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CŒUR DE CHAUFFE
“couleur cachée”  

Gérard Tarquin
Biguines & Mazurkas
Créoles
Today






Cet album est dédié à Roland Zobel dit “Zozo” décédé le 28 mars 2004.


Le groupe “Cœur de Chauffe” est composé de :
Gérard Tarquin (clarinette, vocal dans 1, 6, 12, 13, 15)
Denis Carterre (trombone)
Norbert “Roro” Congrega (banjo)
Roland Pierre-Charles (accordéon, piano dans 16, vocal dans 2, 7, 11)
Pierre Jean (piano, sauf 16)
Alain Huguet (contrebasse)
Michel Senamaud (batterie)
Fifi Naeder et Pipou Couret (percussions)
Maura Michalon (vocal dans 3, 8, 14)
Valentine, Julia, Charlotte, Marion, Adrien (chœurs)
Marie (catering)

Contact : tarquin.gerard@wanadoo.fr
Enregistrement réalisé à Anduze en juillet 2003.
Prise de son, mixage et mastering : Thierry Grimbard (Polystudio, Saint-Pierre-sur-Vence).
Photo de couverture : Mémé Laurence (photo de famille)

COULEUR CACHÉE

Stellio, Delouche et les Coppet… tout est dit. Voici un disque qui honore la clarinette créole, la vraie, l’authentique : celle qui ravissait les habitués du Bal Blomet dans les années cinquante, celle qui, bien avant cela, déclencha la révolution dans les dancings parisiens des années trente en y faisant connaître la biguine des lointaines Antilles. Mais qu’on ne s’y trompe pas. Les musiciens ne sont pas réunis, par volonté passéiste, pour une cérémonie du souvenir dans le but d’exhumer des fantômes. Non. C’est une clarinette bien actuelle, bien vivante, remplie de fougue, d’énergie et de fraîcheur, avec sa personnalité originale, qui nous est livrée ici. On en est convaincu dès les premières notes.L’âme du CD et du groupe “Cœur de Chauffe” est le clarinettiste de souche martiniquaise Gérard Tarquin. Ce n’est pas un inconnu. Tous ceux qui étaient adolescents dans les années soixante ont encore en tête cet orchestre de lycéens un peu fous qui enchanta leur jeunesse en relançant en France, en pleine vague yéyé, la musique de la Nouvelle-Orléans. Vous avez deviné : il s’agit de l’orchestre des Haricots Rouges, qui vient d’ailleurs de fêter son quarantième anniversaire. Gérard Tarquin, rempli de toute sa passion pour la musique créole, en est un des fondateurs et le seul à avoir accompagné le groupe sans discontinuer depuis sa création.

Gérard Tarquin est né en 1943 à Paris. Son papa Albert avait débarqué de la Martinique en 1930 à l’âge de quatorze ans, accompagné de sa maman Laurence et de ses quatre frères et soeur. Quand viennent les vacances scolaires, le jeune Gérard retrouve ses cousins et cousines chez sa grand-mère. Pour faire tenir tout ce petit monde tranquille, elle leur raconte des histoires terrifiantes de soucougnans, zombis, gagés, dorliss, gadé zaffè, chouval trois pattes… Les parents et amis sont nombreux et les occasions festives ne manquent pas où l’on se raconte en créole les dernières nouvelles de la communauté. Tout cela pour dire que Gérard a baigné depuis l’enfance dans le chaudron antillais : acras, boudin, féroce, crabe farci, pâté en pot, queue de cochon, dombrés, haricots rouges, colombo et tout le reste… sans oublier la biguine et le parfum subtil du ti-punch citron vert qui se diffusait autour de lui. Et l’on dansait au son des disques de Stellio, Delouche, Castendet, Alphonso… souvenirs qui s’incrustent et façonnent de manière indélébile l’oreille et la sensibilité musicale du petit garçon. Une première expérience malheureuse vers l’âge de sept ou huit ans avec une dame acariâtre qui lui apprend le piano en lui tapant sur les doigts, et le voilà dégoûté pour plusieurs années de tout apprentissage musical.

Enfin, vers quatorze ou quinze ans, se produit le déclic qui va changer la vie de Gérard. Papa Tarquin est un vieil ami du clarinettiste Eugène Delouche, natif comme lui de la commune du Marigot, qu’il a connu dans les années trente en fréquentant les bals antillais de Paris. Eugène Delouche, devenu chauffeur de taxi, apporte un jour à la maison la collection complète de ses disques Ritmo, la marque de 78 tours qu’il avait fondée de toutes pièces en 1951 pour promouvoir sa propre musique. L’électrophone familial se met à diffuser une musique sublime, une kyrielle de biguines, valses et mazurkas créoles interprétées par le maestro de la clarinette. L’adolescent est ébloui. Sa décision est prise, il jouera de la clarinette. Bien évidemment, les parents ne sont pas d’accord. Mais au bout de plusieurs mois, à force d’insistance, Gérard réussit à persuader son père de lui acheter une clarinette et de lui offrir des cours. Le professeur est tout désigné puisque l’un des meilleurs est un ami de la famille. Eugène Delouche refusera d’être payé et ira en personne chez Selmer choisir l’instrument de son élève – celui-là même qu’il utilise encore aujourd’hui – une clarinette d’occasion, l’un des premiers modèles système Boehm d’une sonorité particulièrement brillante. Deux fois par semaine durant trois ans, Gérard fera par le métro le trajet des Gobelins jusqu’au domicile de son professeur à Saint-Ouen pour y recevoir ses premiers rudiments de clarinette et de jazz, en commençant par Sidney Bechet. Non seulement Delouche lui apprend la technique et les subtilités de l’instrument, mais il lui parle beaucoup : de la Martinique, de son passé de musicien, des gens qu’il a connus, des aventures qui lui sont arrivées… et Gérard boit ses paroles comme un divin nectar.

Nous sommes en 1960. Gérard Tarquin a dix-sept ans et il est élève de 1ère au Lycée Rodin, rue Corvisart dans le 13ème arrondissement de Paris. Le proviseur, très en avance sur son époque, encourage les arts dans son établissement et institue une quarantaine de clubs d’expression dans toutes sortes de disciplines. Tout naturellement, Gérard fait partie du club de jazz où il retrouve un copain de 5ème quand il était au lycée Henri IV, le pianiste Pierre Jean. Les lycéens ont à leur disposition une salle de répétition avec un piano, et ils donnent leurs premiers concerts de jazz dans le style de la Nouvelle-Orléans. Un joueur de washboard, Gilbert Leroux, se joint à eux. Un soir de 1961, ils participent à un challenge de jeunes sur la légendaire scène circulaire du Concert Pacra, boulevard Beaumarchais, où chantait Aristide Bruant en 1875. C’est un triomphe. Tous les copains du Lycée Rodin sont venus les applaudir, dans une ambiance d’enfer. Le directeur artistique de la maison Pathé Marconi se trouve par hasard dans la salle. Il laisse sa carte de visite et demande aux musiciens de passer le voir pour une audition. C’est le début de la fabuleuse carrière des Haricots Rouges, l’enchaînement des disques et des concerts. Le groupe, chouchouté par Bruno Coquatrix, sera plusieurs fois à l’affiche de l’Olympia : avec Barbara, Brel, Brassens, Trini Lopez, Sylvie Vartan, Adamo, les Rolling Stones… ainsi qu’au Palais des Sports en première partie des Beatles et de Louis Armstrong. Gérard Tarquin, fidèle à ses amours créoles, ne manque jamais d’inclure au programme une ou deux biguines. Mieux : il invite de grands musiciens antillais à se joindre à eux. Eugène Delouche, Albert Lirvat, José Benjamin, Georges Nouel,  les frères Misaine, Bibi Louison, Don Barreto, Jean-Pierre Coco… joueront avec le groupe lors de plusieurs concerts. En 1986, les Haricots Rouges font une tournée aux Antilles.

En novembre 1988, Bernard Bolosier, directeur de la Maison de la Culture du Lamentin, invite Gérard Tarquin au Festival de Clarinette de la Martinique présenté cette année-là par Gilles Sala. Dans son répertoire de musique traditionnelle, Gérard est ovationné par la salle et Honoré Coppet l’embrasse en lui disant « Dans mes bras, mon fils ! ». Mais c’est aussi pour lui un examen de passage devant un public antillais et le plus gros trac de sa vie.Et l’histoire se poursuit jusqu’à aujourd’hui, avec une escale antillaise dans le Gard qui mérite d’être racontée. Le trompettiste des Haricots Rouges de l’époque avait étudié les Beaux-Arts à Bourges avec un copain martiniquais nommé Roland Zobel, installé comme potier à Anduze, tout près d’Alès. Son père Joseph Zobel, écrivain, n’est autre que l’auteur du célèbre roman “La rue Cases Nègres” dont Euzhan Palcy a tiré un film (Lion d’Argent à Venise en 1983). Voici de cela trente ans, les Haricots Rouges passent dans la région et font le détour pour saluer Roland, dit “Zozo”. Ce dernier, particulièrement sympathique, bon vivant et doué d’un sens peu commun de l’hospitalité, organise une fête antillaise, puis une autre… si bien que le séjour se prolonge au delà de ce qui était prévu. Rebelote l’année suivante, mais le séjour dure encore plus longtemps. Beaucoup d’antillais vivent dans les environs et ont coutume de se retrouver chez Roland Zobel. La région est magnifique. C’est le coup de foudre. Gérard Tarquin s’achète un pied-à-terre, revient chaque année, puis décide il y a vingt ans de s’installer définitivement à Anduze avec sa famille, imité par d’autres membres des Haricots Rouges. La maison de Zozo est le point d’attraction d’un vaste cercle d’amis des environs et d’ailleurs où se cultive un art de vivre à la créole entretenu par la convivialité, les échanges, la musique, la cuisine, l’esprit de fête…

C’est chez Roland Zobel et sa femme Zizou que Gérard rencontre les musiciens antillais qui complèteront le groupe “Cœur de Chauffe”. Le pianiste marti­niquais Roland Pierre-Charles a un cursus bien rempli dans la musique antil­laise. Ancien membre de l’orchestre “La Perfecta”, il a tourné avec des orchestres latino-américains avant de devenir un musicien de studio recherché. Dans ce disque, on l’entend surtout à l’accordéon et il y excelle dans un style biguine issu du plus profond terroir martiniquais. Et quand, avec fausse nonchalance, il chante les paroles de sa voix goguenarde et râpeuse, c’est tout l’esprit frondeur du vieux Saint-Pierre qui renaît avec lui. Maura Michalon, chanteuse lyrique, professeure au Conservatoire de Musique de Paris, interprète avec fraîcheur, spontanéité et ironie les succès populaires de son enfance à la Martinique. C’est un bonheur de les entendre avec une jeunesse renouvelée. Les autres musiciens, anciens ou actuels des Haricots Rouges, ont assimilé avec une étonnante maestria les ficelles de la biguine au point qu’il serait bien difficile de faire la différence d’avec des Antillais pur-sang. Le tromboniste Denis Carterre est le beau-frère de Gérard Tarquin – une affaire de famille en quelque sorte – et l’on est émerveillé de l’aisance avec laquelle il recrée la manière d’Al Lirvat, son maître à penser, dans la sonorité, l’enchaînement des chorus ou le discours contrapuntique.

Roro Congrega au banjo – instrument jadis omniprésent dans les orchestres de biguine mais aujourd’hui tombé en désuétude – sait donner la touche discrète mais indispensable qui fait office de liant et complète la couleur de l’ensemble. Pierre Jean, le pianiste, est avec Gérard co-fondateur des Haricots Rouges. La biguine fait partie de sa respiration. Il en possède le swing chaloupé, équilibre instable et toujours remis en question entre une main gauche et une main droite qui se défient, se cherchent et ne se rejoignent jamais. Michel Senamaud le batteur et Alain Huguet le bassiste sont depuis trente ans, rompus aux subtilités de la biguine. Michel Senamaud a joué avec Delouche, il a côtoyé les batteurs antillais et recueilli auprès d’eux des conseils et des trucs qui lui font posséder cette pulsion magique sur laquelle bien des batteurs européens se sont cassés les dents. Les jeunes percussionnistes Fifi Naeder et Pipou Couret ont adhéré depuis le début au projet “Cœur de Chauffe” et ils sont tout autant passionnés de rythmes antillais. C’est Fifi Naeder qui prend le frénétique solo de tumba dans “Edamyso”, soutenu avec vigueur par son complice Michel Senamaud. Enfin, comme nous le disions en introduction, l’esprit du groupe est insufflé par la clarinette de Gérard Tarquin. Quelle énergie, quelle vibration, quelle séduction !

C’est tout le feu de l’âme créole qui ressort à travers elle. La bi­guine, comme le jazz, est une musique qui vient du cœur et qui s’adresse au cœur. C’est un art direct, naturel, spontané qui ne s’embarrasse d’aucun arti­fice, d’aucune science, d’aucun académisme ni d’aucune arrière-pensée mercan­tile, n’en déplaise aux esprits tortueux et chagrins. C’est l’instinct premier qui parle. Nous sommes à la pleine source du processus d’expression et de création qui s’épanouissait à Saint-Pierre dès 1860 ou 1870, phénomène pareil à celui qui se développa aussi, mais trente ou quarante ans plus tard, dans les quartiers chauds de la Nouvelle-Orléans pour donner naissance au ragtime et au jazz. Mêmes causes, mêmes effets. Le résultat est là : ce son de clarinette créole unique, enthousiaste, sincère, convaincant, cette ardeur communicative et toujours renouvelée qui vous prend aux tripes, vous emporte et vous fait tout oublier. Oui, nous sommes en 2005, n’en doutez pas ! Quoi qu’on veuille nous imposer, nombreux encore sont ceux qui, tournant le dos aux musiques commerciales, synthétiques, insipides, frelatées, inhumaines, rabâchées par certains médias, aiment et comprennent les musiques généreuses et sensibles qui vont droit au cœur.

C’était le rêve de Gérard Tarquin, entouré de ses amis, d’accomplir ce retour aux sources, de retrouver et de brandir ses racines antillaises en un salut intime et puissant à ses aïeux, à cette hérédité musicale qu’ils lui ont transmise au plus profond des gènes. Une façon aussi de passer le flambeau et de rendre hommage à son maître Eugène Delouche qui fut le révélateur de cette richesse. C’est ce qui a guidé le choix des titres de l’album : compositions de Delouche (La Figuïe, Retour au Pays, Shell X100) ; airs d’avant la catastrophe de Saint-Pierre (Yaya, Bossu a, Moin descenn’ Saint-Pierre) ; grands classiques des années 1920 de Léardée, Stellio, Léona Gabriel ; succès d’après-guerre de Beauregard et Lirvat, Hurard Coppet, Loulou Boislaville, Francisco… le tout couronné de cette composition de Gérard : “Couleur cachée”, pathétique cri du coeur exprimant tout à la fois la nostalgie d’une époque héroïque, les interrogations du métissage et la difficulté quasi insoluble, propre à l’enfant issu de l’émigration, de s’insérer dans la culture du pays natal en ne perdant rien de celle de la terre de ses parents.
Jean-Pierre MEUNIER
© 2005 FRÉMEAUX & ASSOCIÉS / GROUPE FREMEAUX COLOMBINI SAS

english notes
Here is an album which gives tribute to the Creole clarinet, the true one, that which ran riot in the Parisian dance halls in the thirties, bringing the beguine from the distant French West Indies, that which enraptured the patrons of the Bal Nègre until the fifties.  However, the clarinet we find here is still thriving, vivacious, energetic and fresh.  As we discover in the opening notes.The nucleus of this CD and the group ‘Coeur de Chauffe’ is Gérard Tarquin, of Martinique origin.  He is far from being unknown.  He is the mainstay of the celebrated ‘Haricots Rouges’, which has recently celebrated its fortieth birthday.  Gérard Tarquin was born in Paris in 1943.  His father came over from Martinique in 1930 at the age of fourteen.  Throughout his childhood, as a member of a large family which had emigrated to Paris, Gérard bathed in West Indian culture – festive get-togethers, Creole tales, spicy dishes, rum and music.  And they danced the beguine and mazurka listening to 78’s of Stellio, Delouche, Castendet, Alphonso, etc.  Gérard’s father was an old friend of the noted Martinique clarinettist Eugène Delouche who he had befriended in the twenties in Paris’ West Indian dances.  At the age of fourteen Gérard was stupefied by his music and only wanted to play the clarinet taught by Eugène Delouche.  Finally his father accepted.  Delouche accompanied Gérard to choose his instrument and gave him his first lessons, starting with Sidney Bechet. 

Not only did Delouche show him the Clarinet’s technique and nuances, but also handed over his love for Creole music by speaking of Martinique and his past experience as a musician.In 1960 Gérard Tarquin was seventeen and was finishing his studies in the Lycée Rodin in Paris.  The headmaster, ahead of his time, set up some forty artistic clubs, covering a variety of activities, in the school.  Of course, Gérard joined the jazz club.  As a member of the school band, he gave his first concerts, adopting a New Orleans style.  One night in 1961, the young artists triumphed in the legendary circular stage in the Concert Pacra in Paris.  As it happened, the artistic director working for Pathé Marconi was among the punters, and invited the boys for an audition.  This was the debut of the ‘Haricots Rouges’’ fabulous career, with the discs and concerts which ensued.  The group was billed at the Olympia on several occasions and opened concerts given by the Beatles and Louis Armstrong in Paris’ Palais des Sports.And the story continued for forty years running.  Gérard Tarquin now lives in the south of France in Anduze, close to Alès.  He has befriended a potter named Roland Zobel, the son the celebrated Martinique writer Joseph Zobel, author of ‘La rue Cases Nègres’ (‘Black Shack Alley’) which was adapted for the silver screen by Euzhan Palcy (awarded the Silver Lion in Venice in 1983).  Many West Indians live nearby and often get together at Roland’s place where reigns a Creole style of living, boasting conviviality, exchange, music, cooking and a festive ambiance. 

It was at Roland and his wife Zizou Zobel’s home where Gérard met the West Indian musicians who made up the group ‘Coeur de Chauffe’.  The Martinique accordionist and pianist Roland Pierre-Charles is an ex-member of the band ‘La Perfecta’.  Maura Michalon, also from Martinique, a lyric singer and teacher at the Paris Music Academy, puts aside her classical repertory to interpret Creole songs from her childhood.  But every single musician has assimilated with astonishing mastery the workings of the beguine, to a point where it would be a hard task to tell the difference between their playing and pure-blooded West Indians.Gérard Tarquin had a dream – to make an album with his friends which would be entirely dedicated to music from the West Indies, his parents’ homeland.  This dream has come true.  The blaze of the Creole spirit pours out through Gérard’s clarinet.  Such energy, vibration and seduction!  You will be transported by the expressive and forever regenerated fervour, making you forget all else.  The titles were selected in homage to the musicians who popularised the beguine in France:  compositions by Eugène Delouche, tunes from before the Saint Pierre disaster, great classics of the twenties, post-war West Indian hits – crowned by one of Gérard’s composition:  “Couleur cachée”, a moving and heartfelt piece expressing the nostalgia of heroic days past, the difficulties surrounding half-castes, children born after emigration, as they have to adapt to the culture of where they live while still retaining that of their parents’ homeland.
English adaptation by Laure WRIGHT
from the French text of Jean-Pierre MEUNIER
© 2005 FRÉMEAUX & ASSOCIÉS / GROUPE FREMEAUX COLOMBINI SAS

CD Coeur de Chauffe "couleur cachée" © Frémeaux & Associés (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, albums, rééditions, anthologies ou intégrales sont disponibles sous forme de CD et par téléchargement.)

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