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SONGS OF WORLD WAR II

ENREGISTREMENTS
DE LA 2e GUERRE MONDIALE










PREFACE

Jazz, Blues, Swing, autant de styles musicaux évoquant à l’esprit de chacun d’entre nous l’époque et les événements de la Seconde Guerre mondiale. Songs of World War II est aussi l’opportunité d’un voyage historique à travers la musique, pour se souvenir.
Chaque titre choisi pour constituer cet album est un hommage et rappelle avec émotion les étapes de ce long conflit du milieu du siècle dernier. La date du 6 juin 1944, jour du Débarquement des forces alliées en Normandie et date à laquelle la musique américaine fit son entrée triomphale en France, est particulièrement pré­sente à l’esprit. Elle est la preuve qu’un lien certain unit la “grande histoire” et l’histoire de la musique.
Tout comme cet album, la vocation du Mémorial de Caen est de transmettre à son nombreux public notre patrimoine historique à travers l’art de la scénographie qui, comme l’art musical, est un moyen d’expression d’une infinie sensibilité.
Voici donc une sélection d’enregistrements originaux des plus grands succès de la Seconde Guerre mondiale, de Ray Ventura en 1939 à José Luccioni en 1949 en passant par l’hommage à Marlene Dietrich interprétant Lily Marlene en 1945.  
Jacques Belin
Directeur du Mémorial de Caen


Un coup de dés jamais n’abolira le hasard. L’affirmation paraît évidente, même si elle semblait se complaire jadis à opposer les contraires. De même qu’il paraît évident que le plus beau poème, la plus céleste musique, la plus sage des philosophies, le plus poignant des romans d’amour, la plus terrible toile de Goya ou de Picasso, la plus mignonne des chansonnettes, n’empêchèrent jamais et n’empêcheront jamais une guerre. On est en droit de le déplorer. On ne peut même pas vraiment affirmer qu’une belle chanson ou qu’une marche plus martiale que les autres ont pu exercer une quelconque influence dans l’issue du conflit. Ce que l’on sait en revanche, c’est que les guerres alimentèrent copieusement pendant des années, des décennies, voire des siècles, le répertoire de la littérature, du théâtre, du cinéma, de la peinture, de l’art en général et, bien entendu de la musique. Celle de 1939-1945, connue sous le nom de Deuxième guerre mondiale, ne fait évidemment pas exception à la règle. Il semblerait même qu’à elle seule, elle ait davantage inspiré les uns et les autres, dans tous les camps, que toutes celles l’ayant précédée, la première mondialisée, celle de 14-18 (“la der des ders”, comme on disait alors), comprise...
Quand on parle de guerre, on pense d’abord, immédiatement, aux marches militaires qui vont avec : Sambre et Meuse, Colonel Bogey ou Stars and Stripes. A y bien réfléchir, la “dernière guerre” n’en a pas inventé tant que ça, des marches nouvelles. Probable qu’elle n’a pas eu le temps, occupée comme elle l’était... Il y a quand même eu cette Marche de la Deuxième Division blindée, dédiée aux “gars de Leclerc”, qui clot ce recueil. Il y eut aussi, tout de même, des choses moins officielles encore que passablement connotées militairement et en prise directe avec l’évènement, tel le G.I. Jive de Johnny Mercer (compositeur, parolier et interprète), dans lequel l’humour tente de se frayer un chemin. C’est également le cas de Boogie-Woogie Bugle Boy, interprété par les Andrews Sisters, le trio féminin le plus en vogue des années 1940 aux Etats-Unis. Pour ce qui revient à l’humour le plus débridé, Lindley Armstrong “Spike” Jones (ex-batteur et percussionniste tout ce qu’il y a de plus correct, qui avait joué un temps dans l’orchestre chargé d’accompagner Bing Crosby), fondateur des “City Slickers” peu avant l’entrée en guerre des U.S.A. fin 1941, n’avait de leçon à recevoir de personne ! Celui que l’on surnomma “the King of corn” ne pouvait bien évidemment résister au plaisir d’offrir sa modeste contribution à l’effort de guerre en ridiculisant l’“idole des Boches”. Ce qu’il fit en 42 avec le pas très raffiné mais fort efficace Der Führer’s Face qui, l’on s’en doute, connut un succès franc et massif outre-Atlantique et outre-Manche. Un petit disque de moins de trois minutes qui valait bien un long discours sur la question ! Signalons que ces “City Slickers” ravageurs, qui mettront une belle pagaille pendant encore une bonne vingtaine d’ans, sont ces musiciens capables de tout que l’on entend dans les bandes-son de la plupart des dessins animés (“cartoons”, en patois local) de Tex Avery, notamment celui intitulé Blitz Wolf, qui porte sur le même sujet... Autre humoriste de ce temps-là, le superbe et dodu pianiste “Fats” Waller ne lésina point et offrit aux “p’tits gars” son glorieux Swing out to Victory...
En réalité, pour en revenir à cette histoire de marches militaires, il semble que le plus souvent on se contenta de remettre au goût du jour quelques-unes des anciennes en les agrémentant d’un petit coup de pinceau “pimpant” dans l’esprit du temps. L’esprit du temps, au moment où la guerre survint, était en Amérique (et aussi, tout de même, un peu en Europe) celui du “swing”. Même qu’on appelait ça, à partir de 1935-36, la “swing craze”. Alors évidemment, il était assez tentant de swinguer des marches ! C’est la proposition que fit à l’été de 1942, quand il se trouva incorporé dans l’armée de l’air, le Major Alton Glenn Miller, trente-huit ans, binoclard, remarquable tromboniste apprécié dans les milieux du jazz depuis la seconde moitié des années 20, excellent arrangeur et chef de l’orchestre de danse le plus populaire du moment, qui n’avait été declaré bon pour le service que de justesse... Il lui fut répondu que cette guerre n’était pas d’opérette (hélas!), que l’heure n’était pas à la rigo­lade et que les bonnes vieilles marches du bon vieux temps, en particulier celles de la précédente, interprétées “normalement” suffiraient. Ironique, le Major demanda si l’on avait aussi l’intention de voler sur les bons vieux coucous de 17-18, histoire de faire rire un brin les pilotes des Messer­schmidt et des Zéros. L’argument fit grosse impression et Miller put former un orchestre assez volumineux, composé d’appelés et d’engagés, afin de mettre en rythme quelques-uns de ces increvables “tubes” que l’on fredonne à mi-voix, le soir à la veillée, dans toutes les bonnes casernes yankees. Over There, que le grand Caruso avait enregistré en anglais et en français lors du précédent conflit dans lequel son Italie natale se trouvait engagée du côté des Alliés, fut une incontestable réussite du genre. Aussi l’avons-nous choisi en ouverture de notre sélection. Pendant une année, de juin 1943 à juin 1944, cet “Army Air Force Band” démesuré se produisit régulièrement au pays dans les casernes et autres centres d’entraînement, mais aussi sur le réseau radiophonique NBC dans la série d’émission intitulée I Sustain the Wings. Il lui arriva d’enregistrer des transcriptions pour la radio militaire (AFRS) et des “V-Discs” (les “disques de la Victoire”, réservés aux G.I.s). Comme il se doit, le répertoire était des plus variés et ne se composait pas uniquement d’airs martiaux, ainsi qu’en témoigne, ici, Poinciana, grand succès “swing” du jour.. D’un autre côté, ayant mis en swing des marches, Miller eut à coeur de mettre en marches des “swingers” ! Le vieux St. Louis Blues, cher aux jazzmen de toutes générations, en fit les frais. Le St.Louis Blues March du temps de guerre vaut-il le St. Louis Blues des jours de paix ? Va savoir... Au début de l’été 44, à la suite du débarquement en Normandie, Miller et sa troupe vinrent en Angleterre où ils continuèrent “sans broncher” de remonter le moral, parfois pas très vaillant, des combattants. Là, ils découvrirent qu’ils avaient fait école : l’orchestre de la Royal Air Force (RAF), comprenant d’excellents musiciens écossais comme Tommy McQuater et George Chisholm, n’avait pas hésité lui non plus à s’attaquer aux vénérables marches avec une vigueur peu commune, parfaitement perceptible dans leur Anchors Aweigh de 1943... Dans les derniers jours de 1944, il fut en­tendu que Miller et ses hommes se produiraient en concerts exceptionnels dans le cadre choisi de l’Opéra de Paris, dont la libération avait eu lieu quelques mois plus tôt. Les concerts se déroulèrent effectivement comme prévu, mais sans le chef :
celui-ci avait quitté l’Angleterre par un temps épouvantable à bord d’un petit avion qui n’atteignit jamais la France... Des bruits, des rumeurs, des légendes circulèrent bientôt, mais on ne retrouva jamais le Major.
Dès la déclaration de guerre, en septembre 1939, les Britanniques Jimmy Kennedy et Michael Carr commirent une marche humoristique, ironique, We’re Gonna Hang Out the Washing on the Siegfried Line, destinée à donner un peu de coeur au ventre de troupes légèrement hébétées par la tournure des évènements. Tout naturellement, la chose fut reprise illico, de l’autre côté du Channel, sous le titre On ira pendre notre Linge sur la Ligne Siegfried, par Ray Ventura et son orchestre, dans une adaptation de Paul Misraki, grand pourvoyeur de ritournelles célèbres. Le tout fut enregistré en version bilingue lors d’une des ultimes séances de Ray à Paris, avant la débâcle, l’exil en zone sud, puis en Suisse, puis en Amérique du Sud... En vérité, affirmer ainsi que l’on irait prochainement faire sécher sa petite lessive sur les barbelés de la fameuse ligne de défense teutonne relevait d’un optimisme pour le moins béat ! La suite prouva que ce furent plutôt les divisions (blindées) de Guderian qui s’en vinrent au printemps 40 accrocher leurs frusques sur la ligne Maginot !.. En 1945, le disque, interdit comme il se doit sous l’Occupation, fut réédité et remporta un certain succès. Il est vrai qu’alors les Alliés étaient enfin parvenus à pendre leurs battle-dress sur la ligne Siegfried – six ans et une quarantaine de million de morts plus tard...
Mais la guerre – les guerres –, ce n’est pas que les rutilantes marches (victorieuses, forcément). La guerre, c’est aussi tout le reste, ce cortège de misères qui va avec : les morts innombrables justement, les massacres, les occupations, les pillages, les populations asservies, les bombes et les bombardements, les villes rayées de la carte, les déportations, la délation, les exécutions sommaires, les appels au soulèvement, à la résistance, à la vengeance... La résistance s’organisa dans la plupart des pays occupés et des partisans (alors, soit dit en passant, qualifiés de “terroristes” par l’occupant et le pouvoir en place et susceptibles à ce titre d’être passés par les armes sans jugement) se levèrent. Du côté français, une femme, Anna Marly, et deux futurs Académiciens écrivirent un Chant des Partisans sombre et vengeur. Celui-ci fut créé par une autre femme, Germaine Sablon, qui commença à l’interpréter à partir de 1943 depuis Londres, sur l’antenne de la BBC. Pour d’évidentes raisons, elle ne l’enregistra en disque qu’après la libération du pays, en 1946 seulement. Ce fut également le cas de la Marche de la 2e D.B., créée dans le feu de l’action mais enregistrée tardivement: la version ici repro­duite, interprétée par José Luccioni (de l’Opéra), ne fut gravée qu’à la fin de 1949. Il en va de même en­core pour Lily Marlene, que Marlène Dietrich dut bien chanter pendant plusieurs années sur tous les théâtres d’opérations où elle vint se produire, avant de pouvoir enfin l’enregistrer en septembre 1945...
Et puis, la guerre, c’est aussi le chagrin (parfois la pitié – rarement sur le moment !), les larmes, les adieux des enfants qui s’aiment et ne se retrouveront certainement pas – et même s’ils se retrouvent comme par miracle, rien ne sera plus jamais comme avant. C’est la nostalgie de l’avant, précisément, quand tout semblait encore paisible (mais ne l’était probablement déjà plus tant que cela !), et l’aspiration à retrouver ces instants de douceur désormais enfouis au plus profond du souvenir. C’est l’espoir qui, paraît-il, fait vivre. Cela peut être Noël, vécu comme une trêve dans la mémoire des Noëls passés. Sans doute n’est-ce pas un hasard si dans un film de 1942, Holiday Inn, interprété par Mary Martin, Fred Astaire et Bing Crosby, Irving Berlin a inclus une chanson intitulée White Christmas qui devint immédiatement un “tube”... Sait-on que pour le “Noël de guerre 1941” la firme allemande Telefunken sortit un disque spécial, à l’attention de la Wehrmacht et orné de la croix gammée, couplant Drei rote Rosen et Lili Marleen (cette fois en allemand), chantés par Horst Winter. Sans doute s’agissait-il, dans ce camp-là aussi, de soutenir le moral des “vaillants gentils envahisseurs” de l’Europe de l’ouest et de l’URSS, “die deutsche Arbeitsfront”, pour reprendre le libellé de l’étiquette de cette rareté, ce faux V-Disc issus de Germains... Bizarre, tout de même, de lancer une telle galette à l’occasion de la célébration de la naissance d’un “Messie”... pas très aryen ! Fallait-il que, même chez eux, il y en eût, du vague à l’âme. 0 Tannenbaum...
The Last Time I Saw Paris (par Tony Martin), The White Cliffs of Dover (ici par l’orchestre de Jimmy Dorsey et son crooner fameux Bob Eberle), I’ll Be Seing You (par l’autre frère Dorsey, Tommy, et son autre crooner tout aussi fameux déjà, le jeune Sinatra), I’ll Get By (par les Ink Spots), Sentimental Journey (par Les Brown et son équipe, dont fait partie une talentueuse nouvelle venue du nom de Doris Day), tous remplis de cette nostalgie des temps heureux encore si proches et pourtant déjà terriblement lointains, laissent assez présager que tout un monde achève de mourir dans le fracas des armes et l’écume des jours. C’est bien là ce qu’exprimait As Time Goes By, chanson déjà ancienne passée inaperçue en 1931 et recasée de justesse dans un film appelé à connaître en 1943-44 une extraordinaire popularité, Casablanca (avec Ingrid Bergman, Humphrey Bogart et Claude Rains), traitant d’amours contrariées sur fond de conflit mondial. On remarquera que, contrairement à ce qui est très souvent affirmé, Ingrid ne dit pas “play it again, Sam” au pianiste/chanteur Dooley Wilson qui interprète cet air mélancolique, rappel douloureux d’un bonheur fragile à jamais évanoui...
Lily Marlene (ou, plus exactement, Lili Marleen) ressortit de la même veine, mais son succès, tant du côté de l’Axe (et des régions occupées) que de celui des Alliés, fut incommensurablement plus énorme. On est même en droit d’affirmer que cet air fut de loin le plus populaire de toute la guerre.
Plutôt compliquée, son histoire remonte assez avant dans le passé. Eu égard au destin fabuleux qui fut celui de cette chanson, elle mérite d’être contée. Le texte, pas particulièrement belliqueux, fut pourtant écrit lors d’une autre guerre, en 1915, par Hans Leip, jeune soldat allemand envoyé sur le front russe et ressassant ses souvenirs d’une nuit où, montant la garde devant la caserne, il entrevit Marleen, une infirmière qui ne fit que passer et s’évanouit dans la brume. Quant à Lili, c’était sa fiancée... Vers 1936, il fit paraître une plaquette de ses poèmes, parmi lesquels ce Lied eines jungen Wachtpostens (le titre initial de Lili Marleen). La chanteuse Lalle Anderson s’en enticha et demanda au compositeur Rudolf Zink de le mettre en musique. Lale Andersen créa cette première version à la radio au début de 1937, sans grand succès semble-t-il, et ne l’enregistra pas pour le disque. L’année suivante, elle sollicita un autre compositeur, Norbert Schultze, qui donna la version destinée à connaître la gloire, en s’inspirant, raconte-t-on parfois, d’une mélodie fort populaire jadis dans le ghetto de Prague... Curieuse référence, quand on sait que ce garçon devait sans doute être plus à son aise avec des compositions destinées à servir des oeuvres de propagande. Quoiqu’il en soit, la dame, cette fois, put enregistrer l’aria le 2 août 1939, juste un mois avant la guerre... Sorti en novembre, le disque ne battit point les records de vente, d’autant que Leip ayant quitté l’Allemagne pour se réfugier en Suisse, nul empressement ne fut apporté à la diffusion de la chose. Néanmoins, des stations de radio établies par les Allemands dans les territoires occupés le programmèrent assez fréquemment sur les ondes. Si bien que les soldats de l’Afrika Korps, Général Rommel inclus, fînirent par l’entendre, l’apprécier et en faire rapidement une sorte d’hymne. Ils ne furent pas les seuls : leurs adversaires britanniques, captant les mêmes émissions, furent séduits eux aussi par la chanson, malgré la barrière de la langue, et lui firent une petite place dans leur coeur... L’engouement inattendu des deux côtés porta ses fruits. En Allemagne, malgré le dégoût qu’inspirait au Docteur Goebbels cette oeuvre éminemment démoralisatrice, le disque continua de se vendre presque sous le manteau (il sera définitivement interdit à la fin de 1943) et d’autres interprètes (Dorit Talmadge, Horst Winter...) la gravèrent à leur tour. Une version française fut enregistrée par Suzy Solidor dès février 1942, tandis que dans le camp anglais on n’hésita pas à éditer le disque de Lale, alors que plusieurs auteurs du cru s’attelaient à sa traduction. C’est cette version anglicisée qu’enregistra Anne Sheldon et que Vera Lynn interpréta à la radio, à l’intention des troupes alliées... C’est elle aussi qui dut charmer Marlene Dietrich, laquelle se fit communiquer les paroles originales, qu’en bonne Berlinoise de naissance elle n’eut aucun mal à comprendre. Elle modifia très légèrement le texte anglais afin de l’adapter à sa voix et à son débit, et ne se priva point de signer le tout ! On sait la suite... Ainsi donc, contrairement à une croyance encore largement répandue, Marlene Dietrich ne fut nullement la créa­trice de Lili Marleen (ou Lily Marlene). Bien d’autres, avant elle, chantèrent les regrets de la sentinelle mélancolique. Mais il est vrai que l’apport de la star fut décisif dans le succès quasi planétaire de l’aria, traduite en une cinquantaine de langues (dont le russe, l’hébreu et le japonais)...
Bien entendu, Dame Dietrich, qui avait jadis contracté en “Marlene” ses deux vrais prénoms, Maria et Magdalena, ne résista pas à la tentation de laisser supposer que l’hé­roïne de la chanson lui ressemblait un peu et que tout cela avait été écrit pour elle !.. Du coup, la véritable créatrice, celle qui avait commandité la musique, Lale Andersen, tomba dans l’oubli. Soupçonnée, à tort ou à raison, d’espionnage, réfugiée elle aussi en Suisse quand son disque fut définitivement rayé du catalogue, elle vécut en Autriche après la guerre et y mourut en 1972. Un jour qu’on lui demandait si elle savait pourquoi SA chanson était devenue si universellement populaire, elle eut quand même le dernier mot de cette petite histoire si intimement imbriquée dans celle que l’on dit grande : “est-ce que le vent peut dire pourquoi, brusquement, il devient tempête ?”...
Daniel NEVERS

© FRÉMEAUX & ASSOCIÉS/GROUPE FRÉMEAUX COLOMBINI SA, 2004


REMERCIEMENTS / THANKS TO
Jean-Christophe AVERTY, Jean-Pierre DAUBRESSE, Colette & Alain DÉLOT, Ivan DÉPUTIER, Yvonne DERUDDER, Jean DUROUX, Noël HERVÉ, Dany LALLEMAND, Lonnie WILFONG.


Note de l’éditeur :    
“Cette présentation est un texte d’auteur musicologue, c’est aussi un texte d’humeur qui ne prétend pas à la rigueur historique.”



SONGS OF WORLD WAR II

ENREGISTREMENTS
DE LA 2e GUERRE MONDIALE

It goes without saying that the most divine music, the greatest wisdom, the most moving love story, the most exquisite painting or the sweetest song has never and will never prevent war.  Sadly, we can’t even affirm that a beautiful song or a particularly martial march has had any influence on the outcome on any conflict.  On the other hand, what we do know is that for years, decades and even centuries wars have lavishly fed the repertoire of literature, the theatre, the cinema, art and, of course, music.  World War II was no exception to the rule.  On the contrary, it would appear that these hostilities inspired man (and woman) more than any others, including the events of 1914-18 (supposedly ‘the war to end wars’).

When war is evoked, marches spring to mind such as Sambre et Meuse, Colonel Bogey and Stars ans Stipes.  And when we think about it, W.W. N° 2 didn’t invent all that many new marches.  No doubt through lack of time.  However there was the Marche de la Deuxième Division blilndée, dedicated to Leclerc’s boys, which closes this album.  Yet there were other less official tunes still  bearing military hues such as Johnny Mercer’s G.I. Jive, in which humour is seeking an outlet.  This was also the case with Boogie-Woogie Bugle Boy, sung by the Andrews Sisters, the most voguish feminine trio in the US during the forties.  When it came to unconstrained humour, Lindley Armstrong ‘Spike’ Jones (ex-drummer and percussionist who had at one time played in the band accompanying Bing Crosby), the founder of the ‘City Slickers’, was peerless.  Tagged as ‘The King of Corn’, he couldn’t resist coming out with Der Führer’s Face in 42, a not  particularly refined yet efficient tune which delighted the Brits and Americans.  These devastating ‘City Slickers’ let rip for another good fifteen years and proved to be worthy musicians in the soundtracks of most of Tex Avery’s cartoons, particularly in Blitz Wolf, which takes us back to the same subject.  Another comedian of the period was the superb and portly pianist ‘Fats’ Waller who enchanted us with his glorious Swing out to Victory.

Getting back to the marches, some of the old ones were fished out to be slightly revamped, as when war was declared swing was all the rage in America (and to a lesser extent in Europe).  So it was obviously quite tempting to swing up the marches.  The idea was put forward in the summer of 1942 by thirty-eight year old Major Alton Glenn Miller, then in the air force and who was a remarkable trombonist, much appreciated in the jazz circles ever since the latter part of the twenties, and an excellent arranger and band leader.  Miller founded a largish outfit comprising draftees and volunteers to spice up some of the immortal ‘hits’.  Over There, which Caruso had recorded in English and in French during another conflict, was a successful example of the kind, and opens this selection.  For a year, from June 1943 to June 1944, this ‘Army Air Force Band’ regularly performed in US barracks and training centres and was also broadcast over NNBC in the series of shows entitled I Sustain the Wings.  They sometimes recorded for the military radio (AFRS) and V-Discs.  Naturally, the repertory was varied and decamped from the martial tunes, giving results such as the swinging hit, Poinciana.  And having swung up marches, Miller equally marched up swingers !  The good old St. Louis Blues, well-loved by jazzmen of all ages, thus became St. Louis Blues March.  In early summer 44, following the Normandy landing, Miller and his band went to England where they continued to cheer up the forces.  There, they discovered that the Royal Air Force orchestra, comprising excellent Scottish musicians such as Tommy McQuater and George Chisholm, had also voraciously sunk their teeth into some venerable marches, their Anchors Aweigh being a fine illustration.  As 1944 came to a close, Glenn Miller and his men were supposed to give some exceptional concerts billed in the Paris Opera House.  The concerts were held as planned, but the boss was missing.  He had left England in a small plane which never reached France.  Despite the rumours and legends which followed, the Major was never found.

As soon as war was declared in September 1939, the British composers Jimmy Kennedy and Michael Carr gave birth to the funny and ironical march, We’re Gonna Hang Out the Washing on the Siegfried Line, intended to hearten the Tommies. Of course, the piece was immediately adopted on the other side of the Channel, given the translated title, On ira pendre notre Linge sur la Ligne Siegried, by Ray Ventura and his orchestra, adapted by Paul Misraki.  The bilingual version was recorded during one of Ray’s final sessions in Paris before the debacle, when he went into exile in the south, then in Switzerland, then in South America.  Well, the idea of drying one’s laundry on the famous Teutonic barbed wire was a trifle optimistic.  As it happened, in spring 40 it was rather Guderian’s armoured divisions who pegged out their togs on the Maginot line !  In 1945, the disc which had been censured during Occupation, was reissued and was quite successful.  The Allies had finally managed to hang their battledress on the Siegfried line - six years and some forty million deaths later.

But war involves more than just gleaming marches.  There is also the misery :  the countless deaths, massacre, occupation, pillaging, subjugated nations, bombs and bombing, towns wiped off the map, deportation, denunciation, execution etc.  In most occupied countries, resistance movements grew and partisans appeared.  In France, Anna Marly and two future French Academy members wrote the avenging Le Chant des Partisans.  Another lady, Germaine Sablon started singing it as from 1943 in London, via the BBC.  For obvious reasons, she waited for Liberation in 1946 before recording it.  The same applied with the Marche de la 2ème D.B., which was written during the armed action but was recorded later.  The version included here, interpreted by José Luccioni was only cut in late 1949.  This was also the case for Lily Marlene which Marlène Dietrich must have sung wherever she appeared before being able to put it on disc in September 1945.

And war is also synonymous with sorrow, tears and farewells.  There is the nos­talgia for the past, and dreams of reliving sweet moments as before.  Hope springs eternal, as they say.  In the 1942 movie Holiday Inn, starring Mary Martin, Fred Astaire and Bing Crosby, it was most certainly intentional that Irving Berlin included the song White Christmas, which instantly became a hit.

The Last Time I Saw Paris (by Tony Martin), The White Cliffs of Dover (here played by Jimmy Dorsey’s band and his famous crooner Bob Eberle), I’ll Be Seeing You (by the other Dorsey brother, Tommy and his other crooner, the young Sinatra), I’ll Get By (by the Ink Spots) and Sentimental Journey (by Les Brown and his team, including the talented newcomer, Doris Day) were all brimming with this nostalgia of happy moments of the not-too-distant past but which seemed oh-so far away.  For the same reasons, As Time Goes By, which went unnoticed in 1931, was included in Casablanca (with Ingrid Bergman, Humphrey Bogart and Claude Rains), an immensely popular film in 1943-44.  Incidentally, contrary to common belief, Ingrid doesn’t say ‘Play it again, Sam’ to the pianist/singer Dooley Wilson who interprets this melancholy tune.

Lily Marlene (or to be precise, Lili Marleen) follows the same lines, although its success, both on the Axis (and occupied regions) and with the Allies was much greater.  We can even go as far as saying that this tune was by far the most popular during the war.  The rather complicated history behind it deserves relating when one considers the fabulous destiny of the song.  The lyrics, which are not particularly warlike, were written during another war, in 1915, by Hans Leip, a young German soldier who had been sent to the Russian front.  He recalled the night when, on guard in front of the barracks, he noticed Marleen, a nurse passing by who disappeared in the mist.  And Lili was his fiancée.  Around 1936, a booklet of his poems was published, including Lied eines jungen Wachtpostens (the original title of Lili Marleen).  Singer Lalle Anderson took a fancy to the verses and asked composer Rudolf Zink to put them to music.  Lale Andersen came out with the first version on the radio in early 1937, though it was apparently not very successful, and she didn’t record it on disc.  The following year, she bid another composer, Norbert Schultze to write his version, that which was to be so highly acclaimed.  It is interesting to add that Schultze was better known as being a bone fida Nazi, usually composing propaganda-orientated tunes, though this melody was supposedly inspired from an old Jewish air discovered in a ghetto.  The lady recorded this rendition on 2 August 1939, just one month before war was declared.  It was released in November, but the record’s sales were hardly impressive.  Notwithstanding, the radio stations set up by the Germans in occupied territory broadcast it quite frequently, and finally soldiers from the Afrika Korps, General Rommel included, heard it, liked it and it soon became a kind of anthem for them.  They were not alone - their British opponents, tuning in to the same programmes, also relished in the song, despite the language barrier.  This unexpected rage on both sides bore its fruit.  In Germany, despite dear Doctor Goebbels’ aversion for this depraved title, the disc continued to sell, almost on the sly (it was totally banned in late 1943) and other artists (Dorit Talmadge, Horst Winter etc.) also recorded it.  A French version was cut by Suzy Solidor in February 1942, whereas in England they sold the Lale version, while several authors were knuckling down to trans­late it.  The anglicized version was recorded by Anne Sheldon and Vera Lynn sang it on the radio for the allied forces.  And it must have been the latter who won Marlene Dietrich’s approval.  The Ber­liner slightly modified the English lyrics to adapt the song to her voice and delivery and didn’t forget to add her own signature !  We know the rest.  So, despite popular belief, Marlene Dietrich did not create Lili Marleen (or Lily Marlene).  Many before her sang of the remorse of the melancholic sentry.  However, the star’s contribution certainly boosted its world-wide success of the tune which has been translated in some fifty languages (including Russian, Hebrew and Japanese).

Naturally, Lady Dietrich, who had already contracted her two first names, Maria and Magdalena into ‘Marlene’, couldn’t resist insinuating that it had been written for her !  Consequently, the true creator, the lady who had financed the music, Lale Andersen, was forgotten.  Suspected of spying, she took refuge in Switzerland, then settled in Austria after the war where she passed away in 1972.  One day, when asked if she knew shy HER song had become so internationally successful, she had the last word in this tale :  “ Can the wind explain why it became a storm ? ”.

Adapted by Laure WRIGHT
from the French text of Daniel NEVERS

© FRÉMEAUX & ASSOCIÉS/GROUPE FRÉMEAUX COLOMBINI SA, 2004



DISCOGRAPHIE / DISCOGRAPHY

1. OVER THERE (G.M.Cohan) + NBC Broadcast/Radio - NEW-YORK, 1943-1944.    
GLENN MILLER & THE ARMY AIR FORCE BAND : (personnel collectif/Collective personnel) Zeke ZARCHY, Bobby NICHOLS, Bernie PRIVIN, Jack STEELE, Whitey THOMAS (tp) ; Jim PRIDDY, Larry HALL, Johnny HALLIBURTON, Jim HARWOOD (tb) ; Michael "Peanuts" HUCKO (cl) ; Freddy GUERRA (as) ; Hank FREEMAN, Chuck GENTRY (as, bars) ; Vince CARBONE, Jack FERRIER (ts) Addison COLLINS (french horn) ; Mel POWELL, Lou STEIN (p) ; Carmen MASTREN (g) Trigger ALPERT (b) ; Ray McKINLEY (dm) ; entre 6 et 18 violons, violons alto, violoncelles/between 6 and 18 violins, violas, cellos ; M. POWELL (arr) ; Alton Glenn MILLER (dir).

2. ON IRA PENDRE NOTRE LINGE SUR LA LIGNE SIEGFRIED (WE’RE GONNA HANG OUT THE WASHING ON THE SIEGFRIED LINE)(J.Kennedy-M.Carr-P.Misraki) + Pathé PA-1873 (CPT 4986-1) - PARIS, 2/11/1939.    
RAY VENTURA & SON ORCRESTRE : Paul CHAVET, André CORNILLE (tp) ; Philippe BRUN (tp, voc) ; André CAUZARD, Guy PAQUINET, Josse BREYÈRE (tb) ; Christian WAGNER (cl, as) ; John ARSLANIAN (cl, ts, bars) ; Alix COMBELLE (ts) ; Roger du HAUTBOURG, Jean-Louis JEANSON, Jean PIRENET (vln) ; Bob VAZ (p) ; Louis GASTÉ (g) ; Louis VOLA (b) ; "Coco" ASLAN (dm, perc, voc) ; Paul MISRAKI (arr, voc) ; Ray VENTURA (dir).

3. THE LAST TIME I SAW PARIS (J.Kern-O.Hammerstein) + Decca 3591 (DLA 2296) - LOS ANGELES, 24/12/1940.    
TONY MARTIN (voc), acc. by VICTOR YOUNG & his Orchestra

4. THE ST. LOUIS BLUES MARCH (W.C.Handy) + NBC Broadcast/Radio - NEW YORK, 1943-1944.    
GLENN MILLER & THE ARMY AIR FORCE BAND : voir la formation en titre 1 / For personnel, see track 1. Glenn
MILLER & Ray McKINLEY (arr).

5. THE WHITE CLIFFS OF DOVER (Burton-Kent) + Decca 4103 (69993-A) - NEW YORK, 3/12/1941.    
JIMMY DORSEY & his ORCHESTRA : Nate KAZEBIER, Jimmy CAMPBELL, Shorty SOLOMON (tp) ; Don MATTISON, Nat LOBOVSKY, Sonny LEE (tb) ; Jimmy DORSEY (as, cl, ldr) ; Milt YANER, Sam RUBINOWICH (as, bars) ; Charles FRAZIER, Herbie HAYMER (ts) ; Joe LIPPMAN (p, arr) ; Guy SMITH (g) ; Jack RYAN (b) ; Buddy SCHUTZ (dm) ; Bob EBERLE (Voc).

6. I’LL BE SEEING YOU (I.Kahal-S.Fain) + RCA (Victor) 26539 (BS 047708-1) - NEW YORK, 26/02/1940.    
TOMMY DORSEY & his ORCHESTRA with FRANK SINATRA : Zeke ZARCHY, Ray LINN, Jimmy BLAKE (tp) ; Tommy DORSEY (tb, ldr) ; Ward SILLOWAY, Lowell MARTIN (tb) ; Johnny MINTZ (cl, as) ; Les ROBINSON, Fred STULCE (as) ; Paul MASON Babe RUSSIN (ts) ; Bob KITZIS (p) ; Benny HELER (g) ; Gene TRAXLER (b) ; Buddy RICH (dm) ; Frank SINATRA (voc).

7. DER FÜHRER’S FACE (Wallace) + Standard Program Library R-138 (PMS 072578) - HOLLYWOOD, 31/07/1942.    
SPIKE JONES and his CITY SLICKERS : Don ANDERSON (tp) ; Kingsley JACKSON (tb) ; Delmar S. "Del" PORTER (cl, as) ; Carl GRAYSON (vln, voc) ; Frank LEITHNER (p) ; Luther "Red" ROUNDTREE (bj) ; J."Country" WASHBURNE (tuba); Lindley Armstrong "Spike" JONES (dm, washboard, cowbells, auto-horns, guns, etc., ldr).

8. LILY MARLENE (N. Schultze-H.Leip-M. Dietrich) + Decca 23456 (W 73031-1) - NEW YORK, 7/09/1945.    
MARLENE DIETRICH, acc. by CHARLES MAGNANTE & his Orchestra.

09. ANCHORS AWEIGH (D.Savino-Zimmerman-Lottman) + Decca F.8262 (DR 7153-2) - LONDRES/LONDON, 11/01/1943.
THE ROYAL AIR FORCE DANCE ORCHESTRA : Tommy McQUATER, Archie CRAIG (cnt, tp) ; Eric BREEZE (tb) ; George CHISHOLM (tb, arr) ; Tom BRADBURY, Harry LEWIS (cl, as) ; Andy McDEVITT, Jimmy DURRANT (cl, ts) ; Ronnie ALDRICH (p) ; Sid COLLINS (g) Arthur MADEN (b) ; Jock CUMMINGS (dm) ; Sgt. Jimmy MILLER (dir).

10. WHITE CHRISTMAS (I.Berlin) + Decca 18429 (DLA 3009-B) - LOS ANGELES, 29/05/1942.     
BING CROSBY, acc. by JOHN SCOTT TROTTER & his orchestra.

11. BOOGIE-WOOGIE BUGLE BOY (D.Raye-prince) + Decca 3598 (DLA 2326) - LOS ANGELES, 2/01/1941.   
THE ANDREWS SISTERS (Laverne, Maxene & Patti), acc. by VIC SCHOEN & his Orchestra.

12. AS TIME GOES BY (H.Hupfeld) + Bande-son film/Film-Soundtrack (Casablanca) - HOLLYWOOD, 1943.    
DOOLEY WILSON, piano & vocal - with INGRID BERGMAN.

13. SWING OUT TO VICTORY (T.Waller-E.Kirkeby) + RCA (BlueBird) B-11569 (BS 075424-1) - NEW YORK, 13/07/1942.
FATS WALLER and his RHYTHM : John "Bugs" HAMILTON (tp) ; Eugene SEDRIC (cl, ts) ; Thomas "Fats" WALLER (p, voc) ; Albert CASEY (g) ; Cedric WALLACE (b) ; Arthur TRAPPIER (dm).

14. LE CHANT DES PARTISANS (A.Marly-J.Kessel-M.Druon) + Pathé-Marconi (VsM) SG-298 (OLA 4631-1) - PARIS, 14/06/1946.    
GERMAINE SABLON, avec acc. d’Orchestre - dir. GUY LUYPAERTS.

15. I’LL GET BY (AS LONG AS I HAVE YOU)(R.Turk-Alhert) + Decca 18579 - NEW YORK, 03/1944.    
THE INK SPOTS (vocal quartet) : Charles FUQUA (tenor & g) ; Bill KENNY (tenor & cymbal) ; Ivory WATSON (baritone & g) ; Orville JONES (baritone & b).

16. POINCIANA (M.Powell) + NBC Broadcast/Radio - NEW YORK, 1943-1944.    
GLENN MILLER & THE ARMY AIR FORCE BAND : voir la formation en titre 1 / For personnel see track 1. Mel POWELL (arr).

17. SENTIMENTAL JOURNEY (Brown-Green-Homer) + CBS (Columbia) 36769 (Co 33822-1) - NEW YORK, 20/11/1944.
DORIS DAY with LES BROWN & his Orchestra.

18. G.I. JIVE (J.Mercer) + Capitol 141 - LOS ANGELES, 09/1943.    
JOHNNY MERCER with PAUL WESTON & his Orchestra.

19. VICT’RY POLKA (J. Styne-G. Kahn) + Decca 23277 (L 3198) - LOS ANGELES, 27/09/1943.    
BING CROSBY & THE ANDREWS SISTERS.

20. MARCHE DE LA DEUXIÈME D.B. (Marche officielle de la Division Leclerc) (N.Ledur-V. Clowez) + Pathe-Marconi (VsM) SG-197 (OLA 5675-1) - PARIS, Nov. 1949.    
JOSE LUCCIONI, Ténor de l’Opéra, avec la Fanfare du 2e B.C.P. - Dir. L.LEGRON.


"Le plus beau chant n’a jamais empêché la guerre, mais la plus horrible guerre a parfois fait fleurir de beaux chants".    (LAO TSEU)

“The most beautiful song has never prevented war, but the most terrible wars have sometimes induced beautiful songs”.       (LAO TSEU)



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