Fremeaux.com
Claude Nougaro et ses Interprètes
1955-1961

47 titres de Claude Nougaro interprétés par :
Claude Nougaro
Philippe Clay
Jean Constantin
Lucienne Delyle
Richard Anthony
Marcel Amont
Colette Renard…





Enfant de Toulouse, Claude Nougaro a marqué l’histoire de la chanson française par une écriture et un phrasé qui lui sont propres. Sa diction et son style en font un artiste directement reconnaissable entre tous. Tout comme Serge Gainsbourg il a repoussé les limites musicales en élargissant ses influences et a amené le sens du rythme dans la chanson française. Issu du milieu du Jazz, il sera l’un des premiers à puiser dans les rythmes africains et brésiliens qui confèrent à ses chansons un univers singulier. Son écriture marquée par le cinéma dessine instantanément des images fortes. Il fera de sa vie les thèmes privilégiés de ses chansons et clamera haut et fort son amour pour ses racines toulousaines.

L’enfant des Minimes
Le père de Claude Nougaro, Pierre Nougaro, est né le 27 avril 1904. Ses parents, Cécile et Alexandre sont les membres assidus d’une chorale et lui transmettent leur passion. Pierre s’inscrit aux cours du soir du conservatoire où il est accompagné par une jeune pianiste italienne nommée Liette Tellini, premier prix de piano, qui deviendra son épouse quelques années plus tard. Pierre obtient de son côté un premier prix de déclamation lyrique qui lui ouvre les portes de la capitale. Il y multiplie les galas pour gagner de l’argent, afin de rejoindre Liette à Saïgon où sa famille s’est momentanément installée (Claude Nougaro imagine cet épisode en 2000 dans la chanson Mademoiselle Maman). A l’été 1928, il embarque pour un mois de traversée et ils se marient le 17 novembre.

Ils rentrent en France en janvier 1929 et Liette donne naissance à Claude Nougaro le 9 septembre 1929 à Toulouse. Paul a désormais intégré l’Opéra de Paris en tant que premier baryton et décroche en 1930 son premier grand rôle dans Rigoletto. Le couple Nougaro exerce son métier et sa passion sur les scènes de France. Ils décident de confier l’enfant à ses grands-parents qui deviennent pour lui « maman Cécile et papa Alexandre ». Ainsi, Claude Nougaro grandit à Toulouse, dans le quartier populaire des Mini-mes, où il se bagarre régulièrement avec les enfants d’immigrés italiens.

Il se sent délaissé par ses parents qui privilégient leur carrière. Il les rejoint néanmoins pério-diquement à Paris, Lille ou Alger et découvre par son père l’univers de l’opéra lyrique : Verdi, Bizet Puccini, Gounod… tandis que sa mère lui communique sa connaissance de la musique classique au travers de Chopin, Fauré ou Beethoven. « J’aimai beaucoup les airs, surtout Carmen. A travers mon père, la musique m’est vite apparue indissociable d’une action dramatique et d’un texte ».

Le 18 février 1934, sa première sœur, Aline, voit le jour. Elle sera élevée à Marseille chez une cousine de leur mère. Chez ses grands-parents, le poste TSF est pour Claude un déclencheur de passion. Il y découvre Maurice Chevalier, Vincent Scotto, Charles Trenet ainsi que les chansons d’Édith Piaf. Radio Toulouse consacre des émissions au Jazz et Claude est fasciné par ces rythmes qui lui procurent une évasion inégalable avec Glenn Miller, Bessie Smith, Ella Fitzgerald et déjà… Louis Armstrong. Il ressent cette musique au plus profond de lui-même et s’enflamme pour la danse dont il souhaite faire son métier. Son père qui associe cette discipline à l’homosexualité refuse catégoriquement et souhaite qu’il reçoive une éducation exemplaire.

Il s’ennuie profondément à l’école. Pour s’évader, Claude dessine et se plonge dans la lecture, ce qui développe sa passion pour les mots. Les livres pour enfants laisseront la place à Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand, puis à Victor Hugo et aux poètes Paul Verlaine et Arthur Rimbaud, avant de se plonger dans Antonin Artaud et Jean Cocteau. Il se fait renvoyer de l’école des Minimes, puis fréquente plusieurs collèges.

En 1946 il est scolarisé à Vichy ; il y développe son goût pour le dessin qui le suivra toute sa vie et c’est là qu’il écrira ses premiers textes sur des musiques qu’il passe en boucle sur son phonographe : La pavane pour une infante défunte de Ravel et Gloria de Don Byas. Il décide également d’envoyer ses poèmes à Cocteau mais ne recevra jamais de réponse.

Claude Nougaro journaliste
Le 18 avril 1947 arrive sa seconde sœur Hélène. Claude écrit des poèmes sur les petits métiers qui paraissent dans le journal local. L’année suivante il interrompt ses études sans avoir le baccalauréat et, devant l’ire familiale, préfère devancer l’appel. Il part ainsi loin de sa famille à Rabat, au Maroc. Très peu discipliné, il passe la majorité de son temps aux arrêts ce qui lui laisse le loisir d’écrire des poèmes. Après 18 mois, il retrouve sa famille à Vichy, où son père continue à faire les saisons au casino, et c’est dans le Journal des curistes que ses poèmes sont désormais publiés. Les tournées de Pierre amènent ensuite la famille à Alger et Claude devient journaliste pour La dépêche de Constantine. Il ne montre que peu d’intérêt pour les sujets qu’il traite et la forme d’écriture imposée à laquelle il est soumis l’amène à réaliser qu’il n’a pas d’avenir dans cette direction.

En 1952, la famille prend la direction de Paris et Claude loge dans la chambre de bonne au dessus de l’appartement familial. Les rapports avec son père sont tendus et sa vie bien austère. Il vit de piges pour le journal Paris Presse dans lequel il tient des chroniques sur le cinéma et la litté-rature. Claude se passionne pour l’écriture et déclame ses poèmes sur la scène du cabaret Roberta, près des Champs-Elysées.

Le pianiste Jean-Michel Arnaud est un des témoins de la première heure : « J’étais ébahi par le coté virulent de Claude, ses textes étaient durs, avec beaucoup de jeux de mots ». Il mettra en musique quelques années plus tard de nombreux textes de Nougaro.

C’est aux Deux Magots que Claude Nougaro rencontre Jacques Audiberti par l’intermédiaire du chef d’orchestre et compositeur Mirouze qui est un ami toulousain commun. Audiberti, de trente ans son aîné, est un homme débordant de créativité. Il exerce ses talents non seulement dans l’écriture de poèmes, de romans et de pièces de théâtre, mais également dans la peinture. Il naît alors une amitié et une complicité entre les deux hommes qui durera jusqu’à la mort de l’écrivain. Claude Nougaro confiera en 1971 au micro de Jacques Chancel : « Audiberti a eu une influence sur moi. Il m’a fait naître. Je lui doit tout ». Ce dernier l’encourage à écrire de façon plus directe et Claude Nougaro se replonge dans les lectures. Puisqu’il ne sait pas composer de musique, il sera auteur de chansons. En 1954 il entre à la SACEM (Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique) et commence à écrire pour les autres. Il se prend au rêve de voir ses titres chantés par Édith Piaf. Claude ne doute de rien et son opiniâtreté lui permettra de faire la rencontre de Marguerite Monnot. Le couple Piaf-Monnot est le premier tandem féminin dans la chanson française depuis l’enregistrement par Piaf en 1937 du titre Mon légionnaire créé par Marie Dubas. Leur collaboration donne naissance à des titres incontournables tels que La vie en rose ou L’hymne à l’amour. Claude est aux anges lorsque Marguerite Monnot accepte de mettre en musique ses textes Méphisto et Les sentiers de la guerre ; il est persuadé qu’elle les présentera à Édith Piaf. Le rêve ne sera que de courte durée et il apprend qu’ils seront finalement enregistrés par Paul Péri (45 tours EP Pathé Marconi 45 EG 170) qui n’est autre que le jeune mari de Marguerite Monnot. Paul Péri, après avoir obtenu par le plus grand des mystères le grand prix de la chanson française en 1949, poursuit une vague carrière d’acteur et de chanteur accompagné par Marguerite Monnot. La déception est de taille pour Claude Nougaro et il choisira systématiquement de faire l’impasse sur ces enregistrements au cours de ses premières interviews.

Le Lapin Agile
Pierre Nougaro, après ses prestations à l’Opéra Garnier, termine souvent ses soirées au cabaret Le Lapin Agile sur la butte Montmartre. Il présente son fils Claude à Paulo, le patron de l’endroit, qui ne tarde pas à l’engager. C’est dans ce lieu his-torique, autrefois propriété de Toulouse Lautrec et habité de ses illustres clients tels que Renoir ou Picasso entre autres, que Claude clame ses vers. Georges Brassens, autre habitué de l’endroit, l’encourage à chanter ses propres chansons.

Le pianiste Jimmy Walter, accompagnateur et compositeur pour Boris Vian et Jean-Michel Arnaud mettent en musique ses textes. Il devient ainsi chanteur et c’est dans ce cabaret auquel il restera fidèle tout au long de sa vie, que naissent les premières chansons interprétées par Claude Nougaro. Il dépose ses cinq premiers titres à la SACEM en mai 1955 : Le blues des blue-jeans, Le soleil de minuit, Capable de tout, Sous la neige et La vitre. Seules quelques bribes de ces textes seront conservées dans des chansons enregistrées.

En 1955, Claude fait la rencontre de l’ancien pianiste de Jazz Jean Constantin qui, après avoir enregistré des disques sous le nom de Big Cesar, vient de signer un succès pour Catherine Sauvage : Mets deux thunes dans l’bastringue. Ils écrivent ensemble le titre Vise la poupée et Jean Constantin propose la chanson à Philippe Clay qui vient d’enregistrer un autre de ses titres L’illusionniste. Après avoir connu un énorme succès avec Le danseur de Charleston, Philippe Clay impose Claude Nougaro comme un auteur à part entière en choisissant Vise la poupée comme titre principal de son nouveau disque (45 tours EP Philips 432.041 NE). La chanson est un succès et est reprise l’année suivante par Élise Vallée (45 tours EP Véga V 45 P 1774) et Simone Alma (45 tours EP Le chant du monde LD45-3007) ainsi que par Jean Constantin (45 tours EP Pathé 45 EG 183) lui-même. En 1957, le célèbre saxophoniste de Jazz Hubert Rostaing en enregistre une version instrumentale sous le pseudonyme d’Earl Cadillac (45 tours EP Vogue EPL 7315). La rencontre avec Philippe Clay est déterminante car il deviendra le principal interprète de Claude Nougaro ; ses talents d’acteur et son jeu théâtral, du haut de ses 1m90,  correspondent parfaitement à l’écriture imagée de Nougaro. Forts du succès de Vise la poupée, Nougaro et Constantin écrivent le titre cha cha cha Les pantoufles à papa qui sera finalement créé par son compositeur sur la scène de l’Olympia puis celle de Bobino (45 tours EP Vogue EPL 7.709). Jean Constantin se vantera d’avoir écrit la chanson seul ce qui provoquera une brouille définitive entre les deux hommes.

Alors que Jacques Audiberti n’accorde que peu d’intérêt à la chanson, Claude est persuadé qu’elle est une forme d’expression qui permet à un poète d’atteindre son audience et décide de persévérer dans cette voie. Il poursuit son tour de chant au Lapin Agile et en avril 1956, un enregistrement radiophonique a lieu pour l’émis-sion La vie parisienne où l’on peut l’entendre interpréter un autre titre resté longtemps inédit, Direction Vénus, sur une musique signée Jean-Michel Arnaud.

En fin d’année Claude Nougaro retrouve Philippe Clay pour qui il adapte en collaboration avec René Rouzaud, le titre 99 years qui est un succès outre atlantique interprété par Guy Mitchell en 1954. La version originale raconte une histoire d’amour alors que l’adaptation relate les lamentations d’un prisonnier sous le titre A Perpète (45 tours EP Philips 432.139 NE). Le succès du disque amène Philips à ressortir l’original en France. Claude Nougaro fait désormais équipe avec le pianiste Jimmy Walter qui à cette époque travaille sur l’unique album de Boris Vian. Leur talent est remarqué par Lucienne Delyle qui enregistre Seulement (45 tours EP Pathé 45 EG 223) accompagnée par son mari Aimé Barelli. L’enregistrement ne trouve finalement sa place que sur une face B mais la chanson connaitra une petite carrière. Cyril Dalin la choisit pour son premier disque (45 tours EP Pacific 90164 B) aux côtés de titres de Francis Lemarque avant d’enregistrer des titres de Charles Aznavour et Gilbert Bécaud puis de disparaître. Le titre sera également enregistré par Florence Passy (45 tours EP Decca 450.718) dont le répertoire est majoritairement composé de reprises.

Claude Nougaro chanteur
Avant même d’avoir enregistré un disque en nom propre, Claude Nougaro effectue son premier passage à la télévision dans l’émission Trente six chandelles du 8 juillet 1957. Pour cette occasion il y interprète le titre Les anges tout en précisant qu’il n’en est « que le parolier » et que la musi-que est signée par Henri Salvador. Les anges est gravé sur disque cette année là par Paul Roby ainsi que les titres Jour et nuit et Coupez les moi au rasoir (45 tours EP RCA 76 069). Paul Roby est un chanteur dont le répertoire est géné-ralement constitué de chansons dites de variétés. Claude Nougaro signe ici les paroles d’un des premiers EP français estampillé Rock ‘n’ roll, genre importé en France par Boris Vian et Michel Legrand. Tout comme eux il aborde le rock ‘n’ roll sous un angle humoristique mais les paroles ambiguës du titre Coupez les moi au rasoir déroutent et Paul Roby revient vite à un répertoire plus classique.

Philippe Clay enregistre une nouvelle chanson de Claude Nougaro : Joseph (45 tours EP Philips 432.190 NE) qu’il interprète en novembre 1957 au cours de l’émission Trente six chansons ; il annonce à cette occasion qu’il souhaite enregistrer une quinzaine de chansons de Claude Nougaro et le fait alors monter sur scène pour y interpréter un titre qui ne sera jamais gravé sur disque : La chanson de Spoutnik, accompagné par Jean-Paul Mengeon et son ensemble.

En juin 1958, il est à nouveau l’invité de Jean Nohain pour une émission spéciale de trente six chansons consacrée aux jeunes auteurs interprètes. Il chante à cette occasion Tiens-toi bien à mon cœur. En septembre, il est présenté comme le filleul d’Annie Cordy dans la version télévisée de L’école des vedettes et interprète pour la première fois Maman m’la dit, titre gravé sur disque cette même année par l’américain Stephen Bruce (45 tours EP Polydor 20 870) puis par Jimmy Walter (45 tours SP Président P53).

Pour la version radio de cette émission, c’est Colette Renard qui le parraine pour le concours de radio crochet où il interprète ce même titre en direct et en public. Claude ne gagne pas le concours mais est à nouveau invité en juin 1959 et présente Il y avait une ville. Cette chanson, écrite dans la veine réaliste, relate les destructions de Hiroshima et Nagasaki par les bombes atomiques. Ce titre tient particulièrement à cœur à Claude Nougaro car il l’enregistrera sur son premier album, puis une nouvelle fois sur son album de 1964. Il sera également enregistré par Philippe Clay (45 tours EP Fontana 460.66 ME) en 1959.

Colette Renard est une chanteuse très populaire à l’époque et prépare un disque de Noël. Elle demande à Claude Nougaro de lui écrire une chanson sur ce thème imposé et c’est ainsi qu’elle enregistre le titre Serge et Nathalie (45 tours EP Vogue EPL 7.568) accompagnée par Raymond Legrand et son orchestre. Ce dernier apprécie déjà les chansons de Claude Nougaro car il a choisi l’année précédente d’ajouter le titre Les pantoufles à papa (45 tours EP Trianon TRI 45012) à son propre répertoire et lui présente son fils, Michel Legrand, qui aura un rôle capital dans la carrière de Claude. Après le succès de La môme aux boutons et un premier album récompensé du grand prix du disque de l’académie Charles Cros 1958, la chanteuse et actrice Lucette Raillat revient avec un nouveau EP ou elle s’adjoint les services de Claude Nougaro et Jean-Michel Arnaud pour le titre Au ras des pâquerettes (45 tours EP Polydor 20 844).

Claude Nougaro et Michel Legrand ont écrit en-semble plusieurs chansons qui ont été à chaque fois refusées par les interprètes pressentis (dont Dario Moreno). Ils adaptent ensemble un motif du musicien de jazz Gerry Mulligan surnommé « Jeru ». Le morceau devient Le piano de mauvaise vie chanté par Jacqueline François qui est à l’époque une star internationale et collabore régulièrement avec Michel Legrand. Le titre sera édité sur un disque de Chansons insolites (45 tours EP Philips 432.231 BE) aux cotés de trois chansons signées par Boris Vian. Un autre titre signé du duo Nougaro-Legrand est créé par le chanteur jamaïcain Zack Matalon : La grande chanson (45 tours EP Columbia ESRF 1145).

Le Premier album
En octobre 1958, Claude enregistre chez Président un 25 cm qui passera complètement inaperçu et reprend en grande partie des titres créés par ses interprètes. Le disque est produit par Ted Moura et Claude Nougaro est l’auteur de toutes les chansons. Quatre morceaux sont signés du compositeur et chef d’orchestre Jimmy Walter : Il y avait une ville, Marguerite, Maman m’la dit, et Toutes les musiques. Les autre titres : Serge et Nathalie, Vachement Décontracté, Tiens-Toi Bien Mon Cœur » et « Le Piano De Mauvaise Vie » sont écrits par le pianiste Michel Legrand. Enfin Les Anges est composé par Henri Salvador qui écrit un texte pour le verso de pochette :

« C’est la première fois que je prends la plume pour présenter quelqu’un et j’en suis très fier, car celui que vous allez entendre a avec lui ce que Paris demande à un artiste, c’est-à-dire la fougue, la rage, la souffrance. Il a passé par ce dur chemin où l’on est sûr que ce que l’on fait est bon et que personne ne comprend ; les portes qui vous claquent à la figure, le rire narquois des imprésarios, le public qui n’applaudit pas, et les larmes seul dans une chambre de ce Paris que l’on maudit. Enfin, après ces épreuves on est mûr pour que le monde entier vous acclame et dise « C’est un artiste de Paris ». Et c’est Claude Nougaro. »

Le label Président commercialise également un EP 45 tours quatre titres contenant Vachement Décontracté, Tiens-toi bien mon cœur, Toutes les musiques et Maman m’la dit (PRC 89 Medium). La pochette est en noir et blanc avec une typographie rose qui annonce : Son premier disque, son nom ! Claude Nougaro. En 1963, suite à son succès chez Philips, le 25 cm Président devient un 33 tours 30 cm pour sa réédition chez National (33 Tours NATIONAL 16.185), accompagné d’un autre EP sur lequel Vachement décontracté est remplacé par Marguerite. Afin de promouvoir ses chansons, Claude Nougaro part en tournée en 1959 et se produit en première partie de Dalida, avec Frank Gérald et Paola.

Les Jazz Baladins créent le titre Vole, vole (45 tours EP Fontana 460.638 ME) et Marcel Amont, qui deviendra un interprète fidèle, enregistre Le balayeur du Roy (45 tours EP Polydor 21 767). Philippe Clay revient vers Nougaro pour de nouvelles chansons, il reprend le titre Il y avait une ville et lui présente un cousin lointain du nom de Jacques Datin avec qui ils signent L’homme de l’Équateur (45 tours EP Fontana 460.666 ME). En 1960, Richard Anthony, alors très en vogue, interprète Au fond de mon cœur (45 tours EP Columbia ESRF 1261). Claude se plie alors à un nouvel exercice et écrit des paroles sur la musique de Rossini arrangée par Jacques Datin Le Barbier de Séville (45 tours EP Polydor 20 867) enregistré par Marcel Amont. L’année suivante, l’actrice Pierrette Bruno enregistre Dent de lait (45 tours EP Pathé EG 543) et Juan Catalano Pour une séguedille (45 tours EP Fontana 460 796). Philippe Clay enregistre à nouveau des titres de Nougaro : La sentinelle, Paris Parisse (45 tours EP Fontana 460 742 ME), La vie de patachon et Les touristes (45 tours EP Fontana 460 765 ME).

Paris-Parisse, sera également enregistré par Doris Marnier (45 tours EP Teppaz 45.587 S). Toujours en 1961, Jacques Audiberti emménage chez le chanteur et y restera pendant un an. Au printemps, Claude part en tournée avec Marcel Amont, Jean-Jacques Debout et Jocelyne Jocya. Cette dernière choisit d’enregistrer également La folle chanson (45 tours EP Vogue EPL 790) créée par Zack Matalon. Claude en modifie le texte afin d’en féminiser les paroles et offre un nouveau titre à Marcel Amont : Le porte-plume (45 tours EP Polydor 21 790).

Sans avenir chez Président après l’échec cuisant de son premier 25 cm, Claude Nougaro rompt son contrat et c’est grâce à Michel Legrand qu’il trouvera la voie du succès. Alors que Jacques Canetti, directeur artistique chez Philips, ne croit guère en l’avenir musical de Nougaro, Michel Legrand qui est bien implanté dans la maison grâce à ses nombreuses réalisations, enregistre des maquettes de nouvelles chansons de Claude. En 1962, sous la direction artistique de Claude Dejacques, Nougaro sort un super 45 tours quatre titres qui fera date. Les chansons produites dans une direction Jazz deviendront des classiques. On y retrouve : Une petite fille, Le Jazz et la Java, Les Don Juan et Le cinéma.

Claude a enfin rendez-vous avec le succès et sa carrière est lancée. Après 1963, il n’écrira plus qu’à de rares exceptions pour d’autres interprètes. En une vingtaine d’albums studio, il dessine une carrière exemplaire et un répertoire unique à travers des choix inattendus et des remises en questions constantes. Précurseur de la world music, il ira puiser dans toutes les cultures les sons singuliers qui feront swinguer ses mots. Lorsqu’en 1986 il est rejeté par la maison de disque Barclay, il s’offre une nouvelle jeunesse aux États-Unis ou il produit l’album Nougayork. Ce retour triomphal lui permet de conquérir un jeune public qui lui restera fidèle jusqu’à sa disparition en 2004. Il est aujourd’hui cité comme une référence majeure par de nombreux artistes.
Olivier JULIEN
© Frémeaux & Associés

Pour leur soutien, merci à Laurent Balandras et Hélène Nougaro.
Pour toutes leurs informations, merci à Laurent Balandras, Stéphane Deschamps, Christian Laborde, Karine Le Bail et Alain Wodrascka.
Pour leur complicité, merci à Mathilde et Steve Guillaume et Juliette et Johann Hild.
Pour Annie et José Thery.


Even though he was born in Toulouse, where people’s accents are already music to the ear, Claude Nougaro marked the world of French song with lyrics and phrasing which were totally his own, and his diction and style made him an instantly-identifiable artist. Like Serge Gainsbourg, he pushed back musical frontiers in broadening his influences, and he brought a new feeling for rhythm to French «Chanson». Close to the jazz milieu, Nougaro was one of the first to draw on African and Brazilian rhythms; they provided a singular universe for his songs, and the influence of films on his writing instantly conjured up strong images. His life translated into favourite themes for his songs, which continually expressed his love for his roots in Toulouse.

The Minimes, his childhood
Claude Nougaro’s father Paul was first baritone with the Opéra de Paris, and his mother was a young Italian pianist named Liette Tellini. They travelled widely, and when their son was born – on September 9th 1929 – they decided it would be better for their son to be cared for by his grandparents in a more stable environment. They became maman Cécile and papa Alexandre for Nougaro, who grew up in the working-class area of Toulouse known as «Les Minimes» where, incidentally, he spent a lot of his time fighting with other children from Italian immigrant families… He felt he’d been abandoned by his parents to the benefit of their own artistic careers, but he rejoined them from time to time – in Paris, Lille or Algiers – and discovered the opera-world of his father (Verdi, Bizet, Puccini…), while learning about other classical music from his mother, whose pla-ying included Chopin, Fauré or Beethoven. «I liked the arias most,» he said, «especially ‘Carmen’. Through my father, music quickly appeared to be inseparable from dramatic action and texts.»

Claude’s grandparents had a radio and he soon discovered Maurice Chevalier, Charles Trenet and Edith Piaf. There were jazz programmes on Radio Toulouse as well, and Claude was fascinated by rhythms which allowed him to escape to the sound of Glenn Miller, Bessie Smith, Ella Fitzgerald and, already, Louis Armstrong, who later provided him with the title of a song. He could feel the music deep down inside him, and as for dancing… it thrilled him so much, he thought of becoming a professional. His father flatly refused: he thought dancing was for homosexuals, and he wanted Claude to have an exemplary education.

Nougaro was bored in school; to escape, he became interested in drawing, and books, thanks to which he developed his passion for words. He read Cyrano de Bergerac before turning to Victor Hugo and the poets Paul Verlaine and Arthur Rimbaud before devouring Antonin Artaud and Jean Cocteau. His literary interests didn’t prevent him from being sent down from school in Les Minimes, however. In 1946 he was schooled in Vichy, where he developed his drawing-skills – he continued to draw throughout his life – and wrote his first texts for the music that was constantly on his record-player, Ravel’s Pavane pour une infante défunte and Don Byas’ recording of Gloria. He even sent his poems to Cocteau, but never received a reply.

Journalism, the stage, and songwriting
By 1947 Nougaro was writing poems for the local newspaper, often about the little trades which people practised. He abandoned his studies before taking his Baccalauréat exam, and his family was so angry that he didn’t wait to be called up for military service: he joined the Army of his own accord and went to be a soldier in Morocco, far from everyone. He had «disciplinary problems» and spent most of his time under arrest, which allowed him to write a lot of poetry. Eighteen months later he returned to his family in Vichy – his father was appearing at the Casino there –, had some of his work published in the Journal des curistes (read by people taking a cure at the spa) and then went to Algiers, following his father on tour. He became a journalist for the Dépêche de Constantine, but had little interest in the subjects he was asked to write about (and even less for the kind of prose that was imposed on him). He quickly realized that his future lay elsewhere. In 1952 the family moved to Paris and Claude lived in a garret above his parents’ apartment. Paid by the line, he submitted articles to Paris Presse, reporting on new films and books, but at the same time he began reciting his poems onstage at the Roberta cabaret near the Champs-Elysées. Pianist Jean-Michel Arnaud was one of the early spectators: «I was stunned by Claude’s virulent side; his texts were hard and they had a lot of puns.» A few years later, Arnaud set many of Nougaro’s texts to music (see below).

It was at the Deux Magots that Claude met Jacques Audiberti, who was thirty years his elder. Audiberti overflowed with creativity, not only writing poems, novels and plays, but also painting, and the two became friends for life. According to Nougaro, «Audiberti influenced me. He caused me to be born. I owe everything to him.» Among other advice, Audiberti told Nougaro to be more direct in his writing and, since Claude was no composer, he decided to become a songwriter. He joined SACEM in 1954 and began writing songs for other artists, dreaming of one day seeing his songs performed by Edith Piaf. That didn’t happen, but Nougaro did meet Marguerite Monnot, the «other half» of the Piaf/Monnot tandem, the premier female song-partners in France since 1937, when Piaf recorded Mon légionnaire just after Marie Dubas gave its first performance. Piaf/Monnot gave rise to such unavoidable titles as La vie en rose, and Claude was thrilled when Monnot agreed to write the music for his text Méphisto: he was convinced she would show it to Piaf. Not so. It was recorded by Paul Péri, and Claude was so disappointed that he refused to talk about it in all his first interviews.

The Lapin Agile
After Claude’s father finished his performances at the Opéra Garnier, he often spent his evenings at the Lapin Agile in Montmartre. He introduced his son to the manager, and Claude was promptly hired. It was there, inside the historic building once owned by Toulouse Lautrec (and lived in by such illustrious artists as Renoir or Picasso) that Nougaro would now recite his verse. Another regular at the Lapin Agile was Georges Brassens, who encouraged Nougaro to sing his own songs rather than give them to others.

Pianist Jimmy Walter, who accompanied and composed for Boris Vian, joined Jean-Michel Arnaud in writing music for Claude’s texts; the Lapin Agile saw the first Nougaro songs sung by their author, and Claude registered his first five songs with SACEM in May 1955: Le blues des blue-jeans, Le soleil de minuit, Capable de tout, Sous la neige and La vitre, although only parts of them were included in songs he recorded.

That year Claude also met ex-jazz-pianist Jean Constantin, with whom he wrote Vise la poupée; Constantin offered the song to Philippe Clay, who soon established Nougaro as a writer standing apart from the others after Vise la poupée became a success. Clay was a decisive encounter: he became Nougaro’s principal «interpreter», and the theatricality of the tall singer’s performances admirably suited Claude’s image-filled lyrics. They wrote the cha-cha-cha title Les pantoufles à papa together, and somehow Constantin managed to boast that he’d written it alone, which put an end to their partnership.

Audiberti wasn’t that interested in songs, but Claude was convinced it was the form of expression which could allow a poet to reach a wide audience, and he decided to persevere. He continued performing at the Lapin Agile until April 1956 and at the end of the year he adapted the American song 99 Years for… Philippe Clay. Nougaro then teamed up with Jimmy Walter, and their combined talents were noticed by the star Lucienne Delyle, who recorded Seulement.

Claude Nougaro, singer
Before he’d even recorded under his own name, Nougaro made his first appearance on television singing Les anges, saying only that he was its «lyricist», and that the music was Henri Salvador’s. It was recorded that year by Paul Roby for an EP, and Claude Nougaro thereby earned the distinction of being on one of the very first French rock ‘n’ roll records, after Boris Vian and Michel Legrand imported the genre from America. Nougaro also tackled rock ‘n’ roll with humour, like they did, but Roby thought that Coupez-les moi au rasoir (another tune on the EP) was a rather risqué title – [«Cut them off with a razor»] indeed! –, and he chose «safer» songs by other writers in the future.

After recording Nougaro’s Joseph, Philippe Clay announced his intention to record some fifteen songs by Claude, and when Joseph was featured in the TV show presented by the star Mireille it did little harm to Nougaro’s reputation as a songwriter. Nor did his own appearances on television over the course of the next period, which included his rendering of Il y avait une ville, a realist-song that told of the destruction of Hiroshima and Nagasaki. Claude recorded it on his first album, and then again in 1964.

Singer Colette Renard was very popular at the time and asked Claude to write a song for her when she was recording a Christmas album; she sang Serge et Nathalie accompanied by Raymond Legrand and his Orchestra. Legrand had liked Claude’s songs for a long time, and he introduced Claude to his son, the composer Michel Legrand. The latter would play a capital role in the singer/songwriter’s career. They wrote several songs together, all of which were turned down by the singers to whom they were offered, including Dario Moreno. So they tried their hand at jazz with an adaptation of a piece by saxophonist Gerry Mulligan, Jeru, and it became the song Le piano de mauvaise vie, which was sung by Jacqueline François, an international star of the period who worked regularly with Michel Legrand. It was released on a Philips EP entitled Chansons insolites together with three songs written by Boris Vian.

The first album
In October 1958 Claude recorded a 10” LP for the label «Président» – it went almost unnoticed – on which most of the titles were previously recorded by other singers. The record was produced by Ted Moura, with all the songs written by Nougaro. Four had music by composer/bandleader Jimmy Walter: Il y avait une Ville, Marguerite, Maman m’la dit and Toutes les Musiques. The others were Serge et Nathalie, Vachement Décontracté, Tiens-Toi Bien Mon Coeur and Le Piano De Mauvaise Vie, composed by Michel Legrand, and Les Anges, whose music was written by Henri Salvador. He wrote these words for the record-sleeve:

«This is the first time I’ve picked up a pen to introduce someone and I’m very proud to do so, because the man you’re going to hear has what Paris asks of an artist, i.e. spirit, rage and suffering. He’s taken that hard road where you’re sure that what you’re doing is good, and that nobody understands what you’ve done. Doors slam in your face, impresarios wear sardonic grins, the audience never applauds, and your tears fall when you’re alone in a room in this cursed Paris. And finally, after all these ordeals, you’re ready for the acclaim of the whole world when they say, ‘This is an artist from Paris’. And he is Claude Nougaro.»

Président also released an EP with Vachement Décontracté, Tiens-toi Bien Mon Cœur, Toutes les Musiques and Maman m’la dit. The black and white sleeve had pink lettering which announced: «His first record, his name! Claude Nougaro.» Following his success at Philips, in 1963 the 10” disc for Président was made into a 33rpm 12” album for reissue by National, accompanied by another EP on which Vachement Décontracté was replaced by Marguerite. To promote his songs, Nougaro went on tour in 1959 and opened for Dalida.

The Jazz Baladins recorded Vole, vole, and Marcel Amont, who became a faithful performer of Nougaro’s songs, recorded Le Balayeur du Roy. Philippe Clay returned to Nougaro for his new songs, and picked up the title Il y avait une Ville before introducing him to one of his distant cousins named Jacques Datin, with whom they wrote L’homme de l’Équateur. In 1960 Richard Anthony, who was very much in fashion, sang Au Fond de Mon Cœur for Columbia, and on the heels of that success Claude tried his hand at a new stylistic exercise by writing a text for Rossini’s music from «The Barber of Seville»; arranged by Jacques Datin, Le Barbier de Séville was recorded by Marcel Amont. The following year, actress Pierrette Bruno recorded Dent de Lait and Juan Catalano recorded Pour une Séguedille. Philippe Clay wasn’t to be left out of it all, and he recorded more of Nougaro’s work, with La Sentinelle and Paris Parisse on one Fontana EP and La Vie de Patachon and Les Touristes on another.

Paris-Parisse would also be recorded by Doris Marnier, and then, still in 1961, Jacques Audiberti moved into the singer’s house and lived there for a year. In the spring, Nougaro went on tour with Marcel Amont, Jean-Jacques Debout and Jocelyne Jocya, who chose to record La Folle Chanson for an EP which was released by Vogue; Nougaro had modified his lyrics so that it could be sung by a female singer. Next, he presented Marcel Amont with a new song entitled Le Porte-plume.

After his first 10” LP went unnoticed, it seemed to Claude that his future with the Président label was doomed, and so he terminated his contract. He found the road to success thanks to Michel Legrand. The Artistic Director at Philips was Jacques Canetti, who didn’t believe in Nougaro’s future in music either, but Michel Legrand was a mainstay of the label, with many successful records to his credit, and Legrand recorded «demos» of Claude’s new songs. In 1962, with Claude Dejacques as his Artistic Director, Philips released a new EP with four titles by Nougaro, all of which made history. The songs were produced with a jazz feel and they became classics: Une petite fille, Le Jazz et la Java, Les Don Juan and Le cinéma.

The career of Claude Nougaro was now assured, and from 1963 onwards he only rarely wrote songs for other artists. With something like twenty studio albums in his discography, he succeeded in building a song-repertoire that remains exemplary, often with unexpected choices, but always after careful thought: Nougaro constantly questioned his orien-tations. He became a precursor in world music, drawing on almost every culture to single out the sounds which would make his words swing into life. When his choices caused him to be rejected by Barclay Records in 1986, Nougaro went to The United States and rejuvenated his career entirely with the album «Nougayork». It marked a triumphant return to the public eye, and Nougaro captured the attention of new, young audience who loyally followed his every move until his disappearance in 2004. His presence, however, continues: the name Claude Nougaro is still mentioned as a major reference by countless artists.
Olivier JULIEN
Adapted in English by Martin DAVIES
© Frémeaux & Associés

For their support, thanks to Laurent Balandras and Hélène Nougaro.
For all the informations they provided, thanks to Laurent Balandras, Stéphane Deschamps, Christian Laborde, Karine Le Bail and Alain Wodrascka.
For their complicity, thanks to Mathilde and Steve Guillaume and Juliette and Johann Hild.
For Annie and José Thery.


DISCOGRAPHIE CD 1
Claude Nougaro
1. Il y avait une ville
 (Claude Nougaro - Jimmy Walter)  2’33
2. Marguerite
(Claude Nougaro - Jimmy Walter) 2’28
3. Vachement décontracté
(Claude Nougaro - Michel Legrand) 2’59
4. Les anges
(Claude Nougaro - Henri Salvador) 1’50
5. Le piano de mauvaise vie
(Claude Nougaro - Gerry Mulligan) 2’24
6. Maman m’la dit
 (Claude Nougaro - Jimmy Walter) 2’31
7. Tiens-toi bien à mon cœur
 (Claude Nougaro - Michel Legrand) 2’04
8. Serge et Nathalie
(Claude Nougaro - Michel Legrand) 3’27
9. Toutes les musiques
(Claude Nougaro - Jimmy Walter ) 2’46
Avec les orchestres de Michel Legrand,
Armand Migiani et Jimmy Walter.
33 tours 25 cm Président KV 51 - 1959

Paul Peri
10. Mephisto
 (Claude Nougaro - Marguerite Monnot) 1’59
11. Les sentiers de la gloire
 (Claude Nougaro - Marguerite Monnot) 2’03
Avec Marguerite Monnot et son ensemble.
45 tours EP Pathé Marconi 45 EG 170 - 1955

Philippe Clay
12. Vise la poupée
 (Claude Nougaro - Jean Constantin) 2’03
Avec Jean-Paul Mengeon et son ensemble.
45 tours EP Philips 432.041 NE - 1955
13. A perpète
 (Claude Nougaro / René Rouzaud /
 Sid Wayne - John Benson Brooks) 3’19
Avec Jean-Paul Mengeon et son orchestre.
45 tours EP Philips 432.139 NE - 1956

Jean Constantin
14. Les pantoufles à papa
 (Claude Nougaro - Jean Constantin) 2’54
Enregistrement public à Bobino.
45 tours EP Vogue EPL 7.709 - 1960

Lucienne Delyle
15. Seulement
 (Claude Nougaro - Jimmy Walter) 3’00
Avec Aimé Barelli et son orchestre.
45 tours EP Pathé 45 EG 223 - 1956

Paul Roby
16. Coupez-les moi au rasoir
 (Claude Nougaro - Jimmy Walter) 2’09
17. Jour et nuit
 (Claude Nougaro - Jimmy Walter) 2’00
18. Les anges
 (Claude Nougaro - Henri Salvador) 1’50
Orchestre Jimmy Walter.
45 tours EP RCA 76 069 - 1957

Philippe Clay
19. Joseph
 (Claude Nougaro - Gaby Wagenheim) 3’10
Avec Jean-Paul Mengeon et son orchestre.
45 tours EP Philips 432.190 NE - 1957

Lucette Raillat
20. Au niveau des pâquerettes
 (Claude Nougaro - Jean-Michel Arnaud) 2’35
Avec Armand Motta et son orchestre.
45 tours EP Polydor 20 844 - 1958

Jacqueline François
21. Le piano de mauvaise vie
(sur les motifs de Jeru)
(Claude Nougaro -
Gerry Mulligan/Michel Legrand) 2’23
Avec Jack Elliot et son orchestre.
45 tours EP Philips 432.231 BE - 1957

Cyril Dalin
22. Seulement
 (Claude Nougaro - Jimmy Walter) 2’55
Avec André Muscat et son orchestre.
45 tours EP Pacific 90164 B - 1957

Jean Constantin
23. Vise la poupée
(Claude Nougaro - Jean Constantin) 2’10
Orchestre sous la direction de Big Cesar.
45 tours EP Pathé 45 EG 183 - 1956

DISCOGRAPHIE CD 2
Zack Matalon
1. La folle chanson
(version masculine)
(Claude Nougaro - Michel Legrand)  2’20
Orchestre sous la direction de Jean-Pierre Guigon.
45 tours EP Columbia ESRF 1145 - 1958

Stephen Bruce
2. Maman m’la dit
(Claude Nougaro - Jimmy Walter) 2’06
Avec Jean Bouchety et son ensemble.
45 tours EP Polydor 20 870 - 1958

Colette Renard
3. Serge et Nathalie
(Claude Nougaro - Michel Legrand) 3’11
Accompagnée par Raymond Legrand et son orch. 45 tours EP Vogue EPL 7.568 - 1958

Marcel Amont
4. Le balayeur du roy
(Claude Nougaro - Jean-Michel Arnaud) 2’49
Avec Claude Romat et son ensemble.
45 tours EP Polydor 20 867 - 1958

Les jazz baladins
5. Vole vole
(Claude Nougaro - Jimmy Walter) 2’01
Avec Jimmy Walter et son orchestre.
45 tours EP Fontana 460.638 ME - 1959

Élise Vallée
6. Vise la poupée
(Claude Nougaro - Jean Constantin) 1’48
Avec Jo Moutet et son orchestre.
45 tours EP Véga V 45 P 1774 - 1956

Philippe Clay
7. L’homme de l’Équateur
 (Claude Nougaro - Jacques Datin) 2’26

8. Il y a avait une ville
(Claude Nougaro - Jimmy Walter) 2’45
Avec Jean-Paul Mengeon et son orchestre.
45 tours EP Fontana 460.666 ME - 1959

Richard Anthony
9. Au fond de mon cœur
(Claude Nougaro - Christian Chevallier)  2’26
Avec Les angels et l’orchestre
de Christian Chevallier.
45 tours EP Columbia ESRF 1261 - 1960

Marcel Amont
10. Le barbier de Séville
(Claude Nougaro - Rossini / Jacques Datin) 4’52
Avec Claude Romat et son orchestre.
45 tours EP Polydor 21 767 - 1960

Juan Catalano
11. Pour une séguedille
(Claude Nougaro - Jacques Datin) 2’54
Avec Armand Migniani et son orchestre.
45 tours EP Fontana 460 796 - 1961

Philippe Clay
12. Paris Parisse
 (Claude-Nougaro - Jacques Datin) 2’26

13. La sentinelle
(Claude-Nougaro - Jacques Datin) 2’38
Avec André Popp et son orchestre.
5 tours EP Fontana 460 742 ME - 1961

Pierrette Bruno
14. Dent de lait
(Claude Nougaro -
 Jean-Michel Arnaud)
 2’49
Direction d’orchestre Jerry Mengo. 45 tours EP Pathé EG 543 - 1961

Marcel Amont
15. Le porte-plume
 (Claude Nougaro - Jean-Michel Arnaud) 3’16
Avec Claude Romat et son orchestre.
45 tours EP Polydor 21 790 - 1961

Philippe Clay
16. La vie de patachon
 (Claude Nougaro - Gaby Wagenheim) 3’27

17. Les touristes 
 (Claude Nougaro - Nino Rota) 2’40
Avec André Popp et son orchestre.
45 tours EP Fontana 460 765 ME - 1961

Jocelyne Jocya
18. La folle chanson
(version féminine)
 (Claude Nougaro - Michel Legrand) 1’45
Avec Jean Lemaire
et son orchestre.
45 tours EP Vogue
EPL 7909 - 1961

Simone Alma
19. Vise la poupée
 (Claude Nougaro - Jean Constantin) 2’11
Orchestre sous la direction de Claude Stieremans.
45 tours EP Le chant du monde LD45-3007 - 1956

Doris Marnier
20. Paris Parisse
(Claude-Nougaro - Jacques Datin) 1’55
Arrangements et orchestre Roger Simon. 45 tours EP Teppaz 45.587 S - 1961

Florence Passy
21. Seulement
 (Claude Nougaro - Jimmy Walter) 2’56
Avec Pierre Selin et son orchestre.
45 tours EP Decca 450.718 - 1957

Bonus : versions instrumentales
Earl Cadillac
22. Vise la poupée
 (Claude Nougaro - Jean Constantin) 2’09
Avec son alto saxo et son orchestre.
45 tours EP Vogue EPL 7315 - 1957

Raymond Legrand
23. Les pantoufles à papa
 (Claude Nougaro - Jean Constantin) 2’33
Orchestre sous la direction de Raymond Legrand.
45 tours EP Trianon TRI 45012 - 1957

Jimmy Walter
24. Maman m’l’a dit
 (Claude Nougaro - Jimmy Walter) 2’14
Orchestre sous la direction de Jimmy Walter.
45 tours SP President P53 - 1961

Cette anthologie présente les premières chansons de Claude Nougaro, incarnées par lui-même ou par les premiers artistes qui l’ont chanté. Olivier Julien présente les deux grandes facettes du génial chanteur toulousain : la puissance de l’interprète qui habite littéralement ses chansons et la création d’un répertoire poétique qui compte parmi les plus beaux de notre patrimoine chanté. P. Frémeaux
This anthology presents Claude Nougaro’s first songs, recorded either by himself or by the first artists to sing them. Olivier Julien’s selection reveals the two great facets of this wonderful a poetic genius of French song: the powerful performing-artist, literally inhabited by his songs, and the creator of a repertoire whose poetic texts are among the finest in France’s legacy.  
P. Frémeaux

« C’est la première fois que je prends la plume pour présenter quelqu’un et j’en suis très fier, car celui que vous allez entendre a avec lui ce que Paris demande à un artiste, c’est-à-dire la fougue, la rage, la souffrance. Il a passé par ce dur chemin où l’on est sûr que ce que l’on fait est bon et que personne ne comprend ; les portes qui vous claquent à la figure, le rire narquois des imprésarios, le public qui n’applaudit pas, et les larmes seul dans une chambre de ce Paris que l’on maudit. Enfin, après ces épreuves on est mûr pour que le monde entier vous acclame et dise “C’est un artiste de Paris”. Et c’est Claude Nougaro. » 
Henri Salvador, 1958

CD CLAUDE NOUGARO ET SES INTERPRETES 1955-1961, CLAUDE NOUGARO © Frémeaux & Associés 2012 (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, albums, rééditions, anthologies ou intégrales sont disponibles sous forme de CD et par téléchargement.)

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