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JO PRIVAT 1945-1958
Le gitan blanc - l’accordéoniste de Paris














JO PRIVAT

Jo PRIVAT, né en 1919, est le benjamin des pionniers de la valse-swing, très souvent en mineur, ses aînés Gus Viseur et Tony Muréna ayant vu le jour tous les deux en 1915. Sa véritable carrière disco-graphique n’a débuté qu’au lendemain de la Libération, alors que ses prédécesseurs ardents défenseurs de l’accordéon-swing (avec un registre sans vibration) ont enregistré leurs meilleurs disques entre 1940 et 1945. Fortement influencé dès ses débuts professionnels par les excellents guitaristes manouches, nourris à la musique tzigane, que furent les Frères Ferret (Pierre, Sarane et « Matelot »), Jo Privat a aussitôt enrichi toutes ses compositions de leurs nouvelles et superbes harmonies. Aujourd’hui encore, nombreuses de ses magnifiques valses figurent parmi les grands classiques du genre, aucunement démodées et régulièrement reprises par les accordéonistes les plus exigeants des nouvelles générations. Virtuose remarquable, compositeur inspiré, audacieux et prolifique, Jo Privat fut aussi parmi les accordéonistes un personnage attachant par son langage fleuri d’authentique « titi parisien ». Mieux que personne, et parce qu’il avait fréquenté les voyous du quartier de la Bastille, mais aussi les grands écrivains adeptes de la langue verte, Jo Privat maîtrisait l’argot, sans vulgarité aucune. J’ai encore en mémoire le souvenir de repas privilégiés et ensemble partagés, lors de différents galas d’accordéon au cours desquels fleurirent, sans discontinuer, son humour décapant, ses expressions ô combien imagées et son à propos de tous les instants. Tel fut Jo Privat l’une des figures légendaires du monde de l’accordéon.

Georges PRIVAT est né le 15 avril 1919 dans le quartier populaire de Ménilmontant, d’une mère piémontaise et d’un père auvergnat. Sa tante Yvonne, tenancière d’une maison close (on disait de tolérance à l’époque) de la rue des Ecouffes proche de la Bastille, remarque très vite ses dispositions pour la musique et lui offre pour Noël un petit accordéon diatonique. Le jeune Georges, qui n’a alors que sept ans, se familiarise rapidement avec cet instrument sur lequel il joue d’oreille les succès du moment que son père chante parfois à la fin des repas dominicaux. Après avoir obtenu le certificat d’études, notre futur accordéoniste est tout d’abord brièvement maçon comme son père puis, sans plus de motivation, apprenti dans une imprimerie. Son père l’encourage pourtant à se perfectionner dans la musique et lui achète un accordéon chromatique « Cooperativa Armoniche ». A partir de ses dix ans, il lui offre des leçons chez l’excellent professeur Paul Saive, lequel chose rare à l’époque, enseigne la technique avec l’emploi du pouce sur le clavier de la main droite. Parfaitement maîtrisée, cette méthode permet une plus grande facilité d’exécution des traits rapides. C’est ainsi qu’il peut travailler plusieurs ouvertures de concert dont « Poète et paysan » de Suppé et même quelques pages classiques plus difficiles encore. Les progrès sont si rapides que notre accordéoniste en herbe peut se produire avec succès aux terrasses des cafés et même dans les bals populaires de la capitale. En 1931, à l’âge de douze ans, il joue à l’Exposition Coloniale ainsi que dans les cinémas lors des entractes avec son aîné le virtuose Emile Vacher. Il enchaîne avec quelques contrats dans les brasseries de province, la Taverne Lilloise, la Brasserie Universelle de Metz, à Dijon et de retour à Paris en 1935 « Chez Marius » un bal musette situé au 25 de la rue des Vertus, proche de la République, où il apprend véritablement le métier tout en perfectionnant sa technique instrumentale. Il est aussi l’un des plus jeunes à jouer du bandonéon, devenu indispensable pour la bonne exécution des tangos. En 1936, Georges Privat remporte le premier prix au Concours International de l’Accordéon présenté au Moulin de la Galette. C’est la même année qu’il enregistre ses premiers 78 tours, encore sous le nom de Georges Privat, pour le petit label Celtavox, avec hélas un accordéon à vibration, un chanteur des plus médiocres, un banjo et les incontournables contrechants de saxo-alto, disques en ma possession, mais loin d’être représentatifs du talent qui allait habiter très vite notre jeune virtuose.

A la fin de l’année 1936, son engagement au Petit Jardin, dancing de l’avenue de Clichy, étant terminé, Georges Privat a la chance d’être choisi pour être l’accordéoniste du Bal Vernet, 9 rue de Lappe à la Bastille. Jo France et Jo Lallemand (aucun lien de parenté avec moi) les nouveaux propriétaires de l’établissement agrandi et décoré par le peintre Henri Mahé, font appel à l’ami Jo, en remplacement de l’accordéoniste Roger Labbe, excellent musicien mais peu respectueux des horaires (matinées et soirées) imposés dans ce dancing qui, en raison du prénom des deux patrons, devient le Balajo, un nom aujourd’hui encore resté mythique.

En 1925, la rue de Lappe comptait onze bals ou plus exactement des petits cafés tenus par des Auvergnats et animés par un accordéoniste et un ou deux autres musiciens. En ces lieux fréquentés au début par les mauvais garçons, les gigolettes, les midinettes et autres « petits métiers », les danseurs encerclés par une corde sur la piste au milieu de chaque danse, devaient régler cinq sous à l’annonce du célèbre « Pas-sons la monnaie ». La somme acquittée, la musique reprenait au signal « Allez, roulez ! ». A cette clientèle, au milieu des années 30, vinrent s’ajouter de nombreux artistes, peintres, comédiens et écrivains du Tout-Paris.

Jusqu’en 1939, date de la déclaration de guerre, Georges Privat devenu Jo Privat, est immédiatement adopté par toute la faune du quartier de la Bastille et d’ailleurs aussi. C’est à ce contact, et au fil des ans, qu’il va parfaitement assimiler le langage des voyous et maîtriser l’argot avec autant d’humour que d’à propos à rendre jaloux les plus illustres écrivains spécialistes du genre ; on pense évidemment à Albert Simonin, Auguste Le Breton, Frédéric Dard ou encore Michel Audiard…

Mobilisé à Clermont-Ferrand en 1939, Jo Privat doit cesser toute activité au Balajo. Durant la période d’occupation, après avoir été démobilisé mais les bals publics étant interdits, il doit se produire lors de réunions dansantes clandestines avant de retrouver le Balajo, et cette fois en qualité de chef d’orchestre, à partir de 1945. Parallèlement à ses fonctions au Balajo, Jo Privat va alors aborder sérieusement sa véritable carrière discographique timidement débutée en 1936 avec ses enregistrements sur 78 tours Celtavox dont nous parlions plus haut et que je n’ai pas voulu inclure au début de ma sélection, tant les titres qui lui furent imposés à l’époque ne présentent aucun intérêt. Quant aux musiciens accompagnateurs et au chanteur de quelques refrains, il est préférable de les passer ici sous silence. La véritable discographie de Jo Privat débute donc à la fin de l’année 1945 avec quelques 78 tours parus sous son nom chez Odéon et d’autres chez Pathé, discrètement crédité en qualité d’accordéoniste de l’Orchestre Musette de Roger Vaysse qui, auteur de chansons notamment créées par Rina Ketty, est aussi l’éditeur des premières compositions de Jo. Pour quelles mystérieuses raisons toutes les valses de Jo Privat de cette période sont-elles éditées avec la mention « sur les motifs de la chanson de Roger Vaysse »? On imagine assez mal les avalanches de paroles qui correspondraient aux croches et triolets des envolées musicales composées par notre accordéoniste. Quoi qu’il en soit, Roger Vaysse, de toute évidence non musicien mais habile homme d’affaires, se retrouve en 1945 « chef d’orchestre » et détenteur d’un contrat chez Pathé pour l’enregistrement de huit faces et chez Polydor en avril 1946 pour graver dix chansons populaires, avec souvent la participation de Jean Raphaël ou Etienne Arnaud pour les refrains chantés, le nom de Jo Privat n’apparaissant qu’en petites lettres argent sur les étiquettes bleues des 78 tours. A la fin de l’année 1946, le nouveau label Pacific débute son catalogue avec quelques accordéonistes dont Jo Privat et l’Ensemble-Swing du Balajo, mais aussi son ami René Sudre, Jean-Raymond Baltel; un peu plus tard Gus Viseur viendra augmenter cette collection-musette, ainsi qu’Etienne Lorin et Charles Verstraete. Chez Pacific, Jo Privat n’enregistrera pas moins de quatre-vingt 78 tours dont ses premières et princi-pales compositions et un grand nombre de succès populaires. Quelques thèmes « jazzy » seront aussi inclus dans ce vaste répertoire dont les premières étiquettes nous précisent la composition de l’Ensem-ble-Swing du Balajo, à savoir : Lucas à la clarinette, René Duprat et Gaston Durand aux deux guitares, Jacques Petitsigne à la contrebasse et Paul Boisgrosset au piano. En 1951 et 1952, un nouveau contrat lie Jo Privat avec les disques Odéon sur lesquels il réenregistre aussi ses œuvres et les grands classiques de l’accordéon sous l’appellation de l’Orchestre Musette de la Rue de Lappe. C’est à partir de 1953 qu’on le retrouve chez Columbia où paraissent ses derniers 78 tours avant l’apparition des premiers microsillons. Plus d’une trentaine de 45 tours de quatre titres chacun et une multitude de 33 tours vont être édités sur l’étiquette Columbia et MFP dont les inévitables « Danses du balai » aux-quelles tous les accordéonistes, des meilleurs aux pires, durent un jour sacrifier (même Marcel Azzola n’a pu y échapper chez Barclay). Cette abondante et brillante production discographique fut donc réalisée conjointement à ses activités de chef d’orchestre au Balajo particulièrement absorbantes avec des horaires imposant tous les jours, matinée et soirée. Il est évident que Jo Privat se faisait remplacer par des accordéonistes qui, sans jamais l’égaler, devaient satisfaire les habitués du dancing, aussi excellents qu’exigeants. Parmi ses remplaçants réguliers on peut citer : Auguste Lhotellier qui, sous le pseudonyme de Giusto, a enregistré chez Pacific à la fin des années 40, une quinzaine de 78 tours, tous consacrés au tango et au paso-doble. Autres remplaçants : Georges Coste, René Sudre son ami de toujours et trop tôt disparu ; suivront Armand Lassagne, Robert Plen dit « Le fakir », et très long-temps aussi mon ami et compatriote Jacques Faivre dit Tony Jacque et plus tard encore Gaston Debeau.

Hormis les 25 compositions de Jo Privat présentées ici, toutes incontournables, il est bon de rappeler ci-dessous, dans une liste alphabétique non exhaustive, d’autres valses sélectionnées parmi les 500 titres qu’il a déclarés à la SACEM : Anniversaire, L’as des as, Avalanche (mazurka avec René Sudre), Ballade nocturne, Cabrioles (avec René Sudre), Cavalcade-valse, Confidences, Courant d’air, Crépus-cule, Deux minutes à Milan, Dinalie mineure (avec Pierre Ferret), Escadrille, Etoile tzigane, Flèche blanche, La folle (avec Pierre Ferret), La gratinée, Idées noires, Impression gitane, La java ranchera (avec Tony Muréna), Mémée, Nella, 9 rue de Lappe, Papillons noirs, Par hasard, Passion gitane, Pattes de velours, Pile ou face, Rebelle, Règlement de compte (avec Pierre Ferret), Rêve du musette (avec Charley Bazin), Romance accordéon, Romanichelle, Salon de thé, Soir de cafard, La sorcière (avec Maurice Vittenet), Sympathique, La valse des truands (avec Emile Prud’homme)… et sans oublier celles éditées plus tardivement : Au temps du Balajo (avec Zinzin), La douloureuse, Fantaisie mineure (avec Eric Bou-velle), Fine fleur (avec Armand Lassagne), Mains de velours (avec André Astier), Romanella… et d’autres encore.

A l’occasion de nombreux galas d’accordéon présentés en province au cours desquels plusieurs accordéonistes de tous styles confondus se produisaient, accompagnés par l’orchestre de Louis Corchia dont je faisais partie, le plaisir me fut donné de faire quelques prestations au pied levé en compagnie de l’ami Jo Privat. Quelle joie de chanter et de jouer les plus grands standards de la musique de danse superbement soutenu par les harmonies et les variations d’un accordéoniste aussi talentueux qu’inventif ! Mon plaisir fut tout aussi grand au moment des repas partagés ensemble ou en buvant « une roteuse » (trad.bouteille de champagne). Sa parfaite maîtrise de l’argot, son humour et son à propos en toutes circonstances firent d’ailleurs l’objet d’un livre de Clément Lépidis intitulé « Monsieur Jo » paru en 1986 aux Editions Belfond-Le Pré aux Clercs à l’occasion des cinquante ans du Balajo. C’est ainsi que chacun de ses musiciens réguliers du Balajo était ironiquement gratifié d’un surnom : « P’tites fesses » (l’un des guitaristes), « la Poire » (le batteur-chanteur), d’autres « l’Araignée » ou encore « Bras de Saindoux » à propos d’un pianiste dont le jeu manquait d’énergie. Quant à quelques-uns de ses confrères dont je tairai le nom, bien que disparus aujourd’hui, l’un fut baptisé « Cul de plomb », l’autre « Nez de braise » parce qu’ayant « le pif comme une lanterne de claque ». «Jambes de laine» était le surnom d’un organisateur de bals avec des problèmes aux membres inférieurs. Jo Privat avouait ne pas être « une bête de scène » contrairement à certains de ses confrères baptisés « les laborieux du dépliant » (l’accordéon) dont, et à juste raison, il trouvait ridicules les attitudes scéniques et autres « chorégraphies » (pour ma part, j’ai les noms !). Il est bien regrettable aujourd’hui de voir disparaître un langage aussi imagé et fleuri, pour être remplacé par celui de nos quartiers populaires et des banlieues où l’humour fait vraiment défaut.

Jo Privat nous a hélas quittés le 4 avril 1996, à l’âge de 77 ans, victime d’un arrêt cardiaque. Ses cendres reposent au cimetière du Père Lachaise avec l’épitaphe « Ci-gît un dur à cuire ». Désopilant jus-qu’à l’extrême, l’ami Jo !

Il est courant d’entendre dire que toutes les valses musette modernes aux riches harmonies sont écrites en mineur. Pourtant quelques compositions de Jo Privat sont en majeur et parmi elles : « Nuit blanche » (CD1-N°2) dont le thème est en Ré majeur et le trio en Sol majeur, ainsi que « Balajo » (CD1-N°18) également en Sol majeur. Notons aussi « La toupie » (CD2-N°10) et « Modern’valse » (CD2-N°16) toutes deux en Do majeur. Leurs enchaînements harmo-niques inhabituels ravissent toujours aujourd’hui les meilleurs accordéonistes et les véritables musiciens en laissant loin derrière les valses à trois accords des balbutiements du répertoire musette. J’ai donc privilégié ici les valses composées par Jo Privat, seul ou en collaboration (18 au total) et à savoir : « Sa préférée » (CD1-N°1), « Nuit blanche » (CD1-N°2), « Mystérieuse » (CD1-N°4), « As de trèfle » (CD1-N°5), « Cauchemar » (CD1-N°7), « Déluge-valse » (CD1--N°8), « Vertige » (CD1-N°10), « Rythme gitan » (CD1--N°12), « Brise sablaise » (CD1-N°13), « Valse fantôme » (CD1-N°17), « Balajo » (C D1-N°18), « Salam-bo » (CD2-N°2), « Jazz waltz » (CD2-N°4), « La toupie » (CD2-N°10), « Modern’valse » (CD2-N°16), « Rêve bohémien » (CD3-N°9)… et sans parler des javas et mazurkas ici aussi présentes et composées par Jo Privat. J’ai toutefois regretté que « Rythme musette » (CD2-N°5) valse en Si mineur, composée en collaboration avec André Lavigniac, soit jouée sur un accordéon à vibration; nul doute que cette concession faite dans un but uniquement commer-cial imposé par la direction de Pathé-Marconi, fut péniblement et assez rarement acceptée par l’ami Jo. Parmi les autres valses présentées dans ce coffret et non composées par Jo Privat, citons : « Valse hindoue » (CD1-N°15) de l’efficace et prolifique tandem Joseph Colombo et Georges Ghestem, ainsi que « Il pleut sur Londres » (CD2-N°7) signée de son confrère et ami Louis Ferrari en collaboration avec le pianiste Maurice Grafé, une chanson magnifiquement enregistrée par Lucienne Delyle, sur des paroles de Noël Roux et Jean-Pierre Mottier. Il est intéressant aussi d’écouter le bel hommage rendu aux accordéonistes par Georges Brassens avec « Le vieux Léon » (CD3-N°11), dont la superbe mélodie ne pouvait laisser Jo Privat indifférent.

Si par excès de modestie Jo Privat prétendait ne pas être un vrai jazzman, il faut pourtant reconnaître ses réels talents d’improvisateur, en particulier dans « Atomic-swing » (CD1-N°3), « Douce ambiance » (CD1-N°6) un fox que Django Reinhardt a enregistré avec son célèbre Quintette du Hot-Club de France en 1943, ou encore dans « Rythme gitan » (CD1-N°12) et même « Bal, petit bal » (CD2-N°1) (de Francis Lemarque) en parfaite complicité pour les chorus avec Lucas à la clarinette et Didi Duprat à la guitare. Soulignons, une fois encore, l’élégance du phrasé et la sobriété d’exécution de Jo Privat dans les immor-tels standards : « Souvenez-vous Mama » (CD1-N°9), la plus célèbre mélodie du folklore yiddish, la célèbre rumba « Danse, ballerine danse » (CD1-N°14), l’inoubliable création de Bing Crosby et, enregistrés plus tard, en 1955, « L’étranger au paradis » (CD2-N°3) sur un thème d’Alexandre Borodine et « Dors, mon amour » (CD2-N°9) une chanson de Pierre Delanoë sur une musique d’Hubert Giraud et qu’André Claveau a fait triompher en 1958 au Grand Prix de l’Eurovision. D’autres boléros encore, extraits des 36 disques 45 tours de quatre titres chacun enregistrés par Jo Privat lors de son contrat avec Pathé-Marconi (sur l’étiquette Columbia) : « Sortilèges d’Andalousie » (CD2-N°13) que Mick Micheyl (parolière de la chanson), Caterina Valente, Luis Mariano… enregistrèrent aussi, « Muchas gracias » (CD2-N°15) une création de Gloria Lasso, « Concert à Grenade » (CD2-N°17) de Christine Fontane, elle aussi interprète de sa chanson.

Parmi les titres enregistrés soi-disant en public au Balajo (je pense qu’ils furent réalisés en studio avec des applaudissements rajoutés comme dans les mauvaises séries américaines télévisées !) et faisant l’objet de quatre 33 tours (25cm) Columbia, j’ai retenu deux classiques du tango, joués au ban-donéon, avec la participation du chanteur Jacques Berti, l’un des titulaires du Balajo, (avec son confrère Jean Nora dit « la Poire»). On retrouve Jacques Berti pour les refrains chantés en français des boléros « A San Cristina » (CD3-N°16), « La chanson d’Orphée » (CD3-N°17) et du paso-doble « Ay ! Mi sombrero » (CD3-N°18) qui termine le troisième CD.

Une interview accordée par Jo Privat à son ami et guitariste Didier Roussin, aujourd’hui hélas disparu, nous apporte de précieux renseignements à propos de la « Manouche-partie » (CD3-N°1 à 10). Pour avoir longtemps sacrifié à toutes les exigences commerciales de la direction de Pathé-Marconi dont « les danses du balai » en plusieurs volumes, en retour Jo Privat a souhaité choisir des titres à son goût et les musiciens de son choix pour graver dix titres regroupés sous l’appellation « Manouche-partie ». Requête accordée, le 3 novembre 1960 aux studios Pathé-Marconi de Boulogne, Jo Privat enregistre, en un temps record et sans répétition préalable tant la complicité entre les musiciens est parfaite, les dix premiers titres du troisième CD de ce coffret. Pour cette mémorable séance, Jo Privat est entouré de l’irremplaçable Jean « Matelot » Ferret à la première guitare (plus inventif que jamais), de Jacques Montagne à la seconde guitare, d’un excellent violoniste hongrois dont tout le monde a oublié le nom, d’un certain Dubois à la contrebasse et de Baptiste Reilhes dit « Mac-Kac » à la batterie. Ce disque paru sur un 33 tours (25cm) s’étant bien vendu, la direction de Pathé-Marconi a demandé à Jo Privat, en 1966, l’enregistrement de quatre titres supplémentaires, avec sensiblement la même formule pour paraître sur un 33 tours (30cm). Pour cette seconde séance, non présentée ici, « Matelot » Ferret sera toujours à la première guitare solo, Jo Privat Junior (son fils) remplacera Jacques Montagne à la seconde guitare, René Motta prendra la place de « Mac-Kac » à la batterie, le clarinettiste Jean Tordo celle du mystérieux vio-loniste, avec toujours René Dubois à la contrebasse. De ces deux disques, Jo Privat a toujours tiré la plus grande fierté. Qui aurait osé l’en dissuader ?

Rappelons aussi, qu’au cours du bal du 14 juillet 1984, place Gambetta à Paris, Jo Privat avait découvert une jeune chanteuse, Muriel (Demarchi) qui, attentive à ses précieux conseils, fut à ses côtés jusqu’à sa disparition, tant à la télévision qu’en de nombreux galas à Paris et en province.

Afin de parfaire l’écoute de ces merveilleux enregistrements, très rares pour certains, et il est important de le préciser ici, tous ces disques originaux de Jo Privat ont été contrôlés au diapason. On sait en effet que la plupart des 78 tours joués à cette vitesse restituent très souvent un son plus haut, allant même jusqu’au demi-ton. Christophe Hénault du Studio Art et Son a infailliblement rectifié au diapason la véritable tonalité des œuvres transférées ici. Ainsi « Nuit blanche » est rigoureusement en Ré majeur, « Mystérieuse » en Mi mineur, « Valse fantôme » en Do mineur, etc… Que l’ami Christophe Hénault soit ici remercié et chaleureusement félicité pour sa compétence dans ce difficile travail de transfert et de restauration sonore.
Dany LALLEMAND
© 2014 Frémeaux & Associés


Conception : Dany Lallemand
Disques originaux (78 tours et microsillons)  et photos : collection Dany Lallemand
Remerciements à Gilbert Quéro



Jo Privat
Jo Privat was the youngest of the swing-waltz pioneers and often had a lower profile due to the fact that his peers Gus Viseur and Tony Muréna were born earlier (1915), and his own recording-career only really began after the Liberation. As for his elders, who both hotly defended the swing accordion’s cause (playing in a vibrato-less register), they made their best records earlier, between 1940 and 1945.

As soon as he turned professional, Privat was strongly influenced by excellent gypsy guitarists raised on the music of Hungarian Tziganes — namely the Ferret brothers (Pierre, Sarane and “Matelot”) — and he was quick to make all his own compositions richer by adding their superb new harmonies. Even today, many of his magnificent waltzes feature among the genre’s great classics: they haven’t aged at all, and are regularly taken up by the most demanding accordionists of the new generation. A remarkable virtuoso and a daring, inspired (and prolific) composer, Jo Privat was also one of the accordion’s most colourful characters, speaking with the accents that are still part of Parisian slang. He often used to rub shoulders with the shady characters who haunted the Bastille quarter — not forgetting some of the great writers familiar with the vernacular — and so Jo Privat, more than anyone, became a master of slang, although he left vulgarity to others. Some memorable dinners we shared still come to mind: on nights that followed some accordion-concert or other, it was a privilege to be present when his abrasive humour and flowery phrases made for memorable speeches on any subject that took his fancy; he was never lost for words. It made Jo Privat a legend in the world of the accordion.

He was born Georges Privat on April 15th 1919 in the popular quarter of Ménilmontant; his mother was from Piedmont and his father from the Auvergne. His aunt Yvonne ran a brothel (they called it a “house of tolerance” in those days) close to the Bastille on the rue des Ecouffes. She was quick to see he had a gift for music and gave him a little diatonic accordion one Christmas. He was only seven at the time, and familiarized himself with the instrument quickly enough for him to play by ear, copying the hits of the time which his father sometimes sang after dinner on Sundays. When he obtained his school-certificate, our budding accordionist was briefly a mason — his father’s trade —, and then became an apprentice working with a printer, apparently with just as little motivation. Even so, his father encouraged him to perfect his skills as a musician and made him a present of a chromatic model made by “Cooperativa Armoniche”. And once Jo was ten, his father paid for lessons from the excellent teacher Paul Saive, who taught him a technique (it was rare for the times) using his thumb on the right-hand keyboard: Privat mastered it, and it allowed him to execute fast passages that much more easily. This is how he came to play concert overtures like Suppé’s Poète et paysan, and a few classical pieces that were even more difficult. His progress was so rapid that the young accordionist was soon able to play in cafés and some of the capital’s popular dancehalls. In 1931 he was twelve, and played at the Colonial Exhibition as well as in cinemas during intermissions, appearing alongside the virtuoso Emile Vacher. He followed this with bookings in brasseries far from Paris, like the Taverne Lilloise in Lille, the Brasserie Universelle in Metz, or else in Dijon; on his return to Paris in 1935 he appeared at the bal musette called Chez Marius, on the rue des Vertus close to the Place de la République, where he really learned his trade while perfecting his instrumental technique. Privat was also one of the youngest to play a bandoneon, an instrument that had become indispensible for anyone wanting to play a tango properly. In 1936, he won First Prize at the International Accordion Competition held at the Moulin de la Galette, and that same year saw him recording his first 78s, still under the name Georges Privat, for the little Celtavox label, unfortunately with an “accordéon à vibration”, plus a very mediocre singer, a banjo, and those unavoidable alto-sax descants; I have the records, but they hardly represent the talent that our young virtuoso would soon be demonstrating.

At the end of 1936, after the end of his stay at the Petit Jardin dance-hall on the avenue de Clichy, Georges Privat had the luck to be chosen as the accordionist at the Bal Vernet, situated in the rue de Lappe near the Bastille. Jo France and Jo Lallemand (no relation of mine) were the new owners of this establishment which had been enlarged and decorated by the painter Henri Mahé, and they hired young Jo to replace Roger Labbe, an otherwise excellent musician who showed little respect for the clock (whether it was afternoon or evening) when he was needed at the Bal Vernet; the venue changed its name to the Balajo in honour of its two owners, and the name is still a legend today.

In 1925, the rue de Lappe was home to no fewer than eleven “bals” or, more accurately, those little cafés run by people from the Auvergne region, where the atmos-phere was provided by an accordionist and one or two other musicians. Initially these places were the shady haunts of petty crooks, gigolettes (female gigolos in other words), midinettes (loose women generally, and maybe more frequent at mid-day) and those plying various other trades in the street… The dance-floors were cordoned off by a rope, and in the middle of the music patrons had to pay five ‘sous’ on hearing the famous call, “Passons la monnaie!’ [“Pay up!”]. They duly paid up, and the musicians struck up again when they heard the call, “Allez, roulez!” [You might say, “Let the good times roll!”] In the mid-30’s, other patrons became familiar sights, with the dancers joined by artists, painters, actors and writers, anyone with a Name.

Until war was declared in 1939, Georges Privat (by then he’d become known as “Jo”) was adopted by fauna from not only the Bastille but far beyond, too. He met so many people that he assimilated the language of this milieu and mastered the slang (and cheeky humour) of its denizens to the point where many became jealous: among them were Albert Simonin, Auguste Le Breton, Frédéric Dard, even screenwriter Michel Audiard…

Jo was called up by the military in 1939 and had to forget playing at the Balajo. During the Occupation — Jo had been demobbed — public places like these “bals” were still banned, and Jo had to play at clandestine gatherings right up until 1945, when he returned to the Balajo, this time as the establishment’s bandleader. In parallel with his new role, Jo Privat began recording seriously after his timid debut nine years earlier for Celtavox (those titles aren’t included here as they were imposed upon him at the time; nor are they of much interest.) You might say the same for the musicians and singers who played with him here and there…

Jo Privat’s real discography began towards the end of 1945 with a few 78s for Odéon, and others for Pathé, on which his name discreetly appears as the accordionist with the “Orchestre Musette led by Roger Vaysse”. The latter wrote songs — notably those first-performed by the singer Rina Ketty, and Vaysse also published Jo’s first compositions. For some mysterious reason, all the Jo Privat waltzes dating from this period were published with a note indicating that they were “based on the motifs of the song by Roger Vaysse”. It’s hard to ima-gine the avalanche of words he would have had to write in order to match all the quavers and triplets pouring off the pages of Jo’s compositions… Whatever the reason, Roger Vaysse — apparently not so much a musician as a wily businessman — found himself a “bandleader” in 1945 with a contract to record eight sides for Pathé, and another (for Polydor, in 1946) to do ten popular songs, often with the participation of Jean Raphaël or Etienne Arnaud for the vocal choruses; the name Jo Privat appeared in (small) silver print on the blue labels of those 78s. At the end of 1946, the new Pacific label began its catalogue with a few accordionists: among them were Jo Privat and the “Ensemble-Swing du Balajo”, and also his friend René Sudre, and Jean-Raymond Baltel. The musette collection recorded for Pacific would later grow after the addition of Gus Viseur, Etienne Lorin and Charles Verstraete.

Jo Privat would record no fewer than eighty 78s for Pacific (80!), among them his first important compositions and a huge number of popular hits. A few “jazzy” themes would also appear in this vast repertoire, and the labels of some of the first records give details of the personnel in the “Ensemble-Swing du Balajo”, namely: “Lucas” on clarinet, René Duprat and Gaston Durand on the two guitars, Jacques Petitsigne on the double bass and Paul Boisgrosset at the piano. In 1951 and ‘52, under a new contract signed between Jo Privat and Odéon, his records included re-recordings of his own work (and some of the great accordion classics) under the name “Orchestre Musette de la Rue de Lappe”. He would appear on the Columbia label from 1953 onwards, and those were his last 78rpm releases before the first microgroove records appeared. More than thirty 45rpm discs, each containing four titles, and a multitude of LPs would appear on the Columbia and MFP labels, including the inevitable “Danse du balai” pieces which were imposed (one day or another) on every accordionist, both the best and the worst; even Marcel Azzola didn’t escape the rule when he was recording for Barclay.

In a word, this abundant, sparkling discography was created in parallel with Jo’s activities as the bandleader at the Balajo, which naturally absorbed a great deal of his time on a daily basis, both in the afternoon and in the evening. Obviously, Jo Privat had other accordionists standing in for him, musicians who, without equalling him, still had to satisfy the Balajo’s regular patrons, who were usually excellent, demanding dancers. Among Jo’s regular replacements were Auguste Lhotellier who, under the pseudonym “Giusto”, recorded some fifteen 78s for Pacific in the late Forties, all of them tangos and paso dobles. There were also Georges Coste, René Sudre, his long-time friend (he died too young), Armand Lassagne, Robert Plen, aka the “Fakir”, and later someone who was a friend of mine for a long time, my compatriot Jacques Faivre, aka Tony Jacque; there was also Gaston Debeau, but much later.

Apart from the 25 Jo Privat compositions included here, all of them not to be missed, it’s a good idea to list other waltzes — the list is alphabetical but not exhaustive — that feature amongst the 500 titles Jo registered with SACEM: Anniversaire, L’as des as, Avalanche (a mazurka with René Sudre), Ballade nocturne, Cabrioles (with René Sudre), Cavalcade-valse, Confi-dences, Courant d’air, Crépuscule, Deux minutes à Milan, Dinalie mineure (with Pierre Ferret), Esca-drille, Etoile tzigane, Flèche blanche, La folle (with Pierre Ferret), La gratinée, Idées noires, Impression gitane, La java ranchera (with Tony Muréna), Mémée, Nella, 9 rue de Lappe, Papillons noirs, Par hasard, Passion gitane, Pattes de velours, Pile ou face, Rebelle, Règlement de compte (with Pierre Ferret), Rêve du musette (with Charley Bazin), Romance accordéon, Romanichelle, Salon de thé, Soir de cafard, La sorcière (with Maurice Vittenet), Sympa-thique, La valse des truands (with Emile Prud’-homme)… Others that were published later include Au temps du Balajo (with Zinzin), La douloureuse, Fantaisie mineure (with Eric Bouvelle), Fine fleur (with Armand Lassagne), Mains de velours (with André Astier) and also Romanella.

I used to play in Louis Corchia’s orchestra, which often accompanied accordionists playing in different styles at dances here and there, and I even had the privilege of being in Jo Privat’s company on occasion. What a joy it was, singing and playing the great dance standards with such an inventive accordionist! His harmonies and variations were superb. I had just as much pleasure at dinners in his company, or in sharing a bottle of bubbly with him… [Incidentally, slang had no secrets for Jo Privat, and his humour and apt remarks became the subject of a book by Clément Lépidis which was published to coincide with the 50th anniversary of the Balajo (“Monsieur Jo”, Editions Belfond/Le Pré aux Clercs, 1986)]. Musicians who were regulars at the Balajo were given ironic little nicknames by Privat: there was “P’tites fesses” [“Little arse”, one of the guitarists], and “La Poire” [“The Pear”, a singer-drummer]; I remember someone called “l’Araignée” [“Spider”], and also a pianist Jo referred to as “Bras de Saindoux” [“Lard-arm”], because there wasn’t much energy in his playing… As for some of his peers, it’s better not to name them even if they have gone to meet their maker: one was called “Cul de plomb” [“Lead-arse”], and another was “Nez de braises” [“Glowing ember-nose”] because “he had a sniffer like a brothel lamp”, to quote Jo’s words… As for “Jambes de laine” [“Woolly-legs”], that was the nickname he gave to a concert-promoter who had difficulty walking… Jo Privat admitted he was “no great performer”, unlike some colleagues whom he re-christened “les laborieux du dépliant” [“the labourers of the squeeze-box”]; he quite rightly found their stage-antics and other “choreographies” quite ridiculous (but I have their names!) How sad it is that such ornate expressions have disappeared! Instead, we have jargon from the suburbs, and the thing they lack most nowadays is a sense of humour…

Alas, Jo Privat passed away on April 4th 1996 after suffering a heart attack at the age of 77. His ashes were buried in Père Lachaise cemetery with the epitaph: “Ci-gît un dur à cuire” [“Here lies one hard-boiled character.”] Jo always had the last laugh!

It’s commonly supposed that all modern musette waltzes with rich harmonies are written in a minor key. Some of Jo Privat’s pieces were composed in a major key, however, among them Nuit blanche (CD1-N°2) whose theme is in D Major with the trio in G Major, or Balajo (CD1-N°18), also in G Major. Both La toupie (CD2-N°10) and Modern’valse (CD2-N°16) are in C Major. Their unusual harmonic progressions still delight the best accordionists and musicians today, and they leave the three-chord waltzes from the hesitant beginnings of the repertoire a long way behind. So for this collection I gave preference to waltzes (there are eighteen of them altogether) that were written by Privat either alone or with a co-composer: Sa préférée (CD1-N°1), Nuit blanche (CD1-N°2), Mystérieuse (CD1-N°4), As de trèfle (CD1-N°5), Cauchemar (CD1-N°7), Déluge-valse (CD1-N°8), Vertige (CD1-N°10), Rythme gitan (CD1-N°12), Brise sablaise (CD1-N°13), Valse fantôme (CD1-N°17), Balajo (CD1-N°18), Salambo (CD2-N°2), his Jazz waltz (CD2-N°4), La toupie (CD2-N°10), Modern’valse (CD2-N°16), and his Rêve bohémien (CD3-N°9). In addition to those, there are also javas and mazurkas which he composed. Even so, I was sorry that Rythme musette (CD2-N°5), a B Minor waltz he wrote with André Lavigniac, is played on an accordion “à vibration”; this, no doubt, was in deference to the commercial designs of Pathé-Marconi, a concession which Jo painfully (but only rarely) accepted. Among the other waltzes here (but not of his own composition) are: Valse hindoue (CD1-N°15) by the efficient and prolific tandem Joseph Colombo & Georges Ghestem, and Il pleut sur Londres (CD2-N°7), which was co-written by his friend and colleague Louis Ferrari with pianist Maurice Grafé; the song was magnificently recorded by Lucienne Delyle with lyrics by Noël Roux and Jean-Pierre Mottier. It’s also interesting to listen to the fine tribute which Georges Brassens paid to accordionists in general: Le vieux Léon (CD3-N°11) is a superb melody which couldn’t have failed to move Jo Privat.

Even if modesty prevented Jo from claiming to be a true jazzman, you still have to recognize his very real talents as an improviser, particularly on Atomic-swing (CD1-N°3), Douce ambiance (CD1-N°6), a fox-trot which Django Reinhardt recorded in 1943 with his famous “Quintette du Hot-Club de France”, or again on Rythme gitan (CD1-N°12) and even Bal, petit bal (CD2-N°1), by Francis Lemarque, where his contri-butions fit perfectly with the choruses from “Lucas” on clarinet and Didi Duprat on guitar. You also have to admire — this can’t be said too often — Privat’s elegant phrasing and sober execution when he plays immortal standards: Souvenez-vous Mama (CD1-N°9), the most famous Yiddish folk tune, the famous rumba Danse, ballerine danse (CD1-N°14, Bing Crosby’s unforgettable creation), and two pieces he recorded later in 1955, L’étranger au paradis (CD2-N°3) based on Alexander Borodin’s composition, and Dors, mon amour (CD2-N°9), a song by Pierre Delanoë with music by Hubert Giraud (André Claveau won the 1958 Eurovision Song Contest with it). There are also boleros, taken from among the thirty-six 4-track 45rpm records which Jo recorded for Pathé-Marconi (on the Columbia label): Sortilèges d’Andalousie (CD2-N°13), which was also recorded by Mick Micheyl, the song’s lyricist, and Caterina Valente or Luis Mariano; Muchas gracias (CD2-N°15), a Gloria Lasso creation; or Concert à Grenade (CD2-N°17) by Christine Fontane, who is also the singer.

Among the so-called “live” titles recorded at the Balajo — although I presume they were made in a studio with dubbed applause, like some of those poor American TV shows! — and which appeared on four 10” 33rpm Columbia discs, I’ve chosen two tango classics which Jo plays on the bandoneon alongside Jacques Berti, one of the Balajo’s official singers (another was Jean Nora, aka “The Pear” mentioned earlier). Berti pops up again singing the (French) refrains in the bolero tunes A San Cristina (CD3-N°16) and La chanson d’Orphée (CD3-N°17), and also the paso doble Ay! Mi sombrero, (CD3-N°18), which closes CD3.

An interview which Jo Privat gave to his friend the late guitarist Didier Roussin yields some precious information about the Manouche-partie on CD3 (tracks 1-10). As fair reward for yielding to all Pathé-Marconi’s commercial demands — and several volumes of “brush-dance” numbers — Jo Privat wanted his own choice of music and musicians in order to record ten titles collectively called “Manouche-partie” [or “Gypsy Party”]. The label granted his request, and on November 3rd 1960 Jo went into their Boulogne studios. In record time — and with no rehearsals — Jo Privat recorded the first ten titles you can hear on CD3 of this set. They couldn’t have done it if the entente between them all hadn’t been perfect, and the session turned out to be memorable, with Jo Privat accompanied by the irreplaceable Jean “Matelot” on lead guitar (here more inventive than ever), Jacques Montagne on second guitar, an excellent Hungarian violinist (whose name everyone has forgotten), a certain “Dubois” on double bass, plus drummer Baptiste Reilles, whom everyone called “Mac-Kac”. The record which came out of that session (a 10” 33rpm) sold quite well, and so in 1966 Pathé-Marconi asked Jo to do another four titles with more or less the same formula, this time for a 12” LP. On that second session (not included here), “Matelot” was again the solo/lead guitarist, with Jo Privat Junior (yes, his son) replacing Jacques Montagne on second guitar, René Motta instead of Mac-Kac on drums, and clarinettist Jean Tordo instead of the previous mystery fiddler, while René Dubois reappeared on bass. Jo Privat (Senior) would remain immensely proud of both records for the rest of his life, and who would dare to change his mind? In passing, it’s worth mentioning that Jo discovered a young singer at the July 14th (Bastille Day) dance held on the Place Gambetta in Paris in 1984. Her name was Muriel (Demarchi) and she paid so much attention to the advice Jo gave her that she would stay by him until her dying day, on television, at concerts, in Paris and beyond.

To ensure that listening to these marvellous recordings (some of them very rare indeed) would be an expe-rience as close to perfect as possible, it’s important to note that every one of the original records used here was tested for pitch. It’s a well-known fact that most 78rpm records played at that speed often reproduce a higher sound, sometimes by a semitone. Christophe Hénault (Studio Art et Son) used a tuning fork to impeccably restore the true tone for the digital transfers included here. Nuit blanche has an authentic D Major key; Mystérieuse is in E Minor, Valse fantôme in C Minor, etc. My warmest thanks to Christophe Hénault for his competence in accom-plishing the difficult tasks involved in the sound-transfers and restoration.
Adapted by Martin Davies from the French text of Dany LALLEMAND
© 2014 Frémeaux & Associés

 
Concept: Dany Lallemand
Original records (78rpm and microgroove discs), photos: the Dany Lallemand collection.
Thanks to Gilbert Quéro



Jo PRIVAT et son ensemble
DISCOGRAPHIE - CD 1

1. Sa préférée (Valse)    3’10
(Jo Privat)    
78 t. Pathé PA 2339 CPT 5996 -1 – Septembre 1945

2. Nuit blanche (Valse)    2’24’
(Jo Privat et Auguste Lhotellier)
78 t. Pathé PG 170 CPT 6098 -1 – Mai 1946

3. Atomic-swing (Fox)     2’38
(Jo Privat)
78 t. Odéon 279.757 KI 9733 - 1 – Octobre 1945

4 - Mystérieuse (Valse)    2’59
(Jo Privat)    
78 t. Pathé PA 2339 CPT 5995 - 1     
– Septembre 1945

5. As de trèfle (Valse)      2’26
(Jo Privat)
78 t. Pathé PA 2354 CPT 6248 - 1 – Mai 1946

6. Douce ambiance (Fox)    2’37
(Django Reinhardt)
78 t. Pacific MC 713 ST 1524 - 3 – 1946

7. Cauchemar (Valse)    2’26
(Jo Privat et Gaston Durand)
78 t. Pathé PA 2354 CPT 6099 - 1 – Mai 1946

8. Déluge-valse (Valse)    2’55
(Jo Privat)
78 t. Pacific MC 709 ST 1436 - 1 – 1946

9. Souvenez-vous Mama (Slow)    2’09
(My Yiddishe Momme) (Jack Yellen et Lew Pollack) arrangement Norbert Matisson    
78 t. Pacific MC 754 AI 0365 - 1 – 1947

10. Vertige (Valse)    3’22
(Jo Privat et Roger Bouyer)
78 t. Pacific MC 711 ST 1515 - 2 – 1946

11. Saut périlleux (Java - mazurka)    2’13
(Jo Privat)
78 t. Pacific MC 711 ST 1516 - 3 – 1946

12. Rythme gitan (Fox)     2’41
(Jo Privat et R.Maurin)
78 t. Pacific MC 734 ST 1755 – 1947

13. Brise sablaise (Valse)    2’28
(Jo Privat)
78 t. Pacific MC 734 ST 1750 - 1 – 1947

14. Danse, Ballerine danse (Rumba)    2’39
(Carl Sigman)
78 t. Pacific 1185 AI 0825 - 2 – 1948

15. Valse hindoue (Valse)    2’25
(Joseph Colombo et Georges Ghestern)
78 t. Pacific 1549 RE 1408 – 1950

16. En beauté (Polka)    2’00
(Jo Privat)
78 t. Pacific 1455 RE 1299 – 1950

17. Valse fantôme (Valse)    2’51
(Jo Privat et E.Cheni)
78 t. Pacific 1752     
AI 1479 – 1950

18. Balajo (Valse)     2’07
(Jo Privat)
78 t. Pacific 1548     
AI 1410 – 1950



DISCOGRAPHIE - CD 2

1. Bal, petit bal
(Fox)     2’55
(Francis Lemarque)
78 t. Pacific 1754 AI 1475 – 1950

2. Salambo

(Valse)     2’45
(Jo Privat
et Roger Bouyer)
45 t. Columbia SCDF 1004 – 1955

3. L’étranger au paradis (« Stranger in Paradise »)(Slow-boléro)    2’57
(Robert Wright et Geor-ges Forrest) –     
De l’opérette « Kismet »,
sur un thème de A. Borodine
45 t. EP Columbia ESDF 1077 – 1955

4 - Jazz waltz (Valse)    2’27
(Jo Privat et E.Cheni)
45 t. Columbia SCDF 1004 – 1955

5. Rythme musette (Valse)    2’46
(Jo Privat et André Lavigniac)
45 t. EP Columbia ESDF 1120 – 1957

6. La polka scandinave (Polka)    2’27
(Gösta Sundquist)
45 t. EP Columbia ESDF 1145 – 1958

7. Il pleut sur Londres (Valse)    2’30 –
(Louis Ferrari et Maurice Grafé)
45 t. EP Columbia ESDF 1160 – 1958

8. Rock-accordéon (Rock)    2’35
(Jo Privat et Maurice Vittenet)
45 t. EP Columbia ESDF 1160 – 1958

9. Dors, mon amour (Boléro)    2’35
(Hubert Giraud)
45 t. EP Columbia ESDF 1215 – 1958

10. La toupie (Valse)    2’21
(Jo Privat)
45 t. EP Columbia ESDF 1204 – 1958

11. Only you (Loin de vous) (Slow)     2’52
(Buck Ram et Ande Rand)
45 t. EP Columbia ESDF 1172 – 1958

12. Mazurka tzigane (Mazurka)    2’07
(Jo Privat et Armand Lassagne)
45 t. EP Columbia ESDF 1219 – 1959

13. Sortilèges d’Andalousie (Boléro)    1’53
(Armand Canfora et Jack Arel)
45 t. EP Columbia ESDF 1220 – 1959

14. Gosse de Paris (Valse)     2’32
(Charles Aznavour)
45 t. EP Columbia ESDF 1275 – 1960

15. Muchas gracias (Boléro)     3’07
(Pedro Liberal)
45 t. EP Columbia ESDF 1220 – 1959

16. Modern’valse (Valse)    2’33
(Jo Privat)
45 t. EP Columbia ESDF 1394 – 1962

17. Concert à Grenade (Boléro)    2’22
(Christine Fontane)
45 t. EP Columbia ESDF 1448 – 1962

18 - Eugénie de la Bastille (Java)    2’32
(Jo Privat)
45 t. EP Columbia ESDF 1448 – 1962



Jo Privat et « Les Manouches de Paris »
DISCOGRAPHIE - CD 3
« MANOUCHE PARTIE »
33t. (25) Columbia FP 26.009 - 3 novembre 1960

1. Kalinka (Fox)     2’35
(Folklore russe - arrangement André Popp)

2. Les yeux noirs (Fox)     2’55
(Folklore russe - arrangement Jo Privat)
3. La valse des niglos (Valse)     2’21
(Gusti Malha)

4. Chez Jacquet (Valse)     2’17
(Django Reinhardt)

5. Tamboo (Guaracha)     2’50
(Francisco Cavez)

6. Les deux guitares (Slow-fox)     2’51
(Folklore russe - arrangement Charles Aznavour)

7. Minor Swing (Fox)     2’13
(Django Reinhardt et Stéphane Grappelli)

8. Nuages (Slow)     2’19
(Django Reinhardt)

9. Rêve bohémien (Valse)     2’28
(Jo Privat)

10. Java manouche (Java)     2’02
(Jo Privat)

Pour ces 10 titres, JO PRIVAT est entouré de :
Jean « Matelot » Ferret (guitare solo),
Jacques Montagne (guitare d’accompagnement), d’un violoniste non identifié,
René Dubois (contrebasse) et « Mac-Kac » (batterie)

« Un soir au BALAJO »

Enregistrement réalisé en public avec JO PRIVAT,
son accordéon et son ensemble du Balajo
De 11 à 17 - 33t. (25) Columbia FP 1122 – 1958

11. Le vieux Léon (Valse)     2’11
(Georges Brassens)

12. La Bastoche (Valse)    2’28
(Jo Privat)

13. Paciencia (Tango)     2’09
(Francisco Gorrindo et Juan d’Arienzo)
refrain chanté par Jacques BERTI

14. Melodia de Arrabal (Tango)     2’22
(Alfredo Le Pera, Mario Battistella et Carlos Gardel)refrain chanté par Jacques BERTI

15. Maria Morena (Paso-doble)     2’20
(Juan Portal)

16. A San Cristina (Boléro)     2’48
(Jacques Larue et Fred Buscaglione)
refrain chanté par Jacques BERTI

17. La chanson d’Orphée (Boléro)    3’00
(François Llenas et Luiz Bonfá)
« Manhã de Carnaval » du film Orfeu negro
refrain chanté par Jacques BERTI

18. Ay ! Mi sombrero (Paso-doble)     2’10
(Perello et Monreal)
refrain chanté par Jacques BERTI
33 t. (25) Columbia FP 1125 – 1958



Enfant de Ménilmontant, Jo Privat fut l’une des sommités du « piano à bretelles ». L’œuvre de ce compositeur inspiré, aux accents virtuoses, se situe aux confins du musette et de la musique tzigane, et nombreuses des inoubliables valses de l’artiste sont considérées aujourd’hui comme des classiques. Dany Lallemand restitue ici la carrière discographique du « Gitan blanc » avec force détails biographiques, agrémentée d’enregistrements rares et rectifiée au diapason afin de redonner leur authentique tonalité aux œuvres transférées.
Claude Colombini Frémeaux


Born in Ménilmontant, Jo Privat was one of the greatest lumi-naries of the “squeeze-box”. The work of this inspired composer and virtuoso accordionist can be situated at the confines of “musette” and gypsy music, and many of this incomparable performer’s unforgettable waltzes are today considered classics. In this set, Dany Lallemand explores the discography of the man they called “the white gypsy”, with a detailed biographical essay accompanied by rare recordings, some with their pitch corrected to restore the original timbres to the digital transfers.
Claude Colombini Frémeaux

CD Jo Privat 1945-1958 : le gitan blanc - l'accordéoniste de Paris© Frémeaux & Associés 2014

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