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POÈMES
DE MAURICE CARÊME (1899-1978)
INTERPRÉTÉS PAR L’AUTEUR








Magicien des mots et des images, Maurice Carême prêta sa voix à l’émotion de son chant. Cet ouvrage constitue le vivant témoignage du plus grand poète Belge du XXe siècle et apporte une contribution exceptionnelle au patrimoine de l’oralité.    Alain Frémeaux

Je connaissais depuis peu les poèmes de Maurice Carême. Je les avais aussitôt rangés dans ce grenier secret où, loin des humeurs et des modes, veillent Jules Laforgue, Francis Jammes et Marie Noël. De lui, comme de Supervielle, je puis écrire, sans aucune prétention, mais en raison d’une secrète parenté, que si ses écrits m’émerveillent souvent, ils ne me surprennent jamais.
D’ailleurs, il y a longtemps que je ne cherche plus l’étonnement, ni celui que l’on cause ni celui qu’un autre me procure.
Cela me semble appartenir à l’adolescence littéraire ; et je lui préfère l’enfance dont le propre est justement de s’émerveiller de tout en ne s’étonnant de rien.
Et puis, j’ai rencontré Maurice Carême, par hasard, et je l’ai aussitôt re­connu, c’est qu’il ressemblait à ses poèmes ; il les portait sur son visage, dans son regard, et jusque dans cette modestie si rare, dont l’un et l’autre étaient empreints. On avait envie de lui dire : “Mais si ! vous êtes un merveilleux poète...”.
Je ne lui exprimai rien de tel, car toute conversation littéraire me glace. En fait, je ne lui ai à peu près rien dit. J’ai seulement fait provision de ce visage, comme si notre bref tête-à-tête dût être à la fois une retrouvaille et une ultime rencontre.
C’était l’un et l’autre. Aujourd’hui je ne verrai plus le regard enfantin et le sourire si humble de Maurice Carême qu’entre les lignes de ses poèmes - mais je suis sûr de les y retrouver chaque fois silencieux, inaltérables, vivants.
Gilbert Cesbron

Le catalogue de livres sonores de Frémeaux & Associés s’enrichit de l’œuvre de Maurice Carême lue par lui-même.

Prince en poésie, poète du bonheur, de la spiritualité et de la vie, Maurice Carême est le chantre de l’émotion. Sa langue est claire, limpide, d’une simplicité voulue, travaillée, structurée, faite d’images et de musicalité. Sa poésie parle droit au cœur. Il est aussi le poète de l’enfance dont il a gardé cette extraor­dinaire capacité d’émerveillement et à laquelle il offre son parti pris pour la beauté de la vie. Il s’est démarqué des tendances modernistes de son temps et est resté fidèle à une poésie de forme traditionnelle qui lui vaut une renommée mondiale. Il rappelle François Villon par sa sincérité et l’expression de sentiments universels.

Magicien des mots et des images, Maurice Carême prête sa voix à l’émotion de son chant. Cet ouvrage constitue le vivant témoignage du plus grand poète belge du XXème siècle et apporte une contribution exceptionnelle au patrimoine de l’oralité que Frémeaux & Associés tente de réhabiliter.
Alain Frémeaux,

auteur de l’Anthologie sonore de la poésie interprétée par la Comédie-Française,
Alain Frémeaux est le conseiller éditorial de Frémeaux & Associés pour la poésie.



MAURICE CARÊME

Wavre 12 mai 1899 – Anderlecht-lez-Bruxelles 13 janvier 1978

Qui est donc ce Maurice Carême dont la renommée couvre toute la francophonie et a dépassé largement les limites de l’Europe ? En France, son nom domine tout le paysage poétique scolaire depuis une trentaine d’années et, bien que les références de l’école primaire soient lentes à se modifier, lui et Robert Desnos ont rejoint aujourd’hui, et de façon durable, La Fontaine, Victor Hugo, Paul Verlaine, Paul Fort et Guillaume Apollinaire.
Mais ce rayonnement dans le monde de l’enfance n’a-t-il pas permis à certains de faire de Maurice Carême un poète maudit de cette deuxième moitié du vingtième siècle ? A ce propos, Lucien Gabriel Gros, directeur de la célèbre revue Sud, écrivait au poète “ Vous êtes de ceux qui ont tort d’avoir raison. Mais on a créé depuis un siècle un véritable barrage entre “ producteurs et consommateurs ”, on a mis l’accent sur la recherche pure, créé un mandarinat de spécialistes et de pédants. Si bien que  les véritables poètes maudits sont de nos jours ceux qui, par nature, échappent à toute malédiction ”.

On a dit de Maurice Carême qu’il était le poète de la joie et l’on a forgé autour de cette image simpliste, une vision plus qu’incomplète de son oeuvre. Il a chanté - il est vrai - et à de nombreuses reprises le bonheur de vivre, mais celui-ci fut pour lui une sublimation du tragique de la vie. Toute son oeuvre est marquée par cette dualité. Il faut avoir lu superficiellement et sa poésie et sa prose pour mettre en doute que Carême fût aussi le chantre de la misère morale et physique de l’homme.

Il a à peine trente ans, lorsqu’il opte pour un style d’une transparence lumineuse. Non qu’il méconnaisse les tendances futuristes ou surréalistes de son temps, mais il semble savoir d’instinct qu’il ne pourra dire l’essentiel de sa pensée poétique que grâce à cette simplicité complexe, à cette clarté profonde dont il fera les caractéristiques majeures de sa création. Et s’il remet à plusieurs reprises son écriture en question, c’est pour donner toute sa résonance à cet art des images qu’il manie avec une déconcertante aisance depuis ses tout premiers recueils, cet art que les critiques ont souligné très tôt en le situant comme un “ymagier”. Mais là aussi, Carême va tenter de les inclure dans un style d’une telle évidence qu’elles s’intégreront naturellement au contexte.


On peut se demander pourquoi Maurice Carême - en dépit des tendances modernistes de l’époque - va maintenir ce choix de la simplicité du verbe à travers toute sa vie. Il est un immense lecteur, et sa vision de la poésie est non seulement universelle, mais elle remonte jusqu’aux premiers textes littéraires connus. Il est un passionné du domaine de l’anthologie et il ne cessera de tenter d’y déceler les raisons qui ont permis aux grands poètes de parvenir jusqu’à nous. Une question le hante : “Pourquoi ces textes nous touchent-ils encore, nous émeuvent-ils, pourquoi ont-ils gardé leur pouvoir poétique ? Et cela quelquefois malgré les siècles qui nous séparent de leurs auteurs, malgré les distances, les différences de civilisation, de religion, de culture ?” Il lui apparaît que ce qui a survécu se caractérise par une magie du lan­gage à laquelle s’associe presque toujours la profondeur des sentiments exprimés.

Les années ne feront que renforcer en lui le sentiment que “l’on assigne à la poésie un rôle trop élevé. On lui demande une explication du monde, alors qu’elle ne devrait être qu’une exaltation de la vie. La poésie n’est que le miroir de la vie. Celle-ci se résume en cinq mots : naître, manger, dormir, aimer, mourir. L’activité humaine tourne autour de cela. Le poète est l’homme qui parle aux autres hommes de tout ce qui donne du prix à l’existence.”

Qu’en est-il aussi de son art poétique ? S’est-il astreint à user de formes classiques dont il n’a pas osé enfreindre les lois rigides ? Il avait indéniablement une facilité à trouver la rime adéquate, une rime qui ne venait jamais alourdir sa prosodie. Quant à l’architecture de ses poèmes, il sut lui imprimer un merveilleux équilibre. Attiré par toutes les formes poétiques, par les mètres les plus variés, par les enjambements de vers qu’aucun artifice ne semblait avoir élaboré, il restait persuadé de la nécessité de leur perpétuelle recréation. Comme le remarqua Jacques De Decker, lors du colloque Maurice Carême ou La clarté profonde, il a eu “une conscience poussée de ses  moyens et de son art. (Mais) toute cette compétence ne servirait à rien si elle n’était pas animée par cette fraîcheur, par cette limpidité du regard qu’il a su préserver pendant toute sa vie et à travers toute son œuvre”.

“Il sera, comme l’écrit Marc Quaghebeur dans L’Almanach des lettres belges, cette voix singulière qui use des mots de tous les jours.” Une voix qui n’a cessé de se faire entendre puisqu’en cette année même, vient de paraître en Chine une anthologie de 227 poèmes parmi les plus graves de l’œuvre, des contes et des poèmes sont sous presse en Bulgarie, en Estonie, en Roumanie, en Tunisie, en Ukraine, au Vietnam. Il n’y a quasi plus de langues européennes où ses textes n’aient été traduits, mais ils le sont aussi en afrikaans, en arabe, en bengali, en chinois, en hébreu, en japonais, en vietnamien.

Maurice Carême est né à Wavre (Brabant wallon) le 12 mai 1899 dans une famille modeste et passe dans sa ville natale une enfance campagnarde à ce point émerveillée que les souvenirs qu’il en garde ne cesseront d’imprégner son œuvre.

En 1914, il écrit ses premiers poèmes, inspirés par une amie d’enfance dont il s’est épris. Elève brillant, il obtient la même année, une bourse d’études et entre à l’Ecole normale primaire de Tirlemont. Son professeur, Julien Kuypers, l’encourage à écrire et lui révèle la poésie française du début du 20e siècle. C’est à Tirlemont également qu’il découvre les grands poètes de Flandre. Il est nommé instituteur en septembre 1918 à Anderlecht-Bruxelles. Il quitte Wavre pour s’installer dans la banlieue bruxelloise.

Il noue alors ses premiers contacts littéraires et artistiques et dirige une revue poétique La Revue Indépendante. Il épouse en 1924 une institutrice, Andrée Gobron (Caprine). Il publie en 1925 son premier recueil 63 illustrations pour un jeu de l’oie. Fasciné entre 1925 et 1930 par les mouvements surréalistes et futuristes, il fait en 1930 la découverte de la poésie écrite par les enfants et revient à une grande simplicité de ton. Il écrit la même année les premiers poèmes de Mère (1935).

Il est, avec Géo Norge, Pierre Bourgeois, Georges Linze, Yvan Goll, André Salmon, Edmond Vandercammen, etc., un des fondateurs du Journal des Poètes en 1931.

En 1933, il fait construire, avenue Nellie Melba, à Anderlecht, la Maison blanche, à l’image des maisons anciennes de son Brabant (siège de la Fondation Maurice Carême (1975) et, en 1978, du Musée Maurice Carême).

En 1943, il quitte l’enseignement pour se consacrer entièrement à la littérature et se lie avec Jeannine Burny pour laquelle il écrit La Bien-aimée.
La culture de Maurice Carême était immense et, si sa connaissance de la poésie s’avère universelle, il était aussi un grand lecteur d’essais sur la littérature, sur l’astronomie, sur l’art et sur la philosophie. S’il privilégie la lecture des œuvres d’Herman von Keyserling et surtout de Frédéric Nietzsche dont il fera de Ainsi parlait Zarathoustra un véritable livre de chevet, il s’intéresse avec passion à ces interrogations posées depuis la Grèce antique par les philosophes de tous les temps. Il y trouve source d’inspiration ou de rejet d’une vision intellectuelle du monde et de l’homme dont il n’acceptera jamais les dérives. L’homme demeure pour Carême le réservoir de tant de richesses de cœur et d’âme qu’il ne peut que refuser de le voir restreint à cette intellectualité réductrice en dépit de toutes les fascinations, de toutes les puissances verbales dont certains philosophes eurent le génie.

Il se penche avec ferveur sur tout ce qui touche au divin et au sacré. On trouve dans son œuvre de nombreuses références aux religions, aux sagesses. Pour Maurice Carême, comme pour Gandhi : “Les religions représentent des routes différentes qui convergent au même point. Peu importe si nos chemins ne sont pas les mêmes pourvu que nous atteignions le même but. A vrai dire, il y a autant de religions que d’individus.” Maurice Carême a lu de nombreux ouvrages sur le Zen, la sagesse de l’Inde et de la Chine. Il est familier des textes sacrés orientaux. Il est de plus en plus persuadé que l’homme est un être éminemment spirituel. Ce n’est pas par hasard qu’il cite, en exergue du recueil de poèmes Heure de Grâce, Ruysbroeck l’Admi­rable : “De quelque manière ou sous quelque nom que l’on se repré­sente Dieu comme maître de tout le créé, l’on est toujours dans le vrai”.

Son œuvre d’audience universelle comprend quelque quatre-vingt recueils de poèmes, contes, romans, légende dramatique, essais, traductions de poèmes néerlandais de Belgique. Elle touche un vaste public, qui va du tout petit enfant à l’adulte le plus averti, et lui a valu de nombreux prix littéraires en Belgique et à l’étranger : Prix Victor Rossel (1948), Prix de l’Académie française (1949 et 1954), Prix international Syracuse (1950), Médaille de Sienne (1956), Prix du Président de la République française (1961), Prix de la Province de Brabant (1964), Grand Prix International de poésie en France (1968), Prix Européen en Italie (1976) etc. Le 9 mai 1972, il est nommé Prince en poésie à Paris, succédant à Paul Fort, Jules Supervielle et Saint-John Perse.

Un colloque, consacré à son œuvre et réunissant des personna­lités littéraires et artistiques et universitaires de Belgique, de Bulgarie, de l’Equateur, de France, de Hongrie, du Japon, de Pologne, de Roumanie, s’est tenu à Bruxelles, en novembre 1985, sous l’égide de la Commission française de la Culture de l’Agglomération de Bruxelles et de la Fondation Maurice Carême.

Poète de la simplicité, Maurice Carême osa dire la beauté de la nature, la fraîcheur de l’enfance, la vie avec ses ombres et ses lumières, le bien et le mal, l’amour et le tragique de l’existence, la spiritualité sans laquelle l’humanité n’a pas de sens, avec les simples mots de tous les jours, des mots qu’on aurait pu croire usés à force d’avoir traîné dans tant de bouches et sous tant de plumes, des mots dont sa poésie affirme en ce début de millénaire toute la pérennité et l’efficience.

“Maurice Carême, fils de la ville de Wavre, Belge, francophone, européen, est un poète de la grandeur et de la misère de l’homme. Concises, discrètes et pénétrantes, sa poésie et sa prose nous parlent de la solitude profonde de l’homme et de la joie de l’existence.

Fin observateur de lui-même et des autres, révolté contre toutes les injustices, il exalte le travail de tous les jours, chante les merveilles de son Brabant natal et évoque les grands et simples moments de l’enfance et de l’amour. La simplicité de Carême n’est qu’une apparence. C’est une simplicité très complexe, savamment structurée. Il y a là une musicalité extraordinaire, due aux longues phrases carémiennes. Il y a une tension entre le vers et la phrase. Et il y a les images… Homme de vaste culture, traducteur éminent de la poésie néerlandaise de Belgique, il unit la musicalité du verbe à la lucidité des images. Il fait la synthèse du quotidien et du sacré. Et Laszlo Ferenczi, Directeur de recherches à l’Institut littéraire de l’Académie des Sciences de Hongrie, termine sa présentation du poète dans le dossier qu’il lui consacre : Quand j’ai rencontré Maurice Carême – il avait 77 ans – ce vieux monsieur avait une jeunesse inimaginable. Une jeunesse dans le regard, dans les gestes, et surtout dans une curiosité pluraliste du monde. Ce vieil homme aimait l’aventure. Il ne jouait pas à être jeune. Il était un vieil homme malade, plein d’expérience. Mais il était jeune parce qu’il vivait dans “son” présent. Il était jeune parce que “son” passé était présent. Il était jeune parce qu’il avait gardé toute sa force créatrice. Sa voix était silencieuse et forte. Son silence était rassurant et inspirant. Il était homme de dialogue et il savait inspirer le dialogue.”

Maurice Carême meurt à Anderlecht-Bruxelles le 13 janvier 1978.

© Fondation Maurice Carême et les auteurs des citations.


MAURICE CARÊME… UN ART DE DIRE…

Maurice Carême considérait qu’un poète se devait de dire ses vers, voire ceux d’autres poètes, avec le plus grand naturel possible. Il s’inscrit donc dans les années trente au Conservatoire de Bruxelles dans la classe de Madeleine Renaud-Thévenet, amie des Milhaud, et y termine en 1933 ses études de déclamation. Il obtient un Premier prix. Des années plus tard, au Théâtre royal du Parc, il perfectionne son art de dire auprès du comédien Werner Degan. Chez son amie, la danseuse Akarova, il sera le récitant dans L’histoire du Soldat d’Igor Stravinsky et de Ramuz. Au cours d’autres soirées de danse et de poésie, il interprétera le Saint Sébastien de Claude Debussy et de Gabriel d’Annunzio.
Que de fois aussi, présentera-t-il au public les poèmes de ses confrères avec ce ton de simplicité qui avait conservé toute la saveur du terroir brabançon. Il avait l’art d’user de sa voix grave et flexible pour mieux faire passer toutes les magies de cet art poétique dont il sera le fervent défenseur toute sa vie. Dans le Livre d’or de la Fondation Maurice Carême, réalisé après la mort du poète, le grand comédien et metteur en scène Raymond Gérôme se souviendra du jeune débutant qu’il fut, lisant presque à haute voix l’unique légende dramatique de Maurice Carême : Lancelot : “Carême s’est penché vers le cher Jacques Stehman. “Pourquoi joue-t-il ? Il devrait lire ; d’abord, c’est plus modeste, ensuite (ces derniers mots vers moi) c’est beaucoup plus difficile, ce qui rend la chose intéressante.” C’était la première leçon. Il y en eut d’autres. Oh ! Entendons-nous bien ! Leçons légères, feutrées, proposées avec confiance, en égal, à l’intelligence, au cœur.”

© Fondation Maurice Carême et Raymond Gérôme


78 POÈMES DE MAURICE CARÊME INTERPRÉTÉS PAR L’AUTEUR (1899-1978)


1. Rue des Fontaines (extrait de “Brabant”) 1’30“ • 2. L’homme (extr. de “Défier le destin”) 1’21“ • 3. La mort (extr. de “Petites légendes”) 58“ • 4. La peine (extr. de “Petites légendes”) 1’10“ • 5. La cuisine (extr. de “Mère”) 48“ • 6. La sirène (extr. de “Le jongleur”) 1’05“ • 7. Femme (extr. de “Femme”) 36“ • 8. Amour (extr. de “La Bien-aimée”) 56“ • 9. L’école (extr. de “La flûte au verger”) 1’19“ • 10. Le richard (extr. de “Complaintes”) 1’08“ • 11. Ma rue (extr. de “Complaintes”) 1’20“ • 12. Mère (extr. de “Mère”)  40“ • 13. Les mains de ma mère (extr. de “Souvenirs”) 1’00“ • 14. Complainte de la vieille Thérèse (extr. de “Complaintes”) 1’28“ • 15. L’oiseau (extr. de “Entre deux mondes”) 50“ • 16. Bonté (extr. de “La lanterne magique”) 25“ • 17. La vie (extr. de “Entre deux mondes”) 1’02“ • 18. Le militaire (extr. de “Entre deux mondes”) 1’15“ • 19. Adam et Eve (extr. de “Complaintes”) 1’12" • 20. Pour quoi faire ? (extr. de “Complaintes”) 46“ • 21. La morte (extr. de “Petites légendes”) 44“ • 22. Généalogie (extr. de “Etre ou ne pas être”) 55“ • 23. Prière du poète (extr. de “Heure de grâce”) 1’31“ • 24. Pourquoi te le cacher (extr. de “La maison blanche”) 58“ (1953) • 25. La chienne (extr. de “Heure de grâce”) 29“ (1953) • 26. Tu reviendras si las de tout (Lassitude) (extr. de “Heure de grâce”) 31“ (1953) • 27. Destin (extr. de “Heure de grâce”) 48“ (1953) • 28. Grand-mère (extr. de “La maison blanche”) 1’46“ (1953) • 29. Paradis (extr. de “La maison blanche”) 1’12“ (1953) • 30. Peut-on mourir (extr. de “La maison blanche”) 1’56“ (1953) • 31. Le givre (extr. de “La lanterne magique”) 51“ (1958) • 32. Grand-père (extr. de “La lanterne magique”) 27“ (1958) • 33. L’ange (extr. de “La lanterne magique”) 36“ (1958) • 34. Pampelune (extr. de “La lanterne magique”) 46“ (1958) • 35. Plainte d’hiver (extr. de “La lanterne magique”) 41“ (1958) • 36. Les oiseaux perdus (extr. de “La lanterne magique”) 45“ (1958) • 37. Liberté (extr. de “La lanterne magique”) 39“ (1958) • 38. La gare isolée (extr. de “La lanterne magique”) 1’04“ (1958) • 39. Le vieux piano (extr. de “La lanterne magique”) 40“ (1958) • 40. Un homme simple (extr. de “L’envers du miroir”) 48“ (1977) • 41. Les poissons (extr. de “Almanach du ciel”) 24“ (1972) • 42. A une rivière (extr. de “Le Mât de cocagne”) 1’19“ (1950) • 43. Calme-toi, calme-toi... (extr. de “Heure de grâce”) 1’06“ (1950) • 44. Je m’en allais jadis (extr. de “Heure de grâce”) 1’17“ (1950) • 45. Pitié, Seigneur, car j’ai pêché (extr. de “Heure de grâce”) 1’23 (1950) • 46. Ne cherche pas d’où vient ma voix (extr. de “Heure de grâce”) 54“ (1950) • 47. Ah ! Laissez-moi partir (extr. de “Heure de grâce”) 58“ (1950) • 48. Marie (extr. de “Heure de grâce”) 46“ (1950) • 49. Je t’aurai tant aimée... (extr. de “Mère”) 15“ (1961-1963) • 50. Ainsi, j’étais au fond de toi (extr. de “Mère”) 42“ (1961-1963) • 51. Tu es belle, ma mère (extr. de “Mère”) 35“ (1961-1963) • 52. Je me souviens (extr. de “Mère”) 40“ (1961-1963) • 53. Priez pour moi (extr. de “Mère”) 31“ (1961-1963) • 54. Il pleut doucement (extr. de “Mère”) 1’07“ (1961-1963) • 55. Il fut un temps, ma mère (extr. de “Mère”) 43“ (1961-1963) • 56. Tu suspendais mon berceau (extr. de “Mère”) 42“ (1961-1963) • 57. Te remercierai-je jamais assez (extr. de “Mère”) 38“ (1961-1963) • 58. Tu as mis ton cœur (extr. de “Mère”) 31“ (1961-1963) • 59. Ainsi que dans le temps (extr. de “Mère”) 20“ (1961-1963) • 60. A quoi jouais-tu (extr. de “Mère”) 55“ (1961-1963) • 61. Il y avait mes sabots (extr. de “Mère”) 37“ (1961-1963) • 62. Vers le soir, tu me parles (extr. de “Mère”) 1’08“ (1961-1963) • 63. Puisses-tu longtemps encore (extr. de “Mère”) 27“ (1961-1963) • 64. Un chat perdu (extr. de “La lanterne magique”) 48“ (1961-1963) • 65. Mon oncle (extr. de “La lanterne magique”) 53“ (1961-1963) • 66. Notre maison (extrait de “La maison blanche”) 1’48“ (1961-1963) • 67. Visitation du père (extrait de “La maison blanche”) 1’20“ (1961-1963) • 68. A de lointains amis (extr. de “La maison blanche”) 1’25“ (1961-1963) • 69. Les moineaux (extr. de “La maison blanche”) 1’00“ (1961-1963) • 70. Venez (extr. de “La maison blanche”) 1’14“ (1961-1963) • 71. Le miracle (extr. de “Petites légendes”) 48“ (1961-1963) • 72. L’homme noyé (extr. de “Petites légendes”) 53“ (1961-1963) • 73. Le mage (extr. de “Petites légendes”) 1’01“ (1961-1963) • 74. La faim (extr. de “Petites légendes”) 27“ (1961-1963) • 75. Souviens-toi (extr. de “La flûte au verger”) 1’17“ (1961-1963) • 76. La flûte au verger (extr. de “La flûte au verger”) 1’06“ (1961-1963) • 77. Soixante ans (extr. de “La flûte au verger”) 44“ (1961-1963) • 78. Brabant, aimé des dieux (extr. de “La maison blanche”) 1’55“ (1961-1963).


FONDATION MAURICE CARÊME
Etablissement d’utilité publique

La Fondation Maurice Carême a été créée en décembre 1975 par le poète lui-même. Elle a pour objet d’assurer et de promouvoir la diffusion continue de l’œuvre de Maurice Carême ainsi que l’étude de celle-ci et de la personnalité de son auteur et cela, de la manière la plus large possible, tant en Belgique qu’à l’étranger.
Elle organise, avec l’accord et l’appui du Ministère de la Communauté française et de la Commission communautaire de Bruxelles-Capitale, de la Province du Brabant wallon, des animations poétiques et des conférences avec projection de films dans les établissements de l’enseignement maternel, primaire, secondaire, supérieur et universitaire ainsi que dans les cercles culturels en Belgique et à l’étranger (deux mille cinq cents animations poétiques et conférences ont été données depuis la mort du poète). Elle organise des visites guidées avec conférences et projection de films au Musée Maurice Carême qui a conservé, intact, le cadre de vie du poète.
Elle rédige des articles, des études sur l’œuvre et la vie de Maurice Carême, favorise et réalise des expositions, elle patronne de nombreux “ Prix Maurice Carême ”. Elle met, à la disposition des universitaires qui préparent des thèses et des mémoires sur Maurice Carême, ses archives et ses documents, sa bibliothèque de poésie couvrant le monde entier.
Elle a établi un fichier thématique des poèmes de Maurice Carême, archivé les nombreux documents sonores et audiovisuels relatifs à l’œuvre, réuni plus de deux mille poèmes mis en musique dont certains par les plus grands musiciens contemporains (Darius Milhaud, Carl Orff, Francis Poulenc, Henri Sauguet, Florent Schmitt, etc.), classé des lettres adressées au poète par les artistes contemporains ainsi que des lettres de Maurice Carême.
Elle a favorisé l’édition de plusieurs ouvrages anthologiques sur Maurice Carême et des traductions de l’œuvre qui ont paru à l’étranger.
Elle assure un service permanent de renseignements sur la vie, l’œuvre et la personnalité de Maurice Carême.
Elle publie une revue annuelle avec extraits de poèmes, articles sur Maurice Carême, informations et liste des œuvres disponibles. Une participation sous forme de don aux Amis de Maurice Carême, association sans but lucratif, est demandée pour couvrir les frais d’envoi.
Elle a créé, à l’occasion du dixième anniversaire de la mort du poète, en 1988, le “PRIX MAURICE CARÊME DE POESIE” d’une valeur de mille deux cent cinquante euros et, en 1990, un “PRIX D’ETUDES LITTERAIRES MAURICE CARÊME” d’une valeur de sept cent cinquante euros. Ils sont attribués tous les deux ans.
La Fondation Maurice Carême est dirigée par un comité de six administrateurs. Elle est présidée par Jeannine Burny.
La Fondation Maurice Carême est seule détentrice des droits sur l’œuvre.
© Fondation Maurice Carême


LE MUSEE MAURICE CARÊME

Certes pas un musée comme les autres…

L’idée de réaliser un musée remonte à la création de la Fondation Maurice Carême le 4 décembre 1975.
Par les statuts de cet établissement d’utilité publique, Maurice Carême léguait sa maison avec le cadre de vie qu’il avait peu à peu constitué avec ses meubles et ses objets anciens, ses œuvres d’art dues à ses amis peintres et sculpteurs. La bibliothèque spécialisée en poésie du monde entier avait la réputation d’être la plus importante collection poétique privée de Belgique. La correspondance du poète couvrait le monde artistique de son temps. Les manuscrits de l’œuvre avaient été précieusement conservés. S’y trouvaient réunis également : les partitions musicales inspirées par sa poésie, les traductions réalisées dans d’innombrables langues internationales, les lettres et les dessins envoyés par les enfants, les diverses éditions de luxe consacrées à ses ouvrages, les archives écrites, sonores et audiovisuelles.
Maurice Carême était conscient de l’intérêt d’un tel patrimoine, de la place tout à fait particulière qu’il tenait dans le monde littéraire. Il s’était délibérément écarté de toutes les écoles et les modes de son temps pour mieux s’affirmer en tant que poète de la transparence et de la simplicité.
“ La personnalité de Maurice Carême valait-elle de préserver cet ensemble ! ” s’interrogeront certains. Il était - et les années allaient encore le confirmer - le “ Poète de l’enfance ” en France et dans toute la francophonie. “ Il se situe en tant que  poète phare de l’école élémentaire depuis une quarantaine d’années ”, remarque Pierre Ceysson dans sa thèse de doctorat. Ses textes servent à l’enseignement du français, langue étrangère, dans le monde entier. Cet autre Belge, Maurice Grevisse, notre grand grammairien, déclarait à propos de Maurice Carême : “ Je le portais très haut dans l’admiration de son immense génie de poète.. (Il) écrivait bien, il aimait le beau français, clair, adroitement cadencé, irréprochablement correct, accordé au rythme du cœur. ”
L’aspect de l’œuvre, adopté par les enfants, ne couvre qu’un quart de l’ensemble de celle-ci. Si la poésie de Maurice Carême se situe aux antipodes des tendances les plus modernistes de son temps, elle va garder non seulement le contact avec un large public, souvent rebuté par des textes contemporains difficiles d’accès, mais avec de très nombreux artistes parmi lesquels il faut citer avant tout les compositeurs. A ce jour, ils ont réalisé deux mille quatre cent soixante-dix-neuf adaptations musicales de poèmes dont la simplicité complexe touchent à l’essentiel de l’homme et appartiennent indéniablement à ce 20e siècle si étonnant dans sa diversité artistique. Cette fascination exercée sur les musiciens faisait remarquer en 1985 à Jacques Chailley lors du colloque Maurice Carême ou la clarté profonde : “ Carême me paraît réunir un nombre de qualités que l’on trouve isolées chez tel ou tel poète et qu’il est rare de voir réunies, comme chez lui, en un seul. ” Toute cette floraison musicale - parmi laquelle il faut citer des noms prestigieux : Darius Milhaud, Carl Orff, Francis Poulenc, Henri Sauguet ou Florent Schmitt - ne doit pas faire oublier l’impact de l’œuvre dans le monde pictural et sculptural. Les peintres projettent une variation de portraits du poète et illustrent ses recueils de dessins, les sculpteurs modèlent dans la glaise ou la pierre son visage familier. Cette provende est à découvrir au musée lors des visites guidées, commentées de toutes les anecdotes auxquelles est liée leur création. Elle porte les noms d’Akarova, Canneel, Michel Ciry, Felix De Boeck, Marcel Delmotte, Paul Delvaux, Jean-Jacques Gaillard, Désiré Haine, Jules Lismonde, Léon Navez, Roger Somville, Charles Stepman, Rodolphe Strebelle, Firmin Van de Woude, Henri-Victor Wolvens et bien d’autres peintres et sculpteurs.
Comment situer la place d’une telle maison d’écrivain dans un siècle profondément ancré dans l’économique ? Maurice Carême était persuadé que “ plus que jamais les gens avaient un besoin urgent de poésie ”. Il fallait préserver l’atmosphère de lieu habité et accueillant qu’elle avait du vivant de l’auteur - gageure difficile à tenir - tout en permettant au public d’accéder aux collections, aux chercheurs, de consulter les archives et les documents ; faire de ce patrimoine une porte ouverte sur son époque et sur le monde.
Dès le départ, son but s’avérait double :
- d’une part, les visites guidées complétées d’animations poétiques ou de conférences, de films
• tant pour les adultes que pour les enfants
-  d’autre part, l’accueil aux étudiants, aux chercheurs, aux universitaires :
• mise à disposition sur place des livres de la bibliothèque, du fichier thématique des poèmes, des conférences, des thèses, des mémoires, des essais et des articles sur Maurice Carême, des partitions musicales, etc. ;
• prêt de dossiers ;
• photocopie de documents d’archives ;
• autorisation à reproduire : textes de Maurice Carême, documents d’archives... ;
• possibilité d’accueil à la table d’hôte pour les étrangers (notamment en ce qui concerne les étudiants).
Ces archives, ces documents sont réunis dans une vaste salle nouvellement construite et située sous le jardin de la maison du poète, salle accessible aux chercheurs.
Il fallait gérer le musée tout en préservant les multiples actions de la Fondation Maurice Carême en Belgique et à l’étranger : les expositions, les conférences, les animations poétiques, les exposés pédagogiques, les manifestations dans le cadre de la littérature et du livre, la remise tous les deux ans des Prix Maurice Carême (poésie) et d’Etudes littéraires, les articles à rédiger, la correspondance à assurer quotidiennement. Il fallait tenir compte - pour mener ce défi auquel nous nous trouvions confrontés - de nos faibles possibilités financières et du manque de personnel. Notre comité d’administration (un président, un vice-président, quatre administrateurs) fonctionne en total bénévolat. Nous avons donc décidé d’ouvrir le musée au public sur rendez-vous. Cela nous permet d’organiser nos visites - au gré de nos possibilités - tant en semaine qu’au cours du week-end, tant en journée qu’en soirée, tant en jours ouvrables qu’en jours de fête.
Les chercheurs, notamment ceux de l’étranger - en particulier les universitaires - nous les accueillons volontiers durant les vacances.
Les contacts que nous avons avec les universités ont permis d’ouvrir à Belgrade une chaire de littérature française de Belgique (Professeur Radivoje Konstantinovic) et une chaire similaire à Budapest (Professeur Laszlo Ferenczi). Ces deux professeurs sont des familiers du musée Maurice Carême où ils viennent perfectionner leur connaissance de la littérature de Belgique, de France, de la Francophonie, voire de la poésie mondiale. Il est à remarquer que notre bibliothèque est sans cesse actualisée par l’achat des derniers ouvrages de poésie parus sur le marché du livre.
Trois des mémoires réalisés par des étudiants des universités de Bologne et de Poznan ont obtenu en 1995 et 1999 le “ Prix d’Etudes littéraires Maurice Carême ”. La thèse de doctorat “ La narration lyrique de Maurice Carême ” (American Institute for applied research of Los Angeles) de Jacques Dumont, également lauréat du Prix d’Etudes littéraires, a paru aux éditions Académia-Bruylant.
Il serait fastidieux de citer tous les établissements de niveau universitaire avec lesquels nous sommes en contact, les professeurs et les étudiants qui ont été invités pour des séjours de travail au musée. Au-delà de tous ces accueils, ces visites guidées, ces conférences, ces animations poétiques, ces contacts, ces correspondances échangées, s’étend un large programme qui englobe la poésie du monde entier. L’œuvre d’un poète - fût-il celui d’un très petit pays comme la Belgique - ouvre sur des horizons qui n’ont pas de frontières. A toutes les voix enfantines qui résonnent du fond de leurs écoles - qu’elles aient pris le nom du poète en France ou en Belgique, qu’elles se soient mises à l’écoute de son œuvre - répondent d’autres voix plus graves d’écrivains, d’artistes, de professeurs, d’universitaires, de traducteurs, voire même d’hommes très simples, pour lesquels la poésie demeure une des expressions fondamentales de la pensée humaine, un langage au-delà de tous les langages parce qu’il parle au cœur et à l’âme.
C’est toute cette dynamique qu’évoque une maison d’écrivain. Grâce au rayonnement de l’homme qui y a vécu, elle garde l’écho des réunions, des repas partagés avec d’autres écrivains et d’autres artistes, des lettres venant des quatre coins du monde. Toutes ces paroles échangées, ces phrases parcourues jadis semblent s’être magnifiées pour rendre plus chaleureuses les relations avec tous nos correspondants, plus essentiels l’accueil et les contacts avec les visiteurs d’aujourd’hui.
Le musée Maurice Carême se veut donc attentif à tous ceux - écoliers, étudiants, enseignants, universitaires, adultes - qui désirent se pencher sur l’œuvre du poète en particulier et sur la poésie en général. Les visites du musée sont étudiées en fonction du public et en tenant compte des désirs de celui-ci. Une documentation peut-être obtenue sur simple demande. Un dossier est tenu à la disposition des étudiants sous forme de prêt. Toutes les œuvres disponibles du poète (poésie, contes, romans, essais, disques, papier à lettres, etc.) peuvent être acquises ou commandées au musée. Un bulletin avec des articles et des informations sur les activités de la Fondation paraît chaque automne. Il est envoyé aux membres des Amis de Maurice Carême (association sans but lucratif), aux établissements scolaires et universitaires, aux bibliothèques qui le désirent.
Visites du musée : sur rendez-vous (par écrit, par téléphone, par fax ou par courriel)
Le Musée Maurice Carême est membre du Conseil bruxellois des Musées (Belgique) et de la Fédération des Maisons d’écrivain et des Patrimoines littéraires (France).
© Fondation Maurice Carême

Coordonnées : Fondation Maurice Carême – Musée Maurice Carême, avenue Nellie Melba, 14 – 1070 Bruxelles - Téléphone : 00 32 2 521 67 75 - Télécopie : 00 32 2 520 20 86
Courriel : jeannine.burny@coditel.net - site Internet : (en préparation et à communiquer ultérieurement)



Chacun de vos livres ajoute plus de poésie
véritable à votre œuvre.
Et sans quitter la transparence vous allez vers
un mystère plus sensible et plus profond...
Et chacun de vos poèmes touche par la justesse de son accent.
C’est beau de pouvoir ainsi faire confiance à la sensibilité
et de lui confier le sort de son œuvre.
Nul doute que vous irez encore plus loin et obtiendrez des accords encore
plus merveilleux. Et vos vers quotidiens luiront de plus en plus “comme des soleils”.
Jules Supervielle


En ces temps où il faut par devoir se prendre si souvent la tête à deux mains pour tenter d’absorber des livres obscurs et sans vie, quel bonheur de retrouver un poète qui n’oublie pas que l’art est émotion. (...)
Chaque page est un moment de l’homme avant même d’être un moment de poésie.
Bernard Clavel


Je vous admire comme poète, car les vrais poètes ne sont pas nombreux...
Paul Delvaux


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