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L’INTEGRALE LA COMPAGNIE CRÉOLE
1982-1990
65 titres en 4 CD 








La Compagnie Créole :  la mélodie du bonheur
Ecrire et chanter des petites ritournelles qui s’insinuent dans le cœur des gens est un art en soi. Ce talent particulier pourrait passer aisément inaperçu sur nos territoires où la musique de variétés est déconsidérée. Les critiques d’art, par définition, sont prompts à s’enflammer pour des œuvres sortant de l’ordinaire mais vouées à la seule satisfaction d’un public qui s’autoproclame “élitiste”. Et pourtant, écrire des mots, composer des mélodies que tout un chacun va fredonner pour se donner du baume au cœur est un penchant béni des cieux. Pierre Delanoé, Didier Barbelivien comptent parmi les happy few qui ont excellé au genre. Vers le milieu des années 70, un tandem s’est distingué en la matière, celui formé par Daniel Vangarde et Jean Kluger. Ensemble, ils ont écrit pléthore de chansons pour des artistes en vogue : Petula Clark, Sheila, Claude François, Dalida, Rika Zarai, Régine… Et puis, au début des années 80, une très belle intuition les a conduit sur le terrain de la musique des îles… À cette époque, Daniel Vangarde se distingue par son affection pour les Antilles où le tou­risme n’a pas encore envahi les plages et villages. C’est en ces lieux paradisiaques qu’il a découvert les rythmes “zouk”, lesquels se différencient par un balancement de guitare particulier, à même de drainer les plus indolents sur les pistes de danse. Cette musique des Antilles a pris naissance au lendemain de l’abolition de l’esclavage en 1848 et a astucieusement marié des éléments disparates : les percussions africaines, le jazz de la proche Nouvelle Orléans, les instruments et mélodies à l’Européenne. Il en est ressorti un cocktail unique, irrésistiblement festif. Vangarde et son compère Kluger sont persuadés qu’une telle formule musicale serait à même d’emporter les faveurs du public français. Hélas, les deux faiseurs de tube se heurtent au préjugé ambiant : “Cela ne plaira jamais aux Antillais présents sur le sol de France. Autant dire qu’il n’y a pas de marché.” est l’avis éclairé qui leur est donné par les “je-sais-tout” du métier de la musique, ceux qui se contentent de prendre les trains en marche.  Vangarde n’est décidément pas de cet avis et il prend donc sur lui de produire un album qui rassemblerait les chansons les plus connues des Antilles. Il reste à former un groupe qui porterait un tel répertoire. Il patrouille les boîtes de nuits parisienne proposant de la musique créole et fait la connaissance d’un curieux personnage nommé Arthur Apatout.  Presque aveugle, ce guitariste et chanteur à la voix particulièrement grave est aisément reconnaissable : il porte en permanence des lunettes teintées, un chapeau et qui plus est, un gra­cieux perroquet trône en permanence sur son épaule ! Avant tout, lorsque Arthur prend sa guitare, il dispense ce fameux rythme zouk que l’on peine à mettre en mots et qui dès les premières notes, distille une atmosphère de joie de vivre et de soleil. Séduit par le jeu de guitare d’Arthur Apatout, Vangarde lui demande s’il pourrait former un groupe ? Aussitôt dit, aussitôt fait, l’homme au chapeau sélectionne assez rapidement la joviale danseuse Clémence Bringtown. Venue de Martinique, elle allie à ses déhanchements gracieux une bien jolie voix. Le Guyanais José Sébéloué vient rejoindre le duo ; il est lui aussi guitariste et chanteur il va devenir la voix principale du groupe. Avec ses cheveux afro et son sourire perpétuel, Julien Tarquin prend la position de bassiste. Grand amateur de musiques latines, ce Martiniquais est aussi un bon chanteur de salsa un talent qu’il montrera plus tard lors des prestations solos des spectacles. Originaire de la Guadeloupe, Guy Bevert, le batteur choisi pour le groupe a fait ses armes dans le jazz. Amateur de gospel, il est bien au fait de ce répertoire. Il ne manque plus qu’un nom évocateur pour ce quintette. Ce sera : La Compagnie Créole ! 

Blogodo, le premier album enregistré par le groupe sort en 1982. Il n’est composé que de chansons populaires en Guadeloupe et en Martinique comme “Panama”.  Si la maison de disques Carrere a mollement consenti à sortir le disque, c’est avant tout parce qu’elle a connu un beau succès avec de précédentes productions de Daniel Vangarde, déjà composées d’Antillais : “D.I.S.C.O” du groupe Ottawan et “Cuba” des Gibson Brothers.   “Nous voulons bien le sortir mais vous savez, il n’y a pas de marché pour ce genre de musique !” a déclaré le distributeur. Un tube va tout de même surgir du lot : “Ba Moin En Ti Bo” (qui signifie : donne moi un baiser”), un classique traditionnel des Antilles qui récolte un bon accueil auprès du public français. Au même moment, Daniel Vangarde et Jean Kluger disposent d’une chanson pleine de swing et de bonne humeur qu’ils ont intitulée “C’est bon pour le moral”. À cette époque, ils ont tenté en vain de la placer à divers artistes en vue. Ils l’ont présentée à Joe Dassin, à Sacha Distel, à Carlos et à d’autres, et n’ont essuyé que des refus polis.  “Tous me disaient que cela ne se faisait plus de chanter ce genre de chose,” raconte Jean Kluger. Un jour, Arthur Apatout entend la chanson et a un déclic : “Cette chanson est pour nous !” affirme l’homme au perroquet. Daniel Vangarde n’est pas particulièrement séduit par une telle option. Son objectif premier était que La Compagnie Créole apparaisse comme un groupe “authentique” ne chantant que des chansons des Antilles. Arthur Apatout insiste : il adore cette chanson et souhaite vraiment que la formation l’enregistre ! Kluger et Vangarde cèdent à la demande et adaptent les paroles en vue d’un chant de groupe.

Nous sommes en 1983, à une époque où Bashung et Téléphone triomphent sur les ondes aux côtés des arrangements sophistiqués que Quincy Jones a réalisé pour Michael Jackson. En parallèle, les Britanniques imposent une pop dite “new wave” qui fait la part belle aux synthétiseurs. Au milieu d’un tel foisonnement musical, La Compagnie Créole apparaît comme un cheveu sur la soupe. La production est de haute qualité mais l’atmosphère de “C’est bon pour le moral” est fort éloignée de “Vertiges de l’amour” ou de “Billy Jean”. Le premier rendez-vous de Jean Kluger et Daniel Vangarde a lieu chez RTL. Après avoir écouté, le titre, le directeur de la station exprime son désaveu en ces termes : Cela ne nous intéresse pas, c’est de la musique de bal ! C’est exactement ce que nous voulons faire, répliquent les auteurs-compositeurs. C’est cela qui est amusant aux Antilles : les gens dansent sur cette musique. Nous aussi, nous voulons faire danser les gens. Les auteurs s’entendent pourtant dire par le directeur de RTL qu’en France, la musique de bal a une connotation péjorative, ce qui équi­vaut à une fin de non recevoir. Par bonheur, Claude Carrère a ses entrées dans une émission hebdomadaire de Guy Lux qui est diffusée sur la 1ère chaîne de télévision. Le samedi soir suivant, La Compagnie Créole vient chanter sa ritournelle de bal. Le public est instantanément au rendez-vous. Partout, dans les fêtes de la France profonde, petits et grands se trémoussent sur “C’est bon pour le moral”. Bingo ! Les gens du métier, ceux qui auraient volontiers dédaigné la chose se montrent laudatifs envers Vangarde et Kluger qui à les entendre, ont réalisé un joli coup, sans lendemain. Les deux auteurs-compositeurs ont pourtant une autre vision : ils aiment cette musique populaire et sont persuadés que le quintette peut toucher une audience fidèle sur le long terme. La chance est alors au rendez-vous. Patrick Sébastien s’en vient proposer au groupe de figurer dans sa grande tournée nationale. Kluger et Vangarde se mettent au travail afin de réaliser une deuxième chanson…

Ce jour là, Kluger vient voir son compagnon d’écriture dans son appartement de Montmartre avec l’idée d’écrire une chanson sur Picasso. Vangarde exprime sa réserve sur la chose : Hmm… Si nous parlons de Picasso, nous risquons d’avoir des problèmes avec les héritiers. Dans l’appartement de Vangarde se trouvent une floraison de plantes de toutes sortes. Quelque chose qui rappelle : Un jardin merveilleux, un spectacle permanent. Une telle observation amène une idée : Et pourquoi ne ferions-nous pas quelque chose sur le douanier Rousseau ? De fait… Certaines peintures naïves de Henri Rousseau, celui que l’on appelait le “douanier” dépeignent une luxuriante végétation peuplée d’animaux exotiques, quelque chose qui se marie bien avec l’univers de la Compagnie Créole. Ils ont alors une inspiration : “Vive le douanier Rousseau” et savent alors qu’ils ont trouvé le fil conducteur. Nous sommes en octobre 1983 et les inscriptions pour le grand concours européen de la chanson qu’est l’Eurovision démarrent. Kluger et Vangarde estiment qu’ils tiennent là une bonne chanson et décident de la faire concourir à la pré-sélection française. Or, le groupe n’arrive que deuxième dans cette épreuve éliminatoire. “C’était un coup de bol,” estime Jean Kluger, “car si nous avions gagné, il aurait fallu sortir le disque tout de suite et cela aurait tué ‘C’est bon pour le moral’. Alors que dans cette cir­cons­tance, le tube a pu tourner durant un an avant que nous enchaînions avec ‘Le douanier Rousseau’”. Durant la tournée de Patrick Sebastien qui s’étale sur l’année 1984, faute de disposer d’un matériel suffisant, le groupe chante successivement “C’est bon pour le moral”, “Le douanier Rousseau” puis à nouveau “C’est bon pour le moral”. Seul couac : durant les concerts, le perroquet de Arthur prend l’habitude de s’envoler au bout d’un moment et lâcher ses sifflements sur la scène. Il sera bientôt décidé que le bel oiseau est mieux à sa place au domicile de son maître. Pendant ce temps là, Kluger et Vangarde écrivent des chansons pour un album entier, dont le touchant “Viens pleurer”… Composé pour l’essentiel de chansons ori­ginales écrites par Kluger et Vangarde, le deuxième album voit finalement le jour. Il récolte un énorme succès, étant porté par le tube du moment “Le douanier Rousseau”. Il s’en vend plus de 300 000 exemplaires, tandis que le 45 tours initialement sorti, “C’est bon pour le moral” dépasse le millions d’unités.

La Compagnie Créole vient de prouver qu’il n’était pas le groupe d’un seul tube. Il reste à transformer l’essai. Le troisième album qui sort en 1985 comporte un titre phare : “Le bal masqué” qui va devenir la chanson la plus célèbre du groupe. Dotée d’une joviale musique, d’un texte simple mais accrocheur, d’une intervention badine de Clémence qui chante : “aujourd’hui, j’embrasse qui je veux” tandis que les garçons répondent “devinez devinez qui je suis”, la chanson est un tube dans toute sa splendeur, un appel à la liesse. Le 45 tours “Le bal masqué” marque un record en demeurant durant 32 semaines dans le Top 50.  L’album comporte un autre refrain appelé à s’inscrire dans toutes les bouches : “Bons baisers de Fort de France” a l’allure forme d’un “Petit Papa Noël” des tropiques. La chanson décrit la convivialité des Antilles telle que Vangarde l’a jusqu’alors connue une atmos­phère bon enfant qui va hélas disparaître au fil des années :
Ici les portes sont toujours ouvertes,
On peut entrer dans la maison,
Et pour partager nos chansons,
On n’a pas besoin d’invitations
 

Dans le sillage d’un tel succès discographique, la Compagnie Créole entame sa propre tournée nationale dans une cinquantaine de villes. Lors du premier spectacle dans une ville du Nord de la France, Vangarde qui est reçu par un tour­neur qui fait la pluie et le beau temps dans la région s’entend dire : Je connais le métier, vous savez. Arrêtez tout de suite, cela ne marchera jamais ! Le tourneur n’a pas tout à fait tort : le groupe va ramer quelque peu avant décrocher ses galons sur les scènes de France. Les premiers concerts n’attirent qu’un public restreint et plusieurs mois s’écoulent avant que les spectateurs ne se déplacent en masse. Pour Daniel Vangarde, l’équation est simple : en deçà d’un certain nombre de tickets vendus, le concert est déficitaire. Par bonheur, le groupe donne un spec­tacle haut en couleurs avec, outre les chants et danses, un insolite jeu de lumière. La scène est un bon test de l’estime portée à certaines chansons : dans les salles, les spectateurs entonnent comme un seul homme les paroles de “Bons baisers de Fort de France”. Vers le milieu du concert, chaque musicien fait un numéro en solo et dévoile alors des talents qui lui sont propres : Arthur pousse la complainte sur “Le Gorille” de Brassens, Clémence fait la danse du limbo, le batteur Guy Bevert chante un morceau de gospel, Julien se lance dans une interpré­tation de salsa, José dévoile de vieilles chansons de la Guyane. Si certains doutent de leur professionnalisme, un tel intermède est là pour les rassurer : le groupe est bel et bien composé d’artistes de haut niveau.  La Compagnie Créole achève 1985 l’année avec une semaine à l’Olympia. Déjà en ce milieu de décennie, l’accueil du public est indescriptible avec des spectateurs debout en train de danser d’un bout à l’autre du show.

Pas une seconde à perdre… 1986 voit apparaître le quatrième album de La Compagnie Créole avec pour titre phare “Ça fait rire les oiseaux”, une métaphore pour le moins étonnante. La genèse du titre a été amusante. Daniel Vangarde et Jean Kluger s’étaient retirés dans une maison isolée tout près de Bordeaux afin d’écrire des nouveaux titres pour le troisième album. Alors qu’ils en avaient achevé l’écriture, ils ont échangé quelques propos. Des oiseaux sont alors apparus dans l’ouverture de la fenê­tre, ce qui a occasionné une blague : C’est marrant, cela fait rire les oiseaux ! a lâché Kluger. Peu après, il a ajouté :Tiens, c’est un bon titre de chanson ! Daniel Vangarde lui a alors fait remarquer que, pour ce troisième album, ils avaient fait le plein de chansons. L’idée a donc été conservée pour l’album suivant et elle va donner naissance à un hymne sautillant et bucolique aux chansons d’amour :
Ça fait rir’ les oiseaux.
Ça fait chanter les abeilles.
(…)
Et danser les écureuils
Ça rajoute des couleurs
Aux couleurs de l’arc-en-ciel.


Que dire ? L’accueil, une fois de plus est dithy­rambique. Partout en France, les couples se déhanchent sur cette chanson exotique dont il se dit qu’elle donne “la pêche” et sème la bonne humeur ! Là encore, “Ça fait rire les oiseaux” va devenir un incontournable des fêtes, avoisinant un autre tube tout aussi inattendu où l’on parle de volatiles : “La danse des canards” de J.J. Lionel. Et oui… Le public est multiforme et ces chansons de bal peuvent tout à fait cohabiter avec celles d’Indochine et de U2. Une nouvelle tournée démarre durant laquelle il apparaît que l’album Vive le douanier Rous­seau est devenu disque de platine. Ici comme ailleurs, Clémence tient la vedette et c’est elle qui parle en priorité aux journalistes locaux.   Un soir, lors d’une fin de spectacle, une quarantaine d’handicapés attendent dans leurs chaises la sortie du quintette. En les voyant arriver, ils se mettent spontanément à chanter “Chaud au cœur”. L’émotion est à son comble alors que les artistes et leur public se livrent à de cha­leureuses embrassades. Et oui… Clémence et ses complices sont dans la vie réelle à l’image de ce qu’ils dégagent sur les affiches. Jouer les stars ne leur convient pas et ils prennent plaisir à recevoir leurs fans dans les loges et ceux-ci leur apportent spontanément fleurs et petits cadeaux. Un moment fort se situe lors de la Cérémonie des Césars de 1986, celle qui va couronner le film Trois hommes et un couffin. Simone Signoret, la compagne de Yves Montand a quitté ce monde le 30 septembre 1985 et Kluger et Vangarde lui ont dédié “Simone”, une mélopée qui évoque la carrière qu’a connue l’actrice. La chanson s’est retrouvée sur l’album Ça fait rire les oiseaux. 
Simone, Simone, c’est comm’ si t’étais là
Dès que j’entends ta voix, c’est comm’ si t’étais là


Durant la répétition du show, Jeanne Moreau est présente et elle les écoute religieusement, ponctuant leur chanson de chauds applaudissements. Le soir, Yves Montand se trouve dans la salle lorsque survient cette dédicace chantée. Il dira plus tard avoir sincèrement apprécié cet hommage. Si La Compagnie Créole a le vent en poupe, au niveau des puristes, le phénomène n’est pas toujours bien vécu ; leur musique de “variétés” n’est pas conforme à celle qui vient des Antilles. En réalité, le succès du groupe a ouvert un véritable boulevard pour des formations “authentiques” telles que Kassav ou Zouk Machine qui n’avaient jamais encore percé au pays de Molière. Arthur, Clémence, José, Julien et Guy sont d’ailleurs amis avec Jocelyne Beroard, Jean-Claude Naimro et les autres membres du groupe Kassav. 1987 est l’année de l’internationalisation. La popularité du groupe au Canada justifie une visite outre-Atlantique et le quintette y récolte une adulation qui ne va jamais s’estomper. Dans les salles, des gens de tous les âges et origines entrent en communion avec la formation et manifestent ouvertement leur joie. L’album de l’année s’intitule La Machine à Danser et il a pour tube “Ma première biguine partie”, clin d’œil à un tube de Sheila paru vingt ans plus tôt. L’album contient pourtant plusieurs titres qui tranchent avec leur répertoire usuel. “Moin di yo” est un titre écrit par Clémence et qu’elle chante en solo. “J’ai prié” est une chanson forte que l’on pourrait ima­giner dans la bouche de Johnny Hallyday. On trouve également une reprise de “De-O” de Harry Belafonte. À cette époque, le groupe bénéficie d’une publi­cité permanente : il existe alors une émission de télévision fort regardée le samedi soir intitulée Sacré soirée ! Or, La Compagnie Créole y est demandé toutes les semaines. “Durant deux ans, ils ont dû faire cette émission trente six fois. Nous-mêmes trouvions que c’était trop et voulions refuser. À chaque fois, l’on nous disait : ce n’est pas possible, il faut qu’ils fassent l’émission !” raconte Jean Kluger.  “Dans le livre de mémoires qu’a écrit Gérard Louvin qui produisait l’émission, j’ai finalement appris pourquoi. À l’époque, la Une avait été vendue à Bouygues et ce dernier adorait la Compagnie Créole. Tous les samedis soir, il venait donc dans la cabine pour les écouter. C’était pour lui faire plaisir que l’on invitait à chaque fois la Compagnie Créole ! » En dépit de la popularité du groupe, lorsque José Sébéloué s’en retourne dans sa Guyane natale, une fois descendu de l’avion, il monte dans une pirogue et s’enfonce dans la brousse pour gagner le village dépourvu d’eau et d’électricité où demeurent ses parents. Sur place, durant deux ou trois jours, il s’adonne au jeu traditionnel du tambour. Une fois cette escapade achevée, José s’en revient vers la civilisation et le dimanche suivant, il se retrouve comme si de rien n’était sur le plateau de Jacques Martin. Comme à l’accoutumée, l’année se termine à l’Olympia pour deux semaines triomphales.

Voilà déjà cinq années que la Compagnie Créole enchante les foules. En 1988, l’heure est mûre pour un best-of. Afin de le mettre en scène, Daniel Vangarde emmène le groupe en Martinique, en Guadeloupe et en Guyane et réalise des vidéoclips des plus grands tubes.  Ils entament ensuite une tournée de cinq semaines au Canada qui a pour conséquence un disque de platine dans cette contrée. À l’automne de cette même année, ils reçoivent le prix “Felix” qui couronne le meilleur spectacle francophone au Canada. En parallèle à l’album Les Plus Grands Succès de la Compagnie de Créole, le 45 tours “La Bonne Aventure” vient tutoyer le sommet des charts français. Le groupe continue ses tournées de plus belles. Parfois, sur certaines plages de l’Atlantique ou de la Méditerranée, on peine à dénombrer quelle est l’ampleur du public des danseurs : sont-ils cinq mille, dix mille, vingt mille ? Petits et grands accourent de toutes parts pour la célébration. Un journaliste du Nouvel Observateur racontera qu’un jour qu’il s’est rendu à l’enterrement d’un jeune collègue disparu et que, dans le froid, la veuve est arrivée avec un lecteur de cassettes qu’elle a posé sur la tombe pour déclarer : Je voudrais que vous écoutiez avec lui sa chanson favorite. Elle a alors appuyé sur un bouton et l’on a entendu “C’est bon pour le moral “!

1989 est une année charnière. Comme à son habitude, la Compagnie Créole est sur les routes, à la rencontre des publics canadiens et français. Un sixième album apparaît dans les bacs, Cayenne Carnaval avec pour succès “Le 14 juillet”. Au moment de la rentrée, La Compagnie Créole sort pour la première fois un single/balade qui tranche avec leur répertoire habituel : “Santa Maria de Guadaloupe”.  “Après toute une série de chansons gaies, nous avons voulu sortir une chanson triste, mélan­colique, pour changer un peu.” raconte Daniel Vangarde. “On nous a dit : ce n’est pas possible, les radios ne la joueront pas ! Nous avons pourtant insisté et décidé de la sortir. » La sortie du single est prévue pour le lundi 18 septembre 1989. Or, dans la nuit du vendredi au samedi, Hugo, l’un des plus forts ouragans qu’ait connu la Guadeloupe dévaste le territoire. Durant le week-end, les médias enchaînent les flash d’informations sur cette grande tempête qui a engendré des dégâts considérables. Le lundi matin, la chanson “Santa Maria de Guadaloupe” débarque sur les ondes. Dans le contexte des événements qui ont secoué les îles, les mots chantés par le groupe prennent une toute autre ampleur :
Le vent est tombé, la mer s’est calmée
Le vent est tombé, les pêcheurs vont rentrer
Les hommes sont fatigués d’avoir tant lutté
Les hommes sont fatigués, ils ont tant prié
(…)
 

“C’était un hasard incroyable.” raconte Jean Kluger. “Alors que les radios ne l’auraient pas normalement jouée, nous avons fait toutes les émissions car cela collait complètement avec l’histoire de la tempête, la dureté de la vie des aux pêcheurs. C’était une coïncidence rare. De ce fait, la chanson est devenue un gros succès” Quelques semaines plus tard, c’est le marché japonais qui s’ouvre au groupe : l’album des plus grands succès sort le 28 novembre sous le label Toshiba. Et pourtant… Le groupe est harassé par tant de tournées, tant de pressions, tant de remue-ménage. Après tant d’années de vie commune forcée, ils expriment le besoin de prendre du large, s’octroyer une pause, vaquer à d’autres occupations, avoir une vie privée, respirer un peu. Arthur, Clémence et leurs acolytes s’en viennent voir leur producteur afin de faire part de leur souhait de prendre une année sabbatique. Kluger et Vangarde expriment leur réserve face à une telle initiative : La Compagnie Créole est à son zénith… Dans le même temps, Vangarde a aussi d’autres projets. D’un commun accord, tous décident de mettre un terme à l’aventure commune. Arthur Apatout décide de repartir dans les Antilles et il y devient producteur. Une fois la pause achevée, Clémence, José, Julien et Guy vont préférer maintenir le groupe et continuer  à tourner, faisant revivre le répertoire des an­nées 80. Ils changent toutefois de formule, se contentant pour l’essentiel de chanter, accompagnés par des musiciens. Le quatuor s’essayera parfois à écrire leurs propres chansons mais aucune ne deviendra un hit.

Si l’on regarde en arrière, il faut reconnaître que le phénomène La Compagnie Créole n’a pas rencontré d’écho dans les grands médias de France. Jamais ils ne se sont retrouvés sur la couverture d’un magazine à la Paris Match, jamais leurs disques n’ont recueilli l’avis d’un quotidien à la Figaro. “Le Tout-Paris ne venait pas les voir et les grands médias non plus parce que leur répertoire n’était pas branché. C’était tout de même une musique de bal et en tant que tel, cela ne les intéressait pas.”, observe Jean Kluger.  Quelques reconnaissances tardives ont tout de même été opérées. Lors de l’exposition sur le Douanier Rousseau qui s’est tenue au Grand Palais à Paris en 1984-1985, celui qui parcourait les allées commençait par entendre la chanson “Vive le douanier Rousseau”. Si l’on porte un regard plus vaste sur leur carrière, il apparaît que leur musique a gagné bien plus que la respectabilité éphémère des médias bien pensants des années 80. “Le bal masqué” comme “C’est bon pour le moral” sont entrés dans le folklore populaire et encore aujourd’hui, il est usuel lors d’un anniversaire ou d’un mariage d’entendre ces morceaux rythmer la célébration. Au Canada, ils demeurent les artistes francophones les plus populaires de tous les temps après Céline Dion et ils y tournent régulièrement deux ou trois mois par an. Quant à savoir si l’engouement du public serait toujours là, il suffit de remarquer que, lors de la tournée 2009 “Age tendre”, ils sont les têtes d’affiches du show. Les chansons de la Compagnie Créole font encore et toujours partie des musiques les plus jouées en France et leur musique est irrémédiablement associée aux fêtes. Qui ne serait fier d’avoir accompli cela ? “Le souvenir de la Compagnie Créole pour moi”, conclut Jean Kluger, “c’est que cela a rendu des gens heureux. Pour les gens, leur musique est liée à des moments de bonheur.” Qu’importe alors la reconnaissance des biens pensants si l’on a pu faire surgir un sourire sur des millions de visages…
Daniel ICHBIAH
© 2009 Frémeaux & Associés 

La Compagnie Créole
Arthur Apatout : Guitare et chant
Guy Bévert : Batterie, percussions et chant
Clémence Bringtown : Chant
José Sébéloué : Guitare, percussions et chant
Julien Tarquin : Basse et chant 

English Notes
Writing and singing those refrains that people hum and can’t get out of their heads is an art in itself although often derided by critics. Pierre Delanoé and Didier Barbelivien were among those who excelled in the genre and, in the mid-70s, Daniel Vangarde and Jean Kluger who wrote numerous songs for popular vocalists: Petula Clark, Sheila, Claude François, Dalida, Rika Zarai, Régine… before the former turned their attention to Caribbean music. In the French West Indies, still untouched by tourism, Daniel Vangarde had discovered “zouk”, born after the abolition of slavery in 1848, a blend of African percussion, New Orleans jazz and European melodies, based on guitar rhythms. Vangarde and Kluger were convinced that this type of music would be popular in France. Unfortunately, this was not the case. The general opinion was that West Indians immigrants would not like it and so there would be no market for it. Vangarde disagreed and decided to go ahead and issue an album of well-known West Indian songs but for this he needed to form a group. Visiting clubs where Creole music was being played he met up with an odd character, guitarist/vocalist, Arthur Apatout, virtually blind, never seen without his dark glasses, hat and a parrot on his shoulder! But he was a superb zouk player so Vangarde asked him to form a group.  He recruited dancer and singer Clémence Bringtown from Martinique and, from Guyana, another guitarist, José Sébéloué, who became the group’s lead vocalist. Julien Tarquin (Martinique) provided bass rhythm and Guy Bevert (Gua­deloupe) on drums completed the line-up of the quintet which opted for the name “La Compagnie Créole”. Their first album Blogodo, comprising popular songs from Guadeloupe and Martinique, such as Panama, was issued in 1982 by Carrère records. The latter had reluctantly agreed to issue the record on the basis of the success of Vangarde’s previous recordings: D.I.S.C.O. by the Ottawan group and Cuba by the Gibson Brothers. However, the album did produce the hit Ba Moin En Ti Bo (Give me a Kiss), a French West Indian classic. 

Also at this time Vangarde and Kluger had an upbeat, swinging number C’est Bon Pour Le Moral which they had offered to several popular singers, including Joe Dassin, Sacha Distel and Carlos, only to be politely refused. Then, one day, Arthur Apatout declared that it was a song for them. At first Vangarde did not agree for this was not in line with his view of La Compagnie Créole as an “authentic” group, singing only West Indian songs. However, Apatout got his way and the words were adapted to suit a group interpretation.  In 1983 people were listening to the French groups Bashung and Telephone, alongside Quincy Jones’ sophisticated arrangements for Michael Jackson, while Great Britain was producing “new wave” pop with the aid of synthesisers. In the midst of all this the Compagnie Créole appeared completely out of place. C’est Bon Pour Le Moral had little in common with Vertiges De L’Amour or Billy Jean.  Kluger and Vangarde’s first meeting with RTL’s manager was far from promising: “We’re not interested. It’s just dance music.” They pointed out that this was exactly what it was and that, in the West Indies, people loved to dance. They simply wanted to encourage the French to dance too.  Fortunately, Claude Carrère was influential in Guy Lux’s weekly show on TF1 and the following Saturday the Compagnie Créole were invited to sing their dance tune which the audience immediately adopted. The whole of France began to dance to C’Est Bon Pour Le Moral. While critics offered grudging praise they didn’t really see any future for the group but Vangarde and Kluger were sure they could reach a wider audience.  Luck was with them when Patrick Sébastien included them in a big national tour and they set about writing a new song. They were together in Vangarde’s apartment when Kluger suggested a song about Picasso but Vangarde wasn’t keen on the idea, fearing problems with Picasso’s heirs. Then their attention was caught by a bowl of flowers that somehow made them think of Le Douanier Rousseau and his naïve paintings of plants, exotic animals etc. that seemed in tune with the Compagnie Créole’s world. Thus was born Le Douanier Rousseau.  They decided to enter their song for the Eu­ro­vision song context but only came second in the French selection.  “It was a stroke of luck really”, says Kluger, “for if we had won, the record would have come out immediately which would have been the death of C’est Bon Pour Le Moral. But, as it was, this remained a hit for a year or so before Le Douanier Rousseau took up the challenge.  During the tour with Patrick Sébastien in 1984, as they didn’t have a lot of material the group sang C’Est Bon Pour Le Moral, Le Douanier Rousseau and then again C’Est Bon Pour Le Moral. The only hitch was that, during the concerts, Arthur’s parrot would take off around the stage and start squawking so he was finally sent home! During this time Kluger and Vangarde wrote enough songs for a complete album, including the moving Viens Pleurer. This second album was an immediate hit in the wake of the success of Le Douanier Rousseau, selling over 300,000 copies, while the earlier 45 C’Est Bon Pour Le Moral sold more than one million.

The Compagnie Créole had proved that their reputation did not rest on just one hit and their third album, issued in 1985, featured their most famous title Le Bal Masqué which remained in the top 50 for 32 weeks. The album also included Bons Baisers De Fort De France, a musical depiction of the warm friendliness of the French West Indies so familiar to Vangarde but which would, alas, soon disappear. On the back of this recording success, the group set off on its own national tour covering fifty towns. At their first gig in the north of France, a tour promoter declared “You might as well stop now. I know this business. Your show will never work.” He wasn’t entirely wrong for the group found it hard going at first. Producers were interested only in the number of tickets sold. Fortunately, the show was a colourful one with, in addition to song and dance sequences, an exciting use of lighting. Audiences sang along to their favourite songs, especially Bons Baisers De Fort De France. In mid-show each musician had a solo spot enabling him to show off his or her particular talent: Apatout’s vocal on Brassen’s Gorille, Clémence Bringtown danced the limbo, drummer Guy Bevert sang a gospel piece, Tarquin launched into a salsa interpretation while Sébéloué intro­duced some old Guyana songs.  The group finished 1985 with a week at the Olympia. The show brought the house down with spectators standing up to dance from the opening number to the finale.  In 1986 the Compagnie Créole issued their fourth album, Ca Fait Rire Les Oiseaux, a title that had originated when Daniel Vangarde and Jean Kluger tucked themselves away in an isolated house near Bordeaux to write new titles for their third album. They were chatting after finishing work when some birds appeared at the window and Kluger laughed: “That’s even made the birds laugh.” After a moment he added “That’d make a good song title!” However, as they already had enough songs for a third album they decided to keep it for the next one. Once more it got rave reviews with couples throughout France dancing to this tune that became a party favourite alongside J.J. Lionel’s La Danse Des Canards. While on a new tour the group heard that Vive Le Douanier Rousseau had become a platinum disc. Clémence was the first to be interviewed by local journalists. After their show one evening about forty handicapped people in wheelchairs were waiting for them and, as they came out, spontaneously broke into Chaud Au Coeur and soon everyone was hugging each other. This was what the Compagnie Créole really preferred, talking to their fans directly rather than playing the big stars.  During the Césars Awards ceremony in 1986 Kluger and Vangarde dedicated their song Simone to Yves Montand’s partner, Simone Signoret, who had died on 30 September 1985. Montand, who was present during the show, later said how much he had appreciated it.  Although the Compagnie Créole was doing so well certain purists thought their type of popular music did not really represent the true sound of the West Indies. And yet their success did open the way for authentic groups such as Kassav or Zouk Machine. 

In 1987 the group crossed the Atlantic to a rapturous reception in Canada. Their album that year was entitled La Machine A Danser, featuring the hit Ma Première Biguine Partie based on an earlier Sheila hit. Other titles that broke away from their usual style were Moin Di Yo, J’ai Prié and Harry Belafonte’s De-O.  They were now getting constant publicity, appearing thirty-six times in two years on the Saturday night TF1 show Sacrée Soirée! Even the group felt this was a bit much but the producer, Gérard Louvin, insisted because TF1 had been bought out by Bouygues who adored the Compagnie Créole!  In spite of all this, José Sébéloué still found time to return to visit his parents in his native village where, for a few days, he went back to playing the traditional drums before returning in time for the next TV show. Then, as usual the year ended with a triumphant two weeks at the Olympia. In 1988, after five years topping the charts, the time was ripe for the Compagnie Créole to produce a “best of” record. Before they did this Vangarde took the group to Martinique, Guadeloupe and Guyana to make video clips of their biggest hits. Then came a five week tour of Canada, resulting in a Canadian platinum disc and the “Felix” prize for the best French-speaking show in Canada. At the same time as Les Plus Grands Succès De La Compagnie Créole appeared, the 45 La Bonne Aventure neared the top of the French charts. Meanwhile, the group was still touring extensively to universal acclaim.  1989 was a turning point. Tours in Canada and France and the sixth album Cayenne Carnaval, including the hit Le 14 Juillet. In early Autumn, the Compagnie Créole brought out a single, a ballad, Santa Maria De Guadaloupe, that dif­fered from their usual repertoire. According to Vangarde they had wanted to do something a little more melancholy. The single was due to be released on Monday 18 September 1989. During the night of Saturday/Sunday Hugo, one of the worst hurricanes in living memory, devastated Guadeloupe. Monday morning Santa Maria  De Guadaloupe was launched on the radio, alongside reports of the hurricane. In such a context the lyrics took on another meaning:
The wind has fallen, the sea is calm,
The wind has fallen, the fishermen are coming home,
The men are tired of struggling,
The men are tired, they have prayed so much


An incredible coincidence which immediately ensured the success of the song.  A few weeks later, the Japanese market opened up to the group when, on 28 November, Toshiba issued the album of their greatest hits.  And yet the group was becoming tired of so many tours, so much pressure. They decided they wanted a break and time to do their own thing. They informed their producer they wanted to take a year off. Vangarde and Kluger tried to dissuade them. However, Vangarde had other plans and they all agreed to call a halt. Arthur Apatout returned to the French West Indies where he became a producer. After the break Clémence, José, Julien and Guy continued to tour, reviving the 1980s repertoire but changing the form, being content just to sing backed by a few musicians. They did try writing their own songs but none became a hit. In spite of their success the Compagnie Créole never became big names or were featured in the broadsheets, never making the cover of “Paris Match” etc. Kluger puts this down to the fact that their repertoire was too “popular” and never became the “in thing”. However, they have received the occasional recognition: during the Douanier Rousseau exhibition at the Grand Palais in 1984/85 visitors entered to the sound of Vive Le Douanier Rousseau.  And yet, Le Bal Masqué or C’est Bon Pour Le Moral are part of popular folklore and can still be heard at birthdays and weddings. In Canada they are still the most popular French artistes after Céline Dion and they play there regularly two or three times a year. In France they’re topping the “Age Tendre” show in 2009. Their songs are still among some of the most played in France. As Kluger declares: “My me­mory of the Compagnie Créole is of making people happy. For many people, their music recalls moments of happiness.”
Adapted from the French text  of Daniel ICHBIAH by Joyce WATERHOUSE
© 2009 Frémeaux & Associés

Discographie
CD1
Blogodo
1. Medley 1ère partie : Blogodo (A. Apatout –  J. Sébéloué / J. Tarquin – D. Vangarde)* –  Angelina (D.P.) – La Pli Tomber (D.R.) –  La Grève (D.P.) – Blogodo (A. Apatout –  J. Sébéloué / J. Tarquin – D. Vangarde)* – Panama (D.R.) – Epiki Alors (D.P.) – Eulalie (D.R.) – Blogodo* (A. Apatout – J. Sébéloué /  J. Tarquin – D. Vangarde) – Bombe Sirop (D.P.) – Marie Joe (J. Tarquin)* – Edamise Oh (D.P.) – Crapaud (D.P.) 17’30
2. Medley 2ème partie : Le Ran Lo (D.R.) –  Téléphoner Bamoin (D.R.) – Asi Pare  (L. Gabriel) – Mai Roro (L. Gabriel) – Blogodo (A. Apatout – J. Sébéloué / J. Tarquin –  D. Vangarde)* – Leve Yo (D.P.) – Si vous avez des cornes (D.P.) – Femme Tombe (D.P.) –  Za fe co Ida (D.P.) – Pamela (D.R.) – En ba rad la (D.R.) – Blogodo (A. Apatout – J. Sébéloué / J. Tarquin – D. Vangarde)* – Madiana (D.P.)   17’37
3. Macaque La (Arrangements : D. Bangalter  sur un thème recueilli)* 3’16
4. L’auto neuf (Arrangements : D. Bangalter  sur un thème recueilli)* 2’38
5. La rue Zabyme (Arrangements : D. Bangalter  sur un thème recueilli)* 2’16  
6. Maladie d’amour (L. Gabriel)* 2’41  
7. En Tamarin (A. Apatout)* 3’03  
8. Ba moin en ti bo  (Arrangements : Babst / D. Vangarde)* 4’49  

Vive le Douanier Rousseau  
9. Vive le Douanier Rousseau !  (D. Vangarde / J. Kluger) 6’50
10. Le Kout’cha (D. Vangarde / J. Kluger) 4’40
11. Viens Pleurer (D. Vangarde / J. Kluger) 3’22
12. Dans le Jumbo (G. Bévert / D. Vangarde / J. Kluger) 3’01

Plages 1 à 8 issues du disque “Blogodo” par La Compagnie Créole. 
Produit par Daniel Vangarde pour Zagora.   1-2 P 1982 Zagora / 3-4-5-6-7 P 1976 Zagora / 8 P 1984 Zagora
* Editions Zagora / Bleu Blanc Rouge

Plages 9 à 12 issues du disque “Vive le Douanier Rousseau !”
Tous titres Editions Zagora / Bleu Blanc Rouge
Produit par Daniel Vangarde pour Zagora P 1983 Productions Zagora 
Prise de son : Philippe Omnès


CD 2
Vive le Douanier Rousseau (suite)  
1. Macaque-la (D.P. – arrangements :  A. Apatout / D. Bangalter) 4’14  
2. C’est bon pour le moral  (D. Vangarde / J. Kluger) 4’20  
3. Mi-yo (A. Apatout – J. Sébéloué /  D. Vangarde / J. Tarquin) 4’53  
4. Le Diable dans la maison  (D. Vangarde / J. Kluger) 5’10 
5. Pa kite moin (C. Bringtown) 4’01   
6. Mosaiko (Folklore /  Arrangements : A. Apatout) 3’27  

Le Bal Masqué  
7. Le Bal masqué (D. Vangarde / J. Kluger) 3’51  
8. Un cadeau du ciel  (D. Vangarde / J. Kluger) 3’55  
9. La nuit des requins (D. Vangarde / J. Kluger)    5’17
10. Le marché de Marie-Galante  (D. Vangarde / J. Kluger) 3’45
11. Bon baisers de Fort de France  (D. Vangarde / J. Kluger) 3’11
12. Amelia (Adapt. Babst / D. Vangarde)  3’58
13. Au mariage de ma femme  (A. Apatou / D. Vangarde / J. Kluger)  4’02
14. Paris Paris (Plus jaloux)  (D. Vangarde / J. Kluger)  ­­4’59
15. Chaud au cœur (D. Vangarde / J. Kluger) 2’56
16. Colle colle (D. Vangarde / J. Kluger)  4’06
17. Ba moin en ti bo (D.P. Arr. Babst / Vangarde) 4’46 Plages

1 à 6 issues du disque “Vive le Douanier Rousseau !”
Tous titres Editions Zagora / Bleu Blanc Rouge
Produit par Daniel Vangarde pour Zagora P 1983 Productions Zagora
Prise de son : Philippe Omnès Plages

7 à 17 issues du disque “Le Bal Masqué”
Tous titres Editions Zagora / Bleu Blanc Rouge
Produit par Daniel Vangarde pour Zagora P 1984 Productions Zagora
  

CD3
Le Bal Masqué (suite)  
1. Je n’sais plus sur quel pied danser (D. Vangarde / J. Kluger) 3’56

Ça fait rire les oiseaux  
2. Soca Party sur la plage  (D. Vangarde / J. Kluger) 5’04  
3. Ca fait rire les oiseaux  (D. Vangarde / J. Kluger) 3’43  
4. Simone (Pour une grande actrice… une tendre pensée) (D. Vangarde / J. Kluger) 4’06  
5. Scandale dans la famille  (Brown / Donaldson – Teze)* 3’25  
6. Ole Mambole (D. Vangarde / J. Kluger) 2’28  
7. L’année Cannelle (D. Vangarde / J. Kluger) 4’30  
8. Faut pas laisser l’amour s’enfuir  (D. Vangarde / J. Kluger) 3’52  
9. La Désirade (D. Vangarde / J. Kluger) 4’20
10. Invit’la a zouker (D. Vangarde / J. Kluger) 4’58

La Machine à danser 
11. La Machine à danser (D. Vangarde / J. Kluger) 5’07
12. Moin di yo (C. Bringtown) 3’59
13. J’ai prié (D. Vangarde / J. Kluger) 4’09
14. A.I.E. (A Moun’la)  (D. Vangarde / J. Kluger / Adapt. Babst)** 3’57
15. Moin Aime ou (D. Vangarde / J. Kluger) 2’30
16. Ma première Biguine Partie  (D. Vangarde / J. Kluger) 5’29
17. Belle-Ile-En-Mer (L. Voulzy / A. Souchon)*** 3’28

Plage 1 issue du disque “Le Bal Masqué”
Editions Zagora / Bleu Blanc Rouge P 1984  Productions Zagora
Produit par Daniel Vangarde pour Zagora

Plages 2 à 10 issues du disque  “Ca fait rire les oiseaux”
Editions Zagora / Bleu Blanc Rouge
Sauf * Editions Duchesse
Produit par Daniel Vangarde pour Zagora P 1986 Productions Zagora
Ingénieur du son : Didier Lozahic – deuxième ingénieur : Fabrice Sauré

Plages 11 à 17 issues du disque  “La Machine à danser”


Avec :
Claviers : Jean-Claude Naimro
Le joueur de Kora : Sourakata Koité
Flûte : Mike Mower

Editions Zagora / Bleu Blanc Rouge
Sauf ** Editions Bleu Blanc Rouge
*** Editions L. Voulzy

Produit par Daniel Vangarde pour Zagora P 1987 Productions Zagora
Ingénieur du son : Simon Sullivan – Assistant : Noël Rafferty - Studio Mayfair Londres 
Sauf plages 11 et 16 : Studio : Sarm West, Londres ;
Mixage : Jon Jacobs ; Assistant : Paul Wright.
  

CD4
La Machine à danser (suite)  
1. Africa Music (D. Vangarde / J. Kluger) 5’59  
2. Shala Shala (D. Vangarde / J. Kluger) 2’53  
3. De-O (Arrangement et paroles originales Babst) 2’32

Cayenne Carnaval  
4. Cayenne Carnaval  (D. Vangarde / J. Kluger / Babst) 4’33  
5. Avec les filles je suis doux  (D. Vangarde / J. Kluger) par Guy le batteur 3’25  
6. Bleu Jaune et Vert (D. Vangarde / J. Kluger) 4’17  
7. La Gourmandise (D. Vangarde / J. Kluger) 3’33  
8. La Bonne aventure (D. Vangarde / J. Kluger) 3’58  
9. Le 14 Juillet (D. Vangarde / J. Kluger) 3’42
10. L’Accordéon du fils du père Léon  (D. Vangarde / J. Kluger) 2’58
11. Santa Maria de Guadaloupe  (D. Vangarde / J. Kluger) 3’56
12. Do Assou Do (J. Sébéloué) 3’36
13. Sac Chambon la (C. Bringtown) 3’29
14. Bon anniversaire Maman  (D. Vangarde / J. Kluger) 2’55
15. Limbo (D. Vangarde / J. Kluger)
16. Annou Aye (A. Apatout) 2’33
17. Plaizy (C. Bringtown / J. Sébéloué) 3’11
18. La vie entre deux valises (D. Vangarde / J. Kluger) 3’27

Titre Bonus :
19. C’est aux vacances que va me préférence  5’10

Plages 1 à 3 issues du disque “La Machine à danser”

Avec :
Claviers : Jean-Claude Naimro
Le joueur de Kora : Sourakata Koité
Flûte : Mike Mower


Editions Zagora / Bleu Blanc Rouge
Produit par Daniel Vangarde pour Zagora P 1987 Productions Zagora
Ingénieur du son : Simon Sullivan – Assistant : Noël Rafferty - Studio Mayfair Londres 
Sauf plage 1 : Studio : Sarm West, Londres ;
Mixage : Jon Jacobs ; Assistant : Paul Wright.


Plages 4 à 18 issues du disque “Cayenne Carnaval”
Avec :
Claviers : Ronald Rubinel
Programmation : Frédéric Michot
Collaboration artistique : Jean Kluger

Enregistré au Studio Guillaume Tell, Paris
Ingénieur du son : Bruno Milonas – Assistante : Sophie Masson
Editions Zagora / Bleu Blanc Rouge
Produit par Daniel Vangarde pour Zagora P 1989 Productions Zagora 

Plage 19 : P 1990 produit par Daniel  Vangarde pour Zagora
Editions Zagora - Bleu Blanc Rouge

Merci à Thérèse Thoreux pour ses costumes, ses mises en scène, ses photos et ses inoubliables conseils. 

CD L’INTEGRALE LA COMPAGNIE CRÉOLE 1982-1990 © Frémeaux & Associés (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, albums, rééditions, anthologies ou intégrales sont disponibles sous forme de CD et par téléchargement.)

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