugène RAVENET).
15 - PHILIPPE BRUN “JAM” BAND  Philippe BRUN (tp); Alix COMBELLE (ts, cl); Michel WARLOP (vln); Stéphane GRAPPELLI (p); Django REINHARDT (g); Louis VOLA (b); Maurice CHAILLOU (dm). 28/12/1937 (Studio Pathé - Enregistreur / Recorder : Eugène RAVENET).
16 - MICHEL WARLOP, solo de violon   Acc. par / by Stéphane GRAPPELLI (p), Django REINHARDT (g) & Louis VOLA (b). 28/12/1937 (Studio Pathé - Enregistreur / Recorder : Eugène RAVENET).
17 - QUINTETTE DU HOT CLUB DE FRANCE (3 fragments / 3 excerpts)  Stéphane GRAPPELLI (vln); Django & Joseph REINHARDT, Eugène VEES (g) : Louis VOLA (b). LA HAYE / THE HAGUE (Hollande), ca. 6/11/1937 ("Dutch Polygon Journal" - Film, radio & poss. télévision).
18 & 19 - JACOTTE PERRIER, avec le Quintette du Hot Club de France  Jacotte PERRIER (voc), acc. par / by Stéphane GRAPELLI (vln); Django & Joseph REINHARDT (g); Sigismond BECK (b). 5/01/1938 (Studio Albert - 61, rue Albert, XIIIème arr. - Enregistreur / Recorder : Georges CAILLY).
20 à / to 22 - QUINTETTE DU HOT CLUB DE FRANCE - avec Django REINHARDT & Stéphane GRAPPELLY  Stéphane GRAPPELLI (vln); Django REINHARDT (g solo); Roger CHAPUT, Eugène VEES (g); Louis VOLA (b). LONDRES / LONDON, 31/01/1938 (Decca Studio - Upper Thames Street, London EC4). 

DISQUE / DISC 2  
1 - MY SWEET (H. Carmiachel - S. Gorell) (Take 1) (Decca test) DTB 3526-1 2’55  
2 - MY SWEET (H. Carmiachel - S. Gorell) (Take 2) (Decca F.9428) DTB 3526-2 2’53  
3 - SOUVENIRS (D. Reinhardt - S. Grappelli) (Brunswick 505269) DTB 3527-1 2’44  
4 - DAPHNE (D. Reinhardt - S. Grappelli) (Decca F.6769) DTB 3528-1 3’08  
5 - BLACK AND WHITE (D. Reinhardt - S.Grappelli) (Decca F.6675) DTB 3529-1 3’03   
6 - STOMPIN’ AT DECCA (D. Reinhardt - S. Grappelli) (Decca F.6616) DTB 3530-1 2’32  
7 - J’ATTENDRAI (TORNERAI) (Olivieri - Rastelli) (Decca F.6721) DTB 3531-1 2’30  
8 - IF I HAD YOU (Campbell - Connelly - Shapiro) (Decca F.6721) DTB 3532-1 2’47  
9 - IT HAD TO BE YOU (I. Jones - G. Kahn) (Decca F.7009) DTB 3533-1 2’51
10 - NOCTURNE (S. Grappelli - D. Reinhardt) (Decca F.7009) DTB 3534-1 3’12
11 - UN SOURIRE EN CHANTANT (F. Churchill) (Pathé PA-1476) CPT 3836-1 3’02
12 - SIFFLEZ EN TRAVAILLANT (F. Churchill) (Pathé PA-1476) CPT 3837-1 3’03
13 - I’M COMING VIRGINIA (Heywood - Cook) (Swing SW 20) OSW 4-1 3’01
14 - FAREWELL BLUES (Mares - Roppolo - Schoebel)- (Swing SW 36) OSW 5-1 3’13
15 - BLUE LIGHT BLUES (D. Ellington) (Swing SW 20) OSW 6-1 3’04
16 - BOUCIN’ AROUND (Gus Deloof) (Swing SW 54) OSW 7-1 3’13
17 - RIDIN’ ALONG THE MOSCOWA (Ph. Brun) (Swing SW 34) OSW 8-1 2’49
18 - GOTTA DATE IN LOUISIANA (P. Packay) (Swing SW 34) OSW 9-1 2’46
19 - GABRIEL SWING (Alix Combelle) (Swing SW 26) OSW 10-1 2’37
20 - DOIN’ THE NEW LOW-DOWN (J.McHugh - D.Fields)- (Swing SW 44) OSW 11-1 3’11
21 - BBC JAZZ SHOW   with the QUINTETTE OF THE HOT CLUB DE FRANCE (Acetate) air shot 3’29
- a) Présentation
- b) Djangology
- c) Daphné (D. Reinhardt - S. Grappelli)

FORMATIONS & DATES D’ENREGISTREMENT / PERSONNEL & RECORDING DATES
1 à / to 3 - QUINTETTE DU HOT CLUB DE FRANCE - avec Django REINHARDT & Stéphane GRAPPELLY  Stéphane GRAPPELLI (vln); Django REINHARDT (g solo); Roger CHAPUT, Eugène VEES (g); Louis VOLA (b). LONDRES / LONDON, 31/01/1938 (Decca Studio - Upper Thames Street, London EC4).
7 & 8 - DJANGO REINHARDT, guitar solo  Acc. par / by Stéphane GRAPPELLI, piano. LONDRES / LONDON, 1/02/1938 (Studio Decca).
9 & 10 - STEPHANE GRAPPELLY  Stéphane GRAPPELLI (vln solo & p sur / on 9), acc. par / by Django REINHARDT (g). LONDRES / LONDON, 1/02/1938 (Studio Decca).
11 & 12 - RAY VENTURA ET SES COLLEGIENS  André CORNILLE, Gus DELOOF, Philippe BRUN (tp); André CAUZARD, Josse BREYERE, Guy PAQUINET (tb); Max BLANC (cl, fl, as); André LLUIS (cl, as); John ARSLANIAN (cl, bcl, ts, bars, voc); Adrien MARES (ts); Jean-Louis JEANSON, Roger du HAUTBOURG, Jean PIRENET (vln); Bob VAZ (p); Django REINHARDT (g) : Louis VOLA (b); André TAYLOR (dm); “Coco” ASLAN (perc, voc sur / on 12); André DASSARY (voc sur / on 11); poss. Paul MISRAKI (arr); Ray VENTURA (dir). PARIS, 4/03/1938 (Studio Pathé - Enregistrement / Recorder : Eugène RAVENET).
13 & 14 - BENNY CARTER AND HIS ORCHESTRA  Benny CARTER (as, arr); Fletcher ALLEN (as); Bertie LING, Alix COMBELLE (ts); York de SOUZA (p); Django REINHARDT (g); Len HARRISON (b); Robert MOMMARCHE (dm). PARIS, 7/03/1938 (Studio Pathé - Enregistrement / Recorder : Eugène RAVENET).
15 - BENNY CARTER AND HIS ORCHESTRA  Benny CARTER (tp); Bertie KING (cl), Fletcher ALLEN (as); Alix COMBELLE (ts); York de SOUZA (p); Django REINHARDT (g); Len HARRISON (b); Robert MOMMARCHE (dm). PARIS, 7/03/1938 (Studio Pathé - Enregistrement / Recorder : Eugène RAVENET).
16 à / to 19 - PHILIPPE BRUN AND HIS SWING BAND  Philippe BRUN (tp, ldr); André CORNILLE, Gus DELOOF (tp); Josse BREYERE, Guy PAQUINET (tb, arr); Max BLANC, Charles LISEE (as); Alix COMBELLE, Noël CHIBOUST (ts); Stéphane GRAPELLI (p); Django REINHARDT (g); Louis VOLA (b); Maurice CHAILLOU (dm). PARIS, 8/03/1938 (Studio Pathé - Enregistreur / Recorder : Eugène RAVENET).
20 -  PHILIPPE BRUN “JAM” BAND  Philippe BRUN (tp); Alix COMBELLE (cl); Noël CHIBOUST (ts); Stéphane GRAPPELLI (p); Django REINHARDT (g); Louis VOLA (b); Maurice CHAILLOU (dm). PARIS, 8/03/1938 (Studio Pathé - Enregistreur / Recorder : Eugène RAVENET).
21 -  BBC JAZZ SHOW PROGRAM with the QUINTETTE OF THE HOT CLUB DE FRANCE (Radio)  Stéphane GRAPPELLI (vln); Django REINHARDT (g solo); Joseph REINHARDT, Eugène VEES (g); Roger GRASSET (b). Emission radiophonique diffusée depuis PARIS le 22/04/1938 / Radio Broadcast from PARIS (BBC) of 22/04/1938.
P : 1938 1939 / © : 1997 - Photos : X
REMERCIEMENTS  Comment ne pas être reconnaissant à celles et ceux dont les noms suivent, qui nous ont si bien facilité la tâche : Alain ANTONIETTO, Jean-Christophe AVERTY, Dominique CRAVIC, Christian DANGLETERRE, Jean-Pierre DAUBRESSE, Ate Van DELDEN, Ivan DEPUTIER, Yvonne DERUDDER, Iwan FRESART, Freddy HAEDERLI, Marcelle HERVE, Jos LINSSEN, René RAMEL, Gérard ROIG, Anne SECHERET... Sans oublier ceux-ci : Philippe BRUN, André CAUZARD, Charles DELAUNAY, Gérard GAZERES, Didier ROUSSIN...

CD INTÉGRALE DJANGO REINHARDT “CHRISTMAS SWING”  7  THE COMPLETE DJANGO REINHARDT (1937-1938) © Frémeaux & Associés (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, albums, rééditions, anthologies ou intégrales sont disponibles sous forme de CD et par téléchargement.)

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