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THE INDISPENSABLE
BO DIDDLEY VOLUME 2 1959-1962
Bo Diddley Is a Lover
Bo’s a Lumberjack
Gunslinger
Bo Diddley Is Loose
Pills
Ride on Josephine
Working Man
Doing The Craw-Daddy





Bo Diddley quitte Chicago et s’installe à Washington DC fin 1959. Quatre années de travail acharné et de tournées intenses pour se maintenir au sommet s’achèvent. La musique éclectique et improbable de Bo Diddley est trop particulière pour une Amérique conservatrice qui, en outre, a mis le rock and roll en disgrâce. Le symbole du rock, Elvis Presley, est envoyé à l’armée de 1958 à 1960, ce qui exclut le rock and roll de la une des journaux — quand il n’y figure pas pour des histoires de scandale de corruption. Mais le style de Diddley n’a pas pour autant vocation à la marginalité comme celui d’autres excentriques de cette époque (tels Sun Ra, Screamin’ Jay Hawkins ou Hasil Adkins1). Son public est devenu très majoritairement blanc et bien que son accès à la télévision soit plus que limité, cet élargissement à un public blanc est d’une grande importance dans un pays très marqué par la ségrégation raciale. Il lui permet de tenir le coup et de trouver des engagements dans tout le pays. Il enregistre au cours de la période 1960-62 nombre de chefs-d’œuvre d’une exceptionnelle originalité : le blues y rencontre les Caraïbes et le punk rock, les sketches parlés et la soul music — quelques-uns des meilleurs moments de la musique américaine.

Bo Diddley Is a Lover
Selon l’excellente biographie de George R. White2, en 1959 Ellas McDaniel alias Bo Diddley traverse une rupture avec son épouse Ethel Smith, dite Tootsie, une femme noire conventionnelle qui n’a jamais apprécié qu’il se consacre à la musique. Selon l’intéressé, les parents de sa conjointe surveillent tous les faits et gestes du couple. Ils cherchent à contrôler Tootsie et à travers elle, sa vedette de mari2. Bo avait écrit pour elle « Love Is Strange » et « Dearest », deux gros succès de Mickey et Sylvia : il donnait en 1956 des cours de guitare à la belle Sylvia Vanderpool, qui deviendra plus tard directrice des disques Sugarhill, la marque pionnière du hip hop. Il enregistrera bientôt Prisoner of Love, qui évoque ses soucis conjugaux. Au cœur de cette épreuve, Diddley tourne une page artistique. Il s’apprête à produire une partie de ses meilleurs et plus créatifs enregistrements, que l’on peut apprécier ici.

Après une série de succès (inclus dans notre premier volume3), à l’automne 1959 Bo Diddley parvient à obtenir un prêt bancaire. Il achète une vaste maison à Washington D.C., la capitale des États-Unis où la communauté afro-américaine est l’une des plus importantes du pays. En emmenant Tootsie à mille km à l’est de Chicago et de sa famille, il espère que leur relation s’arrangera après quelques aventures évoquées dans Bo’s Vacation. Mais en vain. Lors d’une crise mémorable, sa conjointe force son coffre-fort et brûle des papiers, parmi lesquels ses contrats avec les disques Chess, ce qui déstabilise beaucoup leur signataire. Elle attaque ensuite son mari en justice pour absence d’un soutien financier qu’il ne pourra prouver puisque ses papiers ont été brûlés. Blessé, l’artiste réputé pour son honnêteté se réfugie plus que jamais dans la musique.

Bo va faire de nouvelles rencontres à Washington, dont sa future épouse Kay Reynolds, une jeune admiratrice blanche qui le soutient à fond dans toutes ses initiatives. Il met en scène leur rencontre sur l’exquis Can You Shimmy?. Le shimmy est une danse érotique où le corps reste immobile mais où les épaules remuent en rythme d’avant en arrière, chacune à leur tour. La jeune femme inspire nombre de titres à son amant, dont Bo Diddley Is a Lover et l’aide à composer, à organiser ses affaires. Ils créeront bientôt ensemble la marque de disques BoKay qui pressera quelques exemplaires promotionnels du prochain single 45 tours Gunslinger. Kay et Bo se marieront vite et auront deux enfants. Il parlera d’elle comme étant la femme de sa vie.

The Mighty Bo Diddley
Émancipé, respecté, presque indemne après la vague conservatrice qui a violemment attaqué le rock and roll en 19574, Bo Diddley achète le matériel nécessaire pour installer dans sa nouvelle maison un studio d’enregistrement (incluant un magnétophone deux pistes Presto), une grande première pour un musicien afro-américain à cette époque. Plus que jamais bricoleur dans son « home studio », il bidouille des effets de son et une approche qui donnent à sa nouvelle musique un style plus original que jamais. Bo Diddley s’épanouit et enregistre chez lui nombre d’artistes. Il y accompagne notamment le chanteur pianiste Billy Stewart, qui rejoindra lui aussi l’écurie des disques Chess. Sa grande maison est ouverte à tous, une affluence qui le mène à être surveillé par la police supposant des activités de prostitution (sa ravissante guitariste Lady Bo et différentes chanteuses fréquentent les lieux). Il soutient et accueille des musiciens très différents, qui viennent répéter gratuitement ou simplement traîner chez lui, parmi lesquels le groupe vocal The Moonglows qui l’accompagne sur plusieurs enregistrements. Les Moonglows ont en leur sein le jeune débutant Marvin Gaye, qui comme Bo a été formé dans le cadre du gospel et devient très proche de lui.

L’attitude de Bo Diddley est généreuse et d’un grand réalisme. Son éducation religieuse luthérienne très stricte a formé son esprit au pragmatisme et à la fraternité. Élevé dans un ghetto, il a une volonté d’encourager et d’aider les jeunes, de montrer l’exemple, de partager, de rendre service et d’inviter chacun à s’épanouir. Sa musique est imprégnée de légèreté voulue, de dérision, d’évasion et d’humour en réponse à sa jeunesse difficile dans une famille pauvre (Two Flies, où deux mouches essayent de réveiller un clochard). Si l’influence solennelle des negro spirituals issus des siècles de l’esclavage est omniprésente chez lui, elle fait résurgence de façon toujours souriante, comme dans l’instrumental Help Out où il parodie une cérémonie au temple, appelant ses ouailles à « l’aider». Comme on l’entend ici au début du morceau, en principe selon l’indication du pasteur les fidèles se mettent à la même page du livre de cantiques, puis chantent à l’unisson. Mais paradoxalement, pas de chant ici. Bo se livre à une démonstration de guitare rythmique avec son groupe, en suivant sur l’intro un schéma appel-réponse typique du gospel.

- Bo, comment as-tu appris la guitare ?

- J’ai appris comme ça. Je me suis dit que si John Lee Hooker pouvait en jouer, je pouvais le faire aussi. Et j’ai appris tout seul. Je l’ai entendu à la radio quand il a sorti son premier disque, je crois que c’était « Boogie Chillun ». Je l’ai entendu un dimanche matin, parce que je n’avais pas le droit d’écouter de blues. Ma mère enseignait au temple le dimanche, à la dure, à l’ancienne, et crois-moi elle ne passait pas de blues à la maison ! Une BD, des dessins d’humour avec Captain Marvel et tous ces gars qui volent avec une fusée sur le dos et tout ça, elle disait « Ça va à la poubelle. Personne ne vole avec une fusée sur le dos ». Batman et Superman, j’avais pas le droit de lire ces bêtises5.

La puissance du rock est omniprésente chez lui et transporte ses chansons, qui évoquent souvent des saynètes comiques et parodient les bandes dessinées de super-héros. Il met en scène son personnage fantaisiste de Bo Diddley dans Bo’s a Lumberjack où il vante la force surhumaine d’un « mighty Bo Diddley » dans son incarnation de géant bûcheron. Son œuvre s’apparente à une irrépressible rigolade de potache, une grande blague cosmique où le rire est un acte de libération face à l’absurdité de la vie (son procès imaginaire sur Not Guilty, où il énumère ses faits d’armes). Que ce soit l’adultère sur Bo’s Vacation, la vantardise de sa puissance sexuelle sur Bo Diddley Is a Lover ou le torride blues à devinette The Soup Maker, l’autodérision est toujours de rigueur. La ballade romantique Somewhere, en revanche, est une tentative ratée de slow à succès…

Gunslinger
C’est la mode des films westerns qui inspire à Diddley ses premières chansons des années 1960. Déjà connu pour une série de morceaux glorifiant le mythe imaginaire et multiface de son personnage, l’ancien boxeur se projette cette fois dans une légende du far west, une fine gâchette habillée en noir. Il incarne un macho, un dur dans la veine du hors-la-loi afro-américain Stagger Lee maintes fois chanté (par Lloyd Price notamment). Un bassiste du nom de Jesse James ajoute une touche far west supplémentaire. La conception d’une série de morceaux pour l’album Gunslinger (« bandit armé ») a débuté par la reprise de Mule Train, un succès de Frankie Laine de 1949 évoquant un attelage de mules. À Chicago, les disques Chess publieront d’abord l’accompagnement de la version de Bo Diddley sous le nom de « Travelin’ West », un instrumental inclus dans notre volume 1. Elle met en valeur la partie de piano interprétée par Otis Spann, membre permanent du groupe de Muddy Waters. Ce pianiste central de l’âge d’or du blues de Chicago a contribué à de nombreux enregistrements de Bo Diddley et Howlin’ Wolf. Bo ira bientôt voir Les Sept Mercenaires (The Magnificient Seven, John Sturges, 1960), un grand succès du genre qui appuiera cette tendance. La musique country a influencé Diddley pendant toute la période Gunslinger. L’exploitation des mineurs (souvent des Afro-américains) est par exemple dénoncée dans Sixteen Tons, une reprise de Merle Travis, un chanteur et guitariste de country.

Congo
Bo Diddley soutient aussi le Mouvement pour les Droits Civiques mené par le pasteur baptiste Martin Luther King, qui milite pour obtenir l’abolition de la ségrégation raciale et une égalité des droits pour les Afro-américains — à commencer par le droit de vote dans plusieurs états réfractaires. Une des conséquences de ces avancées sociales en marche est un attrait pour les Africains, jusque-là plutôt ignorés, pour ne pas dire méprisés, par les Afro-américains. Trois titres de Bo Diddley évoquent cette revalorisation de l’Afrique : Watusi Bounce (1960) Congo (1961) et «Africa Speaks» (1963). Cette thématique de l’Afrique vue par des Américains a donné lieu à une passionnante anthologie dans cette collection6. Pourtant, progressivement abandonné par le public noir, Diddley s’est tourné vers le grand public blanc, à qui il plaît tant. Comme Fats Domino, Chuck Berry ou Elvis Presley à cette époque, il est en cela l’un des grands pionniers d’un rapprochement racial difficile. Il évoque cette situation avec son succès de 1961 You Can’t Judge a Book by looking the Cover et ses métaphores : On ne peut pas juger une pomme en regardant le pommier/On ne peut pas juger le miel en regardant l’abeille/On ne peut pas juger une fille en regardant sa mère/ On ne peut pas juger un livre par sa couverture/Tu ne vois pas que tu me juges mal ?/J’ai l’air d’un fermier/Mais je suis un amant

- Bo Diddley : La musique ! Les musiciens… On a joué un grand rôle dans le rapprochement des gens. Tu comprends ? Car quand on joue un concert, tout le monde se mélange. Mais ces mêmes gens, deux jours après ils vont se battre alors qu’ils étaient tous ensemble pour cette chose positive qu’on appelle la musique. Elle les a rapprochés alors pourquoi est-ce qu’ils ne peuvent pas rester ensemble ?

- Tu m’as dit un jour que les Russes avaient besoin de plus de rock and roll, et on dirait que c’est ce qu’ils obtiennent en ce moment même7.

- BD : Oui ils en avaient besoin. Tu sais quand on a lancé cette histoire de rock and roll, tout le monde a essayé de nous arrêter. Ils en avaient peur, ils ne comprenaient pas. Ma mère ne voulait pas entendre parler de guitare. Ça se passait très mal ! « Quoi, une guitare ? Oh Mon Dieu ! Non, non ! Pas de ça ici ! » Tu vois ? Tout le monde. Les Noirs aussi, pas seulement les Blancs, en Amérique tout le monde a flippé, alors quand les Beatles ont débarqué avec leurs cheveux longs, ça a été très mal pris. « Vous venez ici avec ces cheveux longs, qu’est-ce que c’est que ça ? » Mais moi je sentais que s’il y en a qui veulent porter des cheveux longs, c’est leur affaire.

Mr. Khrouchtchev
Le 17 avril 1961, une opération militaire d’envergure menée par des exilés cubains entraînés aux États-Unis tente de renverser le communiste Fidel Castro, qui avait pris le pouvoir à Cuba deux ans plus tôt. Le débarquement américain dans la Baie des Cochons à Cuba avait été planifié par le président de droite Dwight Eisenhower (parti Républicain), mais fut réalisé au début du mandat de John Kennedy (parti Démocrate). Il fut un échec militaire complet pour les États-Unis, ce qui incita Castro à se rapprocher plus encore de la dictature soviétique de Nikita Khrouchtchev. Les Américains craignant une attaque militaire des Russes, la tension entre Washington et La Havane/Moscou ne cessera plus de monter. En pleine guerre froide où la prestigieuse compétition spatiale entre les deux super puissances était rude, les États-Unis connaissaient une fièvre patriotique qui soudait la nation autour de Kennedy. C’est dans ce contexte que Bo Diddley, éternel partisan de l’auto défense qui a toujours revendiqué son amour pour la démocratie, enregistre sa chanson Mr. Khruschev quatre jours après le début du mandat de Kennedy en janvier 62. Elle sera publiée sur l’album Bo Diddley en août 1962, juste avant la grande crise des missiles nucléaires russes installés à Cuba et pointés vers les États-Unis. Véritable témoignage sur le vif de la confrontation Khrouchtchev-Kennedy qui faillit mener le monde à une guerre nucléaire, ce morceau reflète le patriotisme américain de l’époque.

Je crois que je veux aller à l’armée / Je crois que je veux aller au-delà des mers / Je veux rencontrer Khrouchtchev / Je veux le voir seul / Hey, Khrouchtchev ! / Il ne croit pas que l’eau est mouillée / Sinon il n’aurait pas fait ces tests (chœurs : 1, 2, 3, 4 !) / JFK [Kennedy] n’y arrivera pas tout seul / Allons-y les gars, on va l’aider un peu

The Indispensable Bo Diddley
Pionnier du rock, l’influence de Bo Diddley sur ses contemporains ne peut être surestimée. Il est bien sûr connu pour ses compositions enregistrées par un nombre record d’autres interprètes, parmi lesquels les Rolling Stones et les Doors (un thème abordé dans le livret du volume 1), seulement surpassé sur ce plan par son ami Chuck Berry. Mais ce poncif est très réducteur : il ne devrait pas faire oublier ses propres versions, au charme incomparable, dont la magie originelle le distingue au fil des années des reprises souvent médiocres qu’elles ont suscitées. Sa façon de jouer le rhythm and blues de façon complètement originale n’a simplement pas d’équivalent. Son apport d’un rythme afro-cubain ou afro-jamaïcain8(allez savoir s’il est né sur les côtes d’Afrique de l’Ouest ou aux Caraïbes) est aussi une contribution majeure dans le son du rock.

Ses morceaux parlés, comme Please Mr. Engineer ou Background to a Music, ses compositions de Chicago blues (ici Call Me, The Soup Maker, Better Watch Yourself) et ses rocks irrésistibles, parmi lesquels Bo Diddley Is Loose ou Rock ‘n’ Roll inclus ici, suffiraient à eux seuls à lui assurer une place de choix au panthéon des grands musiciens américains. Bo Diddley n’est pas seulement un grand compositeur, il est aussi un exceptionnel chanteur (Diana) et un immense guitariste aux essentielles innovations funky, tant techniques que stylistiques (mises en valeur ici sur les instrumentaux Quick Draw, Congo, Help Out, Bo’s Twist, Bo’s Bounce, Give Me a Break, Diddling, Sad Sack et Detour au son psychédélique bien avant la lettre). Il collectionnait les guitares et en possèdera littéralement des centaines. Il est le premier à avoir mélangé plusieurs effets de son en studio (trémolo et réverb notamment), juste après les grands innovateurs Les Paul (différents effets dans les années 1950), Johnny « Guitar » Watson (réverb en 1954), Scotty Moore avec Elvis Presley (réverb en 1954) et Cliff Gallup avec Gene Vincent9 (écho à bande en 1956)10. À l’origine il fabriquait lui-même ses effets puis les fit incorporer dans la lutherie (il n’utilisait pas de pédales sur scène) des modèles fantaisistes qu’il dessinait au gré de son inspiration. Il les faisait ensuite réaliser sur commande par la marque Gretsch, qui fabriqua sa fameuse guitare rectangulaire et celle inspirée par les ailes de Cadillac Thunderbird auxquelles il fait allusion ici dans Ride on Josephine : Je conduis une Cadillac de 48/Avec des ailes Thunderbird/Et crois-moi chérie, elle marche bien !

Si les morceaux de ce volume 2 ne comptent pas toujours parmi ses plus connus, leur singularité et leur qualité sont vraiment remarquables, considérés par nombre de connaisseurs comme ses meilleurs. Enregistrés au cœur de son âge d’or, ils méritent autant leur titre d’ »indispensable » que ses célèbres premiers albums plus célèbres ; Son style est arrivé à maturité (il a 32 ans en 1960) et sûr de lui, il cultive sa grande originalité, sa personnalité à part qui brille sur de nouveaux classiques comme Ride on Josephine11, Pills (enregistré par Johnny Thunders au sein des New York Dolls), le brûlant instrumental Quick Draw et sur My Babe, adaptation séculaire du célèbre spiritual « This Train ». Sur le sauvage Bo Diddley Is Loose il énumère les titres de ses propres succès, comme l’avait déjà fait Chuck Berry sur « Oh Yeah »12, une idée que reprendront bientôt les Beatles pour leur « Glass Onion ». D’autres morceaux fameux abondent ici, notamment l’au-dition de Background to a Music, Same Old Thing, Rock ‘n’ Roll et plusieurs succès comme I Can’t Tell (enregistré par Dr. Feelgood) ou You Can’t Judge a Book by the Cover.
Bruno BLUM

Merci à Yves Calvez, Julien Daniel, Bo Diddley, Benjamin Goldenstein, Christophe Hénault, Bernard Lepesant et George R. White.
© FRÉMEAUX & ASSOCIÉS 2013

1. Retrouvez ces trois artistes au côté de Bo Diddley sur notre anthologie Punk Rock Roots 1926-1962 à paraître dans cette collection.

2. George R. White, “Bo Diddley, Living Legend”, Castle Communications, Chessington, Surrey, U.K. 1995.

3. Lire le livret et écouter The Indispensable Bo Diddley 1955-1960 (FA5376) dans cette collection.

4. Lire le livret et écouter Elvis Presley face à l’histoire de la musique américaine, volume 2 1956-1957 (FA 5383) dans cette collection. Tous nos livrets sont en ligne sur fremeaux.com.

5. Bo Diddley à l’auteur, 1984.

6. Lire le livret (disponible en ligne sur Fremeaux.com) et écouter l’album Africa in America, rock, jazz & calypso 1920-1962 (FA 5397) dans cette collection.

7. Bo Diddley à l’auteur en 1991, au moment où l’Union Soviétique basculait dans la première démocratie de son histoire.

8. Lire le livret et écouter l’album Jamaica - Mento 1951 - 1958 (FA 5275) dans cette collection. Tous nos livrets sont en ligne sur Fremeaux.com.

9. Lire le livret et écouter The Indispensable Gene Vincent and the Blue Caps 1956-1958 (FA 5402) dans cette collection.

10. Lire le livret et écouter les albums Electric Guitar Story et Rock Instrumentals Story à paraître dans cette collection, où l’on retrouve tous ces guitaristes. 

11. Ride On Josephine est également inclus dans notre anthologie Road Songs - Car Tune Classics 1942-1962 (FA5401) dans cette collection.

12. Lire le livret et écouter The Indispensable Chuck Berry 1955-1961 (FA 5408) dans cette collection.


The Indispensable Bo Diddley
Bo Diddley left Chicago and moved to Washington DC at the end of 1959 after four years of strenuous tours and efforts to stay at the top. The eclectic, improbable music of Bo Diddley was too special for a conservative America which had condemned rock and roll as a disgrace. Rock symbol Elvis Presley had been sent to join the Army for two years in 1958, which effectively removed rock and roll from the front pages – except when it was linked to scandal and corruption. Even so, the style of Bo Diddley was anything but marginal, unlike that of some of the other period-eccentrics (like Sun Ra, Screamin’ Jay Hawkins or Hasil Adkins13). Bo’s fans were by now predominantly white and, even though his access to television was more than limited, the fact that he’d broadened his audience was highly important in a country marked by racial segregation. It allowed him to keep his head above water and still find work all over the country. Between 1960 and 1962 he recorded a number of masterpieces that were exceptionally original: they featured blues combined with West Indian music and punk-rock, narrative skits and soul music, and they provide some of American music’s best moments.

Bo Diddley Is a Lover
According to the excellent biography written by George R. White, in 1959 Ellas McDaniel, alias Bo Diddley, was in the throes of separating from his wife Ethel Smith (also known as Tootsie), a “conventional” black woman who had never appreciated her husband’s dedication to music. It seems that Bo’s in-laws were keeping the couple under constant surveillance, with a view to controlling Tootsie and, through her, her star-husband14. Bo had written “Love Is Strange” and “Dearest” for Tootsie, and both of them were hits for the duo “Mickey and Sylvia” – in 1956 Bo was giving guitar-lessons to the pretty Sylvia Vanderpool, who later presided over Sugarhill Records, the pioneering hip-hop label. Bo would soon record Prisoner of Love, whose theme referred to his conjugal problems. In the midst of this turmoil, Diddley turned a new artistic page, ready to release some of his best, most creative records which you can listen to here.

After a series of hits (included in our first volume15), in autumn 1959 Bo Diddley succeeded in obtaining a bank loan and bought a huge house in Washington D.C., the capital, where the Afro-American community was one of the country’s largest. By taking Tootsie some 600 miles east of Chicago, Bo hoped that their marriage would recover after the adventures he related in Bo’s Vacation. It was all in vain. After a memorable crisis, his spouse forced open a safe and burnt all his papers, among them the contract he’d signed with Chess, which completely destabilized Bo. Next, she sued her husband for lack of support, and Bo couldn’t prove anything because his papers had been burned. Wounded in his soul – he had a reputation for honesty – the artist took refuge even deeper inside his music.

Bo met new people in Washington, among them his future wife Kay Reynolds, a young (white) admirer who backed his initiatives to the full. He staged their first meeting in his exquisite Can You Shimmy?, the shimmy being that erotic dance where only the dancers’ shoulders move to and fro in rhythm. The young woman was an inspiration for many of Bo’s titles – Bo Diddley Is a Lover amongst them – and she helped him compose and organize his business-deals. They soon created BoKay Records, which pressed a few promo copies of his next single Gunslinger. Kay and Bo quickly married and they had two children; Bo called her the woman of his life.

The Mighty Bo Diddley
Emancipated, respected, and almost unscathed after the wave of conservative attacks on rock and roll in 195716, Bo Diddley acquired all the equipment he needed to build a home studio at his new house, including a Presto twin-track tape-machine. It was a first for an Afro-American musician in those days. He became even more of a DIY fan than before, tweaking sound-effects to make his new music style more original than ever, and Bo thrived on it, recording a number of artists at his home and accompanying notably the singer/pianist Billy Stewart, who also joined the Chess stable. His large house was open to everyone, and the number of visitors grew to the point where police began watching the activity there, suspecting prostitution (his ravishing guitarist Lady Bo and a number of singers were regulars at the house). Bo welcomed all kinds of musicians who came either to rehearse or just hang out, like the vocal group The Moonglows who accompanied him on several recordings. One of The Moonglows was a young man whom, like Bo had trained as a gospel singer; his name was Marvin Gaye and they became close friends.

Bo was generous, and also a realist. His strict Lutheran education made him a pragmatist and also a man inclined to fellowship. Raised in a ghetto, Bo had the will to encourage and help young people, setting an example and sharing his knowledge so that his protégés could mature. His music was steeped in a deliberately care-free attitude that contained elements of derision, escape and humour; it was his answer to a difficult adolescence living with a poor family (cf. Two Flies, where the song’s subjects are trying to wake a tramp). While the solemn influence of those Negro spirituals that came out of centuries of slavery is omnipresent in his work, it always transpires with a smile, as in the instrumental Help Out where Bo parodies a religious service by calling to the congregation to “help him”. As you can hear at the beginning of this piece, in principle the preacher would call on the faithful to turn to the same page in the hymn book, and then sing in unison; but here, paradoxically, there’s no song: Bo gives a demonstration of rhythm guitar with his group, following a typically gospel call-and-response pattern.

– How did you learn the guitar, Bo?

– I learned just like that. I said to myself that if John Lee Hooker could play one, I could too. And I taught myself. I heard him on the radio when his first record came out; I think it was “Boogie Chillun”. I heard it on a Sunday morning because I wasn’t allowed to listen to blues. My mother used to teach in church on Sundays, the old, hard way and, believe me, she didn’t play blues at home! A comic-strip, funny drawings with Captain Marvel and all those guys flying with a rocket on their back and that, she used to say, “That goes in the trash. Nobody flies with a rocket on his back.” Batman and Superman, I wasn’t allowed to read that silly stuff.17

The power of rock was omnipresent in Bo and it transported his songs, which often evoke humorous little plays and parody super-hero cartoon books. He stages his own fantasy Bo Diddley character in Bo’s a Lumberjack where he extols the superhuman strength of a “mighty Bo Diddley” in a giant lumberjack-incarnation. His work is like an irrepressible school-kid’s joke, or some great cosmic one-liner where laughter is a liberating act when faced with life’s absurdity (cf. the exploits listed during his imaginary trial in Not Guilty.) Whether he’s dealing with adultery (Bo’s Vacation), boasting about sexual prowess (Bo Diddley Is a Lover) or singing a torrid blues conundrum (The Soup Maker), self-derision is always de rigueur. The romantic ballad Somewhere, on the other hand, fails as an attempt at a hit slow-number…

Gunslinger
Westerns were the fashion which inspired Diddley’s first songs of the Sixties. Already known for a series of titles glorifying his legend as an imaginary, multi-facetted personality, this time the ex-boxer projected himself as a myth in the Far West, a sharpshooter dressed in black. He incarnated a macho tough guy in the image of the Afro-American outlaw Stagger Lee, who appeared in numerous songs (sung notably by Lloyd Price). A bassist by the name of Jesse James added a supplementary Far West touch. The concept of a series of pieces for the album Gunslinger began with a cover of Mule Train, a Frankie Laine hit from 1949. In Chicago, Chess Records first released the instrumental part of Bo Diddley’s version under the title “Travelin’ West” (included in our first Bo Diddley volume). It featured the piano playing of Otis Spann, a permanent member of Muddy Waters’ group, and Spann was a central figure in the golden era of Chicago blues, contributing to many recordings by Bo or Howlin’ Wolf. Bo would soon go and see the John Sturges film The Magnificent Seven (1960), one of the western genre’s greatest films. Country music also influenced Diddley throughout his Gunslinger period, and the exploitation of coalminers (often Afro-Americans) is denounced in Sixteen Tons for example, a cover of the song by country singer-guitarist Merle Travis.

Congo
Bo Diddley was also a supporter of the Civil Rights Movement led by Baptist preacher Martin Luther King, who was an active militant in the struggle against racial segregation and aimed to obtain equal rights for Afro-Americans — beginning with the right to vote in several states that resisted change. One of the consequences of these advances in the march towards social equality was that Afro-Americans became attracted towards Africans – until then ignored if not disdained by society. Three titles by Bo Diddley refer to this revalorisation of Africa and its people: Watusi Bounce (1960) Congo (1961) and “Africa Speaks” (1963). The theme of Africa from an American perspective is the subject of an enthralling collection in this series.18 Even so, gra-dually abandoned by black audiences, Diddley turned towards the white public, who liked him immensely. Like Fats Domino, Chuck Berry or Elvis Presley in this period, Bo was one of the great pioneers in the difficult task of bringing races closer together. He refers to the situation in his 1961 hit You Can’t Judge a Book by the Cover using metaphors: «You can’t judge a book by looking at the cover / Oh can’t you see, oh you misjudge me / I look like a farmer, but I’m a lover.”

– “Music! Musicians… we have played a very big part in the togetherness of people. You understand? Bringing people together. Because when we play for a concert, you got everybody minglin’ together. But that same bunch of people, two days from now they’ll be rioting against each other. But they were all together for this good thing that they call music. It brought them together so why is it that they can’t stay together?

– I remember you were telling me the Russians needed more rock and roll, I think they’re getting it right now.19

– Yeah, yeah, they needed it. And there’s nothing wrong with… you know, when we started this rock and roll thing, everybody tried to stop us. Because they were afraid of what it was, they didn’t understand it, man. My mother, you know, uh, she didn’t want to hear no guitar! That was bad news! ‘A guitar? Oh my God! Uh-uh! Don’t bring that in here!’ You know? Everybody! Black people… not only just Caucasians… Everybody was all freaked out in America man, and when The Beatles showed up with their long hair, bad news, man! ‘You cats come in here with this long hair, what is this?’ And I feel like, if you want to wear your hair long that’s your business.

Mr. Khrushchev
On April 17th 1961 a vast military operation led by U.S.-trained Cuban exiles attempted to overthrow the Communist Fidel Castro, who’d seized power in Cuba two years earlier. The American landing in Cuba’s Bay of Pigs had been planned by the right-wing (Republican) U.S. President Dwight Eisenhower, but took place at the beginning of Democrat President John Kennedy’s mandate. It was a total military disaster, and Castro was encouraged to seek closer ties with the Soviet dictatorship of Nikita Khrushchev. With the Americans fearing a Russian military attack, tension continued to mount between Washington and Havana/Moscow, and in the midst of a Cold War involving fierce space-race competition between the two superpowers, The United States was in the grip of a patriotic fever which united the nation under Kennedy. It was in that context that Bo Diddley, an eternal partisan of self-defence who had always openly stated his love of democracy, recorded his song Mr. Khrushchev merely four days after the beginning of Kennedy’s mandate in January 1962. It was released on the album Bo Diddley in August 1962, just before the great crisis arose over Russian missiles based in Cuba, their warheads pointed towards the U.S.A. As a genuinely contemporary account of the Khrushchev/Kennedy confrontation which almost led the world to nuclear war, this title reflects America’s patriotism in this period:

Think I wanna go to the army
Think I wanna to go overseas
I wanna see Khrushchev
I wanna see him all by myself
Hey Khrushchev Hey Khrushchev
Hey Khrushchev Hey Khrushchev

He don’t believe that water’s wet
If he did he could’ve stopped those tests (Hut 2, 3, 4)
JFK can’t do it by hisself (Hut 2, 3, 4)
C’mon fellas, let’s give him a little help (Hut 2, 3, 4)

The Indispensable Bo Diddley
The influence of rock pioneer Bo Diddley over his contemporaries can’t be overestimated. He was of course known for his compositions, which were released by a record number of other artists – including The Rolling Stones and The Doors (a theme referred to in the booklet accompanying Vol. 1) – and he was superseded in this only by his friend Chuck Berry. But even so, that would be simplistic; one mustn’t forget his own versions, all of them sung with incomparable charm and a magic which, over the years, makes his own performances stand out from the often-mediocre covers they provoked. Bo Diddley’s completely original way of playing rhythm and blues simply had no equivalent. His contribution of an Afro-Cuban or Afro-Jamaican rhythm20 – who knows if it came from the west coast of Africa or from the Caribbean? – was also a major contribution to the sound of rock.

Bo Diddley’s narrative pieces, like Please Mr. Engineer or Background to a Music, his Chicago blues compositions (Call Me, The Soup Maker, Better Watch Yourself) and irresistible rock numbers such as the titles Bo Diddley Is Loose or Rock ‘n’ Roll also included here, are alone enough to guarantee Bo’s place in the pantheon of America’s great musicians. Bo Diddley was not just a great composer; he was also an exceptional singer (Diana), an immense guitarist and an essential, funky innovator both technically and stylistically (listen to his instrumental work in Quick Draw, Congo, Help Out, Bo’s Twist, Bo’s Bounce, Give Me a Break, Diddling, Sad Sack and Detour, a psychedelic-sounding piece before its time). Bo collected guitars and owned literally hundreds. He was the first to mix together various sound-effects in a studio (notably tremolo and reverb), just behind the great innovators Les Paul (who used different effects in the Fifties), Johnny “Guitar” Watson (reverb in 1954), Scotty Moore with Elvis Presley (reverb in 1954) and Cliff Gallup with Gene Vincent21 (tape-echo in 1956).22 Bo originally built his own sound-effects before he had them incorporated in the guitars that were made for him (he didn’t use pedals onstage), fantasy-models which he designed according to his inspiration of the moment. He had them custom-made for him by the Gretsch company, which built his famous rectangular guitar and the model (inspired by the fins on a Cadillac Thunderbird) to which he refers in Ride on Josephine: “You say what kind of car I’m drivin’?!? Well ahhhhhhhh. I drive a ’48 Cadillac with Thunderbird wings, tellin’ you baby it’s a runnin’ thing!”

While the pieces in this second volume of Bo’s work might not be his most well-known, their originality and quality are truly remarkable, with many connoisseurs considering them among his best. Recorded in the heart of Bo Diddley’s Golden Era, they deserve their “indispensable” qualification as much as any of his more famous first albums. Bo’s style had reached maturity – he was 32 years old in 1962 – and he was sure of himself, cultivating his great originality and that distinctive personality which shines through on many newer classics like Ride on Josephine23, Pills (recorded by Johnny Thunders with The New York Dolls), the burning instrumental Quick Draw, or My Babe, a non-religious adaptation of the famous spiritual “This Train”. On the wild song Bo Diddley Is Loose he lists the titles of his own hits, as Chuck Berry did on “Oh Yeah”24, an idea that The Beatles would later pick up for their own “Glass Onion”. Other famous titles abound here, notably Background to a Music, Same Old Thing, Rock ‘n’ Roll and several hits like I Can’t Tell (recorded by Dr. Feelgood) or You Can’t Judge a Book by the Cover.
Bruno BLUM
English adaptation: Martin DAVIES

Thanks to Yves Calvez, Julien Daniel, Bo Diddley, Benjamin Goldenstein, Christophe Hénault, Bernard Lepesant and George R. White.
© FRÉMEAUX & ASSOCIÉS 2013


13. Listen to these three artists alongside Bo Diddley in our anthology Punk Rock Roots 1926-1962 (to be released soon).

14. George R. White, “Bo Diddley, Living Legend”, Castle Communications, Chessington, Surrey, U.K. 1995.

15. Cf. the booklet and recordings in The Indispensable Bo Diddley 1955-1960 (FA5376).

16. Cf. booklet and music in Elvis Presley face à l’histoire de la musique américaine, volume 2 1956-1957 (FA 5383). All the booklets are online at fremeaux.com.

17. Bo Diddley talking to the author, 1984.

18. Cf. Africa in America, rock, jazz & calypso 1920-1962 (FA 5397).

19. Bo Diddley talking to the author in 1991, when the Soviet Union was changing over to the first period of democracy in its history.

20. Cf. Jamaica - Mento 1951 - 1958 (FA 5275).

21. Cf. The Indispensable Gene Vincent and the Blue Caps 1956-1958 (FA5402).

22. All these guitarists can be heard in the future releases Electric Guitar Story and Rock Instrumentals Story in this same series.

23. Ride On Josephine also appears in our anthology Road Songs - Car Tune Classics 1942-1962 (FA5401).

24. Cf. The Indispensable Chuck Berry 1955-1961 (FA5408).


All songs written by Ellas McDaniel aka Bo Diddley except “Mule Train” (Johnny Lange, Hy Heath, Tommy Scott aka Doc, Fred Glickman), “Prisoner of Love” (Clarence Gaskill, Leo Robin, Russ Colombo), “Sixteen Tons” (Merle Travis), “My Babe” (Willie Dixon), “You Can’t Judge a Book by Looking at The Cover” (Willie Dixon), “I Can Tell” (Samuel Smith) and “(Extra Read All About) Ben” (Davis, Holland).

Discographie 1
1. Mule Train
Ellas McDaniel as Bo Diddley-g,v; Peggy Jones as Lady Bo-g, 2nd v; Otis Spann-p; Bobby Baskerville-b;  Jerome Green, maracas; Clifton James-d. Bo Diddley’s home studio, Washington D.C., January 1960.
Note: Mule Train uses the instrumental Travelin’ West as backing track (available on volume 1, FA 5376).

2. Better Watch Yourself
3. Prisoner of Love
(fast)
Ellas McDaniel as Bo Diddley-g,v; Peggy Jones as Lady Bo-g, 2nd v; Otis Spann-p; Bobby Baskerville-b;  Jerome Green, maracas; Clifton James-d. Bo Diddley’s home studio, Washington D.C., January 1960.

4. Gunslinger aka (Bo Diddley’s a) Gunslinger
5. Sixteen Tons
6. Whoa, Mule aka Shine
7. Cheyenne
8. Ride on Josephine
9. No More Lovin’
10. Do What I Say
11. Doing the Craw-Daddy
12. Working man
13. Somewhere
Ellas McDaniel as Bo Diddley-g,v; Peggy Jones as Lady Bo-g (except 12); Lafayette Leake or Billy Stewart-p (except 4, 6, 10 & 13); Jesse James Johnson-b (not used) except 13; Willie Dixon-overdubbed b except 5; Billy Downing-d; Jerome Green, maracas (except 9 & 13); Peggy Jones as Lady Bo, Vivian ?, Bee Bee Jamieson, Gloria Morgan-vocal group on 4 & 11; Ellas McDaniel as Bo Diddley, Peggy Jones as Lady Bo and others-vocal group on 12; Ellas McDaniel as Bo Diddley, unknown others-vocal group on 5, 6, 7, 8, 9, 10 & 13. Bo Diddley’s home studio, Washington D.C., February 1960.

14. Can You Shimmy?
15. Huckleberry Bush
16. The Soup Maker
17. Watusi Bounce
18. Shank - Chess Box 4
19. The Twister

Ellas McDaniel as Bo Diddley-g,v; Peggy Jones as Lady Bo-g; William Johnson-g on 18; Jesse James Johnson-b; Frank Kirkland-d; Patricia Jones-maracas; Possibly Patricia Jones  or Lady Bo-v on 14; Ellas McDaniel as Bo Diddley, Peggy Jones as Lady Bo and unknown others-vocal group on 15. Bo Diddley’s home studio, Washington D.C., late 1960.

20. Love Is a Secret
Same as disc 3, track 2.

21. Cadillac (not pitched)
Bo Diddley-g, v; Peggy Jones as Lady Bo-g, v; Gene Barge-ts; Clifton James, d. Probably New York City, October 1959.

Note: This bonus version of “Cadillac” is the same recording as the one found on volume 1, which was speeded up by producer Phil Chess for release (a routine trick at Chess Records). This one is NOT speeded up, and can be heard for the first time at the speed it was actually recorded, about one quarter of a tone lower (in F).

Discographie 2
1. Bo Diddley Is Loose
2. Bo Diddley Is a Lover
3. Bo’s Vacation
4. Hong Kong, Mississippi
5. Quick Draw
6. You’re Looking Good
7. Call Me (aka Bo’s Blues)
8. Congo
Ellas McDaniel as Bo Diddley-g,v; Peggy Jones as Lady Bo-g; Jesse James Johnson-b; Bill Downing or Edell Robertson-d; Jerome Green- v on 3, maracas; Peggy Jones as Lady Bo, Vivian ?, Bee Bee Jamieson, Gloria Morgan-vocal group on 2; Ellas McDaniel as Bo Diddley, Peggy Jones as Lady Bo, Jerome Green-overdubbed vocal group on 6; unknown-harmonica on 7. Bo Diddley’s home studio, Washington D.C., February 1961.

9. Not Guilty
Ellas McDaniel as Bo Diddley-g,v; Peggy Jones as Lady Bo-g; Jesse James Johnson-b; Bill Downing or Edell Robertson-d; Jerome Green- v, maracas; Peggy Jones as Lady Bo, Vivian ?, Bee Bee Jamieson, Gloria Morgan-vocal group; unknown-tambourine. Bo Diddley’s home studio, Washington D.C., February 1961.

10. Moon Baby
11. My Babe
12. Detour
13. Stay Sharp
14. Pills
(Love’s labour Lost)
Ellas McDaniel as Bo Diddley-g,v; Peggy Jones as Lady Bo-g; William Johnson-g on 10; Jesse James Johnson-b; Bill Downing or Edell Robertson-d; Jerome Green-maracas; Peggy Jones as Lady Bo, Vivian ?, Bee Bee Jamieson, Gloria Morgan-vocal group; unknown-tambourine. Bo Diddley’s home studio, Washington D.C., February 5, 1961.

15. Bo’s Bounce
16. Two Flies
17. Background to a Music
18. Please Mr. Engineer
19. Doin’ the Jaguar
20. (I Know) I’m Alright
Ellas McDaniel as Bo Diddley-g,v; Peggy Jones as Lady Bo-g on 17; William Johnson-g on 16; Jesse James Johnson-b on 15, 17, 18, 19; Bill Downing or Edell Robertson-d; Jerome Green-v on 16, 17, maracas; The Impalas (aka The Jewels): Sandra Peoples as Sandra Bears, Marjorie Clark as Margie Clark, Carrie Mingo, Grace Ruffin-vocal group on 19; Ellas McDaniel as Bo Diddley, Peggy Jones as Lady Bo, Jerome Green-overdubbed backing vocals on 20; unknown-tambourine. Bo Diddley’s home studio, Washington D.C., June 1961.

21. Mr. Khruschev
22. Bo’s Twist
23. You All Green
Ellas McDaniel as Bo Diddley-g,v; Jesse James Johnson or Chester Lindsey-b; Bill Downing or Edell Robertson-d; Jerome Green-v on 17, maracas; Billy Stewart-org on 21 & 22; The Vibrations (aka The Jay Hawks, The Marathons): Jimmy Johnson, Carl Fisher, Dave Gowan, Don Bradley and Ricky Owens-vocal group on 23; unknown-harmonica. Ter-Mar Recording Studio, Chicago, January 24-26, 1962.

Discographie 3

1. Rock ‘N’ Roll
2. You Can’t Judge a Book by Looking at the Cover
3. I Can Tell
4. Sad Sack
Ellas McDaniel as Bo Diddley-g,v; Jesse James Johnson or Chester Lindsey-b; Bill Downing or Edell Robertson-d; Jerome Green-maracas. Ter-Mar Recording Studio, Chi-cago, June 27, 1962.

5. Mama Don’t Allow No Twistin’
6. Give Me a Break
7. Babes in the Woods
8. Who May Your Lover Be
9. Here ‘T Is
10. Diddling
11. Bo’s a Lumberjack
Ellas McDaniel as Bo Diddley-g,v; Norma-Jean Wofford as The Duchess, 2nd g on 6; Lafayette Leake-p on 9; Jesse James Johnson or Chester Lindsey-b; Bill Downing or Edell Robertson-d; Jerome Green-maracas on 5, 6, 8 & 11; Norma-Jean Wofford as The Duchess , The Vibrations (aka The Jay Hawks, The Marathons): Jimmy Johnson, Carl Fisher, Dave Gowan, Don Bradley and Ricky Owens-vocal group on 7; unknown-harmonica on 5, tambourine on 9 & 10. Ter-Mar Recording Studio, Chicago, July 1962.

12. (Extra Read All About) Ben
13. Help Out
14. Little Girl
15. Gimme, Gimme
16. Same Old Thing
17. Diana
18. Meet You on a Saturday
19. Put the Shoes on Willie
20. Pretty Girl
Ellas McDaniel as Bo Diddley-g,v; Norma-Jean Wofford as The Duchess, 2nd g on 13, 15, 18, 19, 20; Lafayette Leake-p except 15 & 18; Jesse James Johnson or Chester Lindsey-b; Bill Downing or Edell Robertson-d; Jerome Green-maracas; unknown-v on 12; unknown-tambourine on 13. Ter-Mar Recording Studio, Chicago, October 1962.


Bo Diddley fut sans doute le musicien de rhythm and blues le plus original des années 1950-1960. Chanteur remarquable, compositeur prolifique extrêmement influent, homme de scène, souvent comique, Bo Diddley était un guitariste rythmique révolutionnaire aux innovations stylistiques autant que techniques. Inclassable visionnaire, il est le père spirituel de nombreux artistes, qui de la soul au rap, en passant par le blues, le funk, le rock and roll et jusqu’au punk rock, se reconnaissent dans ce génie débridé. Avec les mêmes soins et la même acuité qui ont fait le succès du premier volume, Bruno Blum revient ici sur la deuxième partie de l’âge d’or de l’un des monuments de la musique populaire du XXe siècle. 
Patrick FRÉMEAUX

Bo Diddley was probably the most original R’n’B musician in the years 1950-1960. Not only a remarkable singer and prolific composer of great influence, Bo Diddley was also an often very funny showman and a revolutionary rhythm guitarist of innovating style and technique. He was a visionary who was difficult to categorize, the spiritual father of a host of artists – soul, rap, blues, funk, rock ‘n’ roll, even punk rock – who recognized his unbridled genius. With the same painstaking attention to detail which made his first anthology such a success, Bruno Blum here covers the second part of the golden age of Bo Diddley, a monument in 20th century popular music. 
Patrick FRÉMEAUX

CD Bo Diddley The Indispensable volume 2 1959-1962 , Bo Diddley © Frémeaux & Associés 2013

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