Fremeaux.com
Jean Cocteau

l’œuvre enregistrée












«?Je refuse de laisser prendre des clichés de ma voix?; je fabrique en collaboration avec le grammophone, une voix inconnue, inédite, mordante et qui parait sortir du masque grec?».
Jean Cocteau (lettre à mon amie Germaine Krull)


Coffret 4 CD accompagné d’un livret 48 pages regroupant les enregistrements parlés et musicaux de référence de Jean Cocteau.


Nombreux textes inédits
© 2014 Groupe Frémeaux Colombini en accord avec Pierre Bergé pour le comité Jean Cocteau et sous licence Musicdisc - Universal et autorisation Emi.


«?Vous êtes de ceux que leur enfance a marqués pour la vie. C’est à la fois une force et une faiblesse. Force, parce que la survivance en eux de la féérie les défend contre le durcissement de l’âge. Faiblesse, parce que, ne pouvant se déprendre des paradis perdus, ils souffrent plus des cruautés que le monde adulte.?»    
André Maurois à l’attention de Jean Cocteau (Académie Française 1955)


Jean Cocteau, poète, écrivain, peintre, a été le premier artiste à utiliser le phonogramme, non comme un moyen de témoignage, mais comme un véritable outil de création à part entière. Il Invente le théâtre sonore, qui donnera plus tard les dramatiques radiophoniques.

Fred Kiriloff, réalisateur sonore de Jean Cocteau présente un coffret de quatre CD d’enregistrements historiques: Parade, Théâtre de Jean Cocteau, Les voleurs d’enfants, La Toison d’or, La machine infernale, La voix humaine, Présentation du Groupe des Six, Le bel indifférent, Les parents terribles, Le discours de réception à l’Académie Française, mais aussi des inédits?: L’arbre de Noël, Crucifixion, Nuit de Noël, Préface des Mariés de la Tour Eiffel...

L’univers du poète entre en symbiose avec Francis Poulenc, Eric Satie, Marianne Oswald, Suzy Solidor, Edith Piaf, Jean Marais, Jeanne Moreau, Diaghilev, Picasso...    
Patrick Frémeaux



La leçon de phono : «?Poèmes, récits, extraits de pièces…De sa voix inimitable, le poète a gravé dans la cire une partie de son œuvre. Magistral.?»  
Stéphane JARNO, TÉLÉRAMA


«Un formidable document sur l’art multiforme de celui qui avouait que Picasso lui avait enseigné à courir plus vite que la beauté !»   
CLASSICA

 1 - PARADE - PRÉLUDE DU RIDEAU ROUGE - 1937 • 2 - LE BUSTE • 3 - NO MAN’S LAND • 4 - LE THEATRE GREC - 1929 • 5 - NUIT BLANCHE ou PIGEON TERREUR • 6 - A L’ENCRE BLEUE • 7 - MARTINGALE - 1929 • 8 - PARADE - Argument de Jean COCTEAU - LE PRESTIDIGITATEUR CHINOIS - 1937 • 9 - LES MAUVAIS ÉLÈVES• 10 - LE MODÈLE DES DORMEURS • 11 - LE CAMARADE - 1929 • 12 - PARADE - Argument de Jean COCTEAU - LA PETITE FILLE AMERICAINE - 1937 • 13 - LE THÉÂTRE DE JEAN COCTEAU - 1926 • 14 - Poèmes d’OPÉRA - LES VOLEURS D’ENFANTS - 1929 • 15 - Poèmes d’OPÉRA - LA TOISON D’OR - 1929 • 16 - LE FILS DE L’AIR 1934 • 17 - PARADE - Argument de Jean COCTEAU - RAGTIME DU PAQUEBOT - 1937 • 18 - LA MACHINE INFERNALE - 1935 • 19 - PARADE - Argument de Jean COCTEAU - 1937 • 20 - ANNA LA BONNE - 1934 • 21 - PARADE - Argument de Jean COCTEAU - SUITE AU PRELUDE DU RIDEAU ROUGE - 1937 • 22 - ATTENDRE - 1937 • 23 - MENSONGE - 1937 • 24 - MES SOEURS, N’AIMEZ PAS LES MARINS - 1935 • 25 - ARBRE DE NOËL • 26 - LA DAME DE MONTE CARLO - 1935.  1 - VALSE LANGOUREUSE - 1943 • 2 - MON PREMIER VOYAGE AUTOUR DU MONDE EN 80 JOURS - 1955 • 3 - CRUXIFICTION - 1952 • 4 - LA VOIX HUMAINE - 1930 • 5 - NUIT DE NOËL - 1952 • 6 - Jean COCTEAU présente Edith PIAF - 1946 • 7 - LE BEL INDIFFERENT - 1953.  1 - Jean COCTEAU VOUS PARLE - 1957 • 2 - Jean COCTEAU - Poèmes et chants - 1957 • 3 - LA DIFFICULTE D’ÊTRE - 1957 • 4 - LES PARENTS TERRIBLES - 1957 • 5 - LA MACHINE INFERNALE - 1957 • 6 - PRÉFACE DES MARIÉS DE LA TOUR EIFFEL • 7 - LES MARIÉS DE LA TOUR EIFFEL - 1957 • 8 - PRÉSENTATION DU GROUPE DES SIX - Texte inédit - 1953.   1 - DISCOURS DE RÉCEPTION A L’ACADÉMIE FRANçAISE - 1955.

Faisons un rêve... ou une supposition : qu’un léger décalage temporel ait fait naître Jean Cocteau, non pas à la fin du dix-neuvième siècle, mais au milieu du vingtième?; que ses forces créatrices se soient épanouies, pour l’essentiel, non pas dans la galaxie Gutenberg, mais sous l’ère Mac Luhan. Nul doute alors qu’il eût été, sinon l’inventeur, sans doute le premier et le meilleur auteur multimédia. Ce qui, en son temps, a partiellement nui à sa réputation, celle d’un “touche-à-tout”, auprès des bien-pensants hostiles au mélange des genres et peu enclins à mélanger les serviettes des arts nobles (belles lettres et arts plastiques) aux torchons des moyens d’expression impurs et populaires (radio, phonographe, cinéma), aurait servi, cinquante ans plus tard, sa conception et sa pratique si personnelles de la poésie.
 
Il était tentant de recourir au phonogramme pour dresser le portrait aux multiples facettes d’un créateur – Protée, l’un des plus prolifiques du vingtième siècle. Grâce à Fred Kiriloff, qui fut son réalisateur sonore, ces enregistrements nous font voyager à travers toutes les disciplines que Jean Cocteau illustra : écriture, peinture, lithographie, via le roman, le poème, la chanson, la radio, le théâtre, le cinéma. Nous y croisons toutes les voix qui ont servi ses textes, une bonne part du Gotha des artistes, créateurs ou interprètes qui ont donné vie à l’imaginaire du Poète : en vrac, et sans hiérarchie de genre ni de valeur, ainsi qu’il aurait aimé le faire : Satie, Auric, Poulenc, Marianne Oswald, Suzy Solidor, Piaf, Jean-Pierre Aumont, Jean Marais, Jeanne Moreau... et, bien sûr, Cocteau, lui-même, sous tous ses avatars, heureux de vagabonder dans son propre hypertexte. Lionel Risler, concepteur du projet, a déployé sa compétence habituelle et sa sensibilité pour restituer dans sa plénitude la présence de Cocteau, sachant aussi préserver les sonorités des enregistrements d’origine sans lesquelles l’évocation de cet artiste majeur de notre temps resterait imparfaite.   
Patrick Frémeaux, L’éditeur


19 Avril 1955
Très cher Kiriloff
Voilà ce discours. Je te demande de grâce de ne le laisser voir à personne.
Comme il a été très revu – très étudié – très épouillé – je pense que le travail ne sera pas trop difficile – bien qu’il importe que je prenne le timbre du discours public – Ce qui risque de faire des éclats, mais avec toi derrière la vitre, je ne crains rien.     De tout cœur.    
Jean


Mon cher ami,
Je viens d’écouter les deux disques épreuves, je ne te remercierai jamais assez pour ce travail et la mise au point vocale. Grâce à toi, il existe un exemple unique de typographie auditive, quelque chose qui n’est ni le livre ni la décla­mation.
Je pense que sans ton aide il m’était impossible de le réussir. Voici de nombreuses fois que j’essaie et que je n’arrive à rien de décisif. C’est la première réussite sans bavure, sans souffle, sans sifflements, sans aucun nasillement.
Je t’embrasse.
Jean Cocteau




J E A N   C O C T E A U

« Puisque ces mystères me dépassent, feignons d’en être l’organisateur. »

Cette phrase prophétique (que vous entendrez dans quelques instants, prononcée par le photographe des Mariés de la Tour Eiffel) est peut-être la clé de la mystérieuse personnalité (multiforme) de Jean Cocteau.
Poète - Il a toujours revendiqué cette profession (de foi !)

Je suis entré en poésie comme on entre en religion  (Journal d’un inconnu.- Grasset)

ANTI- INTELLECTUEL - Il l’a proclamé sur tous les modes.

Je suis l’anti-intellectuel type.  (Préface du Testament d’Orphée - Ed. Dynamo)

DESSINATEUR.    ROMANCIER.

CARICATURISTE.    PORTRAITISTE.

AUTEUR DRAMATIQUE.    METTEUR EN SCÈNE.
ACTEUR.    DÉCORATEUR. 
COSTUMIER.    PEINTRE (y compris à fresques).

SCÉNARISTE.    RÉALISATEUR DE CINÉMA.


Le papier, la plume et l’encrier, le pinceau, le crayon, le pastel, la couleur, la pellicule et la caméra sont ses «outils «oserais-je dire» ordinaires».
Il a tout fait !  Tout connu, tout vu, il a goûté à tout, avec une boulimie, une prolixité stupéfiantes !

De l’étonnante apostrophe, en forme de commandement : «ÉTONNE MOI!» de
Serge de DIAGHILEV, à l’extraordinaire Portrait Souvenir de la grande Madame
COLETTE (Discours de réception à l’Académie Royale de Belgique), au Groupe
des Six, devant tant de facettes protéiforme on peut se demander :
Jean COCTEAU est-il  « immortel» ?
Porté au pinacle par les uns, vilipendé par les autres :
«Méfiez-vous de Cocteau, c’est un tricheur et un caméléon» disait Apollinaire qui ne
le voyait... que d’un œil !
Oui !  Cocteau a  «touché à tout»  et avec un égal bonheur assorti comme d’une
manière de pressentiment, de discernement, de double vue, de lucidité, de «radar»
qui étonne encore.
Il s’est livré en «apprenti sorcier» aux chausse-trappes des techniques d’expression
artistiques auxquelles rien, à priori, ne le destinait.
C’est l’impossible pari de la réussite qui l’a fait se précipiter sur le cinématographe
qu’il a vu naître et qui l’a subjugué.

«J’ai composé et tourné «Le sang d’un poète» sans le moindre espoir d’une
suite, ni d’être entendu.  C’était un besoin d’expulser certaines images
profondes, de mettre de la nuit en plein jour».

«Trente ans après cette expérience, un besoin pareil, me pousse à employer le
cinématographe pour tourner «Le testament d’Orphée» alors que je croyais ne
plus jamais y avoir recours».

«Je m’excuse auprès des personnes qui estiment que le rôle du film consiste à
refléter la vie et à distraire.  Seulement, même les miroirs «réfléchissent».


Ces lignes inédites, extraites de la préface d’une esquisse pour le projet de scénario
du  «Testament d’Orphée» se passent de commentaires.

Alchimiste du «logos», magicien, prestidigitateur, ce n’est pas un lapin qu’il tire d’un
chapeau qui semble ne pas être le sien et qu’il fait croire vide; mais c’est la poésie, SA
poésie qui surgit, inattendue, surprenante, envoûtante.

Le Cocteau illusionniste, faisant croire qu’il s’est laissé prendre à son propre piège; se
laisse tout entier emprisonner par l’image et par le son.
Et il s’y adonne avec succulence.
Images et voix emprisonnées dans le film ou dans le disque, inconscients
témoignages ?
Testament conscient de son univers de poète ?
Voilà les questions posées; aurons-nous jamais les réponses ?
Réponses dont il livre, peut-être, quelques clefs dans son «Testament d’Orphée».


Ces quelques lignes ne sont ni une biographie, ni une chronologie exhaustive de la
vie et de l’œuvre de Jean COCTEAU.
Ce ne sont que quelques jalons, quelques pistes, quelques points de repères qui
marquent les temps forts dans l’œuvre poétique, littéraire, théâtrale,
cinématographique et phonographique du poète.
Peut-être y pressentira t-on quelque apparentes contradictions dans l’évolution de la
pensée poétique, quelques hésitations à s’engager sur telle ou telle des voies de la
création.
Je crois qu’il n’en est rien.
L’intuition, les pressentiments, la double vue du poète sont demeurés dans le droit fil,
(en dépit de tous les moyens d’expression utilisés, artistiques, et techniques) de son
univers poétique de l’adolescence au mot FIN du Testament d’Orphée.
Tout dans l’œuvre de notre poète n’a été conçu que dans le but de synthétiser ses derniers mots, gravés pour l’éternité dans un petit coin de la pierre qui recouvre son cercueil : « JE RESTE AVEC VOUS »
Lorsque l’on relit ses romans, qu’on se laisse envoûter par la musique de ses poèmes, que l’on revoit ses films, que l’on entend sa voix, il ne cesse de nous répéter :

JE RESTE AVEC VOUS.

Quand on lui posait la question : Qui êtes vous Jean COCTEAU ?
La réponse ne se faisait pas attendre :

JE SUIS UN MENSONGE QUI DIT TOUJOURS LA VÉRITÉ.

(op.cit)

Ce «mensonge qui dit toujours la vérité» est né un vendredi 5 Juillet 1889
à Maisons-Laffitte.
Famille bourgeoise, fortunée, (à cette époque bénie on vivait encore
«de ses rentes»), famille délibérément ouverte aux arts.
Le père de Jean Cocteau peignait et dessinait avec talent.
Ceci explique t-il cela ?
Son grand père était ami de Rossini; Camille Saint-Saëns venait faire chez les
Cocteau de la musique;
L’enfance du futur poète se passe à l’ombre de ces figures illustres.
Malgré cet environnement familial heureux et paisible les études de l’élève Cocteau
sont médiocres, partiellement émaillées de prix de gymnastique, d’allemand (sa
gouvernante est allemande), de dessin.

J’étais l’exemple du mauvais élève, de l’élève incapable d’apprendre et de
retenir quoi que ce soit.  Mes prix de gymnastique, d’allemand et de dessin
donnaient un relief extraordinaire à mon inconduite et l’entouraient, pour ainsi
dire, d’un cadre d’or.  
(Portraits Souvenirs - Grasset)


Il n’en faut pas plus pour échouer au baccalauréat.
Malgré tout cela le potache recalé veut «entrer en littérature».
Nous sommes en 1909, Cocteau vient d’avoir 20 ans.
Grâce aux relations de sa famille, Lucien Daudet lui fait connaître Jules Lemaître et
Marcel Proust.
La revue littéraire Comedia lui ouvre largement ses colonnes.
Il y écrit ses premiers articles et publie ses premiers dessins.
Emporté dans cet élan, il fait paraître trois recueils de poésies... que plus tard, beaucoup plus tard, il jugera médiocres.  Il les supprimera de sa biographie.

Jusqu’à l’âge de vingt ans, j’estimais qu’un poète peut suivre sa fantaisie...
J’en obtins de la sottise. 
(Journal d’un Inconnu - Op.cit.)


Dès son plus jeune âge, le «théâtre» le fascine :

Depuis l’enfance et le départ de ma mère et de mon père pour le théâtre, j’ai
contracté le «mal rouge et or.» 
(La Difficulté d’être - Ed. Paul Morihien)


Ce «mal» ne le quittera plus jamais.
Il va s’y adonner, tout entier, avec fureur et délectation.
Il hante les coulisses des théâtres, charme énormément, parle beaucoup :
«Vous pouvez lui dire tout, claironnait Jacques Hébertot, ça ne sortira pas de Paris!»
(Les meilleurs amis du monde. Ed. Latès)

Les Ballets Russes de Serge de DIAGHILEV triomphent à Paris et le jeune Cocteau
n’a de cesse d’être admis dans l’entourage de Diaghilev ; pour le séduire il dessine
l’affiche des Ballets Russes.
S’il séduit, s’il charme, s’il envoûte, il écrit aussi...  avec exubérance.
En 1912, il a 23 ans, il griffonne, sur un coin de table, l’argument d’un ballet : LE DIEU
BLEU, sous l’œil toujours étonné de Diaghilev.
En 1913 la création du Sacre du Printemps d’Igor Stravinsky est pour Cocteau une
révélation :

Le premier, Stravinsky m’enseigna cette insulte aux habitudes sans quoi l’art stagne et reste un jeu.
(Poésie critique - Démarche d’un poète - Gallimard)



Les dés étaient lancés.
La poésie sera la pierre angulaire de son œuvre.

Je suis entré en poésie comme on entre en religion. 
(Op.cit)



1914, Cocteau est sous les drapeaux, militaire convoyeur de la Croix Rouge jusqu’en
Juin 1916.
S’il convoie les blessés du front belge il n’en continue pas moins d’écrire.
Ce thème de la mort, qu’il côtoie pendant ces deux années ne cessera plus de le
hanter.
Il tente de l’exorciser en écrivant  Thomas l’imposteur.
Il y relate sa douloureuse expérience de la guerre et sa kyrielle d’horreurs.
Après cette première conflagration mondiale, ce sont les «Années Folles» et l’extraordinaire creuset de talents qui se cristallise dans le quartier de Montparnasse.
Pablo Picasso, Erik Satie, Max Jacob, Guillaume Apollinaire, Blaise Cendrars
succombent au charme de la personnalité «étonnante» de Cocteau qui connaît tout,
qui est partout à la fois.

Picasso m’a enseigné à courir plus vite que la beauté. 
(Discours d’Oxford - Gallimard)


Il écrit en 1917 l’argument de PARADE, sous titré : «Ballet Réaliste».
Chorégraphie de Léonide Massine, décors et costumes de Picasso.
Cocteau «impose» à Diaghilev la musique d’Erik Satie.
Guillaume Apollinaire écrit :
«Parade modifiera les idées de beaucoup de spectateurs. Ils seront surpris, mais de
la manière la plus agréable, et charmés, ils apprendront à aimer toute la grâce des
mouvements nouveaux, une grâce dont ils ne se sont jamais douté.»
Résultat?
Chahut, tapage, huées, sifflets.
Bilan :
Un scandale mémorable.

Après le scandale de “Parade” au Châtelet en 1917, deux remarques me flattèrent
beaucoup. Ce fut d’abord, un directeur de théâtre criant : «Nous n’avons plus
l’âge de guignol» ensuite un monsieur que nous entendîmes, Picasso et moi,
dire à sa femme : «Si j’avais su que c’était si bête, j’aurais amené les enfants.»
(Lettre à Jacques Maritain - Stock)

L’insolite de l’argument, les nouveautés du langage chorégraphique, les fantasques
décors de Picasso, la musique «dégraissée» de Satie, dérangent, bousculent,
désorientent la bourgeoisie «bien pensante».
Cocteau a rempli sa mission, Diaghilev est «étonné» !

Le scandale que déclenche “Parade”, non son échec, aiguillonne notre poète.
En 1920, Cocteau, toujours «visionnaire», toujours «étonneur» (oserais-je dire
«professionnel») réunit, on ne sait trop comment, une bande de jeunes musiciens,
apparemment totalement inconnus, qui vont occuper (grâce à lui ?) une place
importante dans l’histoire de la musique contemporaine.
Louis Durey, Germaine Taillefer, Darius Milhaud, Francis Poulenc, Georges Auric,
Arthur Honegger.
Il les baptise : Le Groupe des Six qu’il vous présente lui-même dans ces CD.
Ce texte pétillant est un petit chef-d’œuvre de ce que l’on appelle aujourd’hui :
«La Promotion» !

Le 18 Juin 1921, au Théâtre des Champs Élysées, sous l’impulsion de son directeur
Jacques Hébertot, les Ballets Suédois de Rolph de Maré, créent LES MARIES DE LA
TOUR EIFFEL.

Devinez de qui sont l’argument et le texte?   Bon Dieu !  Mais c’est bien sûr !  
De Jean Cocteau, évidemment!
Il peaufine avec les Mariés de la Tour Eiffel la formule insolite esquissée dans Parade.
Cocteau avait dès son élaboration qualifié cette œuvre de «spectacle».

Ballet ?  NON  -  Pièce ?  NON  -  Revue ?  NON  - Tragédie ?  NON !
Plutôt une sorte de mariage secret entre la tragédie antique et la revue de fin d’année, le chœur et le numéro de music-hall.
J’ai voulu substituer une poésie  DE  théâtre à la poésie  AU  théâtre.

Je cherche à peindre plus vrai que le vrai.
 
(Préface des Mariés - Gallimard)


Cette phrase, ce «credo» qu’il ne trahira jamais, cette manière de postulat personnel,
perdurera dans le droit fil de son œuvre.
La «première» des Mariés de la Tour Eiffel se termine dans un tohu-bohu
inimaginable, injures, huées, sifflets, ponctuent la fin de la représentation.
Comme “Parade”, les Mariés font l’objet d’un scandale retentissant !
Dans le contexte de ces années 20, la «poésie DE théâtre» de Cocteau, comme le
révolutionnaire Sacre du Printemps de Stravinsky pour la musique ne trouvent qu’un
accueil hostile auprès d’un public pour le moins «frileux» qui refuse d’être bousculé.

La «maladie rouge et or» n’en détourne pas moins Jean Cocteau de sa véritable
prédestination : La Poésie.
Avant l’écoute des Poèmes de Cocteau, emprisonnés dans ces CD, écoutons-le
définir LA poésie, sinon SA poésie :

La poésie est une puissance occulte, un fluide fabuleux où baigne le poète,
fluide qui préexiste en lui et autour de lui comme une électricité.  

(Le Rappel à l’Ordre - Stock)

Puisse l’écoute de ces poèmes vous imprégner de ce fluide magique que la voix
envoutante de Cocteau sait si bien communiquer.
Dans les années qui suivent, notre poète ne se départit pas de sa profession de foi :
Le vrai écrivain est celui qui écrit mince, musclé.  (Le Secret Professionnel - Stock)

Fort de cet axiome, les poèmes, les romans , les dessins se succèdent à une cadence
effrénée.
En 1922, Cocteau publie Le Grand Écart.
1923 - Coup de foudre, tragique, du Destin qui frappe le poète de plein fouet.
Emporté par une fièvre typhoïde, Raymond Radiguet succombe à l’âge de 20 ans,
rompant brutalement l’amitié passionnée qui liait Cocteau au très jeune romancier du
“Diable au Corps” et du “Bal du Comte d’Orgel”.
Ce Destin qui le foudroie, le poète va en user abondamment.
Il en fait l’instrument incontrôlable, le ressort essentiel d’une machine dramatique qui
va précipiter ses personnages à leur perte.
Terrassé par la disparition de Radiguet, anéanti par la douleur, Cocteau se réfugie
dans l’opium.
Il ne parviendra, qu’après de longues années de lutte à se délivrer de cet
asservissement.
Autre ressort de son arsenal dramatique, le mythe de l’ANGE, qui figure le messager
de l’inconnu, le poète va le transcender dans «l’image-souvenir» de Radiguet.
En Mars 1925, deux ans après la disparition du jeune romancier, il publie L’Ange
Heurtebise, peut-être la pierre angulaire de son œuvre poétique.
A travers une suite de strophes où les rythmes et les sonorités apparaissent comme des innovations, le mythe de l’Ange redonne vie au fantôme toujours présent de Radiguet.

La fascination qu’opère sur le poète la mythologie grecque, avec son cortège de dieux
maléfiques, de personnages légendaires, presque tous victimes d’un inéluctable
destin tragique, Cocteau va en user avec abondance comme un nouveau ressort
dramatique.

Accidents du mystère et fautes de calculs
Célestes, j’ai profité d’eux, je l’avoue.
Toute ma poésie est là : Je décalque
L’invisible (invisible à vous)  
(Opéra - Stock)


En 1925, il écrit et fait représenter sur le théâtre La Machine Infernale, d’après
Sophocle.
Oedipe, personnage central du drame, illustre la grande énigme du destin fatal et du
libre arbitre.

Enregistrée en 1957, lors de la reprise de la pièce au Théâtre des Bouffes Parisiens,
vous entendrez, dans ces CDs, la scène étonnante où le Sphinx pose à Oedipe
l’énigme qui va déterminer le sort tragique du héros.
Écoutez l’extraordinaire virtuosité poétique de la voix de Jeanne Moreau dont les
inflexions jouent et serpentent à travers les mots de Cocteau comme le chat joue avec
la souris avant une mise à mort.
La production du poète, entrecoupée par les cures de désintoxication, ne tarit pas.
En 1929 il publie Les Enfants Terribles et pour la première fois une œuvre du poète
trouve un écho favorable auprès du grand public.
En 1930, il écrit et fait jouer La Voix Humaine, sous titrée: Solo pour une actrice.
Cette ultime communication téléphonique en forme de rupture sentimentale atteint au
paroxysme dramatique d’une mise à mort.
Créé par la comédienne Berthe Bovy, en voici des extraits enregistrés par elle-même,
pour le phonographe, l’année de sa création théâtrale.
A propos du phonographe, Jean Cocteau a quelque temps manifesté une certaine
méfiance vis à vis de la «machine parlante».

Je refuse de laisser prendre des clichés de ma voix; je fabrique, en
collaboration avec le gramophone une voix inconnue, inédite, mordante et qui
paraît sortir du masque grec. 
(Lettre à son amie Germaine Krull)


C’est probablement l’enregistrement phonographique de la Voix Humaine par sa
créatrice, allant de pair avec les perfectionnements techniques de la «machine à
conserver les sons» qui ont eu raison de ses réticences.
Il cède enfin et livre sa voix aux «galettes noires» tournant 78 tours à la minute.
Les poèmes, qui occupent la première partie des CD, Jean Cocteau les a enregistrés
en 1930.
Définitivement convaincu de l’importance et de la pérennité du témoignage sonore
qu’emprisonne les sillons des disques, Cocteau est saisi d’une boulimie
d’enregistrements qui, ne tarira plus jusqu’à sa mort.
A la lumière de ce qui précède revenons un instant à la Machine Infernale.
En 1936, Cocteau enregistre la fameuse scène du Sphinx avec lui-même (on est
jamais si bien servi que par soi-même) dans le rôle du Sphinx et Jean-Pierre
Aumont, créateur du rôle d’Oedipe.
Ce document rare est au programme de ces CDs.
Pour rendre à César ce qui revient à César, au théâtre, c’est la comédienne Lucienne
Bogaert qui créa le rôle du Sphinx.
Dont acte !
Marquant une pause, l’année 1935 voit une sorte de repos dans ce maelström de
productions, mais le poète n’en abandonne pas pour autant son stylographe.
Il fait paraître dans le Figaro une suite d’articles.
Ce sont les Portraits Souvenirs, écrits d’une plume aussi cursive que les
humoristiques croquis et caricatures qui s’échappent de la mine de son crayon.

Les poètes ne dessinent pas, ils dénouent l’écriture et la renouent ensuite
autrement. 
(Dessins - Stock)


Si, enfin, le phonographe a eu raison de ses défiances, le cinématographe,
dès l’apparition de ses images animées, exerce sur le poète une mystérieuse
fascination.
Peut-être la même fascination que le Narcisse, de la mythologie grecque, séduit par
sa propre image reflétée par le miroir d’eau d’une fontaine, mourant d’une passion
qu’il ne peut apaiser.
Quoi qu’il en soit, le poète tourne en 1925 un premier (petit) film au titre qui se passe
de commentaires: Jean Cocteau fait du cinéma. Hélas, film perdu !  
Toute la production cinématographique de notre poète qui suivra ce balbutiement
portera en filigrane : Jean Cocteau fait SON cinéma.
Encore une fois, Cocteau a tout compris d’un coup.

Maintenant je sais écrire en pellicule comme avec de l’encre et c’est autre
chose, je te l’affirme, de plus grave et de plus étrange. 
(Lettre à sa mère)


L’immuabilité du témoignage, fixé à jamais sur la pellicule, la puissance de ce
nouveau moyen d’expression, il va s’en servir pour transposer sa Poésie DE théâtre
au cinématographe.
Tout aussitôt, en 1930, il tourne Le Sang d’un Poète, film coup de poing, révélateur
de sa Poésie DE Cinéma.

Les poètes, pour vivre, doivent souvent mourir et dépenser, non seulement le
sang rouge du cœur, mais le sang blanc de l’âme qu’ils répandent et qui permet
de les suivre à la trace.
(Postface du Sang d’un Poète - Ed. Du Rocher)


Ces trois lignes vont, trente ans plus tard, en 1959, trouver une résonance étrange
quand il réalise et joue, dans le Testament d’Orphée, son propre personnage de
poète transpercé par la lance de Minerve, déesse de l’intelligence, des arts et de
l’industrie. (cinématographique ?).

La nécessité pour le poète de traverser des morts successives et de renaître
sous une forme plus proche de sa personne est la base du Testament
d’Orphée.
Ce n’est qu’une traduction, dans ma langue, de ce que j’imagine d’une initiation
orphique.
(Notes sur le Testament d’Orphée - Ed Dynamo)


Écho direct tout autant qu’épilogue symbolique d’une ésotérique besogne.

Si vous le permettez, remontons le temps...
En 1938, il donne au théâtre Les Parents Terribles :

Faire le portrait en Poésie DE Théâtre d’une pièce dite de «boulevard».
(Le Cordon Ombilical - Plon)

Énorme succès !  
1946 - Au Théâtre Hébertot, L’Aigle à Deux Têtes, pièce en 3 actes inspirée par l’histoire de Louis II de Bavière et d’Élisabeth d’Autriche, créé par Jean Marais
et Edwige Feuillère, obtient non pas, cette fois, un succès mais un véritable
triomphe.

Deux personnages qui faute de pouvoir créer des chefs-d’œuvre, en voulaient
être. 
(Préface de l’Aigle à Deux Têtes - Gallimard)


Les Parents Terribles et L’Aigle à Deux Têtes, ces œuvres (apparemment)
si différentes de structure dramatique et de langage théâtral, Cocteau les portera à
l’écran, s’emparant avec une maîtrise peu commune de la caméra et déjouant,
comme par magie, tous ses pièges.
De 1956 à 1960, Cocteau abandonne la plume et s’arme d’un pinceau.
Il décore et peint «à fresque», successivement la salle des mariages de l’Hôtel de Ville
de Menton et les chapelles de Villefranche-sur-Mer, de Milly-la-Forêt et de Notre Dame
de France à Londres.
Toujours en perpétuelle effervescence, l’incorrigible «touche à tout» s’adonne en «artisan amoureux» aux Arts Plastiques.
Tapisseries, pastels, poteries, céramique, ne parviennent pas à étancher sa soif
de création.

Évidemment, il arriva ce qui devait arriver !
Le Poète, l’homme Protée croule, tout à coup, sous les honneurs.

En 1955 il est reçu à l’Académie Française au fauteuil laissé vacant par la mort de
Jérôme Tharaud, et tout aussitôt il devient membre de l’Académie Royale de langue
française de Belgique où il succède à sa plus tendre amie la grande
Madame Colette.
En 1956, après avoir endossé, en France, «l’habit vert», Cocteau est promu
«Docteur Honoris Causa» de l’Université d’Oxford et coiffe, en Angleterre, le noir
bonnet carré à pompon.

Cette raclée d’honneurs qui vient de me tomber sur les épaules, loin de
m’enorgueillir me met en garde et doit correspondre à des fautes contre la
solitude que j’ai commises et dont le sort m’avertit sous un aspect illusoire de  
récompenses. 
(Poésie Critique - Gallimard)


Le «sort» l’avertit et le fait échapper, miraculeusement, à deux infarctus du myocarde.
Convalescence interminable.
A un ami qui le félicite de son rétablissement : «- Vous avez une santé de fer !»
Cocteau réplique : «Vous vous trompez, cher ami, j’ai une santé de fil de fer».

Le poète n’échappe pas à un troisième infarctus; il s’éteint dans sa maison de
Milly-la-Forêt le 11 Octobre 1963.

Il nous a quitté depuis un quart de ce siècle.
Ce siècle dont il a marqué la poésie de son Encre Bleue, indélébile.


Des années trente, où la technique de l’enregistrement des sons se perfectionne,
jusqu’au jour où il est allé rejoindre à l’Empyrée des artistes : Radiguet, Stravinsky,
Diaghilew, son Groupe des Six, Madame Colette, Edith Piaf et tant d’autres, il n’a
cessé de se servir de la scène, de la caméra et du disque, pour nous donner à rêver.
Alors, laissons-nous envahir par les vibrations de sa voix et les inflexions si
envoûtantes de sa diction.

Les quatre CDs qui constituent cet album renferment une partie des précieux
enregistrements que nous avons pieusement recueillis, en forme d’hommage.
Ces CDs ne sont pas exhaustifs de tout ce qu’à confié la voix de Jean Cocteau
au «gentil microphone» comme l’apostrophait affectueusement Maurice Chevalier.
Ils tentent seulement de faire revivre le créateur, fasciné par la magie théâtrale,
l’enchantement du cinéma, l’alchimie du verbe, le mystère des vibrations de cette voix
étrange, à la diction si particulière, et nous souhaitons qu’ils restituent à l’auditeur une
manière de panorama sonore de l’aède et peut-être même du «philosophe»
(épicurien ?) et, quoi qu’il en soit, du poète.


De tous les moments où j’ai eu le bonheur de l’avoir devant mon microphone, nous
n’étions toujours que tous les deux, dans ce théâtre de l’Œuvre, blottit au cœur de la
cité Monthiers, décor des exploits de l’élève Dargelos, lieu mythique pour
notre poète.
Tous les deux, comme l’alchimiste et son aide.
Il ne voulait personne.
Personne d’autre.

Dois-je préciser que le théâtre de l’œuvre est une ancienne salle de musique et que la
voix du poète s’y trouvait «comme chez elle».

Encore une fois, en écoutant ces CDs, vous allez ressusciter le «poète immortel»
tel que le définit Jean Giraudoux dans : «La guerre de Troie n’aura pas lieu».

Si Diaghilev lui commanda : «Jean, étonne moi !» Il ne savait pas, Diaghilev, qu’en
écoutant, aujourd’hui, la voix ressuscitée de Cocteau, le poète, nous serions, non
pas toujours, mais encore «Étonnés».
Mai 1997
Fred KIRILOFF

© FRÉMEAUX & ASSOCIÉS SA, 1997




J E A N   C O C T E A U

“As these mysteries are quite beyond me, I shall pretend that I am the one who is organizing them .”

This prophetic statement is perhaps the key to Jean Cocteau’s mysterious, multi­faceted personality.

Poetry was always his avowed profession.
“I found poetry the same way that one finds religion.”      
(“Journal d’un inconnu” - Grasset)

Whatever the fashion of the day, he always claimed to be an anti-intellectual.
“I’m the typical anti-intellectual.”
(Preface to “Testament d’Orphée” - Editions Dynamo).

He was, respectively, a draughtsman, cartoonist, playwright, actor, costumier, scriptwriter, novelist, portrait artist, theatre director, set designer, painter and film director. His usual tools were paper, pen and ink, paintbrush, paint, pencil, crayon, camera and film. He did everything, knew everything, saw everything, and devoured it all with astonishing, omnivorous gusto.

With such wide-ranging activities, can Cocteau rank as one of the immortals? He was idolized by some, vilified by others. “Beware of Cocteau,” said the poet Guillaume Apollinaire,“he’s a cheat and a chameleon.”  Cocteau was certainly a dabbler, but he also had astonishing foresight, insight and discernment. He threw himself into techniques of artistic expression for which there was nothing in his background. He took the impossible gamble of trying to succeed in the emerging cinema, and won:

“I wrote and directed ‘Le Sang d’un poète’ without thinking for a moment that it would go anywhere. I needed to expel certain deep-seated images, to bring something of the night into daylight. Thirty years after this experiment, when I never thought I would go back to films, a similar need prompted me to use the movie medium to make ‘Le testament d’Orphée’.  I apologize to those people who feel that the function of film is to reflect life and to entertain. The trouble is, even mirrors can reflect.” 1

When Cocteau the magician pulled something out of his hat, it was less likely to be a rabbit than his own unexpected brand of spellbinding poetry. When we find the conjurer enthusiastically captured in images and sounds, imprisoned on filmor on record, we tend to wonder whether this was an unconscious process or a deliberate legacy. We shall probably never know, though his “Testament d’Orphée” may contain some clues.

“I have always known how far to go too far.”


All of Cocteau’s work was conceived with a single aim, expressed in his last words,“Je reste avec vous” (I remain with you), which are carved on his gravestone. As to who Cocteau was, his own prompt reply was:

“I am a lie that always tells the truth.” (op. cit.)


The “lie” was born into a wealthy, artistic middle-class family on 5 July 1889 at Maisons-Laffitte. His father was a talented painter and sketch artist. His grandfather had been a friend of Rossini, and Saint-Saens used to come and play at the house. Despite his happy family background, Cocteau was a mediocre student whose meagre distinctions were confined to gym­nastics, German and drawing. The fact that he failed his baccalauréat  high school diploma did not prevent him wanting to enter the world of letters. Thanks to family connections, in 1909 Cocteau was introduced to Jules Lemaître, Marcel Proust and the literary journal Comoedia, where he published his first articles and drawings. He wrote three collections of poems, which later in life he dismissed as second-rate.

Since early childhood he had had a passion for the theatre which he retained all his life. He was a familiar figure backstage, always full of charm and chatter. When Sergei Diaghilev’s Ballets Russes took Paris by storm, Cocteau became a regular in Diaghilev’s circle, attracting his attention by designing the poster for the Ballets Russes and, in 1912, sketching out a ballet called “Le Dieu Bleu”. For Cocteau the 1913 production of  Stravinsky’s “The Rite Of Spring” was a revelation, an “insult to habit, without which art stagnates and remains a game”, as he said.  The die was cast. Poetry was to be the corner-stone of his work.

From 1914 to 1916 Cocteau was a Red Cross ambulance driver on the Belgian front, but he continued to write, attempting to exorcise the horrors of war in Thomas l’imposteur.  After the First World War, the Montparnasse district of Paris provided an extra­ordinary melting pot of talent that in­cluded Pablo Picasso, Erik Satie, Max Jacob, Guillaume Apol­linaire and Blaise Cendrars, who all fell under the spell of the ubiquitous Cocteau.

“Picasso taught me to run faster than beauty”     
(Oxford Speech - Gallimard)


In 1917 he devised Parade, which was subtitled “Ballet Réaliste”. Leonard Massine was the choreographer and the sets and costumes were by Picasso. Cocteau was adamant that Diaghilev should accept a score by Satie. According to Guillaume Apollinaire, “Parade will change a lot of people’s ideas. They will be surprised, but in the most agreeable way, and under its charm they will discover all the grace of the new movements, a grace that they never suspected.”  The result was total uproar, boos, whistles, and a memorable scandal.  The unusual concept, the new choreography, Picasso’s weird set and Satie’s lean score were all disturbing and disruptive to the conservative middle-class au-dience.

Cocteau was struck less by Parade’s failure as a production than by the outrage that it inspired.  In 1920 Cocteau the visionary gathered together a group of apparently unknown young musicians that were to have an important place in the history of contemporary music: Louis Durey, Germaine Taillefer, Darius Milhaud, Francis Poulenc, Georges Auric, Artur Honegger. He called them Le Groupe de Six.

On 18 June 1921 Les Mariés de la Tour Eiffel had its first performance at the Théâtre de Champs Elysées, with a text by Cocteau, who called it a “spec­tacle” - a show, somewhere between Greek drama and Vaudeville.  “I want to make things more real than real life” was a motto that he always stuck to.  As with Parade, the first night curtain went down on an atmosphere of complete pandemonium from a hostile, conser­vative audience.

Cocteau’s love of the theatre could not deflect him from his true destiny as a poet.
According to Cocteau, “Poetry is an occult force, a fabulous essence that the poet is steeped in, an essence that already exists in and around him like a sort of electricity.”  His basic axiom was that a real writer is one who writes sparingly and strongly. In 1922 he published Le Grand Ecart.  In 1923 his close friend, the novelist Raymond Radiguet, died of typhoid fever aged 20.  Cocteau tried to find release in opium.  Two years after Radiguet’s death he published L’Ange Heurte­bise, possibly his most crucial poetic work, which uses the myth of the angel to bring the ghost of Radiguet to life.

He was fascinated by Greek mythology and used it as a new source of dramatic inspiration.  In 1925, borrowing from Sophocles, he wrote and produced La Machine Infernale, in which Oedipus illustrates the grand enigma of destiny and free will. This album includes the scene where the Sphinx asks Oedipus the riddle that will determine his fate.  The recording was made when the play was revived in 1957 and features the extraordinary voice of Jeanne Moreau.

Apart from periods of treatment for drug addiction, Cocteau’s poetic output never flagged. When Les Enfants terribles came out in 1929, for the first time the general public reacted favourably to one of his works. In 1930 he wrote and directed La Voix Humaine, subtitled Solo for an actress . It was the ultimate telephone call, based around the end of a love affair, with a devastating climax.  It was originally performed by Berthe Bovy, who recorded some extracts that same year.

As to the “talking machine” Cocteau himself had initial misgivings, eventually dispelled when he made some 78 r.p.m. records of his poems in 1930. Finally convinced of the importance and durability of recorded sound, he began a flurry of recording that continued right up to his death.  In 1936 he played the Sphinx himself on a record of the riddle scene with Jean Pierre Aumont, who had been Oedipus in the 1925 production. 1935 marked a pause in this tremendous output, but the poet still applied his pen to Portraits Souvenirs, a brilliant series of articles for Le Figaro.

While it took time for Cocteau to come to terms with the gramophone, the cinema had always had a mysterious hold over him.  Perhaps, like Narcissus in Greek mythology, he was seduced by his own reflection. In 1925 he made his first small film, now lost, called appropriately, Jean Cocteau fait du cinéma (Jean Cocteau Makes a Movie).  He was immediately at home with film.  He told his mother, “Now I can write with film as well as I can with ink...It is something different, more serious and strange.”    The strength of the new medium was its permanence and immutability, and he used it to transfer his theatrical poetry to the screen, as in 1930 when he made the powerful Le Sang d’un Poète.  “In order to live, poets have to die, shedding both their heart’s red blood and the white blood of their soul, leaving a trail for people to follow.”  (Postface de Sang d’un Poète - Ed. Du Rocher).  The words would find a strange resonance in his 1959 film Le Testament d’Orphée.  In 1938 he returned to the theatre with the highly successful Les Parents Terribles.  In 1946 his play about Ludwig II of Bavaria and Elizabeth of Austria, L’Aigle à Deux Têtes, was a triumph. Later he made masterful film versions of these two contrasting works.

From 1956 to 1960 he swapped his pen for a paintbrush, providing decoration and fresco work for, successively, the wedding room at the Menton town hall and the chapels of Villefranche sur Mer, Milly la Forêt and - in London - Notre

Dame de France. Always the irrepressible Jack of all trades, Cocteau threw himself into tapestry-making, pastels, pottery and ceramics. Predictably, the awards and honours were not long in coming.  In 1955 he became a member of the Académie française and, soon afterwards, of the Royal French Language Academy of Belgium.  In 1956 he received an honorary doctorate from Oxford University.  Fate, however, was knocking at his door.  He suffered two heart attacks which, miraculously, he survived.  However, after a long period of convalescence, a third coronary proved fatal and he died at his home in Milly La Forêt on 11 October 1963.

From the 1930s until his death Cocteau made constant use of the stage, the movie camera and the microphone to create the stuff of dreams. The valuable recordings in this four-CD tribute are not meant to be exhaustive.  Rather, this is an attempt to summon his creative spirit, his fascination with the magic of theatre, cinema and language, ex­pressed in that curious voice and very particular diction: a panorama in sound of the bard, the philosopher, the poet.
Diaghilev once ordered Cocteau, “Jean, amaze me!”  Diaghilev had no way of knowing that, even resuscitated on disc, the poet’s voice would not only still amaze us today, but amaze us more than ever. 
Adapted by Tony Baldwin from the French text by Fred Kiriloff
© FRÉMEAUX & ASSOCIÉS SA, 1997

CD N° 1    
1 - 2’00” - Musique.    
PRÉLUDE DU RIDEAU ROUGE     
Extrait du ballet PARADE.    
Argument de Jean COCTEAU.    
Musique d’Eric SATIE, interprétée au piano à quatre mains par Georges AURIC et Francis POULENC.    
Disque : B A M - N° 16 - Matrice N° PART 1014 - 15 et 16 Juillet 1937    
Jean COCTEAU - TROIS POEMES dits par l’auteur.

2 - 1’06” - LE BUSTE

3 - 0’35” - NO MAN’S LAND


4 - 1’05” - LE THÉÂTRE GREC     
Disque COLUMBIA - N° DA 15227 - Matrice N° WLX 1053 - Mai 1929    
LE MUSÉE SECRET DE JEAN COCTEAU    
TROIS POèMES dits par l’auteur.

5 - 1’05” - NUIT BLANCHE
ou PIGEON TERREUR   

6 - 0’42” - A L’ENCRE BLEUE

7 - 0’58” - MARTINGALE    
Disque COLUMBIA - N° DA 15227 - Matrice N° WLX 1054 - Mai 1929

8 - 2’17” - Musique    
LE PRESTIDIGITATEUR CHINOIS     
Extrait du ballet PARADE.    
Argument de Jean COCTEAU.    
Musique d’Eric SATIE interprétée au piano à quatre mains par Georges AURIC et Francis POULENC.    
Disque : B A M - N° 16 - Matrice N° PART 1014 - 15 et 16 Juillet 1937    
- Trois poèmes de Jean COCTEAU dits par
l’auteur.

9 - 1’17” - LES MAUVAIS ÉLEVES

10 - 0’42” - LE MODELE DES DORMEURS

11 - 0’52” - LE CAMARADE    
Disque COLUMBIA - N° LF 6- Matrice N° WL 1935/1 - Décembre 1929

12 - 0’38” - Musique    
LA PETITE FILLE AMÉRICAINE     
Extrait du ballet PARADE.    
Argument de Jean COCTEAU.    
Musique d’Eric SATIE. Interprétée au piano à quatre mains par Georges AURIC et Francis POULENC.    
Disque : B A M - N° 16 - Matrice N° PART 1015 - 15 et 16 Juillet 1937

13 - 3’26” - LE THÉÂTRE DE JEAN COCTEAU   
Poèmes d’OPÉRA dits par l’auteur.    
Disque COLUMBIA - N° LF 6 - Matrice N° WL 1903/1 - 3 Décembre 1926

14 - 3’43” - Poèmes d’OPÉRA    
LES VOLEURS D’ENFANTS,     
dit par l’auteur, avec l’orchestre de Dan Parrish exécutant : “Pourquoi j’ai regretté” (Vance Lowry).    
Disque COLUMBIA - N° LFX 3 - Matrice N° WLX 1188/1 - 3 Décembre 1929

15 - 2’49” - Poèmes d’OPERA    
LA TOISON D’OR,     
dit par l’auteur, avec l’orchestre de Dan Parrish exécutant : “Holidays”.   
Disque COLUMBIA - N° LFX 3 - Matrice N° WLX 1189/1 - 3 Décembre 1929

16 - 3’19” - LE FILS DE L’AIR    
Poème de Jean COCTEAU dit par l’auteur.    
Disque ULTRAPHONE - N° BP 1550 - Matrice N° P 77067 - Novembre 1934

17 - 2’09 - Musique    
RAGTIME DU PAQUEBOT     
Extrait du ballet PARADE - Argument de Jean COCTEAU.    
Musique d’Eric SATIE interprétée au piano à quatre mains par Georges AURIC et Francis POULENC.    
Disque : B A M - N° 16 - Matrice N° PART 1015 - 15 et 16 Juillet 1937

18 - 3’22” - LA MACHINE INFERNALE    
Pièce en 4 actes - Extrait de l’acte 2 - Scène du Sphinx avec Jean COCTEAU, le Sphinx et Jean Pierre AUMONT, Oedipe.    
Disque ULTRAPHONE - N° BP 1550 - Matrice N° P 77347 - Avril 1935

19 - 2’27” - Musique    
LES ACROBATES     
Extrait du ballet PARADE.    
Argument de Jean COCTEAU.    
Musique d’Eric SATIE, interprétée au piano à quatre mains par Georges AURIC et Francis POULENC.    
Disque : B A M - N° 17 - Matrice N° PART 1016 - 15 et 16 Juillet 1937

20 - 5’14” - ANNA LA BONNE    
Paroles et Musique de Jean COCTEAU.    
Chanson Parlée interprétée par Marianne OSWALD.    
Présentation de Jean COCTEAU    
Disque COLUMBIA - N° DF 1463 - Matrices N° CL 4772/1-CL 4773/1 - 13 Mars 1934

21 - 2’35” - Musique    
SUITE AU PRÉLUDE DU RIDEAU ROUGE     
Extrait du ballet PARADE.    
Argument de Jean COCTEAU.    
Musique d’Eric SATIE, interprétée au piano à quatre mains par Georges AURIC et Francis POULENC.    
Disque : B A M - N° 17 - Matrice N° PART 1016 - 15 et 16 Juillet 1937

22 - 1’02” - ATTENDRE    
Poème de Jean COCTEAU, interprété par Suzy SOLIDOR.    
Disque PATHE - N° PA 1442 - Matrice N° CPT 3617/1 - 08 Décembre 1937

23 - 1’06” - MENSONGE    
Poème de Jean COCTEAU, interprété par Suzy SOLIDOR.    
Disque PATHE - N° PA 1442 - Matrice N° CPT 3617/1 - 8 Décembre 1937

24 - 3’12” - MES SOEURS, N’AIMEZ PAS LES MARINS    
Paroles et Musique de Jean COCTEAU, interprété par Marianne OSWALD.    
Orchestre sous la direction de Wal Berg.    
Disque COLUMBIA - N° DF 1865- Matrice N° CL 5533/1 - 17 Décembre 1935

25 - 7’58” - ARBRE DE NOËL 1946    
Texte de Jean COCTEAU dit par l’auteur.    
Enregistrement privé - Collection Lionel RISLER

26 - 6’12” - LA DAME DE MONTE CARLO    
Poème de Jean COCTEAU interprété par MA­rianne OSWALD.    
Disque 78 tours - Épreuve hors commerce COLUMBIA - Matrices N° CL 5535/1-CL 5536/1 - 17 Décembre 1935

CD N° 2    
1 - 3’08” - VALSE LANGOUREUSE     
Extrait du film Le Lit à Colonnes.    
Paroles de Jean COCTEAU.    
Musique de Jean FRANçAIX.    
Chantée par Jacques JANSEN.   
Disque GRAMOPHONE - N° DA 4947 - Matrice N° OLA 3926/3 - 17 Février 1943

2 - 5’20” - MON PREMIER VOYAGE AUTOUR DU MONDE EN 80 JOURS    
Texte de Jean COCTEAU dit par l’auteur, enregistré en 1955.    
Enregistrement privé

3 - 12’12” - CRUCIFIXION    
Poème de Jean COCTEAU dit par l’auteur.    
Enregistrement original inédit - 1952.    
Prise de Son et Réalisation Sonore : Fred
KIRILOFF.    
Collection Fred Kiriloff

4 - 15’40” - LA VOIX HUMAINE     
ou Solo pour une Actrice.    
Pièce en 1 acte, interprétée par Madame Berthe BOVY, Sociétaire de la Comédie Française.    
Disques COLUMBIA - N° DFX 40 - DFX 41 - Matrices
N° WLX 1345 à 1348 - Juin 1930

5 - 6’50” - NUIT DE NOËL    
Poème de Jean COCTEAU dit par l’auteur.    
Enregistrement original inédit - 1952.    
Prise de Son et Réalisation Sonore : Fred
KIRILOFF.     
Collection Fred Kiriloff

6 - 0’12” - Jean COCTEAU présente Edith PIAF    
Enregistrement privé - 1946

7 - 27’28” - LE BEL INDIFFÉRENT    
Pièce en 1 acte, créée par Edith PIAF.    
Enregistrée le 28 Mai 1953 au Théâtre Marigny à Paris.    
Microsillon 25 cm - 33 tours COLUMBIA - N° 33FS 1021 - Matrices N° XL 188-21 - XL 189-21

CD N° 3    
1 - 4’04” - Jean COCTEAU VOUS PARLE    
Disque FESTIVAL - N° AF 107- Matrice N° FS 1039 -
Part. X 11319 - Novembre 1950

2 - 4’08” - POEMES    
Extraits de Plain-Chant dits par Jean COCTEAU.
Disque FESTIVAL - N° AF 107 - Matrice N° FS 1040 -
Part. X 11320 - Novembre 1950

3 - 4’26” - LA DIFFICULTÉ D’ÊTRE    
(DU TRAVAIL ET DE LA LÉGENDE)    
Texte de Jean COCTEAU dit par Raymond ROULEAU.    
Disque FESTIVAL - N° AF 108 - Matrice N° FS 1041-
Part. X 11596 - Novembre 1950

4 - 4’18” - LES PARENTS TERRIBLES    
Pièce en trois actes (Extrait) interprétée par Yvonne DE BRAY et Jean MARAIS.    
Disque FESTIVAL - N° AF 108 - Matrice N° FS 1042 -
Part X 11321 - Novembre1950

5 - 14’46” - LA MACHINE INFERNALE    
Pièce en 3 actes.    
Extrait de l’Acte 2.    
Jeanne MOREAU, le Sphynx - Jean MARAIS, Œdipe.    
Disque FESTIVAL - N° FLD 70 - Matrice N° FM 1289 -
Fin 1955

6 - 5’35” - PRÉFACE DES MARIÉS DE LA TOUR EIFFEL    
Texte de Jean COCTEAU dit par l’auteur.    
Prise de Son : Fred KIRILOFF.    
Enregistrement inédit.

7 - 16’33” - LES MARIÉS DE LA TOUR EIFFEL    
Argument et Texte de Jean COCTEAU.    
Musique originale de Pierre PHILIPPE.    
Phono 1 : Jean LE POULAIN.    
Phono 2 : Jacques CHARON.    
La voix : Jean COCTEAU.    
Prises de Son et Réalisation Sonore : Fred KIRILOFF.    
Microsillon 33 tours - LA VOIX DE SON MAÎTRE -
N° FBLP 1096 - Avril 1955

8 - 5’46 - PRÉSENTATION DU GROUPE DES SIX    
Texte inédit Jean COCTEAU dit par l’auteur.    
Prise de Son : Fred KIRILOFF - Avril 1953.    
Microsillon 45 tours - Simple Face - EMI - PATHE - N° 7 PM 118

C D N° 4    

1 - 57’27” - JEAN COCTEAU    
DISCOURS DE RÉCEPTION A L’ACADÉMIE FRANCAISE    
Prise de Son et Réalisation Sonore : Fred
KIRILOFF.    
Enregistré du 20 au 23 Août 1955.    
Microsillon 33 tours - LA VOIX DE SON MAÎTRE -
N° FELP 143 - Matrices N° 2XSLA 261/21 - 2XLA 262/21

F I N    
Documentation et datation discographique :  Marc MONNERAYE

Ecouter Jean Cocteau, L'oeuvre enregistrée, Jean Cocteau(livre audio) © Frémeaux & Associés 1997/2014.

Vous pouvez acheter ce produit :
- Chez votre disquaire (distribution Socadisc) ou chez votre libraire (distribution Frémeaux & Associés) ou par téléphone au 01 43 74 90 24.
- Sur lalibrairiesonore.com Acheter ce produit
- Sur librairie-audio.comAcheter ce produit

Fremeaux


Je suis :

Un particulier Un libraire

Un disquaire Une bibliothèque
 meublenatureok.gif

Catalogue Frémeaux
Catalogue Frémeaux
Je souhaite recevoir
le catalogue
Catalogue Frémeaux
Catalogue Frémeaux

Les livres sonores à l'écoute
templatefrmeaux_correc16.jpg
Fremeaux
Grand prix In Honorem
de l'Académie Charles Cros
pour son oeuvre d'éditeur

Fremeaux

VIVE LA POLITIQUE?
VIVE LA POLITIQUE?
Grand come-back à Grenoble : Edgar Morin, philosophe de la complexité, et Claude Lefort,...

UNE DESCENTE DANS LE MAELSTRÖM - EDGAR ALLAN POE
UNE DESCENTE DANS LE MAELSTRÖM - EDGAR ALLAN POE
Texte intégral lu par Jean Topart (INA)

Edgar Allan Poe est l’un des grands auteurs du XIXème...

UBU ROI - ALFRED JARRY
UBU ROI - ALFRED JARRY
Ubu, présenté pour la première fois au public en 1888, ne pouvait que grandir pour...

SODOME ET GOMORRHE - À LA RECHERCHE DU TEMPS PERDU VOL 4 - MARCEL PROUST
SODOME ET GOMORRHE - À LA RECHERCHE DU TEMPS PERDU VOL 4 - MARCEL PROUST
Pour la première fois, un éditeur présente l’essentiel de l’oeuvre de Marcel...

SERGE GAINSBOURG
SERGE GAINSBOURG
78 textes de Serge Gainsbourg sur 2 CD interprétés par Bambou, Maurice Garrel, Guy Godefroy, Sabeline Campo,...

ROBINSON CRUSOÉ, TOME 1 & 2 (INTEGRALE MP3)
ROBINSON CRUSOÉ, TOME 1 & 2 (INTEGRALE MP3)
Après quelques premières expéditions, Robinson Crusoé, marin d’York, s’embarque pour la...

OLIVER NOREK CODE 93 - INTEGRALE MP3
OLIVER NOREK CODE 93 - INTEGRALE MP3
Un cadavre, émasculé, qui rouvre les yeux sur la table d’autopsie. Un portable qui se met à sonner...

NOUVELLES D'ALPHONSE ALLAIS
NOUVELLES D'ALPHONSE ALLAIS
Alphonse Allais trompe son monde. Il a l’humour des désespérés, écrit sans...

MEMOIRES D'HADRIEN - MARGUERITE YOURCENAR
MEMOIRES D'HADRIEN - MARGUERITE YOURCENAR
Intégrale - Coffret 9 CDs.

Écrit en 1951, ce roman historique est l’œuvre qui...

LES CONFESSIONS - SAINT AUGUSTIN
LES CONFESSIONS - SAINT AUGUSTIN
Pourquoi Les Confessions ont-elles fait date ? Parce qu’elles sont porteuses d’une double...

LE ROUGE ET LE NOIR - STENDHAL
LE ROUGE ET LE NOIR - STENDHAL
Le Rouge et le Noir, publié en 1830, est le premier grand roman de Stendhal. Résolument...

LE ROSSIGNOL ET L'EMPEREUR ET AUTRES CONTES D'ANDERSEN
LE ROSSIGNOL ET L'EMPEREUR ET AUTRES CONTES D'ANDERSEN
Hans Christian Andersen "Le Rossignol et l'Empereur" suivi de "La Petite fille aux allumettes,...

LE PORTRAIT DE DORIAN GRAY - OSCAR WILDE (INTEGRALE MP3)
LE PORTRAIT DE DORIAN GRAY - OSCAR WILDE (INTEGRALE MP3)
Par la magie d’un voeu, Dorian Gray conserve la grâce et la beauté de la...

LE CATASTROPHISME CONTEMPORAIN - PASCAL BRUCKNER
LE CATASTROPHISME CONTEMPORAIN - PASCAL BRUCKNER
Quels sont les fondements du catastrophisme dans lequel nous vivons ? Pascal Bruckner, philosophe et...

LA VIE, LA MORT, LA VIE : LOUIS PASTEUR 1822-1895 - ÉRIK ORSENNA
LA VIE, LA MORT, LA VIE : LOUIS PASTEUR 1822-1895 - ÉRIK ORSENNA
Treize années durant, chaque jeudi après-midi, l’Académie française...

LA SYMPHONIE PASTORALE - ANDRE GIDE
LA SYMPHONIE PASTORALE - ANDRE GIDE
Coffret 2 CD présentant l'enregistrement historique de 1956 de Jean Topart.

C’est en...

LA PRINCESSE DE CLEVES - MADAME DE LAFAYETTE
LA PRINCESSE DE CLEVES - MADAME DE LAFAYETTE
La Princesse de Clèves, premier des grands romans historiques, écrit par une femme du...

L'ART D'AVOIR TOUJOURS RAISON - SCHOPENHAUER
L'ART D'AVOIR TOUJOURS RAISON - SCHOPENHAUER
Texte intégral lu par Didier Bourdon, suivi lecture Olivier Cohen, Livret François...

JACQUES CHIRAC 1995-2007 PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
JACQUES CHIRAC 1995-2007 PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
De 1995 à 2007, le Président de la République rythme ses mandats de discours...

HISTOIRE DE LA LITTÉRATURE FRANÇAISE VOL.5 (COLLECTION PUF FREMEAUX)
HISTOIRE DE LA LITTÉRATURE FRANÇAISE VOL.5 (COLLECTION PUF FREMEAUX)
Les Presses Universitaires de France et Frémeaux & Associés proposent des cours...

GIGI - COLETTE
GIGI - COLETTE
Au tournant du XXe siècle, on laisse de plus en plus à la jeune fille la liberté de...

DE LA TERRE A LA LUNE - AUTOUR DE LA LUNE - JULES VERNE
DE LA TERRE A LA LUNE - AUTOUR DE LA LUNE - JULES VERNE
Enregistrement historique de 1959 par Jean Desailly en 3 CD (INA)

De la Terre à la Lune et...

CONTRE-HISTOIRE DE LA PHILOSOPHIE VOL. 24 - MICHEL ONFRAY
CONTRE-HISTOIRE DE LA PHILOSOPHIE VOL. 24 - MICHEL ONFRAY
Hans Jonas et Günther Anders, élèves de Heidegger, respectivement ami et époux de...

CONTRE-HISTOIRE DE LA PHILOSOPHIE VOL. 16 - MICHEL ONFRAY
CONTRE-HISTOIRE DE LA PHILOSOPHIE VOL. 16 - MICHEL ONFRAY
La Contre-Histoire de la philosophie, qui présente toute l’histoire de la pensée...

CONTRE-HISTOIRE DE LA PHILOSOPHIE VOL. 10 - MICHEL ONFRAY
CONTRE-HISTOIRE DE LA PHILOSOPHIE VOL. 10 - MICHEL ONFRAY
L’oppression d’un peuple ou même d’un simple individu est l’oppression de tous et l’on ne peut...

CALIGULA LU PAR ALBERT CAMUS
CALIGULA LU PAR ALBERT CAMUS
Texte intégral enregistré par Albert Camus en 1954 suivi d'entretiens de l'INA.

ANTHOLOGIE DE LA POESIE DE LANGUE FRANCAISE
ANTHOLOGIE DE LA POESIE DE LANGUE FRANCAISE
Coffret 6 CD & livret 80 pages présentant six siècles de poésie du Moyen-Age au...

AIME CESAIRE -INSULARITE ET POESIE -LES GRANDES VOIX DU SUD VOL 2
AIME CESAIRE -INSULARITE ET POESIE -LES GRANDES VOIX DU SUD VOL 2
Ecouter Aimé Césaire...
A  l’origine parus dans les années 1980 sous...

À L’OMBRE DES JEUNES FILLES EN FLEURS - À LA RECHERCHE DU TEMPS PERDU 2 - MARCEL PROUST
À L’OMBRE DES JEUNES FILLES EN FLEURS - À LA RECHERCHE DU TEMPS PERDU 2 - MARCEL PROUST
Frémeaux & Associés propose une anthologie d’À la recherche du temps perdu....

BREVE ENCYCLOPEDIE DU MONDE VOL 3 - MICHEL ONFRAY
 BREVE ENCYCLOPEDIE DU MONDE VOL 3 - MICHEL ONFRAY
La place accordée à l’animal dans une société révèle comment l’homme veut...

Logo Radio France  Logo INA
 
Logo RFI
Logo PUF 
 
logo-facebook.gif

Rechercher dans le catalogue Frémeaux
Toutes les catégories :
Advertisement
Titre_Nouveau_Catalogue.gif
Pub Net Cat 2018-2019.jpg
Titre_Galerie.gif
NET - Expo Chica - Galerie F&A.jpg
Titre Noel 2018.jpg
NET Proust.jpg
Titre Soul.gif
NET Soul.jpg
Titre Figure de l'histoire.gif
Pub Net Figures Histoire.jpg
Luc Ferry
Collection Luc Ferry
Inédits
Pub Net Live in Paris 6V Stan Getz.jpg
Feuille Nouveautés

Dictionnaire des Artistes
Dictionnaire des Artistes
Dictionnaire des Artistes
Présentation

• Pourquoi fremeaux.com ?
• Autorisations Cinéma, TV, musées...
• Une culture d'entreprise
• Charte qualité

Mémoires et études
Edité par Fremeaux et Associés
visuinternetdompublic.gif
Le patrimoine
sonore en
danger!
Interview de
Patrick
Frémeaux

Mémoires et études

Titre_DVD.gif

Collection Histoire de France
Collection Histoire de France
Titre_Publicite.gif
Pub Net Cat. LibSonore 200pixels.png
Philosophie | Sciences Humaines | Histoire | Livres sonores | Contes | Enfants de 2 A 5 ans | Enfants de 6 A 11 ans | Son de la nature | Collection the quintessence | Jazz
Intégrale Django Reinhardt | Blues | Country & Rockn Roll | Gospel | Chanson française | Les cinglés du music hall | World Music | Classique | Frémeaux & Ass. Télévisions
Mentions légales - Recommander ce site - Ajouter aux favoris - Nous contacter - © 2006 Frémeaux et Associés
20, rue Robert Giraudineau - 94300 VINCENNES - FRANCE - Tél : +33 1 43 74 90 24 - Fax : +33 1 43 65 24 22
templatefrmeaux_correc69.gif