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LES COMPAGNONS DE LA CHANSON
1946-1958










Avec leurs quarante ans de carrière, les COMPAGNONS DE LA CHANSON restent le plus bel exemple de longévité de tous les ensembles vocaux, pour s’être produit avec le même professionnalisme tant sur les plus grandes scènes mondiales que dans la plus modeste salle des fêtes d’une petite ville de province. Leur profond respect du public, entretenu par un travail permanent et une constante remise en question dans le choix et l’évolution du répertoire et sans parler de leur indestructible amitié, furent les principaux facteurs de leur exceptionnel parcours qu’il m’est particulièrement agréable d’évoquer ici pour l’avoir suivi avec beaucoup de passion depuis mon plus jeune âge. 

En 1941, Louis Liébard ancien maître de chapelle de la cathédrale de Dijon, fonde à la Villa du Point du Jour dans les faubourgs de Lyon le groupe vocal “Les Compagnons de la Musique”. Dans cet ensemble d’expression artistique créé sous l’égide des Compagnons de France, cinq jeunes garçons sympathisent rapidement : Jean-Louis Jacob (qui se cache sous le pseudonyme de Jean-Louis Jaubert), Guy Bourguignon (dit “dents de lapin”), Jean Albert (surnommé “le petit rouquin”), Marc Holtz (excellent pianiste passionné d’harmonie, jouant aussi de la guitare et qui rapidement prendra le pseudonyme de Marc Herrand) et Hubert Lancelot (un beau gosse que le théâtre attire). C’est avec une grande fermeté que Louis Liébard dirige sa jeune équipe, composée de dix garçons et de trois filles, en leur imposant le travail quotidien des vocalises et des répétitions d’ensemble. Les résultats obtenus par cette discipline librement consentie leur permettent de se produire à travers le centre de la France en présentant un spectacle de chants et danses folkloriques, “Perrine était servante “étant le cheval de bataille de cette joyeuse équipe. Les circonstances de la guerre entraînent hélas la dissolution de ce groupe ; sans la tutelle de Louis Liébard, nos cinq amis cités plus haut et aidés de trois autres éléments présentent quelques spectacles en Ardèche. En 1943 à Lyon, Louis Liébard finit par rassembler ses Compagnons qui ont la chance d’accueillir dans leurs rangs un jeune ténor d’origine italienne à la voix exceptionnelle : Fred Mella. Avec ce nouveau soliste, en février 1944, les Compagnons de la Musique remportent un vif succès au Pathé-Palace de Lyon à la Nuit du Cinéma, félicités par le comédien Louis Seigner. Ce dernier va même jusqu’à les recommander aux organisateurs de la soirée de gala du 5 avril 1944 donnée à la Comédie Française au profit des veuves et orphelins de cheminots. Présente à cette soirée avec le Tout-Paris, Edith Piaf leur offre une prestation de quinze minutes à l’A.B.C et, consécutivement au succès remporté, ils vont enchaîner à Bobino, à l’Européen, au Lido, ainsi qu’au Bœuf sur le toit, au Casino-Montparnasse et même au Moulin-Rouge quelques jours avant la libération de Paris, le 24 août 1944. Suite à l’intervention de Louis Liébard auprès du Général Huet, Gouverneur militaire de la région de Lyon, nos amis toujours sous l’appellation des “Compagnons de la Musique”, sont engagés pour une tournée avec le Théâtre aux Armées. C’est à cette époque que Gérard Sabbat, le comique au nez en trompette, renonçant à être prêtre après deux ans passés au séminaire, vient s’intégrer au groupe vocal, ainsi que Jo Frachon, mesurant 1 mètre 89, très cultivé, fils d’une grande famille lyonnaise et possédant une magnifique voix de basse. Le comique Jacques Bodoin, totalement inconnu à l’époque et plus tard créateur du personnage de Philibert, ne fera qu’un très bref passage chez les Compagnons qui, requis par le Général de Lattre de Tassigny, entrent en Allemagne où ils chantent pour les prisonniers français non encore rapatriés. L’ensemble vocal “Les Compagnons de la Musique “alors composé de neuf éléments avec l’entrée de Jean Vergnaud, vient se fixer à Ville-d’Avray en région parisienne. En dépit des nombreuses propositions de contrats reçues par Jean-Louis Jaubert pour plusieurs music-halls, tant en France qu’en Belgique, Louis Liébard ne veut pas sacrifier aux chansons de variétés susceptibles de plaire à un plus large public, et persiste à ne vouloir interpréter que des œuvres folkloriques limitant ainsi la diversité du répertoire. Après bien des conflits internes et d’un commun accord, les Compagnons de la Musique se séparent de Louis Liébard le 15 février 1946 pour devenir LES COMPAGNONS DE LA CHANSON. 

C’est au 195 de la rue de l’Université dans le 7ème arrondissement que les COMPAGNONS DE LA CHANSON installent leur siège social ; Jean-Louis Jaubert devient le chef du groupe et responsable des contrats, la direction musicale revient évi­demment à Marc Herrand et Fred Mella unanimement reconnu pour être l’incomparable soliste que l’on sait. Des fonctions bien précises (secrétariat, responsable des costumes, archiviste…) sont aussi attribuées à chacun des autres Compagnons. Pour la dernière fois sous le nom des Compagnons de la Musique, ils se produisent au Forum de Liège, avant d’effectuer une tournée difficile de quinze jours en Allemagne avec Edith Piaf. Des sentiments profonds vont alors unir la chanteuse à Jean-Louis Jaubert, ce qui va favoriser la rapide et extraor­dinaire ascension des COMPAGNONS DE LA CHANSON. Edith Piaf leur conseille de choisir des chansons populaires pouvant être chantées et sifflées dans la rue et leur propose “Les trois cloches “de Jean Villard dit Gilles (on sait que sous ce pseudonyme il fut dans les années 30 le partenaire de A.M. Julien dans le numéro de duettistes Gilles et Julien). Pour mieux les convaincre d’adopter la chanson, Edith Piaf vient l’interpréter avec eux alors qu’ils se produisent le 11 mai 1946 en première partie d’un spectacle au “Club des Cinq”, prenant ainsi le risque de briser l’effet de son entrée pour la seconde partie du programme dont elle est la vedette. Edith Piaf et les Compagnons vont reprendre la même formule cinq jours plus tard au Palais de Chaillot, lors d’un unique récital où, dans un texte de Jean Cocteau, le comédien Maurice Escande présente officiellement au public les COMPAGNONS DE LA CHANSON. 

Le 25 juin 1946, Edith Piaf et les Compagnons enregistrent ensemble au mythique studio de la rue Albert dans le 13ème arrondissement pour les disques Columbia “Dans les prisons de Nantes” et “Céline”. Le 10 juillet, ils retournent au même studio pour fixer dans la cire “Les trois cloches” dans des conditions inconcevables aujourd’hui : un seul micro, un technicien, le disque étant gravé directement ne laissait aucun droit à l’erreur. Que feraient aujourd’hui nos “jeunes artistes” dont la réalisation d’un malheureux CD de dix titres demande souvent plusieurs mois de laborieux efforts ?  

C’est à cette époque que pour la scène, les COMPAGNONS DE LA CHANSON adoptent définitivement la chemise blanche, le pantalon bleu et les espadrilles. En septembre 1946, Paul Buissonneau, un titi parisien, s’intègre rapidement au groupe et devient le neuvième élément, une formule qui sera gardée jusqu’à la disparition de Guy Bourguignon en décembre 1969. En 1946, Edith Piaf et les Compagnons parcourent la France dans un spec­tacle dont la chanteuse assure en vedette la seconde partie, avant de triompher et toujours ensemble sur la scène du Théâtre de l’Etoile. Le public parisien les retrouve durant quinze jours à Bobino au début de l’année 1947. Une tournée les conduira même en Suisse et jusqu’en Scandinavie durant trois mois. Toujours en 1947, les Compagnons et Edith Piaf tournent le film “Neuf garçons et un cœur” réalisé par Georges Freedland, entourés de Lucien Baroux, Lucien Nat et Marcel Vallée. Si le film (sorti en salles à Paris le 24 mars 1948) n’est pas à classer parmi les chefs-d’œuvre du cinéma français, il permet toutefois d’y apercevoir quel­ques Compagnons de la première époque avant qu’ils ne quittent le groupe : Paul Buissonneau, Jean Albert et Marc Herrand. Parmi les chansons interprétées dans ce film, dont quelques-unes sont incomplètes, citons : “Douce nuit”, “L’ours ” (de Charles Trenet) et surtout “Les trois cloches” et “C’est pour ça” chantées avec Edith Piaf. Le Théâtre de l’Etoile les accueille à nouveau en septembre 1947, toujours avec Edith Piaf et ensemble ils embarquent le 8 octobre de la même année sur le Queen Elizabeth pour se produire au Play – House de New York où le tour de chant des Compagnons est chaleureusement apprécié. L’accueil fait à Edith Piaf est curieusement plus réservé, le public amé­ricain habitué aux stars, meneuses de revues-danseuses et couvertes de paillettes n’étant pas sensible aux chansons réalistes, pas plus qu’à la silhouette de la Môme, fragile et sans maquillage dans sa petite robe noire. Il faudra une mise au point faite dans la presse pour voir Edith Piaf triompher durant huit semaines au Versailles dans le quartier de Manhattan. Les Compagnons terminent leur contrat de cinq mois aux U.S.A. en se produisant sans Edith Piaf, à Miami et à Boston. Ils effectuent leur retour en France en embarquant à nouveau sur le Queen Elizabeth le 12 mars 1948. A Paris, ils retrouvent le studio de la rue Albert pour l’enregistrement de quelques chansons dont “Les gendarmes s’endorment sous la pluie”, “Les vieux bateaux”, “Les yeux de ma mère”… dans des arran­gements vocaux de Marc Herrand. Un peu plus tard, ils vont être les premiers à interpréter et à enregistrer les chansons des nouveaux auteurs-compositeurs de l’époque : “Catherine” (de Georges Ulmer), “Cinq filles à marier”, “Il pleut” et “Il y avait trois jeunes garçons” (de Charles Aznavour), “Mon bateau “(de Francis Lemarque), “Un dimanche” (d’Henri Salvador). Toujours en co-vedettes avec Edith Piaf, ils se font applaudir aux Ambassadeurs, à l’A.B.C et au Gala de l’Union des Artistes au Cirque d’Hiver où, pour interpréter “Les trois cloches” et exceptionnellement en smokings, ils entourent Edith Piaf portant une robe du soir en mousseline blanche spécialement créée par Jacques Fath. Le 3 septembre 1948, et toujours en compagnie d’Edith Piaf, après un voyage dans un Constellation, ils assurent une tournée de trois semaines au Canada avant de rejoindre New York pour triompher au Directoire, un élégant cabaret de la ville, tandis qu’Edith Piaf est une fois encore chaleureusement saluée au Versailles. Les Compagnons sont ensuite engagés pour quatre semaines au Ciro’s sur Sunset Boulevard à Los Angeles où les plus grandes stars du cinéma et du music-hall viennent les applaudir : Judy Garland, Bette Davis, Dorothy Lamour, James Stewart…

Un pénible voyage de quatre jours en train conduit nos neuf Compagnons à Montréal où ils retrouvent Roche et Aznavour alors débutants, Félix Leclerc et Charles Trenet qui, spécialement pour eux, écrit “Le Roi Dagobert” et “Mes jeunes années” hâtivement griffonnée sur une nappe en papier d’un Spaghetti-House. Marc Herrand harmonise rapidement la mélodie, écrit l’arrangement vocal et en assure sur scène l’accompagnement à la guitare. A leur retour à Paris, après six mois d’absence, l’enregistrement de “Mes jeunes années” est réalisé le 25 février 1949 pour les disques Columbia. Une dernière fois et durant sept semaines ils vont encore partager l’affiche de l’A.B.C. avec Edith Piaf qui fatiguée et aphone devra momentanément être remplacée par Yves Montand. Les Compagnons sont évidemment les invités des grandes émissions radiophoniques de variétés de l’époque : “Pêle-mêle” (de Jean-Jacques Vital), “Train de plaisir” (d’Aimée Mor­timer), “Parade d’amour” et “La kermesse aux chansons” (d’Henri Contet), “Silence antenne” (de Robert Beauvais). En 1949, de longues tournées les conduisent en Egypte, au Liban et en Syrie. Jeune marié, Paul Buissonneau jugeant ces activités trop débordantes, donne sa démission en septembre 1950. Il est aussitôt remplacé par René Mella, le frère cadet de Fred ; il s’incorpore rapidement au groupe et débute au London – Casino avant d’affronter la scène de l’A.B.C lors de la rentrée parisienne en décembre 1950 avec de nouvelles chansons dont “Ce sacré vieux soleil”, “Retour ” (de Charles Aznavour), “Ave Maria” (de Varel et Bailly), “Mona Lisa”… On ne sait pourquoi dix de ces chansons furent éditées entre 1949 et 1951 sur l’étiquette verte de cinq 78 tours Pathé, l’ensemble de leur production phonographique étant paru, jusqu’en 1962, chez Columbia. L’année 1951 est marquée par la démission soudaine de Marc Herrand qui, à la suite de sa rencontre avec la chanteuse Yvette Giraud, vedette de la première partie du spectacle de l’A.B.C, décide de devenir son mari, son pianiste, son arrangeur et son plus précieux conseiller. Ensemble et aujourd’hui encore, après des années de triomphes notamment au Japon, ils forment le couple le plus uni de toute l’histoire de la chanson française en coulant des jours heureux à Strasbourg. Pour la dernière fois avec les Compagnons, Marc Herrand assure une brillante tournée aux Etats-Unis (Le Waldorf Astoria de New York, le Palace de Broadway, Washington …). Le grand vide causé par le départ de Marc Herrand est heureusement comblé par l’entrée de Jean Broussolle dans les rangs des Compagnons. Jean Broussolle, musicien professionnel et ex-membre de l’orchestre de Marcel Coestier, auteur-compositeur d’un grand talent, joue magnifiquement de la trompette et du violon, mais aussi et très bien du piano, de la guitare, du saxo, de l’harmonica… Incroyable ! Exceptionnellement doué, c’est donc avec une grande facilité qu’il s’intègre à l’ensemble à partir de février 1952. Multi-instrumentiste, Jean Broussolle va renou­veler et moderniser les prestations scéniques des Compagnons avec des sketches musicaux de son écriture où chaque élément pratique un instrument. De jour en jour, chaque Compagnon doit apprendre le clairon, la cornemuse, le tambour, la trompe de chasse et plus tard pratiquer adroitement le tuba et la flûte (Gérard Sabbat), le saxophone (Hubert Lancelot), la clarinette et le basson (René Mella)… les instruments de percussion étant confiés à Guy Bourguignon et Jean-Louis Jaubert. C’est aussi en 1952 que les Compagnons unissent leurs voix à celles d’une quarantaine de Petits Chanteurs à la Croix de Bois dirigés à l’époque par Monseigneur Maillet. Ils effectueront ensemble plusieurs tournées en France et à l’étranger et seront à Paris Salle Pleyel et au Théâtre des Champs-Elysées. Appelé au service militaire, Gérard Sabbat est remplacé durant l’année 1953 par Mario Hirlé, accordéoniste et chanteur alsacien, toujours disponible à chaque absence ou défaillance d’un Compagnon. En septembre 1956, Jean Albert dit “le petit rouquin “quitte ses amis pour tenter seul une carrière que sa voix hélas ne lui permet pas, mais confiant pour avoir remporté un certain succès par ses dons d’acrobate et de prestidigitateur lors de la tournée de cinq mois sous le chapiteau du Radio-Théâtre. Jean Albert est remplacé avantageusement musicalement par Jean-Pierre Calvet, excellent musicien (guitare et trombone), tandis que René Mella devient le sportif du groupe, en particulier pour “Le cirque” et Gérard Sabbat jouant de son physique pour les interventions comiques. Jean Broussolle et Jean-Pierre Calvet deviennent les heureux complices pour l’écriture (paroles et musique), les arrangements et les adaptations des nouvelles chansons des COMPAGNONS DE LA CHANSON parmi lesquelles : “Gondolier”, “Si tu vas à Rio”, “Guitares et tambourins”, “Le marchand de bonheur”, “Ronde mexicaine”, “Allez savoir pourquoi” et tant d’autres qu’il est impossible de toutes citer ici. Sur le plan discographique, les Compagnons quittent les disques Columbia en 1962 et signent chez Polydor pour l’enregistrement d’une cinquantaine de chansons. A partir de 1966, c’est sur le label C.B.S. que plus de cent titres vont être enregistrés dont certains succès créés et partagés avec d’autres artistes. Le 29 décembre 1969, Guy Bourguignon, l’une des trois basses, est emporté par une septicémie. Il ne sera pas remplacé et à compter de cette date les Compagnons ne se présenteront qu’à huit éléments. En décembre 1972, Jean Broussolle fatigué et désirant se consacrer exclusivement à l’écriture de chansons, se retire en Camargue où il décèdera en 1984. Il est remplacé par un excellent musicien, Michel Cassez (saxos et clarinette) plus connu sous le pseudonyme de Gaston. Il devient alors l’élément visuel principal de tous les sketches musicaux écrits en fonction de ses talents d’homme-orchestre et de fantaisiste.  

LES COMPAGNONS DE LA CHANSON ont fait leurs adieux au public durant cinq semaines à l’Olympia en août 1983, leur dernier récital ayant été présenté le 15 mars 1985 après une longue tournée au Canada. Aujourd’hui encore, Fred Mella poursuit seul une belle carrière en de nombreux galas à travers la France et même l’étranger avec de nouvelles chansons et bien évidemment la reprise des immortelles créations des COMPAGNONS DE LA CHANSON dont il fut fidèlement pendant quarante ans le merveilleux soliste à l’exceptionnelle voix d’or. Puissent ces quelques lignes me permettre de lui exprimer ici toute mon admiration et conforter notre longue et belle amitié. Les 36 chansons présentées dans ce coffret ont été enregistrées par LES COMPAGNONS DE LA CHANSON entre 1946 et 1958 dans des arrangements vocaux signés Marc Herrand (jusqu’en 1952), Nino Nardini (pianiste et chef d’orchestre rencontré lors de la tournée du Radio-Théâtre) et Jean Broussolle. On a déjà évoqué plus haut les circonstances dans lesquelles fut créée avec Edith Piaf la chanson “Les trois cloches” (CD1-N°1), mais chacun saura apprécier l’originalité de l’arran­gement et de la mise en scène de “L’ours” (CD1-N°2) chanson de Charles Trenet que son auteur-­compositeur n’enregistrera qu’en janvier 1951 avec le seul soutien du piano de Norbert Glanzberg, dans une version qui ne peut rivaliser avec le superbe disque des Compagnons, un 78 tours de 30 cm de diamètre, couplé au verso avec “La Marie” d’André Grassi (CD1-N°3). On notera aussi l’adaptation française par Jo Frachon (l’une des trois basses du groupe) de “Légende indienne”  (The cry of the wild goose) (CD1-N°10) et celle de Jean Broussolle sur “I believe” (Je crois en toi) (CD1-N°13) l’une des plus marquantes créations de Frankie Laine. Autre chanson écrite par Jean Broussolle sur une musique de Gilbert Bécaud “Alors, raconte” (CD1-N°18) fut souvent interprétée tant sur scène qu’à la télévision par les Compagnons groupés autour du piano tenu par… Jean Broussolle. Du même musicien pour lequel j’ai vraiment la plus vive admiration, “Le violon de tante Estelle” (CD1-N°17) reste un morceau d’anthologie par l’originalité du sujet et surtout la parfaite réussite de l’arrangement vocal, sans parler de la virtuosité du violoniste, encore et toujours Monsieur Broussolle en l’occurrence. Il est aussi le parolier des chansons de l’opérette “Minnie Moustache”, musique de Georges Van Parys, créée par les Compagnons à la Gaîté-Lyrique en 1957, un spectacle qui n’obtint pas le succès escompté malgré la mise en scène de Robert Manuel et la présence de Ginette Baudin et Jean Lefebvre. De “Minnie Moustache”, j’ai retenu “San Francisco” (CD2-N°6), l’action de l’opérette se situant en 1850 en Californie envahie par les chercheurs d’or. Merveilleux et fidèles serviteurs des plus grands auteurs et compositeurs de la chanson française dont Georges Brassens avec “La prière” (CD1-N°16) et “La chanson pour l’Auvergnat” (CD2-N°1) de Gilbert Bécaud avec “C’était mon copain” (CD1-N°15), “Alors, raconte” (CD1-N°18), “Je t’appartiens “(CD2-N°4) et “Le jour où la pluie viendra” (CD2-N°15), de Charles Aznavour avec “Une enfant” (CD1-N°12), “Sur ma vie”  (CD2-N°5), “Sa jeunesse”(CD2-N°8) et “Sarah”  (CD2-N°17) ou encore de Jean Constantin avec “Lettre à Virginie” (CD2-N°2) LES COMPAGNONS DE LA CHANSON ont sacrifié en 1957 à la mode du calypso mondialement popularisé par Harry Belafonte, avec “Day O” (CD2-N°7) et “Marianne”  (CD2-N°12), mais aussi “Cindy”, “Pâques à la Trinité”… et d’autres rythmes latinos, toujours sur des paroles du prolifique Jean Broussolle : “C’était hier” (CD2-N°13), musique d’Henri Salvador et “Si tu vas à Rio” (CD2-N°18), authentique musique brésilienne conduisant au carnaval les écoles de samba.  

Le 19 octobre 2002 fut inaugurée dans le 5ème arrondissement de Lyon la Place des COMPAGNONS DE LA CHANSON située à 200 mètres de la Villa du Point du Jour (où les cinq premiers Compagnons se sont rencontrés 51 ans plus tôt) devant 2000 fidèles admirateurs venus saluer : Fred Mella, Jean-Louis Jaubert, Marc Herrand, Gérard Sabbat, René Mella et Michel Cassez (Gaston). Etaient présentes à cette merveilleuse rencontre : Mesdames Yvette Giraud (épouse de Marc Herrand), Suzanne Mella, Brigitte Broussolle, Annie Calvet, Mireille Lancelot, Jacky Mella… et leurs enfants. Admirateur et collectionneur passionné de l’œuvre gigantesque des COMPAGNONS DE LA CHANSON depuis l’âge de dix ans, mais hélas retenu par des obligations professionnelles, je déplore aujourd’hui encore de n’avoir pu assister à cette inauguration riche en émouvantes retrouvailles.
Dany LALLEMAND
© FRÉMEAUX & ASSOCIÉS/GROUPE FRÉMEAUX COLOMBINI SAS, 2009   

Un grand merci à Ida Quicray pour sa disponibilité et sa patience devant l’ordinateur.
Disques originaux (78, 45 et 33 tours) et photos : Collection Dany Lallemand.  

english notes
The group known as LES COMPAGNONS DE LA CHANSON has enjoyed a career lasting four decades. They remain the most striking example of longevity from amongst all the French vocal ensembles, and they have shown the same professionalism on stages from the world’s largest venues to the smallest village halls. Their profound respect for the public, their constant attention to detail in the choices made to develop their repertoire, together with their indestructible friendship, have been the major factors of this exceptional career, a story I can take great pleasure in telling for having been one of their most enthusiastic followers ever since I can remember. In 1941 a vocal group called “Les Compagnons de la Musique” was founded in Lyon by Louis Liébard, a former choirmaster at Dijon cathedral. Five youngsters in the group quickly became friends: Jean-Louis Jacob (known by the pseudonym Jean-Louis Jaubert); Guy Bourguignon (called “Rabbit Teeth”); Jean Albert (nicknamed “little Redhead”); Marc Holtz (he was an excellent pianist with a passion for harmony and he also played guitar — he took the stage-name Marc Herrand); and Hubert Lancelot (a handsome young man who longed to be an actor). Louis Liébard kept a firm hand leading his young troupe (ten boys, three girls) through daily rehearsals, and they appeared in the provinces with a show based on folk-songs and traditional dances. When war came the group broke up; without their mentor Louis Liébard, the five youngsters conti­nued locally with three others, but in 1943 the Compagnons were reunited by Liébard and joined by a young tenor of Italian origin whose voice was exceptional: Fred Mella. Edith Piaf had occasion to hear them and gave them their chance: a 15-minute show at the ABC theatre. It was such a success that they went on to play at Bobino, the Lido, and even the Moulin-Rouge just before the Liberation of Paris. A prankster named Gérard Sabbat – he’d studied for the priesthood – joined them, as did Jo Frachon, a six-footer (and magnificent bass) from an old Lyon family. The “Compagnons de la Musique,” now nine in number thanks to the arrival of Jean Vergnaud, settled in Ville-d’Avray just outside Paris. By now Jean-Louis Jaubert was receiving offers for the ensemble to appear in music-halls, but Louis Liébard didn’t want them to become a pop-group and they continued singing folksongs; after many internal conflicts, they finally parted company with Liébard and the singers became LES COMPAGNONS DE LA CHANSON.

Jaubert took charge of the contracts; the music-directors (inevitably) were Herrand and Mella, the latter now recognised as the peerless soloist we all know. Various tasks (paperwork, costumes, etc.) were attributed to each of the Compagnons. They toured with Piaf in Germany, a difficult period, and then Piaf fell for Jean-Louis Jaubert, which did much to accelerate the career of the Compagnons de la Chanson. She suggested popular songs, the kind people whistled in the street, and among them was “Les trois cloches”, which she sang with them in 1946 when they opened for Piaf at a club; it was seen as something of a risk (after all, she appeared onstage before her own performances, losing the effect of surprise), but it turned out fine: they did the same song again at the Palais de Chaillot five days later at a recital, and the Compagnons de la Chanson were officially introduced to the public.  On June 25th 1946 Edith Piaf and the Compagnons recorded together for Columbia, singing “Dans les prisons de Nantes” and “Céline”. Two weeks later they went back and recorded “Les trois cloches” in conditions that would be unbelievable today: a single microphone, one engineer, and a direct-to-disc recording that left no room for mistakes... 

It was at around this time that the Compagnons adopted their traditional stage-dress: white shirt, blue trousers and sandals... Paul Buissonneau from Paris became the ninth member of the group in September ‘46; they would remain a nine-piece until Guy Bourguignon passed away in December 1969. With Piaf the star of the second half of the show, they toured all over France in 1946. In 1947 they made a film, still with Piaf, (Georges Freedland’s “Neuf garçons et un cœur”). The film wasn’t a masterpiece but it still remains the only visual trace of the Compagnons as they were before the departures of MM. Buissonneau, Albert and Herrand. On October 8th 1947 the Compagnons boarded the Queen Elizabeth to appear at New York’s Play House. America gave them a warm reception but, curiously, the welcome reserved for Piaf was rather restrained: American audiences were used to revues whose stars were dancers covered in glitter, and quite unused to songs of realism sung by a fragile silhouette in a little black dress... Only an explanation of the phenomenon in the press could help America to accept them; the group, with Piaf, went on to triumph for eight weeks at the Versailles theatre in Manhattan. The Compagnons concluded their 5-month American contract in Miami and Boston, this time without Piaf. On their return to France they recorded again, singing Herrand’s vocal arrangements of “Les vieux bateaux” and “Les yeux de ma mere” among others. Later, they were the first to record the works of young singer-songwriters who were then unknown: Aznavour, for example (“Il y avait trois jeunes garcons”), or Henri Salvador (“Un dimanche”). Piaf rejoined them at an Artists’ Gala Concert held at the Cirque d’Hiver in Paris where, for once, the Compagnons wore tuxedoes, surrounding Piaf dressed in white muslin. In September ‘48 she accompanied them to Canada for three weeks and then they went to New York and on to Los Angeles, playing at Ciro’s on Sunset Boulevard for an audience that included Judy Garland, Bette Davis, Dorothy Lamour and James Stewart… They returned to Montreal (a 4-day train journey!) and met up with Charles Trenet, who wrote “Le Roi Dagobert” for them, scribbled on a paper napkin borrowed from an Italian restaurant; Marc Herrand wrote the melody’s harmonies and a vocal arrangement, and he played guitar to accompany them onstage. On February 25th 1949 they recorded “Mes jeunes années” for Columbia in Paris, and then accom­panied Piaf for the last time (seven weeks at the ABC); Piaf was tired and had lost her voice: her temporary replacement was... Yves Montand. Regularly featured on the radio, the Compagnons also undertook long tours, visiting Egypt, Lebanon and Syria that same year. Now newly-married, Paul Buissonneau found it all too much and resigned a year later. He was replaced by Fred Mella’s younger brother René, who quickly settled in: two months later they revealed a new repertoire to Parisians at the ABC which included Aznavour’s “Retour”, “Mona Lisa”… Strangely, 10 of these songs were released between ‘49 and ‘51 on five 78s with the green label of Pathé — a curious exception since everything else they released (up until 1962) was on the Columbia label. 

In 1951 Marc Herrand suddenly resigned from the Compagnons; he’d met singer Yvette Giraud and they’d decided to marry. He became her pianist and arranger as well as her husband and most precious advisor. They are still together today after years of success around the world, living in Strasbourg. They form the most faithful couple in the history of French Chanson. Herrand’s final appearances with the Compagnons were part of a brilliant American tour that took the singers from New York’s Waldorf Astoria to Washington. The void left by Herrand’s departure was filled by Jean Broussolle, a talented singer-songwriter and professional musician who played trumpet and violin magnificently, but also guitar, saxophone, harmonica… It was incredible! He was exceptionally-gifted and from February 1952 onwards he developed and modernised the Compagnons’ stage-shows, adding his own musical sketches in which each singer played an instrument. Day after day, each Compagnon learned to play bugle or bagpipes, drums or hunting-horn, tuba, flute (Gérard Sabbat), saxophone (Hubert Lancelot), clarinet and bassoon (René Mella)… while Guy Bourguignon and Jean-Louis Jaubert took up percussion instruments. When Gérard Sabbat had to do his military service in 1953, he was replaced by Mario Hirlé, an accordionist and singer from the Alsace region who was always ready to step in for one of the Compagnons if need be.  Other changes followed: in September 1956, Jean Albert, a.k.a. “little Redhead”, left his friends and companions to try his luck at a solo career; his voice, alas, let him down, but he did enjoy success: he was also an acrobat and something of a magician, as people delightedly discovered during his five-month stint with “Radio-Théâtre”. Jean Albert left the group, too: his worthy replacement was an excellent musician (guitar, trombone) named Jean-Pierre Calvet. There were changes for those who stayed, also: René Mella became the group’s athlete, especially for “Le cirque”, and he did comic interludes with Gérard Sabbat.  Jean Broussolle and Jean-Pierre Calvet worked together on the writing side (lyrics and music), and they also became arrangers, adapting the new songs of the Compagnons and making a success of such tunes as “Gondolier”, “Si tu vas à Rio”, “Gui­tares et tambourins”, “Ronde mexicaine” and many others too numerous to mention here. As for the group’s studio-activities, the Compagnons left Columbia Records in 1962 and signed a four-year contract with Polydor which produced some fifty songs. In 1966 they moved to CBS, and this time recorded over one hundred songs for the label, some of them with other artists, but all of them successful. In 1969, on December 29th, one of the group’s three basses, Guy Bourguignon, died of septicaemia. He was never replaced, and from 1970 onwards the Compagnons were eight. Two years later, Jean Broussolle decided to retire and went to live in the Camargue; tired of touring, he decided to devote his time to writing songs (he was to pass away in 1984). Broussolle was replaced by Michel Cassez, another excellent musician (saxophones and clarinet), better known as “Gaston”. Cassez became the main visual performer in the group’s musical sketches, usually written with the man’s orchestral and entertainment talents in mind.  The Compagnons de la Chanson bade farewell to the French public in a five-week engagement at the Paris Olympia music-hall in August 1983; their ultimate concert was held on March 15th 1985 after a lengthy Canadian tour. Fred Mella has pursued a solo career that has taken him throughout France and abroad, with both new songs and new versions of the immortal classics created by the group he came to represent during more than four decades. Mella’s voice was made of gold, and I’d be happy if these few lines expressed my admiration for him even half as well as he always sang. Our long friendship has been a beautiful experience. 

The 36 songs included in this boxed-set were recorded by Les Compagnons de la Chanson between 1946 and 1958, with the vocal arrangements written by Marc Herrand (until 1952), Nino Nardini (a pianist and bandleader they’d met during their “Radio-Théâtre” tour), and Jean Broussolle. The circumstances surrounding the first performance of the song that opens this collection, “Les trois cloches” (CD1-N°1) with Edith Piaf, are outlined above. In the set’s second title you can admire the original setting of “L’ours” (CD1-N°2), a song by Trenet, who recorded it himself on a 12” 78rpm record, backed with André Grassi’s “La Marie” (CD1-N°3), but this version is largely superior. Listeners can also note bass-singer Jo Frachon’s French adaptation of “Légende indienne” [“The cry of the wild goose”] (CD1-N°10) and Jean Broussolle’s version of “I believe” [“Je crois en toi”] (CD1-N°13), one of Frankie Laine’s memorable songs. Another Broussolle song (with music by Gilbert Bécaud) is “Alors, raconte” (CD1-N°18), which was often performed onstage and on television by the Compagnons with Broussolle as their pianist. My admiration for Broussolle knows no bounds and his “Le violon de tante Estelle” (CD1-N°17) is worthy of any anthology: an original subject, perfect vocal arrangements and an excellent violin contribution... all the work of Monsieur Broussolle himself.  Jean also wrote the lyrics to the songs of the operetta “Minnie Moustache”, which the Compagnons premiered in 1957: here you can find “San Fran­cisco” (CD2-N°6), a tribute to the Californian gold-seekers in the 1850’s. Both discs in this set contain samples of the group’s devotion to the great French singer-songwriters in the Chanson genre: Brassens, with “La chanson pour l’Auvergnat” (CD2-N°1); Gilbert Bécaud, with “Alors, raconte” (CD1-N°18); Aznavour, with “Une enfant” (CD1-N°12) and “Sarah” (CD2-N°17); and also Jean Constantin’s “Lettre à Virginie” (CD2-N°2). The Compagnons became ‘fashion-victims’ in 1957 when they recor­ded Harry Belafonte’s calypso-song “Day O” (CD2-N°7) and also many others with Latin rhythms and lyrics provided by the pen of the prolific Jean Broussolle: Henri Salvador’s “C’était hier” (CD2-N°13) or “Si tu vas à Rio” (CD2-N°18) are examples, authentic Brazilian music that invites the listener to join the swaying samba-schools of the Carnival.  On October 19th 2002, the City of Lyon inaugurated a square that is now known as the “Place des Compagnons de la Chanson”, only 300 yards from the Villa du Point du Jour where the five first Compagnons had met 51 years earlier. Over 2000 people crowded into the square to greet Fred Mella, Jean-Louis Jaubert, Marc Herrand, Gérard Sabbat, René Mella and Michel Cassez (Gaston), accompanied by their wives... and their children. I’ve been collecting records and souvenirs of the Compagnons since I was ten years old, and my only regret is that I couldn’t attend that ceremony in Lyon. By all accounts, it was an occasion filled with emotion. 
Dany Lallemand - Translated by Martin Davies 
© 2009 Frémeaux & Associés – Groupe Frémeaux Colombini 

Special thanks to Ida Quicray for her patience and willingness in front of the computer.
Original discs (78, 45 and 33rpm): The Dany Lallemand Collection. 

Discographie
CD 1
1. Les trois cloches (avec Edith PIAF) (Jean Villard – arr. Marc Herrand) 4’10
Columbia DFX 242 – CLX 2465-1 10 juillet 1946  
2. L’ours (Charles Trenet – arr. Marc Herrand) 3’42
Columbia DFX 245 – CLX 2470-1 9 octobre 1946  
3. La Marie (André Grassi – arr. Marc Herrand) 3’36
Columbia DFX 245 – CLX 2495-2 15 juillet 1947  
4. L’enfant au cœur d’or (Jacques Larue – Jean Lutèce – arr. Marc Herrand) 3’03
Columbia BF 187 – CL 8373-1 27 mars 1947  
5. Le prisonnier de la tour (Francis Blanche – Gérard Calvi – arr. Marc Herrand) 3’05 
Columbia BF 148 – CL 8570-1 1er septembre 1948  
6. Mes jeunes années (Charles Trenet – Marc Herrand- arr. Marc Herrand) 3’18
Columbia BF 131 – CL 8650-1 25 février 1949  
7. Jean le pêcheur (Louis Amade – Alain Romans – arr. Marc Herrand) 2’19
Pathé PG 334- CPT 7192-1 1er octobre 1949  
8. Le chant du galérien (Maurice Druon – Léo Poll – arr. Marc Herrand) 3’09
Columbia BF 299 – CL 8768-1 7 mars 1950  
9. Aux marches du palais (Jo Frachon – arr. Marc Herrand) 2’58
Columbia BF 357- CL 8942-22 31 janvier 1951
10. Légende indienne (The cry of the wild goose) 2’49
(Jo Frachon – Terry Gilkyson – arr. Marc Herrand) Pathé PG 497 – CPT 8218-21 21 mai 1951
11. Si jamais (Marc Lanjean – Bruno Coquatrix) 2’33
Columbia BF 438 – CL 9048-21 18 octobre 1951
12. Une enfant (Charles Aznavour – Charles Aznavour, Robert Chauvigny) 2’20
Columbia BF 438 – CL 9058-21 25 octobre 1951
13. Je crois en toi (I believe) (Jean Broussolle – E. Drake, I. Graham, J. Shirl, A. Tillman) 2’02
Columbia BF 572 – CL 9471-21 4 juin 1953
14. Moulin – Rouge (du film “Moulin-Rouge”) (Jacques Larue – Georges Auric) 2’01
Columbia BF 592 – CL 9555-21 22 octobre 1953
15. C’était mon copain (Louis Amade - Gilbert Bécaud) 3’00
Columbia BF 592 – CL 9556-21 22 octobre 1953
16. La prière (Francis Jammes – Georges Brassens) 2’56
Columbia BF 602 – CL 9615-21 18 décembre 1953
17. Le violon de tante Estelle (Jean Broussolle - arr. Jean Broussolle) 5’03
Columbia 45 tours SCRF 169 – 7 XCL 5210 8 mars 1955
18. Alors raconte (Jean Broussolle – Gilbert Bécaud – arr. Jean Broussolle) 4’08
Columbia 45 tours SCRF 199 – 7 XCL 5332 Fin 1955 

CD 2
1. Chanson pour l’Auvergnat (Georges Brassens – arr. Nino Nardini) 2’30
Columbia 45 tours SCRF 182 7XCL 5276 7 avril 1955  
2. Lettre à Virginie (Jean Constantin – arr. Nino Nardini) 2’59
Columbia BF 694 – CL 9970-21 25 janvier 1955  
3. Avec ce soleil (Jacques Larue – M.Philippe –Gérard - arr. Nino Nardini) 2’13
Columbia 45 tours SCRF 182 7XCL 5277 7 avril 1955   
4. Je t’appartiens (Pierre Delanoé – Gilbert Bécaud – arr. Nino Nardini ) 2’16
Columbia 45 tours SCRF 184 7XCL 5282 8 septembre 1955  
5. Sur ma vie (Charles Aznavour – arr. Nino Nardini) 2’21
Columbia 45 tours SCRF 184 7XCL 5283 8 septembre 1955  
6. San Francisco (de l’opérette “Minnie Moustache”)  2’40
(Jean Broussolle – Georges Van Parys) Orch. Wal – Berg Columbia 33 tours FS 1067 janvier 1957  
7. Day O (The banana boat song) (J. Larue – E. Darling, B. Carey et A. Arkin) 2’34
Columbia 33 tours FS 1070 1957  
8. Sa jeunesse (Charles Aznavour – arr. Nino Nardini) 3’13
Columbia 33 tours FS 1070 1957  
9. Moisson (La terre est basse) (René Rouzaud – Louis Ferrari – arr. Nino Nardini) 2’52
Columbia 33 tours FS 1070 1957
10. Le premier matin (True love) du film “La Haute Société”  2’12
(Pierre Delanoé – Cole Porter – arr. Nino Nardini) Columbia 33 tours FS 1070 1957
11. Ronde, ronde, ronde (Jacques Larue – Stallman et Shapiro – arr. Nino Nardini) 1’52
Columbia 45 tours EP ESRF 1131 1957
12. Marianne (Jacques Larue – T. Gilkyson, F. Miller, R.Dehr) 2’47
Columbia 45 tours EP ESRF 1131 1957
13. C’était hier (Jean Broussolle – Henri Salvador) 2’34
Columbia 45 tours EP ESRF 1131 1957
14. Gondolier (Jean Broussolle – Pete de Angelis – arr. Jean Broussolle) 2’45
Columbia 45 tours EP ESRF 1131 20 décembre 1958
15. Le jour où la pluie viendra (Pierre Delanoé – Gilbert Bécaud) 2’21
Columbia 33 tours FS 1078 31 janvier 1958
16. Au Venezuela (François Llénas – R. Swing) 2’24
Columbia 33 tours FS 1078 31 janvier 1958
17. Sarah (Jacques Plante – Charles Aznavour) 2’42
Columbia 33 tours FS 1078 20 décembre 1958
18. Si tu vas à Rio (Jean Broussolle – Carvalhinho) 3’00
Columbia 33 tours FS 1078 20 décembre 1958 

CD LES COMPAGNONS DE LA CHANSON 1946-1958 © Frémeaux & Associés (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, albums, rééditions, anthologies ou intégrales sont disponibles sous forme de CD et par téléchargement.)

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