Fremeaux.com
BARBARA (1955 - 1961)
Interprète Brassens, Brel, Moustaki, Barbara…










Barbara (1955-1961)
par Olivier Julien

Barbara est célébrée en cette année 2013 comme un symbole de paix et de liberté des deux cotés du Rhin. La chanson Göttingen qu’elle a enregistré en français puis en allemand est devenue l’hymne de la réconciliation. En 2003, à l’occasion de la commémoration du quarantième anniversaire du traité d’amitié franco-allemande, le chancelier Schröder en entonne quelques vers : « Oh, faites que jamais ne revienne, le temps du sang et de la haine... », il poursuit « A l’époque, j’habitais moi-même Göttingen, où je suis resté pendant plus de dix ans et où j’ai fait mes études. Malheureusement, je n’ai pas eu la possibilité d’assister au concert de Barbara, mais cette chanson résonnait dans toute la ville. Ce que Barbara a chanté à Göttingen, et qui nous est allé droit au cœur, c’était pour moi, jeune homme, le début d’une merveilleuse amitié, de l’amitié qui devait unir les Français et les Allemands ».

Tout comme Édith Piaf qu’elle admirait, Barbara est aujourd’hui reconnue comme l’une des plus grandes artistes françaises. Son humanisme et sa modernité traversent les décennies et les frontières. Ses chansons, pourtant si personnelles, résonnent dans l’inconscient collectif de chacun. Après des débuts jalonnés d’échecs et de remises en question, Barbara a fait de son public sa seconde famille. Son premier répertoire est constitué de reprises de ses contemporains et puise dans le patrimoine du « caf’conc' » qu’elle permet alors de redécouvrir. De cabarets en bordels, vivant de maigres cachets, elle persévère jusqu’à écrire elle-même les textes et les musiques qui la mèneront à la consécration. En évoluant sans se soucier des modes et bien quen
douée de capacités vocales exceptionnelles, elle imposera l’intimisme dans la chanson balayant au passage toute une génération de chanteuses « braillardes ».

Les Batignolles
C’est à Paris, dans le quartier des Batignolles, que celle qui ne s’appelle pas encore Barbara voit le jour. Elle restera attachée à cet endroit et le square dont une des allées porte aujourd’hui son nom, sera le témoin de nombreuses promenades solitaires. Elle le chantera en 1972 dans Perlimpinpin « Le goût de vivre, le goût de l’eau, le goût du pain et celui du perlimpinpin dans le square des Batignolles » et en évoquera « le grand marronnier, les mésanges et les rouge-gorges » en 1980 dans la chanson Il automne.

Monique Serf naît donc le 9 Juin 1930, au numéro 6 de la rue Brochant, où vivent ses parents Ester (née Brodsky) et Jacques Serf ainsi que son frère Jean, de deux ans son aîné. C’est une famille de confession juive originaire de Moldavie du coté maternel et d’Alsace du coté paternel. Jacques Serf exerce la profession de représentant en peaux et fourrures tandis qu’Ester travaille à la préfecture de Paris.

La famille Serf sur la route...
En 1937, la famille quitte Paris pour Marseille où Monique connaît ses premiers émois amoureux. L’année suivante, sa sœur Régine naît à Roanne où ses parents sont désormais installés. Les huissiers saisissent les meubles mais Monique se rassure lorsqu’elle réalise qu’ils ont laissé la table sur laquelle elle joue en s’imaginant grande pianiste de concert.

Début 1939, ils rejoignent la tante de Jacques, Jeanne Spire, qui vit au Vésinet en banlieue parisienne. Le répit sera de courte durée car la seconde guerre mondiale est déclarée en Septembre. Le père est mobilisé et c’est le début de l’exode et des séparations. Monique et Jean partent pour Poitiers sous la garde de Jeanne et ne rejoignent leur mère que l’année suivante à Blois ou elle est employée à la préfecture. On annonce des bombardements et les enfants repartent alors en train accompagnés par leur tante. Leur convoi est attaqué par l’aviation allemande et ils restent bloqués plusieurs jours en rase campagne avant de trouver refuge dans l’école communale du village de Préaux puis logent ensuite au dessus du Café Lanchais. Il leur faudra plus d’un an avant de retrouver la trace des parents à Tarbes. A nouveau réunis, ils s’installent au 5 rue des Carmes où en Mars 1942, naît Claude, le troisième enfant de la famille.

L’antisémitisme bat son plein et ils sont victimes d’une dénonciation et doivent à nouveau se séparer. Monique et Régine sont alors cachées chez des cultivateurs près de Chasseneuil-sur-Bonnieure en Charente, non loin de leur parents qu’ils rejoignent le plus souvent possible en vélo.
La famille se réunit à nouveau en 1943 à Grenoble, puis part pour Saint-Marcellin dans le Vercors où Monique s’initie au piano chez une voisine.

Elle souffre alors d’un problème à la main droite et subira sept opérations durant l’année 1944. On lui annonce qu’elle doit abandonner tout espoir de carrière musicale mais elle décide de ne pas perdre courage et s’emploie à faire sa propre rééducation.

L’armistice est signé le 8 mai 1945 et la famille retrouve Paris au mois d’Octobre, hébergée chez « Granny » la grand-mère maternelle.

En 1946, Monique prend ses premiers cours de chant chez Mme Madeleine Thomas-Dusséqué au Vésinet où ils sont temporairement installés avant de retrouver Paris et le 20éme arrondissement. L’argent leur amène enfin un peu de bonheur et ils partagent leurs premières vacances à Trégastel tandis que son père lui fait le bonheur de louer un piano. C’est le 30 décembre, qu’elle vit son premier deuil avec la mort d’Hava Poustilnikov veuve de Moïse Brodsky. « Que j’aimais ma grand-mère ! » écrira-t’elle dans son autobiographie

La découverte de la chanson
À l’age de 17 ans, Monique poursuit l’étude du piano à Pleyel puis réussit l’audition pour l’École supérieure de musique de Paris avant d’intégrer le Conservatoire. Sa professeure, Mme Dusséqué l’emmène régulièrement à l’Opéra de Paris et à l’Opéra-Comique. Monique monte sur scène pour la première fois le 31 janvier 1947 comme mannequin-choriste dans Violettes impériales au théâtre Mogador où elle restera quelque mois avant de rompre son contrat. Un soir de printemps, elle assiste au tour de chant d’Edith Piaf à l’A.B.C. et en reste « collée au fauteuil». Un nouveau monde s’ouvre alors à elle, celui de la chanson et elle décide d’abandonner le conservatoire.

Lorsque son père disparaît du domicile l’année suivante, Barbara doit alors exercer des petits boulots afin d’aider sa mère et le piano de location est rendu.

Bruxelles
Au mois de février 1950, elle décide de partir pour Bruxelles où elle est hébergée par un cousin chez qui elle ne reste que deux mois car ce dernier devient violent. Elle rencontre ensuite une jeune fille enceinte prénommée Peggy et tout aussi paumée qu’elle avec qui elle partage une chambre à l’hôtel Central. Monique envisage alors la prostitution pour survivre mais, face à son désarroi, son premier client préfère lui offrir un repas. Les deux jeunes femmes partent ensuite pour Charleroi dont Peggy est originaire et elles s’installent alors à La Mansarde de l’étoile au dessus de L’étoile du sud à Marcinelle. Il y a là un dancing aménagé en salle de concert où se produisent des amis d’enfance. Monique se plaît dans cet environnement de saltimbanques avec lesquels elle chante timidement en s’accompagnant au piano. Ensemble, ils ouvrent à Charleroi le cabaret Le Vent vert et c’est en auto-stop qu’elle rejoint régulièrement Bruxelles pour chanter à L’Arche de Noé, rue de l’Écuyer. Monique adopte pour la première fois le pseudonyme de Barbara et chante dans différents lieux les dimanches après-midi sous le nom de Barbara Brody (d’après Brodsky, le nom de jeune fille de sa mère). S’accompagnant au piano, elle interprète L’hymne à l’amour d’Édith Piaf, des chansons de Mireille, Monsieur William de Jean Roger Caussimon et Léo Ferré ainsi que des titres d’Aristide Bruant.

Barbara de retour à Paris
Face aux échecs qu’elle essuie, Barbara décide alors de regagner Paris en auto-stop. Sur le chemin, elle rencontre un « gentil voyou » du nom de Mr Victor qui deviendra le héros d’un de ses titres interprétés à Pantin en 1981 : « Qu’est-ce que ça veut dire si tu n’as pas pour rêve rien que ta folie de vouloir chanter ? Victor, Monsieur Victor, vous aviez un drôle d’air. Quand vous avez stoppé, je n’avais pas confiance, pourtant, je suis montée dans votre coupé Chrysler .»

De retour dans la capitale elle s’adresse au compositeur Jean Wiener qui l’encourage à persévérer et l’oriente vers La Fontaine des quatre saisons, dont Pierre Prévert (frère du poète Jacques Prévert) assure la direction artistique. Leur programme est bouclé mais la directrice Guénia Richez lui propose alors un emploi à la plonge qui lui permet de subsister tandis qu’elle est hébergée par sa tante. C’est du bac à vaisselle qu’elle assistera aux débuts sur scène de Guy Bedos mais surtout de Juliette Gréco qui y chante une adaptation de Bertolt Brecht : la chanson de Barbara. Une audition à La rose rouge en 1952 se solde par un nouvel échec mais elle y rencontre Jean Tardieu qui l’oriente vers un tout nouveau cabaret nommé L’Écluse, son audition se solde par un refus. Épuisée par ce travail harassant, elle se retrouve hospitalisée quand Jeff, un ami de Charleroi, vient la sortir de là pour la ramener en moto en Belgique.

Claude Sluys et Ethéry Rouchadzé
Barbara retrouve le cabaret Le vent vert puis se produit à La maison du vieux tilleul à Bruxelles ainsi que dans divers cabarets dont La Rose noire. Elle recherche un musicien pour l’accompagner et rencontre à La Jambe de bois, un pianiste à qui elle donne son numéro de téléphone. Dans la salle, un jeune avocat du nom de Claude Sluys remarque la jeune fille :« J’ai vu passer cet étrange personnage, pieds nus, drapé d’un grand vêtement noir et avec de longues boucles d’oreille berbères. Je la trouvais belle. Elle était très ronde. Absolument pas la femme maigre qu’on a connue par la suite » Il récupère alors son numéro et la met en relation avec une amie pianiste géorgienne Ethéry Rouchadzé qui accepte de l’accompagner.

«La pianiste m’a téléphoné en me disant que je devais absolument rencontrer cette chanteuse, qu’elle avait du talent mais ne savait pas où se diriger. A l’époque, Barbara reprenait les succès de Piaf. Ça ne lui allait pas du tout. C’est moi qui lui ai fait connaître le répertoire de Fragson, d’Yvette Guilbert, toute cette partie oubliée de la chanson française. Barbara, elle, ne connaissait rien de la chanson. Elle n’avait aucune culture et se vantait même de n’avoir jamais lu un livre. De même, elle n’écrivait jamais. Pas une lettre, pas un mot. Plus tard, alors que nous étions déjà divorcés, elle m’a téléphoné pour me demander de venir écouter une chanson qu’elle avait écrite. Je n’en revenais pas. Je ne saurai jamais comment elle en est venue à écrire. »

La police fait fermer La Maison du vieux tilleul et Barbara chante pendant six mois dans un restaurant accompagnée par Ethéry Rouchadzé tandis qu’elle habite désormais avec Claude Sluys chez Prudence, une ancienne prostituée désormais proxénète âgée de soixante dix ans. Barbara rendra hommage à Prudence dans le spectacle L’île aux mimosas en 1986 avec Gérard Depardieu.

Le cheval blanc
Le 8 Février 1953, à Ixelles, dans la banlieue de Bruxelles, commence alors une nouvelle aventure dans une salle au fond d’une friterie avec un nouveau lieu de concert : Le cheval blanc. Ethéry l’y accompagne le week-end puis au rythme de quatre jours par semaine. On y joue en première partie des pièces de théâtre dont La demande en mariage de Tchékov et Le perce neige de Marcel Marien dans lesquelles joue Barbara. Grâce à l’enseignement d’Ethéry, elle peut bientôt s’accompagner au piano et interprète des titres d’Édith Piaf, de Germaine Montéro ainsi que Le fiacre de Xanroff créé par Yvette Guilbert ou Le Grand frisé créé par Damia. Jacques Brel se produit à la même époque à La rose noire mais ne fréquente pas ceux du Cheval blanc qu’il juge marginaux.

Le permis de séjour de Barbara pour la Belgique est désormais périmé et elle est arrêtée en Octobre lors d’une descente de police dans l’hôtel où le couple réside. Claude Sluys, afin de lui éviter l’expulsion, plaide devant le juge qu’ils sont sur le point de se marier et c’est ainsi que les bans sont publiés le jour même alors que la cérémonie a lieu le 31 octobre 1953 devant Madame l’Échevin d’Ixelles. Monique Andrée Serf épouse Claude Jean Luc Sluys avec pour témoins la pianiste Ethéry Rouchadzé et Claude Weiler, un ami du marié et le repas de noce est offert par Prudence. Barbara gardera toujours une vraie tendresse pour les prostituées qu’elle n’hésitera pas à aider financièrement et leur rendra hommage notamment dans l’album Madame dont le titre De jolies putes vraiment reste un sommet du genre.

En 1954 Le cheval blanc devient Les enfants terribles et Barbara chante également Chez Adrienne, un bar à entraîneuses principalement fréquenté par les pilotes de la ligne aérienne nationale, la Sabéna (Société Anonyme Belge d’Exploitation de la Navigation Aérienne).

L’Écluse
Barbara et Claude Sluys retournent à Paris. « Elle avait une ambition énorme. Réussir, elle ne pensait qu’à ça. Pour y arriver, elle m’a traîné à Paris où nous avons vécu quelques années. »

Claude décharge les cageots aux Halles le matin et Barbara l’accompagne le soir au piano, au Caveau des légendes rue Jacob, pour des numéros de prestidigitation. C’est à cette époque qu’elle fait la connaissance de Jacques Brel qui lui confie une de ses chansons : Sur la place. En septembre, Barbara est enfin engagée à l’Écluse. Claude regagne la Belgique pour y effectuer son service militaire et elle se produit à l’Atelier de Bruxelles le 1er octobre 1954. Le directeur de la maison de disques Decca Belgique l’y remarque et lui propose alors d’enregistrer un disque. Elle passe pour la première fois à la radio belge en Novembre dans l’émission La vitrine aux chansons présentée par la journaliste musicale, Angèle Guller.

En février, Barbara enregistre son premier disque 78 tours aux studios Decca, chaussée de Jette à Bruxelles. Deux titres sont mis en boite : Mon pot’ le Gitan, écrit et créé par Jacques Vérières mais qui fut un succès dans son interprétation par Yves Montand, et L’œillet rouge, de Brigitte Sabouraud qui est l’une des gérantes de l’Écluse avec Léo Noël et le duo Marc (Chevalier) et (André) Schlesser. Le 5 mars 1955, pour la sortie du disque, un concert présenté par Angèle Guller est organisé par Claude Sluys au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles avec Marc et André à la même affiche. Après quelques scènes en Belgique, elle rentre à Paris en fin d’année et reprend sa place à l’Écluse. Début 1956, elle se produit à La rose rouge et au Port du salut et décide alors de s’installer définitivement dans la capitale, cette fois-ci sans Claude Sluys. « C’est dans la rue, pour une raison de répertoire, parce qu’elle voulait chanter du Brassens et que je l’encourageais à interpréter plutôt de jeunes auteurs, que nous nous sommes séparés. »

En 1957, elle s’installe pour un an Chez Moineau, rue Guénégaud et réside au dessus de l’établissement. Robert Doisneau photographie alors sa main gauche pour la couverture d’un roman policier. En fin d’année, elle est à nouveau engagée à L’Écluse et y reste jusqu’en 1964. Elle rendra un vibrant hommage à ce lieu dans la chanson L’île aux mimosas « Dans ma vie de recluse, je me revois parfois, sur la scène de l’Écluse faisant mes premiers pas ». Liliane Benelli, la pianiste qui l’y accompagne devient sa complice et l’aide à parfaire sa connaissance du piano alors qu’elle ne sait pas lire une partition. La mort de Liliane dans un accident de la route le 16 août 1965 affectera profondément Barbara qui lui dédiera en hommage la chanson Une petite cantate. « Mais tu es partie fragile vers l’au-delà, et je reste malhabile, fa, sol, do, fa ; Je te revois souriante assise à ce piano-là disant «bon, je joue, toi chante, chante, chante-la pour moi »

Une future grande grande vedette de la chanson
Serge Beucler, directeur artistique de Pathé-Marconi, lui propose alors un contrat de trois ans avec le label La voix de son maître. Les 5 et 6 Février 1958, Barbara enregistre son premier EP (extended play) 45 tours quatre titres produit par Pierre Hiégel de Radio Luxembourg et intitulé La chanteuse de minuit, d’aprés le surnom qu’on lui a donné à l’Écluse en raison de son passage tardif sur scène. Elle adapte un succès italien : Vecchio Frack de Domenico Modugno dont Pierre Delanoé signe les paroles françaises sous le titre L’homme en habit, ainsi qu’un titre du scientifique, auteur, compositeur et interprète Paul Braffort : (Menuet pour) la Joconde qu’il grave également sur son unique 33 tours 25 cm « des atomes et des hommes » (volume Frémeaux et associés Chansons et Oulipo : Raymond Queneau et Paul Braffort). Bien qu’elle ne considère être « qu’une femme qui chante », Barbara enregistre deux premiers titres signés de sa plume ; J’ai tué l’amour et J’ai troqué, dont elle dépose les textes à la SACEM sous le pseudonyme de Rawson. Le 25 mars, c’est toujours Pierre Hiégel qui produit en studio l’enregistrement des titres qu’elle chante sur scène depuis de nombreuses années : Les amis de monsieur du célèbre chansonnier du début du 20éme siècle Fragson ; Maitresse d’acteur de Xanroff qu’elle emprunte au répertoire d’Yvette Guilbert, tout comme D’elle à lui signé par Paul Marinier.

En février, Barbara a assisté à l’audition de l’acteur Marcel Cuvelier qui ne sera pas retenu mais, séduite par sa chanson Veuve de guerre, lui demande l’autorisation de l’ajouter à son propre répertoire. L’enregistrement est censuré en radio par décision gouvernementale car jugé contraire aux bonnes mœurs dans le contexte de la guerre d’Algérie.

Barbara passe pour la première fois à la télévision française le 12 Juillet 1958 dans l’émission Cabaret du soir où elle est présentée par Colette Mars comme une « future grande grande vedette de la chanson ».

C’est le 30 Janvier 1959 qu’est enregistré en studio son premier 33 tours 25 cm Barbara à L’Écluse. Elle s’accompagne au piano avec Freddy Balta à l’accordéon et des applaudissements seront ajoutés afin de recréer l’ambiance du cabaret. C’est également la première fois qu ‘elle enregistre un titre de Georges Brassens : La femme d’Hector, ainsi qu’un autre de Jacques Brel : Il nous faut regarder. Brigitte Sabouraud lui offre Les sirènes tandis qu’André Schlesser lui confie le titre Souvenance. Elle signe la musique de La Belle amour sur des paroles de Jean Poissonnier et reprend le titre d’Edith Piaf : Un monsieur me suit dans la rue ainsi que Tais-toi Marseille du duo Maurice Vidalin et Jacques Datin (La chanson deviendra un succès par Colette Renard). Toujours signé du même duo, elle enregistre en Mars 1959 Les boutons dorés (qui devient un succès dans sa version enregistrée par le tout jeune Jean-Jacques Debout), puis reprend La belle amour et crée deux nouveaux titres : Les voyages de Raymond Lévêque, artiste québécois résidant de L’Écluse (également enregistré par Jean Sablon) et Souris pas Tony de Jeannette Picot et Christiane Verger. La mort de son père, le 20 Décembre 1959 lui inspire la chanson Nantes qu’elle ébauche sur son piano tout juste acquis et qu’elle ne terminera qu’en Novembre 1963.

Barbara chante Brassens et Jacques Brel
Barbara entre en studio le 19 Septembre 1960 et enregistre en une seule journée, huit titres de Georges Brassens ainsi que neuf titres de Jacques Brel.
Le 33 tours, 25 cm Barbara chante Brassens sort dès la fin du mois et reçoit le Grand prix du disque. C’est dans le double rôle d’une choriste et d’un travesti qu’elle apparaît, en Novembre 60, dans la comédie musicale Le jeu des dames au Petit Théâtre de Paris. Tous les soirs, après les représentations, elle prend le chemin de l’Écluse pour y tenir son rôle de chanteuse de minuit. En fin de contrat avec Pathé Marconi, c’est Odéon qui édite le 33 tours 25 cm, Barbara chante Jacques Brel en Janvier 1961.

Le 10 février, pour son nouveau EP 45 tours, elle choisit de jeunes auteurs et pose son choix sur la chanson de Charles Aznavour pour le titre Liberté (sur des paroles de Jacques Vidalin), et surtout Georges Moustaki qui signe deux titres : Vous entendrez parler de lui et De Shanghai à Bangkok qu’il a lui même enregistré pour son premier disque. Ils chantent alors pour la première fois en duo à la télévision et ce sera le début d’une longue amitié qui débouchera notamment sur le duo La dame brune enregistrée en 1967 qui deviendra un classique de la chanson française.

Barbara enregistre également Chapeau bas, titre qu’elle a écrit en 1958 en même temps que J’ai troqué et J’ai tué l’amour.
Elle chante pour la première fois à Bobino en première partie de Félix Marten puis prend la direction d’Abidjan afin de rejoindre un diplomate du nom d’Hubert Ballay, rencontré quatre ans plus tôt. Elle écourte son séjour et cette relation complexe lui inspire à son retour le titre Dis quand reviendras-tu ?

Barbara passe alors l’examen d’entrée à la SACEM comme compositrice et entre en studio le 8 Mai 1962 pour graver ce qui sera son premier succès public : Dis quand reviendras-tu ? Elle enregistre également deux autres titres dont elle signe paroles et musique : Le temps du lilas et Tu ne te souviendras pas ainsi qu’une composition sur un texte de Jean Poissonnier Le verger en Lorraine en hommage aux soldats tombés sur le front.

Barbara s’assume enfin comme auteure-compositrice et connaît un nouveau succès en 1964 avec Nantes. Elle rejoint alors le label Philips qu’elle ne quittera plus. A partir de son album suivant : Barbara chante Barbara, elle n’enregistrera pratiquement plus que ses propres chansons. Bien qu’elle soit plutôt une « vendeuse d’albums », nombre de ses titres tels que Nantes, Gottingen, Marienbad, Une petite cantate ou encore L’aigle noir font partie de l’inconscient collectif.

Barbara a toujours été en phase avec la jeunesse qu’elle souhaite « pas trop sage » et son répertoire est sans cesse redécouvert par de nouvelles générations. Durant les années 70, elle se fait alors rare dans les médias préférant la scène à la télévision et ne sortira que peu d’albums studio. Ses concerts sont de véritables communions avec le public sans qui Barbara a le sentiment de « ne pas vraiment vivre ». Recluse dans sa propriété de Précy-Jardin, elle offrira un dernier album en 1996, sous la houlette de son directeur artistique Jean-Yves Billet (qui a longtemps accompagné Serge Gainsbourg), pour lequel elle recevra l’année suivante la Victoire de la musique comme meilleure interprète de l’année. En Mars, elle se lance dans l’écriture de son autobiographie « Il était un piano noir » qu’elle ne terminera pas. Elle meurt d’une infection respiratoire foudroyante le 24 novembre 1997 à l’hôpital américain de Neuilly.
Olivier Julien

Ce coffret est dédié au plus beau symbole de la fraternité franco-allemande : Manon Giraud.

À sa maman, à son papa.

Pour leur force, leur soutien, et leur intégrité, merci à Elli Medeiros et Frieder Wasmuth.

Pour leur confiance, merci à Brigitte, Gerhard et Stephane Biesenbach, Patrick Frémeaux, Martina Hess, Stanislav Liwschitz, Annick et Dominique de Ribbentrop, Ewald Karl Schrade, Diana Schultz, Susanne Zuehlke et la galerie Arthea.

Pour leur connivence, merci à Olivier Boscovitch, Olivier Ciappa, Laurent Léger, Pumita Matta, Helena Noguerra et Olivier O’Mahony.

Pour leur patience et leur professionnalisme, merci à Alexis Frenkel et Christophe Henault du studio Art et Son.

Pour leur aide, merci à Jean Buzelin et Michéle Roure.

Les propos de Claude Suys (†2005) sont issus d’un entretien réalisé en 2001 par Eddy Przybylski, merci à lui.

A la mémoire de Daniel Darc.

« ça fait combien de jours, ça fait combien de nuits, ça fait combien de temps que tu es reparti ?»
© FRÉMEAUX & ASSOCIÉS 2013


Barbara (1955-1961)
by Olivier Julien

The year 2013 sees the singer Barbara celebrated as a symbol of peace and liberty on both sides of the Rhine, now that the song Göttingen – which she recorded in French and then in German – is recognized as a hymn of reconciliation between the two countries. In 2003, on the fortieth anniversary of the Treaty which sealed friendly relations between France and Germany, Chancellor Schröder gave voice to the couplet in the song which pleads, “Oh, make sure that times of blood and hatred never return”, and then went on to declare in his speech: “In those days I lived in Göttingen myself. I was there for ten years, and it was there that I did my studies. Unfortunately I wasn’t able to see her sing, but that song seemed to ring all around the city. To me, as a young man, what Barbara sang in Göttingen – and it went straight to our hearts – meant the beginning of a wonderful friendship that was to unite the French and the Germans.”

Today, like the singer Edith Piaf she admired, Barbara is recognised as one of the greatest French artists. Her humanism and modernity have crossed frontiers to reach down over the decades, and her songs, even the most personal, have created echoes inside the conscience of everyone who has listened to them. After a debut marked by setbacks and self-doubt, Barbara made her audiences a second family. At first, she reprised songs by her contemporaries, drawing from the legacy of the “Caf’Conc’” era which she consequently revived for listeners; from one cabaret – or brothel – to the next, for little or no money, she persevered, and finally wrote her lyrics and music herself, which lead to her consecration. Pursuing her career regardless of fashion, she imposed intimacy on song – even though she possessed exceptional vocal skills – sweeping away a whole generation of “loud” singers.

Les Batignolles
Barbara – it wasn’t the name she was born with – came into the world in the Paris quarter known as the Batignolles. She was born Monique Serf on June 9th 1930, at N°6, rue Brochant, the house where her parents lived with her brother Jean (her elder by two years). Her parents were Jewish – her mother Ester (née Brodsky) came from Moldavia and worked at the Paris Prefecture, and her father Jacques Serf, born in Alsace, was a travelling-salesman selling furs and leather goods. The Batignolles would retain its charm for Monique Serf. She often took a solitary stroll down the wide path in the “Square des Batignolles” which today bears her name, and in 1972, in the song Perlimpinpin, she sang of “The taste of life, the taste of water, the taste of bread and perlimpinpin1 in the Square at Batignolles”; and in 1980, in the song Il automne, she referred to the square’s “great chestnut tree with its blue tits and robins”.

The Serf family on the road...
In 1937 the family left Paris for Marseilles, where Monique experienced the first flutters of love. Her sister Régine was born a year later in Roanne, where her parents had settled, and Monique remembered it as the home where the bailiffs took their furniture… except for the table where she used to sit and pretend she was playing the piano at some great recital. Early in 1939 she went to live with her aunt Jeanne Spire in Le Vésinet, just outside Paris, but their respite was short-lived. War was declared in September, her father was drafted into the Army, and exile began with the separation of the family: Monique and Jean went to Poitiers in the care great aunt Jeanne, and only rejoined their mother a year later, in Blois, where she was employed at the Prefecture. Air raids were announced, and the children left by train with their aunt. The convoy was bombed by German aircraft and they were halted for several days in the middle of the countryside before they finally found refuge in the village-school in Préaux, later living above the Café Lanchais. It took them more than a year to trace their parents to Tarbes where, finally reunited, they settled at N°5, rue des Carmes; the family’s third child Claude was born there in March 1942.

Anti-Semitism was widespread and the family was denounced to the authorities; they were forced to separate again, and Monique and Régine were hidden by farmers in Charente, this time not far from their parents who saw them as often as they could – it was within cycling distance…

In 1943 the family was reunited in Grenoble, and they went to live at Saint-Marcellin in the Vercors region, where Monique Serf took her first piano-lessons from a neighbour – until she began to suffer so much from her right-hand that surgery became necessary no fewer than seven times in the course of 1944. She was told to give up hope of ever having a musical career, but she decided not to lose courage, taking care of her own physiotherapy.

After the Armistice on May 8th 1945, the family went to Paris, where they lived with their maternal grandmother, “Granny”. In 1946 Monique took her first singing-lessons with Madame Madeleine Thomas-Dusséqué in Le Vésinet, where they were living temporarily before returning to Paris and its 20th Arrondissement. Their finances took a turn for the better, and they took their first holiday together, in Trégastel, where Monique’s father, to her great joy, rented a piano for her. On December 30th she had her first experience of bereavement on the death of Hava Poustilnikov, the widow of Moïse Brodsky. She exclaimed in her autobiography, “Oh, how I loved my grandmother!”

Discovery of song
Aged 17, Monique continued her piano studies at Pleyel and then passed the audition for the École Supérieure de Musique in Paris before entering the Conservatory. Her teacher Madame Dusséqué regularly took her to the Paris Opera and the Opéra-Comique. She appeared on a stage for the first time on January 31st 1947 as a mannequin-member of the chorus in Violettes impériales at the Mogador theatre, where she remained for a few months before ending her contract. One spring evening, she attended Edith Piaf’s recital at the A.B.C. theatre and was “pinned to her seat”. A new world had opened for her, the world of Chanson, and she decided to leave the Conservatory.

When her father disappeared from home the following year, Barbara had to resort to menial tasks in order to help her mother; their hired piano was returned.

Brussels
In February 1950 she decided to leave for Brussels, where she was given a place to stay by a cousin; she remained only two months after he became violent. Then she met a pregnant young girl named Peggy – as lost as she was – and they shared a room at the Hotel Central. Monique even envisaged prostitution as a means of survival, but her first “client”, when faced with her helplessness, preferred to invite her to dinner. The two young women went to Charleroi, Peggy’s home town, and they settled in at La Mansarde, living above the Etoile du Sud in Marcinelle. There was a dancehall there fitted out as a concert-venue, and Monique felt at home in this entertainers’ environment, singing timidly with those who appeared there and accompanying herself on the piano. Together they opened the Vent Vert cabaret in Charleroi, and Monique hitched lifts to Brussels to sing at the Arche de Noé. It was there that Monique took the stage-name “Barbara”, singing in various venues on Sunday afternoons under the name “Barbara Brody” (after “Brodsky”, her mother’s maiden name). Accompanying herself on the piano, she would sing Piaf’s L’hymne à l’amour, songs by Mireille, Monsieur William by Jean Roger Caussimon and Léo Ferré, as well as pieces by Aristide Bruant.

Barbara’s return to Paris
There were, however, setbacks, and Barbara decided to return to Paris (by the usual method, hitching lifts). On the way to the capital she met a “kind rascal” by the name of Mr Victor who would become the hero of a song she sang at Pantin in 1981: “What does it mean if your only dream is your madness in wanting to sing? Victor, Monsieur Victor, you had a strange look. When you stopped I didn’t trust you, and yet I still got into your Chrysler coupé.”

In Paris she contacted the composer Jean Wiener, who encouraged her to persevere and directed her to La Fontaine des Quatre Saisons, whose artistic director was Pierre Prévert, the brother of poet Jacques Prévert. Their programmes had already been filled but the manager, Guénia Richez, offered Barbara a job washing dishes… which at least allowed her to subsist while living with her aunt. She was doing exactly that – the dishes – when Guy Bedos made his stage debut there, and also Juliette Greco, who sang a Bertolt Brecht adaptation from The Threepenny Opera – the Barbara Song.

Barbara failed a new audition at La Rose Rouge in 1952 but met Jean Tardieu, who sent her over to a newly-opened cabaret called L’Écluse… who also turned her down after an audition. Exhausted and harassed, Barbara found herself in hospital. A friend from Charleroi named Jeff came to fetch her on his motorcycle and took her back to Belgium.

Claude Sluys and Ethéry Rouchadzé
Barbara went back to Le Vent Vert and then appeared at La Maison du Vieux Tilleul in Brussels as well as other cabarets like La Rose Noire. She was looking for a musician to accompany her when she met a pianist at La Jambe de Bois and gave him her telephone number. In the room was a young lawyer named Claude Sluys, who noticed the young singer: “I saw this strange character go by, barefoot and draped in a big black cloak, wearing long Berber earrings. I thought she was beautiful. She was very plump. Absolutely not the skinny woman we discovered later.” He recovered her telephone number and introduced her to a pianist-friend from Georgia, Ethéry Rouchadzé; she agreed to become Barbara’s accompanist.

“The pianist called me and said that I absolutely had to meet this singer, and that she had talent but didn’t know where to go. At the time, Barbara was singing Piaf’s hits, and they didn’t suit her at all. I was the one who introduced her to the songs of Fragson and Yvette Guilbert, all that forgotten part of French Chanson. Barbara didn’t know anything about songs at all. She wasn’t cultivated, and even boasted that she’d never read a book. And that she never wrote either. Not a letter, not a word. Later, when we were already divorced, she called me to ask me to come and listen to a song she’d written. I couldn’t get over it. I’ll never know how she started writing.”

The police closed down La Maison du Vieux Tilleul and Barbara sang for six months in a restaurant, accompanied by Ethéry Rouchadzé. By now she was living with Claude Sluys at the home of a seventy year-old former prostitute-turned-Madam named Prudence… Barbara would pay homage to Prudence in the show L’île aux mimosas in 1986, with Gérard Depardieu.

The White Horse
On February 8th 1953, in the Brussels suburb of Ixelles, a new adventure began in a back-room at a chip-shop: a venue called Le Cheval Blanc. Ethéry played with her at weekends and then four times per week: the first part of the show there consisted of plays, like Chekhov’s Marriage Proposal and Marcel Marien’s Le perce neige, in both of which Barbara played a role. Thanks to Ethéry’s lessons, soon she could accompany herself on the piano to sing her Piaf titles, plus pieces by Germaine Montéro, Xanroff’s Le fiacre which Yvette Guilbert had premiered, or Damia’s Le Grand Frisé. Jacques Brel was appearing at La Rose Noire at the same time, but he never mixed with the artists at the Cheval Blanc: he considered them “on the fringe.”

When Barbara’s Belgian visa expired, she was arrested after a police raid on the hotel where the couple was living. Claude Sluys, to avoid her deportation, pleaded before the judge, saying that they were about to be married, and the banns were published the same day. An official ceremony took place in front of the Mayoress of Ixelles on October 31st 1953, when Monique Andrée Serf married Claude Jean Luc Sluys, witnessed by pianist Ethéry Rouchadzé and Claude Weiler, a friend of the groom. The wedding-breakfast was provided by Prudence as a gift to the bride and groom. Barbara would always treat prostitutes kindly, helping them financially and even paying tribute to them, notably in the album Madame whose title De jolies putes vraiment [“Pretty whores, really”] remains a highlight of the genre.

In 1954 the Cheval Blanc was renamed Les Enfants Terribles, and Barbara also sang at Chez Adrienne, a pick-up bar whose most regular patrons were pilots with Belgium’s national airline Sabena.

L’Écluse
Barbara and Claude Sluys returned to Paris. “Her ambition really was enormous. Success was all she thought about. And to get it, she hauled me off to Paris where we lived for a few years.”

Claude spent the mornings unloading crates of produce at the central market, Les Halles, and Barbara accompanied him in the evenings at the Caveau des Légendes in the Rue Jacob, where he did conjuring tricks. At around this time she met Jacques Brel who gave her one of his songs, Sur la place. In September, Barbara was finally given a singing residency at The Ecluse, and Claude returned to Belgium for his military service. Barbara appeared at the Atelier in Brussels on October 1st 1954, where she was noticed by the director of Decca Records Belgium and offered the chance to record. She was heard on Belgian radio for the first time in November (in the programme La vitrine aux chansons presented by music-journalist Angèle Guller.)

In February Barbara recorded her first 78rpm record at Decca’s studios in Brussels. Two titles were recorded, Mon pot’ le Gitan, written and first-performed by Jacques Vérières but better known as an Yves Montand hit, and L’œillet rouge, by Brigitte Sabouraud, one of the Écluse’s managers, with Léo Noël and the duo Marc (Chevalier) & André (Schlesser). A concert on March 5th 1955 was organized to coincide with the release of the record; it was presented by Angèle Guller and Claude Sluys staged it at the Palais des Beaux-Arts in Brussels with Marc & André on the same bill. After a few appearances in Belgium, Barbara returned to Paris at year end to sing at the Ecluse again. In early 1956 she sang at the Rose Rouge and the Port du Salut before deciding to live in the capital for good, this time without Claude Sluys, who said, “We said goodbye in the street. The repertoire was the reason: she wanted to sing Brassens and I was encouraging her to work with younger songwriters”.

In 1957 she moved into Chez Moineau on the rue Guénégaud, living in an upstairs room. Robert Doisneau took a photograph of her left hand for the cover of a thriller novel. At year end she was taken on by the Écluse again, and this time she would stay until 1964. She paid a vibrant homage to the cabaret in the song L’île aux mimosas, singing: “In my life in seclusion / sometimes I see myself again / onstage at the Écluse / taking my first steps.” Liliane Benelli accompanied her on piano and became Barbara’s accomplice in helping her to perfect her piano skills despite not being able to sight-read. Liliane’s death – a car accident in August 1965 – touched Barbara so much that she wrote her a tribute to her with the song Une petite cantate:

“But you’ve gone away, fragile, to the beyond, and I am still clumsy, fah, soh, doh, fah… I can see you again with a smile, sitting at that piano saying, ‘Good, I’ll play, you sing. Sing, sing it for me.’”

A future great, great star of song
Then Serge Beucler, an artistic director at Pathé-Marconi, offered her a three-year contract to record for the label La Voix de Son Maître. On February 5 & 6 1958 Barbara recorded her first 45rpm EP (“Extended Play”) containing four titles. It was produced by Pierre Hiégel of Radio Luxembourg and entitled La chanteuse de minuit, after the nickname they’d given her at the Écluse (she always came on stage towards midnight). For this first EP Barbara adapted an Italian hit – Vecchio Frack by Domenico Modugno – with Pierre Delanoé’s French lyrics as L’homme en habit; there was also a title by the scientist, author and singer-songwriter Paul Braffort, called (Menuet pour) la Joconde, which he recorded himself for his (only) 33rpm 10” record “des atomes et des hommes” (cf. Chansons et Oulipo: Raymond Queneau et Paul Braffort, released by Frémeaux & Associés.) Barbara might have considered herself “only a woman who sings”, but she also recorded the two first songs she wrote herself, J’ai tué l’amour and J’ai troqué, which she registered with SACEM under the pseudonym of Rawson. On March 25th, the same Pierre Hiégel produced her recording of three titles which had been in her repertoire for years: Les Amis de Monsieur by the famous early 20th century entertainer Fragson; Maitresse d’acteur, by Xanroff, which she borrowed from Yvette Guilbert; and another from Guilbert’s repertoire, Paul Marinier’s D’elle à lui.

In February Barbara was present when actor Marcel Cuvelier was given an audition; he didn’t pass, but Barbara liked his song Veuve de Guerre and asked him if he’d allow her to sing it herself. Her recording of it was banned from radio by French government censors because they thought it was immoral in the political context as the French were at war in Algeria. Barbara was seen on French television for the first time on July 12th 1958, in the programme Cabaret du Soir. Presenter Colette Mars introduced her to viewers as “a future great, great star of song.”

January 30th 1959 was the date of the studio session for Barbara’s first 10” LP Barbara à L’Écluse. She played piano herself (accompanied on the accordion by Freddy Balta) and applause was added to the recording to recreate the cabaret atmosphere. It was also the first time that she recorded a song by Georges Brassens (La femme d’Hector), and another by Jacques Brel entitled Il nous faut regarder. The song Les sirènes was given to her by Brigitte Sabouraud while André Schlesser gave her the title Souvenance. Barbara wrote the music for La Belle amour, whose lyrics are by Jean Poissonnier, and she picked up the Edith Piaf title Un monsieur me suit dans la rue and also Tais-toi Marseille by the duo Maurice Vidalin and Jacques Datin (the song later became a hit for Colette Renard). The same duo provided Les boutons dorés which she sang in March 1959 (a version of it by the young Jean-Jacques Debout became a hit), and then she took up La belle amour again before unveiling two new titles, Les voyages by Raymond Lévêque, a Quebec artist who was a resident at the Écluse (the song was also recorded by Jean Sablon) and Souris pas Tony, by Jeannette Picot and Christiane Verger. Note that the death of her father (on 20th December 1959) inspired her to write the song Nantes, which she began to compose on a newly-acquired piano but only completed in November 1963.

Barbara sings Brassens and Jacques Brel
In the autumn of the following year Barbara went into the studios again. In the space of a single day – September 19th, 1960 – she recorded eight titles by Georges Brassens in addition to nine by Jacques Brel. The result of the former was a 10” LP entitled Barbara chante Brassens and it was released at the end of the same month. It was awarded the Grand Prix du Disque.

In November she appeared at the Petit Théâtre in Paris – in the twin role of a chorus-girl/transvestite – in the musical Le jeu des dames. Every evening after her performance she would return to the Écluse to finish the evening in her other (usual) role as the chanteuse de minuit (cf. above).

A new contract with Odéon Records replaced her previous Pathé Marconi agreement and it was the Odéon label which released the 10” album Barbara chante Jacques Brel the following January (1961). On the 10th of February, for her new EP, she preferred younger songwriters and chose Liberté composed by Charles Aznavour (with lyrics by Jacques Vidalin), and two pieces by Georges Moustaki: the first was Vous entendrez parler de lui and the second De Shanghai à Bangkok, which Moustaki had done earlier for his debut on record. They sang together for the first time on television, and it was the beginning of a long friendship, sealed by their recording of La dame brune together in 1967, which went on to become a classic of French song. Barbara also recorded Chapeau bas, a title she wrote in 1958, at the same time as J’ai troqué and J’ai tué l’amour.

Her first appearance at Bobino music-hall came when she opened for Félix Marten, and then she left for Abidjan to rejoin the diplomat Hubert Ballay, whom she’d met four years earlier… It was a short visit, and their complex relationship inspired Barbara to write the famous song Dis quand reviendras-tu ? on her return to Paris.

To become a member of SACEM an exam was required, and Barbara passed. Now a fully-recognized composer, she returned to the studios on May 8th 1962 to record her first genuine hit, Dis quand reviendras-tu?, together with two other titles for which she wrote both words and music, Le temps du lilas and Tu ne te souviendras pas, in addition to a song with a text by Jean Poissonnier called Le Verger en Lorraine, which was a tribute to the soldiers who died in battle during the Second World War.

Barbara met with success again with her 1964 recording of Nantes, and she joined the Philips label for all her future recordings. The fact that she was now a recognized songwriter, both as a lyricist and as a composer, might explain the title of her following record, Barbara chante Barbara, and it’s true that from then on she would hardly ever record a song written by someone else. She also had a reputation as an “album-artist” (as opposed to being known for isolated songs), but many of the works to be found in her discography have left an indelible imprint on the collective consciousness of France: Nantes, Göttingen, Marienbad, Une petite cantate or, again, L’aigle noir.

Barbara was always in phase with young people; she wanted youth to be “not too well-behaved”, for example, and the discovery of her repertoire has come as a surprise to succeeding generations. During the Seventies, she became less “visible” in the media as she much preferred the stage to television, and her studio-albums were rare. Her concerts, however, were occasions for genuine communion with her audience, those same people without whom Barbara had the impression she was “not really alive”. When she retired to her home in Précy-Jardin in 1996, she left her admirers a final album produced by Jean-Yves Billet – an artistic director who worked alongside Serge Gainsbourg amongst others – and the record received a Victoire de la Musique Award in 1997 which recognized Barbara as “Artist of the Year”. She began writing her autobiography that March. Her memoirs carried the working-title “Il était un piano noir”, but Barbara would never complete them: she passed away in Neuilly’s American Hospital on November 24th 1997 after a sudden respiratory infection.
Olivier Julien

1 Originally an ineffective powder sold to the credulous as a miracle-cure; a synonym for magic.
.

This set is dedicated to the most beautiful symbol of Franco-German fraternity: Manon Giraud.
To her mother and father.

For their strength, their support and their integrity, thanks to Elli Medeiros and Frieder Wasmuth.

For their trust, thanks to Brigitte, Gerhard and Stephane Biesenbach, Patrick Frémeaux, Martina Hess, Stanislav Liwschitz, Annick and Dominique de Ribbentrop, Ewald Karl Schrade, Diana Schultz, Susanne Zuehlke and the Arthea Gallery.

For their complicity, thanks to Olivier Boscovitch, Olivier Ciappa, Laurent Léger, Pumita Matta, Helena Noguerra and Olivier O’Mahony.

For their patience and professionalism, thanks to Alexis Frenkel and Christophe Henault at the studio Art et Son.

For their assistance, thanks to Jean Buzelin and Michéle Roure.

The quotes attributed to Claude Suys – he died in 2005 – are taken from an interview he gave in 2001 to Eddy Przybylski: my thanks for his permission to use them.

In memory of Daniel Darc.

“It’s been how many days and how many nights? ... How long has it been since you’ve been gone?”

© FRÉMEAUX & ASSOCIÉS 2013


CD 1. BARBARA - PREMIERS ENREGISTREMENTS ET CABARET L’ÉCLUSE (1955-1959)
1. Mon pote le gitan (Jacques Verrières / Marc Heyral)
2. L’œillet blanc (Brigitte Sabouraud)
Direction d’orchestre Jacques Say.
78 tours Decca 22405. 1955

3. L’homme en habit
(Domenico Modugno/Pierre Delanoé)

4. J’ai troqué (Barbara)
5. La Joconde (Paul Braffort)
6. J’ai tué l’amour (Barbara)
Barbara s’accompagne au piano accompagnée par l’orchestre de Armand Motta.
45 tours EP La voix de son maître 7 EGF 339. 1958

7. Les amis de monsieur (Fragson)
8. Maîtresse d’acteur (Xanroff)
9. Veuve de guerre (Marcel Cuvelier)
10. D’elle à lui (Paul Marinier)
Barbara s’accompagne au piano avec Freddy Balta à l’accordéon.
45 tours EP La voix de son Maître n° 7 EGF 371. 1958

BARBARA A L’ÉCLUSE
11. La femme d’Hector
(Georges Brassens)
12. Souvenance (André Schlesser)
13. Il nous faut regarder (Jacques Brel)
14. Un monsieur me suit dans la rue
(Jean-Paul Le Chanois/Jacques Besse)
15. Les amis de Monsieur (Fragson)
16. Tais toi Marseille (Maurice Vidalin/Jacques Datin)
17. La belle amour (Jean Poissonnier/Barbara)
18. La Joconde (Paul Braffort)
19. Les sirènes (Brigitte Sabouraud)
Barbara s’accompagne au piano avec Freddy Balta à l’accordéon.
33 tours 25 cm La voix de son Maître FDLP 1079. 1959

20. Les boutons dorés
(Maurice Vidalin/Jacques Datin)
21. Les voyages (Raymond Lévêque)
22. La belle amour (Jean Poissonnier/Barbara)
23. Souris pas Tony
(Jeannette Picot/Christiane Verger)
Barbara s’accompagne au piano.
45 tours EP La voix de son Maître 7 EGF 424. 1959


CD 2 : BARBARA - CHANTE GEORGES BRASSENS, JACQUES BREL ET GEORGES MOUSTAKI (1960-1961)
BARBARA CHANTE BRASSENS
1. La marche nuptiale
(Georges Brassens)
2. Le père Noël et la petite fille (Georges Brassens)
3. Pauvre Martin (Georges Brassens)
4. La légende de la nonne
(Victor Hugo/Georges Brassens)
5. Oncle Archibald (Georges Brassens)
6. Pénélope (Georges Brassens)
7. Il n’y a pas d’amour heureux
(Louis Aragon/Georges Brassens)
8. La femme d’Hector (Georges Brassens)
Barbara s’accompagne au piano, avec Elek Bacsik à la guitare, Freddy Balta à l’accordéon, René Duprat à la guitare, Marcel Azzola à l’accordéon et Pascal Groffe à la basse.
33 tours 25 cm Odéon 1260 M – 1960

BARBARA CHANTE JACQUES BREL
9. Les flamandes
(Jacques Brel)
10. Je ne sais pas (Jacques Brel)
11. Voici (Jacques Brel)
12. Seul (Jacques Brel)
13. Sur la place (Jacques Brel)
14. Ne me quitte pas (Jacques Brel)
15. Il nous faut regarder (Jacques Brel)
16. Le fou du roi (Jacques Brel)
17. Litanies pour un retour (Jacques Brel)
Barbara s’accompagne au piano avec Elek Bacsik à la guitare, Freddy Balta à l’accordéon, René Duprat à la guitare, Marcel Azzola à l’accordéon et Pascal Groffe à la basse.
33 tours 25 cm Odéon 1266 M. 1961

18. De Shanghai à Bangkok (Georges Moustaki)
19. Vous entendrez parler de lui (Georges Moustaki)
20. Liberté (Maurice Vidalin/Charles Aznavour)
21. Chapeau bas (Barbara)
Barbara s’accompagne au piano avec Darzee au second piano.
45 tours EP Odéon MOE 2306 M. 1961


CD 3 : BARBARA - VERSIONS ORIGINALES DE SES PREMIERS ENREGISTREMENTS (1902-1961)
1. Le temps du lilas (Barbara)
2. Le verger en Lorraine (Jean Poissonnier/Barbara)
3. Tu ne te souviendras pas (Barbara)
4. Dis quand reviendras-tu ? (Barbara)
Barbara s’accompagne au piano, direction d’orchestre François Rauber.
45 tours EP Odéon MOE 2324 M. 1962

BARBARA ET SES INFLUENCES
5. Jacques Vérières. Mon pote le Gitan
(Jacques Verrières / Marc Heyral)
Avec Jean-Michel Defaye et son orchestre.
45 tours EP Pathé 45EG126. 1955

6. Brigitte Sabouraud. L’œillet blanc
(Brigitte Sabouraud)
Brigitte Sabouraud s’accompagne à l’accordéon.
Inédit – Collection privée. 1955

7. Domenico Modugno. Vecchio frack
(L’homme en habit) ( Domenico Modugno)
Domenico Modugno s’accompagne à la guitare.
45 tours SP RCA Italiana 45N0316. 1955

8. Paul Braffort. Menuet pour la Joconde
(Paul Braffort)
Direction d’orchestre Paul Braffort et Armand Motta
33 tours 25cm Columbia FS 1076. 1958

9. Yvette Guilbert. D’elle à lui (Paul Marinier)
Accompagnée au piano par Iréne Aitof
78 tours Gramophone K7559. 1934

10. Georges Brassens. La femme d’Hector (Georges Brassens)
Georges Brassens s’accompagne à la guitare.
33 tours 25 cm Philips B76 451R. 1958

11. Jacques Brel. Il nous faut regarder
(Jacques Brel)
Arrangements André Grassi.
45 tours EP Philips 432043NE. 1955

12. Edith Piaf. Un monsieur me suit dans la rue (Jean-Paul Le Chanois – Jacques Besse)
Direction d’orchestre Guy Luypaerts.
78 tours Polydor 516 802. 1943

13. Colette Renard. Tais-toi Marseille
(Maurice Vidalin/ Jacques Datin)
Accompagnée par Raymond Legrand et son orchestre.
45 tours EP Vogue EPL 7438. 1958

14. Jean-Jacques Debout. Les boutons dorés
(Maurice Vidalin/Jacques Datin)
Accompagné par Jean Leccia et son orchestre.
45 tours EP Vogue EPL 7602. 1959

15. Georges Moustaki. De Shanghai à Bangkok (Georges Moustaki)
Direction d’orchestre André Livernaux
45 tours EP Ducretet-Thomson 460 V 504. 1961

16. Charles Aznavour. Liberté
(Maurice Vidalin/Charles Aznavour)
Orchestre sous la direction de Jean Leccia.
45 tours EP Ducretet-Thomson 460 V 470. 1960

18. Georges Brassens. Il n’y a pas d’amour heureux (Louis Aragon/Georges Brassens)
Georges Brassens s’accompagne à la guitare
33 tours 25 cm Polydor LP 530025. 1954

17. Le père Noël et la petite fille
(Georges Brassens)
Accompagné par Pierre Nicolas
33 tours 25 cm Philips N76488R. 1960

19. Jacques Brel. Sur la place (Jacques Brel)
Arrangements musicaux d’André Grassi
33 tours 25 cm Philips N76027R. 1954

20. Jacques Brel. Les Flamandes (Jacques Brel)
Avec François Rauber et son orchestre
33 tours 25 cm Philips N76483R. 1959

TITRES BONUS :
21. Yves Montand – Mon pot’ le gitan
(Jacques Verrières / Marc Heyral)
Accompagné par Bob Castella et ses rythmes
78 tours 25 cm Odéon 282966. 1954

22. Jean Sablon. Ah les voyages (Raymond Lévêque)
Orchestre sous la direction de Mario Bua
La Voix de son Maître (7 EGF 442). 1959

23. Fragson. Les amis de Monsieur (Fragson)
Avec accompagnement d’orchestre.
Cylindre Pathé n° 3206. 1902

Olivier Julien met en exergue les premiers enregistrements de Barbara qui, avant de devenir « La dame en noire » fut la grande voix des cabarets de la Rive Gauche comme l’Écluse dont elle fit les plus riches heures. Qu’elle interprète les œuvres de Brassens, Brel, Moustaki ou bien ses propres compositions avec humour, gravité et mystère, la sensibilité et la technique vocale de Barbara ont mené la chanson française à son firmament. Elle est devenue avec Piaf, la plus grande dame de la chanson française. 
Patrick FRÉMEAUX

Olivier Julien’s selection highlights the earlier recordings of French singer Barbara, whose voice, before she became known as “The Lady in Black”, was one of the greatest to be heard in such Left Bank cabarets as L’Ecluse. Barbara made this period a Golden Age, singing the works of Brassens, Brel and Moustaki (and indeed her own compositions) with a sense of humour, gravity and mystery. Her artistic sensibility and vocal technique led the art of French Chanson to its peak: the equal of Piaf, Barbara was the greatest lady in French song. 
Patrick FRÉMEAUX

CD Barbara (1955-1961) interprète Brassens, Brel, Moustaki, Barbara..., Barbara © Frémeaux & Associés 2013

Vous pouvez acheter ce produit :
- Chez votre disquaire (distribution Socadisc) ou chez votre libraire (distribution Frémeaux & Associés) ou par téléphone au 01 43 74 90 24.
- Sur lalibrairiesonore.com Acheter ce produit
- Sur librairie-audio.comAcheter ce produit

Fremeaux


Je suis :

Un particulier Un libraire

Un disquaire Une bibliothèque
 meublenatureok.gif

Catalogue Frémeaux
Catalogue Frémeaux
Je souhaite recevoir
le catalogue
Catalogue Frémeaux
Catalogue Frémeaux

Les livres sonores à l'écoute
templatefrmeaux_correc16.jpg
Fremeaux
Grand prix In Honorem
de l'Académie Charles Cros
pour son oeuvre d'éditeur

Fremeaux

YÉYÉ VO/VF 1955-1962
YÉYÉ VO/VF 1955-1962
Même si cela avait démarré dès la fin des années 50, l’apparition du rock en France en...

PIERRE LOUKI EN PUBLIC
PIERRE LOUKI EN PUBLIC
Pierre Louki restera une figure singulière de la chanson française et de la poésie,...

NICE COTE D'AZUR 1930 - 1951
NICE COTE D'AZUR 1930 - 1951
Nice Côte d’Azur est à l’origine du rêve touristique, de l’exotisme à la...

MAURICE CHEVALIER VOL 1 : 1919 - 1930
MAURICE CHEVALIER VOL 1 : 1919 - 1930
«Me souvenant de la pléiade de vedettes qui constituaient la troupe de la “Scala” où chacun avait...

LES PARISIENNES
LES PARISIENNES
« Vous ne trouverez point dans ce disque de chanson qui évoque...

LES HARICOTS ROUGES
LES HARICOTS ROUGES
Ambassadeurs du jazz New Orleans à la française depuis 1963, et ce dans le monde entier, les Haricots Rouges ont...

LES CHANSONS DU TROTTOIR
LES CHANSONS DU TROTTOIR
Cette anthologie unique explore un répertoire révélateur de la chanson réaliste, à savoir...

LÉO FERRÉ ET SES INTERPRÈTES 1947-1956
LÉO FERRÉ ET SES INTERPRÈTES 1947-1956
Figure atypique et engagée, Léo Ferré fait partie des plus grands artistes du patrimoine...

LA VALSE VIENNOISE 1930-1959
LA VALSE VIENNOISE 1930-1959
Reine des valses, étalon-or de la danse à trois temps, la valse viennoise est un art intemporel...

JULIETTE GRECO
JULIETTE GRECO
Le travailleur de la plume qui trace sur le papier des signes ternes et noirs finit par oublier que les mots ont une beauté...

JEAN SABLON
JEAN SABLON
“Un disque, c’est trois minutes de silence décorées par un artiste.”
Charles Cros,...

JEAN SABLON
JEAN SABLON
Enregistrements français, américains, argentins, brésiliens, anglais... 

De New York à...

HENRI SALVADOR - INTEGRALR - VOL 4
HENRI SALVADOR - INTEGRALR - VOL 4
« Il aimait mon côté un peu fou, un peu burlesque… Du reste, ce couple que nous...

GUS VISEUR
GUS VISEUR
Compositeur et instrumentiste virtuose, Gus Viseur est le premier grand styliste du jazz à l’accordéon. Avec...

GÉRARD PIERRON - TRÉSORS PERDUS
GÉRARD PIERRON - TRÉSORS PERDUS
Anthologie d’un artisan discret de la chanson, « Trésors perdus » vient...

GÉRARD PIERRON - CHANTE VIGNE, CHANTE VIN
GÉRARD PIERRON - CHANTE VIGNE, CHANTE VIN
Gérard Pierron qui s’est fait connaitre en mettant en musique la poésie populaire des...

GEORGES GUETARY
GEORGES GUETARY
Lorsqu’il chante, Georges, on entend les baisers voler.
Frédéric Dard,...

GABRIEL BACQUIER CHANTE PIERRE LOUKI
GABRIEL BACQUIER CHANTE PIERRE LOUKI
Tu te rends compte – m’aurait dit mon père – je suis interprété par un...

FREHEL
FREHEL
«Fermez vos gueules ! J’ouvre la mienne !»
Fréhel à son public du Bœuf sur le toit.

FRANCOISE SAGAN ET MICHEL MAGNE
FRANCOISE SAGAN ET MICHEL MAGNE
Le désir de vivre, de jouissance et d’insouciance, le talent, ont fait de Françoise Sagan...

FRANCIS BLANCHE CHANTE ET FAIT CHANTER…
FRANCIS BLANCHE CHANTE ET FAIT CHANTER…
« J’ai rêvé ma vie les yeux grands ouverts, me suis réveillé quand...

FELIX LECLERC
FELIX LECLERC
Vous avez entre les mains un corpus unique d’enregistrements inédits de celui qui a placé...

ÉDITH PIAF - LIVE IN PARIS 1958-1962
ÉDITH PIAF - LIVE IN PARIS 1958-1962
Édith Piaf est la plus fascinante des chanteuses françaises. Ses chansons ont fait le tour du monde et...

CINE STARS
CINE STARS
“La star est femme et parle anglais”. Ce programme est là pour nuancer la formule. Eric Rémy (directeur...

CHARLES TRENET - INTEGRALE VOL.12- 1956-1959
CHARLES TRENET - INTEGRALE VOL.12- 1956-1959
 Charles Trenet, je t’ai vu pour la première fois à l’Olympia le 1er mai 1955...

CHARLES TRENET - INTEGRALE VOL 8 - 1951-1952
CHARLES TRENET - INTEGRALE VOL 8 - 1951-1952
Le chef-d’œuvre, c’est ce qui reste cent ans après. On me dit souvent que plusieurs...

CHARLES TRENET - INTEGRALE VOL 3 - 1937-1941
CHARLES TRENET - INTEGRALE VOL 3 - 1937-1941
“Tout bégayait. Tout trainait
Plus rien ne traîne et tout parle...
C’est grâce aux...

CHARLES TRENET
CHARLES TRENET
“... Je suis courant d’air et rayon de lune J’ai l’Eternité pour chanter là-bas Je dors avec...

ALPES,NORD ET EST (1930 - 2006)
ALPES,NORD ET EST (1930 - 2006)
L’aire Franco-Provençale (Val d’Aoste, Suisse Romande, Savoie, Lyonnais…) Franche-Comté, Alsace,...

ACCORDEON VOL. 1
ACCORDEON VOL. 1
Aux sources de la création, les plus grands classiques du musette par les créateurs et les virtuoses de...

Logo Radio France  Logo INA
 
Logo RFI
Logo PUF 
 
logo-facebook.gif

Rechercher dans le catalogue Frémeaux
Toutes les catégories :
Advertisement
Titre_Nouveau_Catalogue.gif
net_cat_20192020.jpg
Titre_Galerie.gif
net_la_fabrique_du_sacre__galerie_fa.jpg
Titre Noel 2018.jpg
NET Proust.jpg
Titre Soul.gif
NET Soul.jpg
Titre Figure de l'histoire.gif
Pub Net Figures Histoire.jpg
Luc Ferry
Collection Luc Ferry
Inédits
Pub Net Live in Paris 6V Stan Getz.jpg
Feuille Nouveautés

Dictionnaire des Artistes
Dictionnaire des Artistes
Dictionnaire des Artistes
Présentation

• Pourquoi fremeaux.com ?
• Autorisations Cinéma, TV, musées...
• Une culture d'entreprise
• Charte qualité

Mémoires et études
Edité par Fremeaux et Associés
visuinternetdompublic.gif
Le patrimoine
sonore en
danger!
Interview de
Patrick
Frémeaux

Mémoires et études

Titre_DVD.gif

Collection Histoire de France
Collection Histoire de France
Titre_Publicite.gif
Pub Net Cat. LibSonore 200pixels.png
Philosophie | Sciences Humaines | Histoire | Livres sonores | Contes | Enfants de 2 A 5 ans | Enfants de 6 A 11 ans | Son de la nature | Collection the quintessence | Jazz
Intégrale Django Reinhardt | Blues | Country & Rockn Roll | Gospel | Chanson française | Les cinglés du music hall | World Music | Classique | Frémeaux & Ass. Télévisions
Mentions légales - Recommander ce site - Ajouter aux favoris - Nous contacter - © 2006 Frémeaux et Associés
20, rue Robert Giraudineau - 94300 VINCENNES - FRANCE - Tél : +33 1 43 74 90 24 - Fax : +33 1 43 65 24 22
templatefrmeaux_correc69.gif