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MADAGASCAR
Musiques de la côte et des hauts plateaux
Music of the coast and tablelands

1929-1931







Le musicologue Kurt Sachs, un des pères de l’ethnomusicologie, s’émerveillait dans son livre “Les instruments de musique de Madagascar”1, de la richesse musicale de la grande île où, écrivait-il : “on voit, les uns à côté des autres, le hochet de l’âge de pierre, la vièle arabe, la viole européenne du XVIIIe siècle et l’accordéon moderne.”Kurt Sachs aurait pu allonger encore cette liste : Madagascar a su, en effet, se créer une identité musicale à partir des nombreux avatars de son histoire, les musiques de chaque vague successive de nouveaux arrivants, étant successivement intégrées, digérées serait-on tenté de dire, par le génie unificateur du peuple malgache, même si chaque ethnie a su garder sa propre identité musicale. Madagascar est d’ailleurs également un des très rares pays d’Afrique où l’on parle une langue unique, avec ses particularités régionales.

Le peuplement de Madagascar
Le peuplement de l’île a commencé tardivement. Les anthropologues s’accordent pour penser que les premiers arrivants sont venus par voie maritime et possédaient déjà le fer. Anthropologiquement, on rencontre trois types physiques distincts, un de type indonésien, un autre nettement africain et un troisième résultant fort probablement d’un métissage. L’analyse de la composition du sang prouve d’ailleurs que ce métissage entre l’Indonésie et l’Afrique est commun à tous les Malgaches. La langue, par contre, appartient au rameau indonésien des langues malayo-polynésiennes. On trouve le même caractère d’unicité (avec, bien sûr des différences régionales) au niveau de la vie matérielle, de la culture ou des systèmes de société. L’Afrique y est cependant plus présente que dans la langue et l’apport indonésien est celui d’une Indonésie très ancienne, d’avant l’hindouisme et l’islam. La théorie la plus répandue est que des navigateurs indonésiens venus sur leurs pirogues à balancier auraient fait d’abord escale en Afrique de l’Est, entre la Somalie et le Mozambique (on trouve ainsi chez les Chopi du Mozambique, des orchestres de xylophones timbila qui évoquent les gamelan indonésiens). Ils se seraient ensuite alliés à des groupes africains, Zendj ou Bantou, et auraient alors peuplé l’île par vagues successives au cours du premier millénaire de l’ère chrétienne. Plus tard, devaient arriver d’autres migrations de Swahili islamisés, qui allaient d’ailleurs vite cesser de pratiquer leur religion. Commerçants yéménites, pirates portugais, anglais ou français devaient aussi s’y succéder jusqu’à la conquête de l’île par les Français, en 1895.Si l’unité de la population malgache est réelle, on distingue cependant plusieurs grands groupes. Sur la côte sud-est, vivent les Antesaka et les Antemoro, ces derniers fortement arabisés. À l’extrême-sud, on rencontre les Antandroy et les Mahafaly. Le sud du plateau central est le domaine des Bara. Les Betsimisaraka sont sur la majeure partie de la côte orientale, alors que la côte occidentale est occupée par les Sakalava, qui en partagent le nord avec les Tsimihety. Le Grand Plateau appartient aux Betsileo et aux Merina.

Les instruments de musique
Un instrument, la valiha, est cependant commun à la majorité de ces populations. Cette cithare (une cithare est un instrument à cordes dont le manche est absent ou n’est pas distinct de la caisse de résonance) est constituée par un tube, le plus généralement en bambou. L’instrument est fermé aux deux bouts par les noeuds de la plante. Une lettre du voyageur français Chapelier, datée du 2 prairial an XII (22 mai 1804), décrit la fabrication ancienne de l’instrument à partir “d’une portion de tige de bambou, entre deux articulations, ayant sept cordes formées de fibres longitudinales qui composent la tige ligneuse de cette graminée, et qu’on sépare en les levant avec la pointe d’une sagaye, et qu’on amenuise ensuite avec un couteau”. Chaque “corde” est séparée de la table d’harmonie/caisse de résonance par deux petits chevalets en calebasse placés à chaque extrémité du tube. Les cordes sont renforcées par des ligatures en raphia ou en sisal. Progressivement ces cordes végétales ont été remplacées par des cordes métalliques : une valiha présentée à l’Exposition Universelle de Paris en 1900 était montée de dix-neuf cordes en bambou et de quatre en métal. Des trous de résonance sont pratiqués dans le tube, selon l’inspiration de chaque facteur.Dans le sud de Madagascar, les valiha sont en bois. Comme il n’y a pas d’internodes, la sonorité en est très faible. Les musiciens bara pallient à ce défaut en utilisant un bidon de pétrole comme résonateur.Dans le sud, les Sakalava fabriquent l’instrument “avec une portion de pétiole ligneuse des feuilles de Rafia, qu’ils creusent et dont les fibres servent de même à faire des cordes. On le dit le principal instrument de danse chez ce peuple. Les peuples de la côte de l’Ouest l’ont aussi adopté. Son nom est composé de marou qui signifie plusieurs, beaucoup”, nous rapporte Chapelier, qui ajoute que les Sakalava en seraient les inventeurs2.

Ce mot “marou” est peut-être à l’origine d’une autre cithare apparue plus tard, le marovany, cithare sur caisse que l’on rencontre aussi, avec une taille réduite, aux Comores. Sur une caisse en bois (ou parfois en tôle), généralement munie de deux pieds, des cordes métalliques (leur nombre, qui varie selon les musiciens, peut aller jusqu’à vingt-quatre) sont tendues de chaque côté de l’instrument. La répartition des notes de chaque côté de la caisse rappelle celle de l’accordéon diatonique, très répandu à Madagascar. Il existe à Madagascar une vièle traditionnelle, le lokanga, chez les Antandroy, au sud de l’île. Le violon européen a, par contre, été très vite adopté, à partir du XVIIe siècle, sous le nom de lokanga bazaha (lokanga étranger), même si les missionnaires brûlèrent un bon nombre de ces “instruments du diable”. Il est surtout joué dans l’Imerina. Les troupes traditionnelles (mpilalao) en jouent depuis le début du XIXe siècle. À la fin du XIXe siècle, les cours de Ranavola II et de la dernière reine, Ranavola III, s’enorgueillirent de quatuors et de trios à cordes3.Les musiques de Madagascar ont commencé à se faire connaître en Europe avec l’Exposition Universelle de 1900, où la France brûlait de faire connaître au monde son empire colonial en pleine expansion. Si Debussy y fut fasciné par les gamelans balinais, c’est sans doute là que le jeune Maurice Ravel trouva l’inspiration pour ses “Chansons Madécasses” qu’il devait composer vingt-six ans plus tard! L’exotisme y est d’ailleurs plus dans les textes que dans la musique, qui ne doit pas grand chose aux mélodies malgaches.Les mpilalao, très présents dans ces enregistrements, sont des orchestres constitués “classiquement” de trois ou quatre violons, d’un tambour, d’une grosse caisse et d’un groupe mixte qui chante et qui danse. Aucune fête populaire ne se déroulait sans la présence d’un mpilalao. Les mpilalao sont ici représentés par des formations plus légères avec une ou deux valiha (plages 01 à 07, 09, 11, 12 et 15 du premier CD), ou un ou deux violons : (plage 10 du premier CD, plages 02, 05, 07 et 08 du second CD), ou même un concertina (plage 13 du premier CD), les percussions étant absentes.Les pièces composées par Ratianarivo sont interprétées sur des instruments européens, piano, violons et saxo­phone...

Les musiciens
Le mpilalao de Fenoarivo était une troupe de musiciens basés dans le village de Fenoarivo, à une quinzaine de kilomètres de Tananarive, dans une région appelée Imamo. Ce village était spécialement renommé pour ce genre de spectacles. Le musicien et compositeur Razafimahefa était lui-même originaire de ce village. Tout en ayant sa propre troupe, il faisait également partie du mpilalao de Fenoarivo.Razanakolona était un célèbre joueur de valiha, qui avait sa propre troupe de mpilalao.Andrianary Ratianarivo (1895-1949) était compositeur (plages 08, 14 et 17 du premier CD) et chef d’orchestre de formation classique. Fils d’un musicien du Palais Royal, il était également le fondateur de la célèbre troupe théâtrale “Jeannette”.

Les enregistrements
Les enregistrements contenus dans ce coffret proviennent des sources suivantes :
- deux faces Columbia enregistrées en 1929 par cette société pour le compte de son agent, la société Abel Louis et Magloire de Tananarive. La première (plage 08 du premier CD) est le titre “Bebeso” interprété par l’orchestre du compositeur Andrianary Ratianarivo, la seconde est le titre “Zovy” (plage 11 du premier CD) interprété par l’ensemble de valiha de Razanakolona.
- une face Odéon enregistrée en 1929 par cette société pour le compte de son agent, la Compagnie marseillaise de Madagascar. C’est le titre “Lahy e!” (plage 14 du premier CD) interprété par l’orchestre du compositeur Andrianary Ratianarivo.
- vingt-cinq faces Gramophone enregistrées en 1930 à Paris, par cette société, pour le compte de son agent la Compagnie lyonnaise de Madagascar, dont :
• douze faces (01, 02, 03, 04, 05, 06, 10, 15, 16 sur le premier CD et 01, 05, et 08 sur le second CD) interprétées par l’ensemble Mpilalao ao Fenoarivo.
• six faces (12, 18 et 19 sur le premier CD, 02, 07, 09 sur le second CD) interprétées par la troupe Razafimahefa.
• une face (17 sur le premier CD) interprétée par l’orchestre du compositeur Andrianary Ratianarivo.
• cinq faces (07, 09 et 13 sur le premier CD et 03 et 06 sur le second CD) dont les interprètes sont inconnus mais pourraient être le Mpilalao ao Fenoarivo ou la Troupe Razafimahefa.
• une face (04 sur le second CD) dont auteurs et interprètes sont in­connus.
Les meilleures ventes à l’époque étaient les titres n° 3, “Tao Anatin’Imamo” et 10, “Mazava atsinana ny any aminay” du premier CD et les titres n° 8, “Maraina ny andro” et 9, “Mifohaza re rabetorimaso” du second CD.

La mission Clérisse
En 193O, la mission Clérisse effectuait des enregistrements de musiques traditionnelles à Madagascar. En 1946, les éditions de disques du Musée de l’Homme, sous la direction de Gilbert Rouget, publiaient une série de trente soixante-dix huit tours tiré à cinquante exemplaires destinés à différents Musées et Archives sonores, choisis parmi les documents collectés par la mission Clérisse.Henry Clérisse a été notamment chargé de missions par les Ministères des Colonies, de l’Instruction Publique et des Beaux-Arts ainsi que par le Muséum d’Histoire Naturelle. Dans les années trente, il a raconté ses voyages en Afrique dans son livre “30 000 kilomètres à travers l’Afrique fran­çaise”.Les enregistrements (plages 10 à 19 du second CD) sont extraits de cette première série éditée en 1948 par le Musée de l’Homme.
Henri Lecomte
© FRÉMEAUX & ASSOCIÉS SA, 1997

Remerciements
Nous tenons à remercier tout parti­culièrement Jean-François de Comarmond pour son aide érudite qui nous a largement aidé à rédiger le texte du livret, ainsi que Robert Crumb, Maurice Desramé, Arnaud Boubet, Jean-Olivier Ranaivo, Dieter und Mikael “Shimmy”, Gérard Roig, et Daniel Nevers, pour leurs prêts de documents ou de 78 tours.

Remerciements au Ministère de la Culture et de l’Information de la République de Madagascar :
- Samuel Rabé
- Prosper Ralaiarimanana
- Annick Bessy.

1Institut d’ethnologie, Paris, 1938.
2Notons cependant que ce type de cithare est répandu en Indonésie (comme le talempong bambu des Minangkabau, à l’ouest de Sumatra) et chez les populations montagnardes de la péninsule indochinoise (comme le cing boong rlaa des Mnong Gar, population proto-indochinoise du Viêt-nam) ou encore aux Philippines (comme le papang des Palawan).
3Pour en savoir plus sur les instruments malgaches, outre le livre de Kurt Sachs déjà mentionné, on peut consulter les articles de Michel Domechini-Ramiaramanana dans le Grove Dictionary of Musical Instruments ou encore le classique “Origine des instruments de musique. Introduction ethnologique à l’histoire de la musique instrumentale”, d’André Schaeffner.


english notes
Madagascar is one of the few African countries with a single language common to its entire population. This talent for synthesis is also to be found among its musicians, who have been able to absorb various influences in turn, whether Indonesian, East African Bantu, Yemeni or European, to produce a form of music whose charm is instantly recognizable.

The People and Music of Madagascar
In his book “Les instruments de musique de Madagascar”1 the musicologist Kurt Sachs, one of the fathers of ethnomusicology, expressed his wonder at the musical richness of the great island, where “one can see, side by side, the Stone-Age rattle, the Arabian fiddle, the 18th century European viol and the modern accordion.”Kurt Sachs could have made the list a good deal longer. Essentially, Madagascar has succeeded in carving out a musical identity from the various events that have marked its history. The music of every successive wave of new arrivals has been integrated, digested, as it were, by the unifying genius of the Malagasy people, while, at the same time, each ethnic group has managed to retain its own musical identity.

The Population of Madagascar
The island began to be inhabited relatively late. Most anthropologists agree that the first settlers came by sea and were already using iron.The population includes three distinct physical types: an Indonesian type, a clearly African type and a third type which is very likely the result of a blend of the other two. Moreover, genetic blood analysis provides proof that this Afro-Indonesian mix is common to all Malagasies. The language, on the other hand, is part of the Indonesian branch of the Malayo-Polynesian group. With certain regional differences, this uniqueness also pertains to the way of life, the culture and social institutions, all of which show more African influence than the language. The Indonesian contribution is a very ancient one, predating Hinduism and Islam. The most widely-held theory is that Indonesian seafarers in outrigger canoes initially landed in East Africa, somewhere between Somalia and Mozambique, which accounts for the  Chopi orchestras of Mozambique, with their timbila xylophones, so like Indonesian gamelan. Then they became associated with African Zenj and Bantu tribes and appear to have settled the island in successive waves over the first thousand years A.D. They were followed by migrating Swahili Moslems, who were soon to abandon their religion. Later there was a succession of Yemeni traders and Portuguese, English and French pirates, until the French conquest of the island in 1895.While the cohesiveness of the Malagasy population is genuine, there are several major component groups. The Antesaka and the highly Arabised Antemoro live on the south-east coast. In the far south we find the Antandroy and the Mahafaly. The southern end of the central plateau is the land of the Bara. Most of the east coast is inhabited by the Betsimisaraka, while the west coast is settled by the Sakalava, who share the northern part with the Tsimihety. The Great Plateau belongs to the Betsileo and the Merina.

The Musical Instruments
One instrument that is common to all these groups is the valiha, a member of the zither family. It consists of a tube – generally bamboo – with each end closed by the knots in the stem. A letter, dated 22 May 1804, from a French traveller called Chapelier, describes the old way of making the instrument from “a section of bamboo, between two joints, with seven bamboo-fibre strings”. Each string is separated from the sound-board by two small calabash bridges at either end of the tube. The strings are wound with raffia or sisal for added strength. These fibre strings gradually gave way to metal ones: a valiha on display at the Paris Universal Exposition of 1900 had nineteen bamboo strings and four metal ones. The tube would be drilled with sound-holes, according to the maker’s whim.In southern Madagascar the valiha are made of wood. Since there are no intermediate knots, the sound is very weak. Bara musicians make up for this by using an oil drum as a resonator.According to Chapelier, in the south the Sakalava use raffia leaf fibre for the strings. “It is reputedly the main dance instrument for these people. West coast tribes have also adopted it. It is called marou, which means “much” or “many”. He also credits the Sakalava with having invented it.2 The word “marou” may also be the origin of another, later zither-type intrument, the marovany, which is to be found in the Comoro Islands. Among the Antandroy, in the south of the island, there is a traditional viol, called the lokanga. However, from the 18th century the European violin, called lokanga bazaha (foreign lokanga), was quickly adopted, despite a fair number of these “instruments of the devil” having been burnt by missionaries.

It is played mainly in the Imerina. Traditional mpilalao groups have been using it since the early 19th century. At the end of the 19th century the courts of Ranavola II and of the last queen, Ranavola III, boasted string trios and quartets.3 Malagasy music began to be heard in Europe at the Universal Exposition of 1900, where France was keen to promote its expanding colonial empire. While Debussy was fascinated by the Balinese gamelan, it was probably here that the young Maurice Ravel found the inspiration for his “Chansons Madécasses” that he was to compose twenty six years later! However, there is more exoticism in the words than in the music, which does not seem to owe much to the melodies of Madagascar.Mpilalao are heavily represented on these recordings and consist of “classically” organized ensembles of three or four violins, a drum, a bass drum and a choral and dance group of both men and women. No popular festival was complete without a mpilalao. The ones on the present album are smaller ensembles with one or two valiha (tracks 01 to 07, 09, 11, 12, and 15 on CD1), one or two violins (track 10 on CD1, tracks 02, 05, 07, 08 on CD2) and even a concertina (track 13 of CD1), but without percussion. The pieces written by Ratianarivo are played on European instruments - piano, violins and saxophone.

The Musicians
The Fenoarivo mpilalao was a troupe of musicians based at the village of Fenoarivo, fifteen kilometres away from Atananarivo, in a region called Imamo. The village was renowned for this form of entertainment and was also the birthplace of the musician and composer Razafimahefa, who had his own troupe, but was also a member of the Fenoarivo mpilalao.Andrianary Ratianarivo (1895-1949) was a composer (tracks 08, 14 and 17 on CD1) and leader of a classical orchestra. He was the son of a musician at the Royal Palace, and he was also the founder of the famous “Jeannette” theatre company.

The Recordings
The recordings in this CD set come from the following sources:
- Two 1929 Columbia sides made for its Atananarivo agents, the Abel Louis et Magloire company. The first title(track 08, CD1) is “Bebeso”, played by composer Andrianary Ratianarivo’s orchestra. The second title is “Zovy” (track 11, CD1) played by the Razanakolona valiha ensemble.
- One 1929 Odeon side made for its agents, the Compagnie marseillaise de Madgascar. The title is “Lahy e!” (track 14, CD1) played by composer Andrianary Ratianarivo’s orchestra.
- Twenty five Gramophone(HMV) tracks made in Paris in 1930 for the company’s agents, la Compagnie lyonnaise de Madagascar, including: - twelve sides (01, 02, 03, 04, 05, 06, 10, 15 16 on CD1 and 01, 05, 08 on CD2) played by the Mpilalao ao Fenoarivo ensemble.
- six sides (12, 18 and 19 on CD1, 02, 07, 09 on CD2) played by the Razfimahefa Troupe.
- one side (17 0n CD1) played by composer Andrianary Ratianarivo’s orchestra.
- five sides (07, 09 and 13 on CD1 and 03 and 0? on CD2) with an anonymous group which could be the Mpilalao ao Fenoarivo or the Razfimahefa Troupe.
- one side (04 on CD2) whose composers and artists are unknown.

The Clérisse Mission
In 1930 the Clérisse Mission made some recordings of traditional music in Madagascar. In 1946 a series of thirty six 78 r.p.m. records were issued in a run of fifty copies each by Editions de disques du Musée de l’Homme. The recordings (tracks 10 to 19 on CD2) are extracts from this first series of issues by the Musée de l’Homme.
Henri Lecomte

Abridged and adapted from the French by Tony Baldwin
© FRÉMEAUX & ASSOCIÉS SA, 1997

Ackowledgements:
Special thanks to Jean-François de Comarmond for his erudite help in putting together this booklet, as well as Robert Crumb, M. Desramé, A.Boubet, Jean-Olivier Ranaivo, Dieter und Mikael “Shimmy”, G. Roig and Daniel Nevers for their loan of documents or 78 r.p.m. records.
1 Institute of Ethnology, Paris, 1938
2 This type of instrument is also widespread in Indonesia, e.g. the talempong bambu  among the Minangkabau of Western Sumatra.
3 for more information on Malagasy instruments, cf. Kurt Sachs (q.v.) or Michel Domechini-Ramiaramanana’s article in the Grove Dictionary of Musical Instruments.


CD 1
01. Ô ry namako, ô ry mba hitanareo ve ry zanako?      
Ô amis, avez-vous vu mon enfant?     (folklore)  
Friends, have you seen my child?     
MPILALAO DE FENOARIVO

02. Ny fifaliana ry lahy tsy feno raha tsy eo anita-nareo
La joie, ô amis, est incomplète, sans être à côté de vous (folklore)        
I am only really happy when I am with you, my friends       
MPILALAO DE FENOARIVO

03. Tao anatin'Imano    
Dans l'Imano / In the Imano (folklore)         
MPILALAO DE FENOARIVO

04. Arie faly aho leitsy        
Ô, ami, je suis content / My friends, I feel happy (folklore)        
MPILALAO DE FENOARIVO

05. Mampahory ny masoandro serania-javona        
Le soleil caché par les nuages, nous rend tristes / We are sad when the sun goes behind the clouds (folklore)
MPILALAO DE FENOARIVO

06. Oay lahy e!         
Ohé, amis! / Hey, friends! (folklore)   
MPILALAO DE FENOARIVO

07. Eny arodo rodgrodoy ny famindra  
Écho des pas de danse / Echo of dancing feet 
CHOEUR MALGACHE

08. Bebeso        
(folklore, A. Ratianarivo)
ORCHESTRE RATIANARIVO

09. Tery mafy loatra ny saina  
L'esprit empli de chagrin / Soul full of pain    
CHOEUR MALGACHE

10. Mazava antsinana ny any aminay!         
Chez nous, que l'aurore est belle! (folklore)       
The dawn is so beautiful down our way          
MPLILALAO DE FENOARIVO

11. Zovy      
Alerte! / Alarm! (folklore) 
TROUPE RAZANALAKONA

12. Fony hianao mbola kely sakaiza      
Au temps où tu étais enfant / When you were a child (folklore)         
TROUPE RAZAFIMAHEFA

13. Rambalamanana       
Nom de garçon / Boy’s name

14. Lahy e! Eh toi, l'homme! / Hey you, over there!
(folklore, arrgt. A. Ratianarivo) 
ORCHESTRE RATIANARIVO

15. Ô ry dada sy neny malala ô!     
Ô mes père et mère chéris! / O my beloved father and mother
(Razafimahefa)         
MPILALAO DE FENOARIVO

16. Tanora tsy manaja tena   
Les jeunes qui n'ont pas le respect d'eux-mêmes / Young people have no self-respect (Ralaimanana)          
MPILALAO DE FENOARIVO

17. Ô! Ravazaha!   
Ô! toi, l'étranger! / Hey, stranger! (folklore, arrgt. A Ratianarivo, quadrille)         
ORCHESTRE RATIANARIVO

18. Ô ry fody an' anala ê!     
Ô! toi, l'oiseau cardinal des forêts! / O cardinal bird of the forest! (Razafimahefa)
TROUPE RAZAFIMAHEFA

19. Ô ry tsiriry mandalo an'Itasy!         
Ô! toi, l'oiseau qui survole le lac Itasy! / O bird, flying over lake Itasy! (Razafimahefa)         
ORCHESTRE RAZAFIMAHEFA

CD 2
01. Raivo Ô     
Ô Raivo (nom de fille) / Girl’s name (folklore)         
MPILALAO DE FENOARIVO

02. Ry volon-danitra manga  
Un beau ciel bleu / A beautiful blue sky (Razafimahefa)         
TROUPE RAZAFIMAHEFA

03. An'iza ny basy?      
À qui est ce fusil? / Whose gun is this?

04. Afindrafindrao 
Passons d'un côté à l'autre / Let’s cross over (folklore, quadrille)   
CHOEUR MALGACHE

05. Hadalana, hadisaona     
Une folie, une erreur / A crazy mistake (Razafimahefa)         
MPILALAO DE FENOARIVO

06. Fikasakasana ny eto an-tany        
La vie n'est qu'une préparation / Life is just a rehearsal

07. Indrisy mantsy zareo mpilalao tsy manantiana 
Ayez pitié des musiciens qui n'ont pas d'amoureuse / Pity poor musicians who don’t have a girlfriend (Razafimahefa)
TROUPE RAZAFIMAHEFA

08. Maraina ny andro     
Le jour point / Dawn is breaking (folklore)   
MPILALAO DE FENOARIVO

09. Mifohaza, re rabetorimaso       
Réveille-toi, endormi / Wake up, sleepy head (Razafimahefa)         
TROUPE RAZAFIMAHEFA

10. Nosy Bé    
Chant pour la première coupe de cheveux d'un enfant / Song for a child’s first haircut 
SAKALAVA.

11. Nosy Bé 
Chant de piroguiers surpris par la pluie /   Canoists’ song in unexpected rain
SAKALAVA.

12 Andrainjatu
Chant de lutteurs (duo d'hommes) / Fighters’ song (male duet)     
BETSILEO DU NORD

13. Ambalavao
 Retour du guerrier (solo et choeur d'hommes) / Return of the warrior (male solo and choir)
BETSILEO DU SUD.

14. Antankarana. Ambilobe    
Hommage au roi (solo d'homme, choeur de femmes, tambour) /    
Hail to the king (male solo, female choir, drum)
SAKALAVA ou TSIMIHETY

15. Antankarana. Ambilobe         
Accueil des chefs (solo et choeur de femmes, tambour) / Welcoming the chiefs (female solo and choir, drum)
SAKALAVA ou TSIMIHETY

16. Majunga       
Chant d'amour (choeur d'hommes, hautbois, tambour) / Love song (male choir, oboe, drum)  
SAKALAVA DU NORD

17. Befandriana        
Pour encourager les boxeurs (solo et choeur de femmes, tambour) /   For cheering boxers (female solo and choir)
TSIMIHETY

18. Majunga        
Musique rituelle musulmane (solo d'homme, viole, tambour, cymbales, cliquettes) /       
Moslem ceremonial music (male solo, viol, drum, cymbals, rattle)          
COMORIENS ANJOUANAIS

19. Majunga 
Musique rituelle musulmane (solo et choeur d'hommes, viole, tambour, cymbales, cliquettes) /        
Moslem ceremonial music (male solo, viol, drum, cymbals, rattle)        
COMORIENS ANJOUANAIS

CD Madagascar © Frémeaux & Associés (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, albums, rééditions, anthologies ou intégrales sont disponibles sous forme de CD et par téléchargement.)

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MIRIAM MAKEBA - THE INDISPENSABLE 1955-1962
MIRIAM MAKEBA - THE INDISPENSABLE 1955-1962
Issue d’une famille très pauvre, Miriam Makeba est la première chanteuse africaine...

LES CHOEURS DE L’ARMÉE ROUGE DE BORIS ALEXANDROV - L’HYMNE NATIONAL DE L’URSS - VOL. 2
LES CHOEURS DE L’ARMÉE ROUGE DE BORIS ALEXANDROV - L’HYMNE NATIONAL DE L’URSS - VOL. 2
Après les premiers enregistrements historiques « Les Choeurs de l’Armée Rouge...

LATIN DIVAS 1926 - 1954
LATIN DIVAS 1926 - 1954
“C’est la réponse féminine à notre précédente anthologie Latin Crooners : la diva...

KYOTO
KYOTO
Capitale impériale pendant plus de mille ans (794-1869), Kyoto fut le plus substantiel terreau des...

JUDY GARLAND
JUDY GARLAND
Artiste légendaire d’Hollywood, Judy Garland a marqué l’ensemble de la...

JAVAS, POLKAS ET MAZURKAS DU BAL POPULAIRE FRANÇAIS 1939-1959
JAVAS, POLKAS ET MAZURKAS DU BAL POPULAIRE FRANÇAIS 1939-1959
Javas, polkas et mazurkas ont accompagné la valse et furent des composantes indispensables au...

FRANCE DE L’OUEST (1956 - 2006)
FRANCE DE L’OUEST (1956 - 2006)
France de l'Ouest : Normandie, Perche, Maine, Anjou, Poitou, Saintonge, Angoumois.

Ce disque...

FLAMENCO 1952-1961
FLAMENCO 1952-1961
« Musique populaire au sens noble du terme, le flamenco est issu du brassage culturel de l’Andalousie.
Cette...

FANFARES DE LA REUNION
FANFARES DE LA REUNION
“Musiques en cuivre, ou les Fanfares de la Réunion” présente pour la première fois un panorama...

EN VIVO EN LA ARGENTINA - DVD
EN VIVO EN LA ARGENTINA - DVD
Le film du concert "En vivo en la Argentina" de Raul Barboza

Raúl Barboza, arrivé à Paris il y...

CUBA SON - LES ENREGISTREMENTS FONDATEURS DU SON AFRO-CUBAIN 1926-1962
CUBA SON - LES ENREGISTREMENTS FONDATEURS DU SON AFRO-CUBAIN 1926-1962
Mélange d’influences ouest-africaines et espagnoles, le son cubain a été remis en...

CHORO
CHORO
Première véritable anthologie sur le plus ancien genre musical brésilien, né à Rio vers 1880 :...

CEYLAN CHANTS D’AMOUR À SIGIRIYA, SRI LANKA
CEYLAN CHANTS D’AMOUR À SIGIRIYA, SRI LANKA
Effectués à la demande du gouvernement sri-lankais par François Jouffa en 2002, ces...

CARIBBEAN IN AMERICA 1915-1962
CARIBBEAN IN AMERICA 1915-1962
Les fabuleuses musiques des Caraïbes — calypso, biguine, merengue ou mambo —...

BRETAGNE (1900 - 2006)
BRETAGNE (1900 - 2006)
Bretagne

Ce disque regroupe des enregistrements de musiques traditionnelles collectées in...

BRESIL : LE CHANT DU NORDESTE
BRESIL : LE CHANT DU NORDESTE
Si la musique du Nordeste est aujourd’hui à la mode, c’est que de grandes figures du passé (João...

BRESIL
BRESIL
Malicieuse, impertinente, bohême et démocrate, la musique brésilienne du premier demi-siècle est...

BIGUINE VOL 4
BIGUINE VOL 4

« Du Bal Nègre en 1930 à la Biguine Wabap en 1954 : les sons perdus et retrouvés...


BADEN POWELL
BADEN POWELL
De Rio à Paris, le retour de Baden Powell en Europe en 1994 après plusieurs années au...

ANTHOLOGIE DU PATRIMOINE MUSICAL ALSACIEN 1953-2015
ANTHOLOGIE DU PATRIMOINE MUSICAL ALSACIEN 1953-2015
Cette anthologie réalisée par Jean-Baptiste Mersiol revient sur le patrimoine musical alsacien....

ANTHOLOGIE DES MUSIQUES DE DANSE DU MONDE VOL. 2
ANTHOLOGIE DES MUSIQUES DE DANSE DU MONDE VOL. 2
De tous temps, la danse a été rythmée par la musique, et les danseurs ont toujours...

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