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GUY BÉART
ET SES INTERPRÈTES


1957-1962




Juliette GRÉCO
PATACHOU
Annie FRATELLINI
Lisette JAMBEL
Pia COLOMBO
Béatrice ARNAC
Michel SIMON
Dany SAVAL
Simone LANGLOIS
Jean-Claude PASCAL
Michèle ARNAUD
Zizi JEANMAIRE
Yves MONTAND
Anthony PERKINS
Philippe CLAY


3 CD


Guy Béart - Discographie - CD 1

 1 - Qu’on est bien    2’29
(Guy Béart) avec chœurs
(45 t. EP Philips 432.228) 1957
 2 - Le chapeau    2’06
(Guy Béart) avec chœurs
(45 t. EP Philips 432.228) 1957
 3 - Bal chez Temporel    2’24
(André Hardellet - Guy Béart) avec chœurs
(45 t. EP Philips 432.228) 1957
 4 - Laura    2’27
(Guy Béart) avec chœurs
(45 t. EP Philips 432.228) 1957
 5 - Chandernagor    2’26
(Guy Béart) avec Freddy Balta et son ensemble
(45 t. EP Philips 432.229) 1957
 6 - Il y a plus d’un an    2’28
(Guy Béart) avec chœurs
(45 t. EP Philips 432.229) 1957
 7 - Le Quidam    3’06
(Guy Béart) avec chœurs
(45 t. EP Philips 432.229) 1957
 8 - L’Obélisque    2’18
(Guy Béart) avec chœurs
(45 t. EP Philips 432.229) 1957
 9 - L’Eau vive (du film «L’eau vive »)    2’44
(Guy Béart) avec François Rauber et son orchestre
(45 t. EP Philips 432.261) 1958
10 - L’âne    3’02
(Guy Béart) avec Freddy Balta et son ensemble
(45 t. EP Philips 432.261) 1958
11 - Vous    2’11
(Guy Béart) avec Freddy Balta et son ensemble
(45 t. EP Philips 432.261) 1958
12 - Sérénade à Madame    2’30
(Guy Béart) avec Freddy Balta et son ensemble
(45 t. EP Philips 432.261) 1958
13 - Moitié toi, moitié moi    2’42
(Guy Béart) avec Freddy Balta et son ensemble
(45 t. EP Philips 432.306) 1958
14 - Poste restante    3’02
(Guy Béart) avec Freddy Balta et son ensemble
(45 t. EP Philips 432.306) 1958
15 - Chanson pour ma vieille    2’31
(Guy Béart) avec Freddy Balta et son ensemble
(45 t. EP Philips 432.306) 1958
16 - Le Terrien    2’23
(Guy Béart) avec Freddy Balta et son ensemble
(45 t. EP Philips 432.306) 1958
17 - L’Oxygène    2’02
(Guy Béart) avec Freddy Balta, son ensemble et chœurs
(45 t. EP Philips 432.351) 1959
18 - Dans Regrettable    1’40
(Guy Béart) avec Freddy Balta, son ensemble et chœurs
(45 t. EP Philips 432.351) 1959
19 - Les éléphants    3’38
(Guy Béart) avec Freddy Balta, son ensemble et chœurs
(45 t. EP Philips 432.351) 1959
20 - L’Agent double    2’42
(Guy Béart) avec Freddy Balta, son ensemble et chœurs
(45 t. EP Philips 432.351) 1959

Guy Béart - Discographie - CD 2
 1 - La Chabraque    3’17
(Marcel Aymé - Guy Béart) avec Roger Damin et son ens.
(45 t. EP Philips 432.426) 1960
 2 - Le Jardin d’Elvire (Ohé! Du bateau)    3’37
(Marcel Aymé - Guy Béart) avec Roger Damin et son ens.
(45 t. EP Philips 432.426) 1960
 3 - Ne Tirez pas le diable    2’50
(Marcel Aymé - Guy Béart) avec Roger Damin et son ens.
(45 t. EP Philips 432.426) 1960
 4 - Ah ! Quelle journée    2’21
(Marcel Aymé - Guy Béart) avec Roger Damin et son ens.
(45 t. EP Philips 432.426) 1960
 5 - Pierrot la Tendresse     2’56
du film Pierrot la Tendresse (Guy Béart, arrangement François Rauber) avec François Rauber et son ens.
(45 t. EP Philips 432.511) 1961
 6 - Printemps sans amour
du film Pierrot la Tendresse    3’35
(Guy Béart, arrangement François Rauber) avec François Rauber et son ensemble
(45 t. EP Philips 432.511) 1961
 7 - Le Matin je m’éveille en chantant    2’18
du film Pierrot la Tendresse (Guy Béart, arrangement François Rauber) avec François Rauber et son ens.
(45 t. EP Philips 432.511) 1961
 8 - Sac à malices    2’10
(Guy Béart) avec François Rauber et son orchestre
(45 t. EP Philips 432.536) 1961
 9 - Les Pas réunis    3’43
(Guy Béart) avec François Rauber et son orchestre
(45 t. EP Philips 432.536) 1961
10 - Les Enfants sages    2’54
(Guy Béart) avec François Rauber et son orchestre
(45 t. EP Philips 432.536) 1961
11 - Il n’y a plus d’après    3’10
(Guy Béart) avec François Rauber et son orchestre
(45 t. EP Philips 432.536) 1961
12 - En Baignoire    3’04
(Guy Béart) avec François Rauber et son orchestre
(33 t. (25) Philips 76.499) 1961
13 - Grenouille de l’étang    2’55
(Guy Béart) avec François Rauber et son orchestre
(33 t. (25) Philips 76.499) 1961
14 - Grenades, grenades    2’11
(Guy Béart) avec François Rauber et son orchestre
(33 t. (25) Philips 76.499) 1961
15 - Battez-les    2’13
(Guy Béart) avec François Rauber et son orchestre
(33 t. (25) Philips 76.499) 1961
16 - Les Bras d’Antoine    2’40
(Guy Béart) avec accompagnement d’orchestre non précisé
45 t. EP Philips 432.733) 1962
17 - Je ne sais jamais dire non    2’27
(Guy Béart) avec accompagnement d’orchestre non précisé
45 t. EP Philips 432.733) 1962
18 - Plus jamais    2’32
(Louise de Vilmorin - Guy Béart) avec accompagnement d’orchestre non précisé
(45 t. EP Philips 432.733) 1962
19 - Quand un Homme du film La Gamberge     2’48
(Marcel Aymé - Guy Béart) avec accompagnement d’orchestre non précisé
(45 t. EP Philips 432.733) 1962
20 - Au Bout du chemin du film La Gamberge    1’58
(C.H.Guérin - Guy Béart) avec chœurs
(45 t. EP Philips 432.748) 1962

Guy Béart - Discographie - Les interprètes de Guy Béart - CD 3
1 - Qu’on est bien    2’13
(Guy Béart)
par Juliette GRÉCO Orchestre Henri Patterson
à l‘accordéon Freddy Balta
(45 t. EP Philips 432.213) 1957
2 - Bal chez Temporel    2’27
(André Hardellet - Guy Béart)
par PATACHOU avec Joss Baselli et son ensemble
(45 t. EP Philips 432.194) 1957
3 - Chandernagor    2’13
(Guy Béart)
par Juliette GRÉCO Orchestre Henri Patterson
à l‘accordéon Freddy Balta
(45 t. EP Fontana 460.539) 1957
4 - Qu’on est bien    2’50
(Guy Béart)
par Annie FRATELLINI Orchestre Raymond Fol
(45 t. EP Ducretet -
Thomson 460 V 374) 1958
5 - Vous    1’51
(Guy Béart)
par PATACHOU avec Joss Baselli et son ensemble
(45 t. EP Philips 432.302) 1958
6 - L’Eau vive    3‘08
(Guy Béart)
par Lisette JAMBEL Orchestre dir. Jack Ledru
(45 t. EP Trianon 4337) 1958
7 - Poste restante    2’35
(Guy Béart)
par PATACHOU avec Joss Baselli et son ensemble
(45 t. EP Philips 432.194) 1958
8 - La Chabraque    3’32
(Marcel Aymé - Guy Béart)
par Pia COLOMBO avec Alain Goraguer et son orchestre
(45 t. EP Philips 432.466) 1959
 9 - L’Agent double    2’27
(Guy Béart)
par PATACHOU avec Joss Baselli et son ensemble
(45 t. EP Philips 432.194) 1957
10 - Le Jardin d’Elvire    3’55
(Marcel Aymé - Guy Béart)
par Béatrice ARNAC Orchestre Pierre Devevey
(45 t. EP Orphée 150.009) 1962
11 - Printemps sans amour    2’38
(Guy Béart)
par Michel SIMON avec François Rauber et son orchestre
(45 t. EP Fontana 460.726) 1961
12 - Pierrot la Tendresse    2’14
(Guy Béart)
par Dany SAVAL avec François Rauber et son orchestre
(45 t. EP Fontana 460.726) 1961
13 - Printemps sans amour    3’16
(Guy Béart)
par Simone LANGLOIS avec André Popp et son orchestre
(45 t. EP Philips 432.507) 1961
14 - Les Pas réunis    3’17
(Guy Béart)
par Jean-Claude PASCAL Orchestre dir. Léo Chauliac
(45 t. EP La Voix de son Maître EGF 511) 1960
15 - Les Enfants sages    2’57
(Guy Béart)
par Michèle ARNAUD Orchestre dir. Mario Bua
(45 t. EP Pathé EG 533) 1960
16 - Il n’y a plus d’après    3’14
(Guy Béart)
par Juliette GRÉCO Orchestre dir. André Popp
(45 t. EP Philips 432.525) 1960
17 - Les Bras d’Antoine    2’57
(Guy Béart)
par Zizi JEANMAIRE avec Jean-Michel Defaye
et son orchestre
(45 t. EP Philips 432.734) 1962
18 - Il n’y a plus d’après    3’37
(Guy Béart)
par Yves MONTAND avec Bob Castella
et son orchestre
(45 t. EP Philips 432.581) 1961
19 - Les Lunettes    1’53
(Guy Béart)
par Juliette GRÉCO orchestre dir. Henri Patterson
à l‘accordéon Freddy Balta
(45 t. EP Fontana 460.539) 1957
20 - Je suis la Femme    2’20
(Guy Béart)
par Zizi JEANMAIRE avec Michel Legrand
et son orchestre
(45 t. EP Philips 432.152) 1956
21 - Il n’y a plus d’après    2’58
(Guy Béart)
par Anthony PERKINS orchestre dir. André Popp
(45 t. EP Pathé EG 591) 1961
22 - La Gambille du film Charmants Garçons    2’30
(René Fallet - Guy Béart)
par Philippe CLAY avec Jean-Paul Mengeon
et son orchestre
(45 t. EP Philips 432.224) 1958


GUY BÉART
ET SES INTERPRÈTES 1957-1962

Le mercredi 16 septembre 2015, Guy BÉART l’un des grands auteurs-compositeurs-interprètes de la Chanson Française, nous a quittés subitement à Garches où il résidait depuis 1967, alors qu’il se rendait chez son coiffeur. Dans ce coffret, conçu et partiellement réalisé par mes soins avant cette disparition, je voulais déjà réparer une grande injustice en soulignant, comme certains viennent de le faire tout récemment encore, la sous-estimation de ce grand poète, de ce mélodiste de génie, comparativement aux hommages souvent et justement rendus aux deux autres grands « B » de la chanson, à savoir Georges Brassens et Jacques Brel, auxquels certains ajoutent parfois Gilbert Bécaud, bien qu’exclusivement compositeur. Par les dizaines de ses mélodies semblant appartenir à notre folklore, l’originalité de ses textes écrits sur les thèmes les plus divers témoignant d’une brillante culture, Guy BÉART reste incontestablement l’un des grands de notre belle Chanson Française.
Ce coffret rassemble l’intégralité des chansons enregistrées par Guy BÉART entre 1957 et 1962. Le troisième CD présente une sélection, dans un choix difficile, des interprètes les plus prestigieux de ses chansons les plus connues, ceci justifiant notamment les trois versions de « Il n’y a plus d’après »  : par l’incontournable Juliette Gréco, mais aussi par Yves Montand et Anthony Perkins qui, tous les deux, n’enregistrèrent que cette seule chanson de Guy BÉART.
Guy BÉART, de son vrai nom Béhart, est né le 16 juillet 1930 au Caire (Egypte), fils de David comptable et autodidacte et d’une mère sans profession, dans une famille qui compte déjà une fille, Doris. Très tôt, le jeune Guy s’intéresse à la musique (chant, mandoline, violon) mais aussi aux mathématiques, à l’astronomie, à la Bible… et même aux échecs, au poker et au bridge. En 1940, la famille s’installe au Liban où, au Lycée de Beyrouth, Guy découvre la littérature française, de Victor Hugo à Lamartine et jusqu’à Jean Jaurès. Avec un diplôme de bac sciences, Guy s’embarque pour la France en 1947 et s’installe à Paris pour être interne au Lycée Henry IV en classes de mathématiques. Sérieux et travailleur, il entre à l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées en 1949 pour en sortir en juin 1952 avec un diplôme d’ingénieur. Tout en faisant des recherches sur les cristaux dans un laboratoire de physique et chimie, Guy BÉART compose des chansons qu’il commence à interpréter, en s’accompagnant à la guitare, dans les petits cabarets de la Rive Gauche, notamment à l’Escale, au Port du Salut et à la Colombe. C’est durant l’été 1955 qu’il a l’occasion d’applaudir Georges Brassens et le chansonnier Jacques Grello au Théâtre de Verdure de Nice. Séduits par l’originalité des chansons présentées par Guy, tous les deux l’encouragent à poursuivre. Après quelques refus dont une audition à l’Ecluse dirigée par Léo Noël et auprès de Raoul Breton (éditeur de Charles Trenet, Aznavour et Bécaud), Guy BÉART rencontre Jacques Canetti, grand dénicheur d’authentiques talents, qui lui permet de chanter à l’essai sur la scène du Théâtre des Trois Baudets dont il est le directeur artistique, ainsi que des disques Philips. Après un vif succès remporté le premier soir et malgré un accueil plus mitigé par la suite, Jacques Canetti lui signe un contrat avec les éditions musicales Tutti (petits formats) et surtout pour une série d’enregistrements avec les disques Philips. Ses deux premiers 45 tours EP sortent en 1957, huit chansons des plus originales dont « Qu’on est bien », « Bal chez Temporel » ou encore « Chandernagor » et « Il y a plus d’un an ». Celui qui ne souhaitait qu’être auteur-compositeur au service des grands de la chanson, se retrouve l’interprète de ses œuvres. Malgré une voix, certes originale à l’instar de Georges Brassens, mais loin des critères de l’époque, Guy BÉART obtient immédiatement les faveurs du public. Patachou tout d’abord, puis Juliette Gréco et un peu plus tard Zizi Jeanmaire, Philippe Clay, Pia Colombo, artistes en exclusivité sur le label Philips, enregistrent plusieurs de ses premières chansons. Durant l’été 1957, il participe à une tournée d’été organisée par Jacques Canetti; Guy BÉART et Serge Gainsbourg assurent la première partie de ce spectacle dont Catherine Sauvage est la tête d’affiche. En 1958, le Grand Prix du Disque de l’Académie Charles Cros lui est décerné, alors qu’il se produit à l’Olympia avec Caterina Valente, vedette de la seconde partie. Cette même année, Jean Giono insiste pour que la musique du film « L’eau vive » que réalise François Villiers, d’après son roman éponyme, soit confiée à Guy BÉART. A peine enregistrée, la chanson « L’eau vive » est aussitôt sur toutes les lèvres et reste durant cinquante semaines en tête des hit-parades de l’époque. Aujourd’hui encore, par son texte et plus encore par la qualité de la mélodie dans sa simplicité, « L’eau vive » encore dans toutes les mémoires, est régulièrement chantée dans les écoles. En revanche, le film avec Pascale Audret (sœur d’Hugues Aufray), Andrée Debar et Charles Blavette ne connaîtra qu’un modeste succès, malgré sa présentation au Festival de Cannes. Guy BÉART enchaîne à Bobino et avec une tournée d’été avec Raymond Devos; parmi ses nouvelles chansons citons : « Vous », « Poste restante », chantées et enregistrées aussi par Patachou. 1958 est aussi l’année de son mariage avec Cécile de Bonnefoy du Charmel, précédemment rencontrée au cabaret la Colombe; de cette union naîtra en 1959 Eve, sa première fille. En juin 1959, Zizi Jeanmaire, l’une de ses fidèles interprètes, et son mari Roland Petit présentent Guy BÉART à Marcel Aymé. Sur des textes de ce dernier, il compose la musique de la comédie musicale « Patron », jouée au Théâtre Sarah Bernhardt (aujourd’hui Théâtre de la Ville). Les chansons « La fin des haricots », « Qu’il est doux de servir l’état » appartiennent à ce spectacle présenté dès octobre 1959 avec des ballets de Roland Petit, des décors de Bernard Buffet et les comédiens Jean-Pierre Marielle et Philippe Lemaire. De la collaboration de Marcel Aymé avec Guy BÉART vont naître en 1960 quatre chansons : « La Chabraque », « Le jardin d’Elvire », « Ne tirez pas le diable » et « Ah ! Quelle journée » faisant l’objet d’un super 45 tours bénéficiant de l’excellent accompagnement de l’accordéoniste Roger Damin et son ensemble. Au printemps 1960, Guy BÉART remporte un vif succès à Montréal, tant à la télévision qu’en divers cabarets du Québec : « Chez Gérard », « La Porte Saint-Jean ».
Toujours en 1960, le réalisateur François Villiers fait à nouveau appel à Guy BÉART pour la musique et les chansons de son film « Pierrot la Tendresse », avec Michel Simon, Claude Brasseur, Dany Saval et Marie Daems (nous reviendrons plus tard sur les chansons et leurs interprètes dans ce film). L’année 1961 est celle des grandes rencontres : Louise de Vilmorin, Orson Welles, Salvador Dali, André Malraux, Louis Aragon, Jean Cocteau pour lesquels il a la plus grande admiration.
Original, voire insolite, curieux, souvent à contre-courant, Guy BÉART l’est plus que jamais lorsqu’il lance « L’opération-tango » en 1962, en opposition à la vague « yé-yé » qui sévit alors en France dans les médias. Malgré les superbes chansons « Les bras d’Antoine » (reprise par Zizi Jeanmaire), « Plus jamais » (paroles de Louise de Vilmorin) et « Quand un homme » (paroles de Marcel Aymé) le tango ne détrônera plus jamais le twist, ni le rock (Hélas !). En 1963, Guy BÉART rencontre l’actrice-mannequin Geneviève Galéa (aperçue dans « Les petits chats », « La Vendetta », « Une grosse tête » etc…) et de leur union naît le 14 août 1963 à Gassin (Var) Emmanuelle dont on connaît le prestigieux parcours cinématographique. Des amours tumultueuses de Guy et Geneviève jailliront de petits chefs-d’œuvre tels « Les grands principes » et « Allo ! tu m’entends », enregistrés plus tard.
1964 marque la fin de son contrat avec les disques Philips et la création de son propre label Temporel, la première autoproduction dans le monde de la chanson. Tout d’abord distribués par Festival, les premiers 45 tours EP de Guy BÉART nous offrent : « La vie conjugale », « Frantz » (en duo avec Marie Laforêt), « Les souliers », « Cercueil à roulettes », puis « Allo ! tu m’entends », « Le trou dans le seau » (en duo avec Dominique Grange), « Les grands principes », « Qui suis-je ? »… impossible de les citer toutes ici. En 1965, et pour la deuxième fois, le Grand Prix du Disque lui est remis pour l’ensemble de son œuvre. Signalons aussi, cette même année, son récital exceptionnel au Théâtre du Vieux-Colombier, avec Dominique Grange et le trio vocal Les Bab’s. Et c’est en juin 1966 que débutent les enregistrements des émissions télévisées « Bienvenue » dont il est le producteur et l’animateur, programmées jusqu’en 1970 à 20h30 sur la première chaîne, soit plus d’une soixantaine de soirées. On y retrouve, pour la première fois à la télévision, l’ambiance intimiste d’un cabaret, avec souvent la reprise en chœur des refrains, une formule chère à Guy BÉART, par toute l’assemblée, des figurantes et figurants aux plus grandes personnalités du monde de la chanson, du cinéma, de la littérature et de la politique, toutes cultures confondues. Nul doute que Jacques Chancel, lui aussi avec talent et intelligence, ne fut inspiré par cette heureuse initiative. Tout en poursuivant l’écriture de nouvelles chansons et à se produire sur scène, notamment à la Comédie des Champs-Elysées en octobre 1966, Guy BÉART quitte sa maison de Saint-Cloud pour se fixer à Garches (Hauts-de-Seine) en 1967, dans une vaste demeure dominant Paris, dans laquelle à l’arrêt choisi par lui des émissions « Bienvenue », il animera toujours des réceptions culturelles avec la participation des plus grandes personnalités du monde artistique.
De ses activités durant les années 70, nous retiendrons surtout une tournée de dix récitals en URSS en 1972 et quarante soirées au Québec en 1973. La chanson la plus connue écrite durant cette décennie reste « Les couleurs du temps » composée en 1974 pour la pièce théâtrale de Jean-Claude Carrière « Harold et Maude » avec Madeleine Renaud, sans toutefois oublier le succès remporté précédemment en 1971 avec « L’espérance folle » et « A Amsterdam » cette dernière enregistrée en 1976 sur un album intitulé « Chansons de notre temps et d’espérance ». Si les chansons écrites à cette époque, exception faite de celles que nous venons d’évoquer, ne connaissent pas le succès populaire de celles de ses débuts, Guy BÉART n’en continue pas moins d’enregistrer et de se produire à travers le monde : La Réunion (1980), Tokyo (1982), au Liban (1989), au Québec (1996), malgré un cancer dont il ne connaîtra la rémission complète qu’en 1999, ceci expliquant le ralentissement de ses activités durant cette période de vingt ans. Et pour ne citer là encore que les évènements importants de sa carrière artistique, postérieurement aux enregistrements ici présentés, soulignons que la Médaille de la Chanson Française lui fut décernée, en 1994, par l’Académie Française.
Le 17 janvier 2015, à l’Olympia, Guy BÉART décide de faire ses adieux au public à l’âge de 84 ans. Soirée exceptionnelle au cours de laquelle malgré une motricité ralentie, cet infatigable troubadour a revisité une dernière fois le meilleur de son vaste répertoire, louangé notamment par Julien Clerc et sous les ovations de toute une salle encore et toujours sous le charme en reprenant en chœur ses immortels refrains. Ce soir-là aussi, sa fille Emmanuelle Béart est venue le rejoindre sur scène le temps d’une chanson en duo : « Il n’y a plus d’après », un grand moment de tendresse et d’émotion.
Guy BÉART nous a brusquement quittés le 16 septembre 2015 à Garches, victime d’un arrêt cardiaque, alors qu’il se rendait chez son coiffeur. Ce jour-là, la grande et traditionnelle chanson française a perdu l’un des derniers de ses plus fidèles et talentueux artisans, ceux (sans être nostalgique ni rétrograde) dont la relève semble bien compromise aujourd’hui. Guy BÉART repose au carré juif du cimetière de Garches, dans les Hauts-de-Seine.

Les interprètes de Guy BÉART (CD 3)

C’est surtout durant les cinq premières années de sa carrière d’auteur-compositeur que Guy BÉART a eu l’honneur d’être chanté par les plus grands noms de la chanson. Il est vrai que l’originalité et la force de ses textes, ajoutées à l’élégance de ses constructions musicales, ne pouvaient laisser indifférentes les chanteuses (toujours à la recherche de nouveaux talents), que sont Patachou, Juliette Gréco, Zizi Jeanmaire ou encore Pia Colombo. Dans cette sélection qu’il a fallu cruellement limiter à 22 titres, j’ai privilégié les enregistrements des grands interprètes, quitte à présenter plusieurs versions de la même chanson. C’est ainsi qu’en respectant la chronologie de la parution des 45 tours de Guy BÉART, j’ai tout d’abord retenu l’incontournable version de Juliette GRÉCO chantant « Qu’on est bien » (plage 1) parue en 1957, soit la même année que la sortie du disque de son auteur-compositeur. L’année suivante, Annie FRATELLINI l’une de nos plus brillantes chanteuses « jazzy », reprend cette même chanson sur son sixième 45 tours EP, accompagnée par le pianiste Raymond Fol et son ensemble (plage 4). La grande PATACHOU fut aussitôt séduite par « Bal chez Temporel » (plage 2), superbe poème d’André Hardellet tout d’abord intitulé « Le Tremblay » et extrait de son recueil « La Cité Montgol », mis en musique par Guy BÉART. Comme d’habitude, Patachou bénéficie ici encore du magnifique accompagnement de Joss Baselli à l’accordéon. La chanson « Chandernagor », chantée par Juliette Gréco (plage 3) dans laquelle les noms des villes de nos anciens Comptoirs de l’Inde désignent, non sans humour, les différents attributs de la femme, fut interdite à la radio.
En 1958, la même année que Guy BÉART, PATACHOU enregistre « Vous » (plage 5) écrite pour Cécile, la mère d’Eve, sa première fille; Patachou sera la seule, avec Christine Delaroche (en 1995), à reprendre cette chanson. En revanche, « L’eau vive », chanson extraite de la bande sonore du film éponyme, a connu d’innombrables versions chantées (Marcel Amont, Tino Rossi, Marc Ogeret, Yvette Giraud, Colette Renard…) et orchestrales. Parce que cette chanson fut aussitôt adoptée par les enfants et les chorales et chantée en bon nombre d’écoles, j’ai choisi la version rare de Lisette JAMBEL (plage 6) pour la voix juvénile, voire enfantine de sa charmante interprète, née en 1921 et décédée en 1976. On retrouve la grande PATACHOU dans « Poste restante » (plage 7) une superbe chanson que seule et à juste raison Isabelle Aubret a aussi reprise et enregistrée en 1992. Pia COLOMBO (1934 - 1986) toujours prête à défendre un répertoire fort (Bertolt Brecht et Kurt Weill en particulier) n’a retenu qu’une seule chanson de Guy BÉART, paroles de Marcel Aymé, « La Chabraque » (plage 8) également enregistrée par Michèle Arnaud et Zizi Jeanmaire. De la même collaboration Marcel Aymé - Guy Béart, est née aussi en 1960 « Le jardin d’Elvire » (plage 10) que la trop rare Béatrice ARNAC a enregistrée deux ans plus tard pour le petit label Orphée distribué par les disques Pacific. Interprète exigeante, comédienne et belle actrice de seconds rôles d’une douzaine de films, Béatrice Arnac, née en 1931, aujourd’hui retirée de la vie artistique, coule des jours heureux dans l’Hérault.
Tourné en 1960 et réalisé par François Villiers, le film « Pierrot la Tendresse », dont la musique fut confiée à Guy BÉART, réunit une brillante distribution où chacun pousse la chansonnette. Ainsi Michel SIMON, dans le rôle principal, chante de sa voix éraillée et si particulière le thème principal « Printemps sans amour » (plage 11), un document rare et plus encore Dany SAVAL, assurément meilleure comédienne que chanteuse dans la chanson-titre « Pierrot la Tendresse » (plage 12). Du même film, je n’ai pas retenu Claude Brasseur (il est Tony, un gangster non dangereux) qui interprète « Le matin, je m’éveille en chantant », chanson par ailleurs enregistrée en 1961 par Guy BÉART (voir CD 2, plage 7). Il m’a semblé indispensable de présenter ici la superbe version de « Printemps sans amour » (plage 13) par Simone LANGLOIS qui, précédemment, en 1958 toujours dans la rigueur de ses choix avait déjà gravé elle aussi « Bal chez Temporel ».
Jean-Claude PASCAL, dès 1956 à l’aube de sa carrière de chanteur et plus encore au lendemain de sa consécration avec « Nous les amoureux » à l’Eurovision, a toujours été des plus attentifs pour constituer son tour de chant avec des chansons signées Charles Aznavour, Gilbert Bécaud, Jean Dréjac, Jacques Brel, Serge Gainsbourg, Jean Ferrat et bien évidemment Guy BÉART dont il a enregistré « Les pas réunis » (plage 14) sur un arrangement soigné de Léo Chauliac, son pianiste régulier. Plus tard et avec le même talent, il enregistrera « Dans les journaux » (1963) et « Un enfant écrit » (1964).
Michèle ARNAUD (1919 - 1998), autre bel exemple pour la qualité de son répertoire, se devait d’être ici présente avec « Les enfants sages » (plage 15) interprétée avec sobriété de sa parfaite diction et toujours d’une grande distinction. Rappelons qu’après ses débuts en 1952 au cabaret « Milord l’Arsouille », Michèle Arnaud fut dès 1959 une talentueuse productrice à la Télévision, dont sa coproduction, « Les raisins verts » avec Jean-Christophe Averty en 1963, suivie d’autres émissions d’une haute qualité artistique. Une grande dame, injustement oubliée aujourd’hui !
Juliette GRÉCO, « La Muse de Saint-Germain-des-Prés », a évidemment marqué de son écrasante personnalité la chanson « Il n’y a plus d’après » (plage 16) écrite au lendemain d’une rupture sentimentale. Ce petit chef-d’œuvre n’a pas laissé indifférent Yves MONTAND (plage 18) qui, hélas, de sa voix exceptionnelle, n’a chanté que cette seule chanson de Guy BÉART.
Anthony PERKINS (1933 - 1992), acteur américain ayant tourné plus d’une quarantaine de films dont « Psychose » d’Alfred Hitchcock, « Aimez-vous Brahms ? », « Le glaive et la balance » et même « Une ravissante idiote » (1963) avec Brigitte Bardot. Parallèlement, d’une belle voix de crooner dans la meilleure tradition, il a enregistré un album et quelques 45 tours en anglais, mais aussi six chansons en français dont « Il n’y a plus d’après » (plage 21). Regrettons qu’à l’époque il en soit resté là.
Grande figure de notre music-hall, Zizi JEANMAIRE fut l’une des premières à chanter et à enregistrer quelques chansons de Guy BÉART, on en compte une dizaine dans sa discographie. Sa gouaille parisienne et ses élégantes chorégraphies en firent rapidement une artiste de renommée internationale. Rien d’étonnant à ce qu’elle soutienne Guy BÉART dans son projet de réhabilitation du tango en pleine période « yé-yé » en reprenant « Les bras d’Antoine » (plage 17). Six ans auparavant, en 1956, elle avait déjà été la seule à chanter et même enregistrer « Je suis la femme » (plage 20) sur son deuxième 45 tours EP entièrement consacré à Guy BÉART qui, en toute logique, ne l’a jamais interprétée. C’est aussi Zizi Jeanmaire, dans le rôle de la danseuse Lulu Natier, qui chante « La gambille » dans le film « Charmants garçons », réalisé en 1957 par Henri Decoin, avec Daniel Gélin, François Périer, Henri Vidal.
Philippe CLAY (1927 - 2007) va lui aussi enregistrer « La gambille » (plage 22) en 1958 ainsi qu’une autre chanson de Guy BÉART « L’oxygène », moins connue celle-là du grand public. Rappelons que Philippe Clay, décédé d’un arrêt cardiaque en 2007, s’est brillamment partagé entre le music-hall et la chanson (avec de belles créations originales : « Le danseur de charleston », « Le noyé assassiné », « Les voyous », « Mes universités »), le cinéma et la télévision.
Postérieurement à 1962, date des derniers enregistrements présentés ici, d’autres prestigieux interprètes ont chanté quelques œuvres de Guy BÉART parmi lesquels Isabelle Aubret, Dalida, les Compagnons de la Chanson, les Frères Jacques, Mouloudji, Serge Reggiani… pour ne citer que ceux-là.

Dany LALLEMAND
© 2017 Frémeaux & Associés

Conception : Dany Lallemand
Disques originaux (45 et 33 tours) et photos : Collection Dany Lallemand
Remerciements à Gilbert Quéro



GUY BÉART
1957-1962

On Wednesday September 16, 2015, one of the greatest French singer-songwriters died suddenly in Garches, the town where he’d lived since 1967. He was on his way to the hairdresser’s. I was preparing this set before Guy Béart’s untimely disappearance and it was already my intention to try to make amends for a great injustice: I conceived this anthology to illustrate just how much this great poet — a genius when it came to writing melodies — had been underestimated, given that various other tributes had often been paid, quite fairly, to at least two other great “B” among songwriters, namely Georges Brassens and Jacques Brel, (while others may add the name of Gilbert Bécaud, despite the fact he was exclusively a composer.) Through scores of his melodies that now seem to be part of our heritage, and also in the originality of the texts he devoted to the most widely varying themes (thereby demonstrating the extent of his brilliant culture), Guy Béart undeniably remains a Great in French song.
This set contains the complete songs that Guy Béart recorded from 1957 to 1962. The third disc enclosed contains a selection of titles — the choice was difficult — from among his best-known songs recorded by other prestigious artists, and it justifies the inclusion of three versions of N’y a plus d’après, which has been sung by the unavoidable Juliette Gréco, and also by Yves Montand and Anthony Perkins, each of whom was to record only this one song among those written by Béart.

Béart was born Guy Béhart, in Cairo on July 16, 1930, and his parents (his father David was a self-taught accountant, Béart’s mother a housewife) already had a daughter named Doris. Guy took an early interest in music, singing and playing the mandolin and violin, but he also showed a liking for mathematics, astronomy and the Bible. He also played chess, poker and bridge. In 1940 the family settled in Lebanon, where Guy attended the French Lycée in Beirut and discovered French literature, from Victor Hugo to Lamartine and Jean Jaurès. After graduating in the Sciences, Guy left for France in 1947 to go to boarding school in Paris, studying mathematics at the Lycée Henry IV. An assiduous, hard-working student, he enrolled at the Ecole Nationale des Ponts et Chaussées in 1949, and graduated as an engineer in June 1952. By day, Béart was occupied by crystal research in physics and chemistry laboratories; the rest of his time was spent writing his first songs and making his debuts as a singer, accompanying himself on the guitar, in little Left Bank clubs and cabarets like the Escale, the Port du Salut and La Colombe.
It was during the summer of 1955 in Nice that he first had occasion to applaud Georges Brassens and variety entertainer Jacques Grello when they appeared at the Théâtre de Verdure. They liked the originality in the songs that Guy presented to them and they both encouraged him to continue writing. After a few setbacks — a failed audition at Léo Noël’s cabaret L’Ecluse and another for Raoul Breton (who published the songs of Charles Trenet, Aznavour and Bécaud), Béart met Jacques Canetti (a great discoverer of talents), who gave him a trial onstage at the Théâtre des Trois Baudets — he was the cabaret’s Artistic Director — and then an audition at Philips records. Onstage, Béart was applauded on the very first night, and while subsequent audiences would give him a more lukewarm reception, Guy signed two contracts thanks to Jacques Canetti, the first with music publishers Tutti, to write new original songs, and especially a Philips contract for a series of recordings. Béart’s first two EP records were released in 1957, with eight highly original songs including On est bien, Bal chez Temporel, Chandernagor and Il y a plus d’un an. And so the young man who wanted only to write lyrics and compose for the great songwriters found himself a performer of his own works. Despite his voice, one that was certainly original in the same way as that of Brassens, for example, but quite distant from the criteria that prevailed at the time, Guy Béart immediately found favour with the public. And then Patachou, the first, plus Juliette Gréco and, a little later, Zizi Jeanmaire, Philippe Clay and Pia Colombo — they all had contracts to record exclusively for Philips — began releasing versions of Béart’s early songs. Over the summer of 1957, Guy took part in a tour organized by Jacques Canetti: Guy and Serge Gainsbourg opened the first half of the show for Catherine Sauvage, who topped the bill. In 1958, the French “Académie Charles Cros” awarded Guy Béart its Grand Prix du Disque; he was then appearing at the Olympia music hall on the same bill as Caterina Valente, the show’s star. That same year, Jean Giono’s novel L’Eau Vive was adapted for the cinema (under the same title), and Giono insisted that Guy Béart should write the music for the soundtrack of the film, which was directed by François Villiers. The song L’Eau Vive had hardly been recorded before it was on everyone’s lips, and the title went into the bestseller lists for over fifty weeks… Today, thanks to its lyrics and the quality of the simple melody composed by Béart, L’Eau Vive is still remembered (and even regularly sung in schools.) The film, on the other hand — its cast included Pascale Audret (Hugues Aufray’s sister), Andrée Debar and Charles Blavette — would only be a modest hit at the box-office, despite being presented at the Cannes Film Festival. Béart next appeared at Bobino and toured that summer with Raymond Devos; among his new songs were Vous, Poste restante, sung and also recorded by Patachou. 1958 was also the year he married Cécile de Bonnefoy du Charmel, whom he’d met before at the club La Colombe; their union would be blessed in 1959 by the birth of a first daughter, Eve. In June that year, Zizi Jeanmaire, one of Béart’s faithful performers, and her husband, Roland Petit, introduced Guy to Marcel Aymé. Based on a text written by Aymé, Guy would compose the music for the musical Patron, which was given at the Théâtre Sarah Bernhardt (today known as the Théâtre de la Ville). The songs La fin des haricots, Qu’il est doux de servir l’état are taken from this show, which was staged as early as October 1959 with sets by Bernard Buffet. It featured the ballet troupe of Roland Petit with actors Jean-Pierre Marielle and Philippe Lemaire. In 1960, Marcel Aymé’s collaboration with Guy Béart would give rise to four songs: La Chabraque, Le jardin d’Elvire, Ne tirez pas le diable and Ah! Quelle journée would appear on a “Super 45” EP with Béart accompanied by the excellent ensemble of accordionist Roger Damin. That spring, Guy Béart would triumph in Montreal, both in television and onstage in clubs like Gérard and Porte Saint-Jean. Still in 1960, the film director François Villiers again asked Guy Béart to write the music and songs for his film, this time La Tendresse featuring Michel Simon, Claude Brasseur, Dany Saval and Marie Daems (see below for the songs and singers in this film). The following year was marked by important encounters with the likes of Louise de Vilmorin, Orson Welles, Salvador Dali, André Malraux, Louis Aragon and Jean Cocteau, all of whom Béart greatly admired.

Original, indeed unusual, curious by nature and often contrary to expectation, Guy Béart attracted attention in 1962 when he unexpectedly launched an “opération tango” that was quite unexpected, given that a pop fashion called “Yéyé” was sweeping French media at the time. Despite the superb songs Les bras d’Antoine (picked up by Zizi Jeanmaire), Jamais (words by Louise de Vilmorin) and Un Homme (set to a text by Marcel Aymé), the tango would never unseat the twist or rock (unfortunately!) In 1963, Guy met actress-model Geneviève Galéa (seen in Petits chats, Vendetta, Une grosse tête, etc) and that autumn they had a daughter: Emmanuelle Béart was born in Gassin on August 14, 1963, and went on to enjoy a career as a famous film actress. The tumultuous love affair between her parents Guy and Geneviève would be studded with Béart songs that were little masterpieces, including Les grands principes and Allo! tu m’entends, which were recorded later.
1964 marked the end of Guy’s recording contract with Philips, and he set up his own label Temporel, becoming the first artist in the song world to create his own production company. Distributed at first by Festival, Guy’s first 45rpm EPs gave us La vie conjugale, Frantz (a duet with Marie Laforêt), Les souliers, Cercueil à roulettes, then Allo! tu m’entends, Le trou dans le seau (in duo with Dominique Grange), Les grands principes, Qui suis-je?… the entire list is impossible to repeat here. In 1965, for the second time, the French Recording Academy’s Grand Prix du Disque was awarded to Béart in recognition of his work. One can also mention that in the same year he gave an exceptional recital at the Théâtre du Vieux-Colombier, together with Dominique Grange and the vocal trio Les Bab’s. In June 1966 began recordings for the television shows Bienvenue, which he produced and presented up until 1970; more than sixty of his programmes were screened at 8.30pm on Channel One where, for the first time on French television, the intimate club-atmosphere to be found in cabaret was recreated, often with the chorus of a song picked up by the entire audience. It was a formula that Béart liked very much, and the invited audience would sometimes even include political personalities, as well as figures from the worlds of song, films and literature in a combination of all cultures. The shows had a format that no doubt inspired the French television personality named Jacques Chancel, who showed as much talent and intelligence in the series of programmes he later presented on French television.
While continuing to write new songs and give concerts (notably at the Comédie des Champs-Elysées theatre in October 1966), in 1967 Guy moved from his home in Saint-Cloud to settle in the Parisian suburb of Garches. He had an immense house overlooking Paris, and after his decision to call a halt to his Bienvenue programmes for television, it became the scene for cultural receptions that he hosted for major personalities in the world of the arts.
His activities in the Seventies that stand out the most are the ten recitals he gave in the former Soviet Union in 1972, together with some 40 concerts given in Quebec the following year. The best-known song that he wrote in that decade remains Les couleurs du temps, composed in 1974 for Jean-Claude Carrière’s play Harold et Maude with Madeleine Renaud, but he also enjoyed great success with L’espérance folle in 1971 and A Amsterdam, which was recorded in 1976 for his album entitled Chanson de notre temps et d’espérance. If the songs written at this time (other than the above) were not as popular and successful as those at his debuts, Guy Béart continued to record and perform throughout the world — in La Réunion (1980), Tokyo (1982), Lebanon (1989), Quebec (1996) — despite suffering from a cancer that went into remission only in 1999, which explains his reduced activity for a period of some twenty years. One other major distinction in his later artistic career that deserves a mention, apart from the recordings included here, of course, is the medal he was awarded in 1974 by the Académie Française: he received the “Médaille de la Chanson Française”.
When Guy Béart decided to retire from public performance, he gave a farewell concert at the Olympia in Paris on January 17th 2015. He was 84 and it was an exceptional evening. Despite having slowed down, the tireless troubadour revisited the best songs in his immense repertoire, notably receiving praise from Julien Clerc and an ovation from the whole audience: still under the Béart spell, they picked up his immortal refrains in chorus. That evening, his daughter Emmanuelle also joined him onstage to sing a duet on Il n’y a plus d’après, in a moment of great tenderness and emotion.
Guy Béart suddenly left us on September 16th 2015 after suffering a heart attack. It was the day when the famous traditional “Chanson” genre of France lost one of its last great talented artisans. Objectively, and with no nostalgia on my part, the success of those who would attempt to follow Guy Béart seems rather compromised today. He was laid to rest in the Jewish cemetery in Garches.

The artists who sang Guy Béart (CD 3)


The honour of having his works performed by the greatest names in song was reserved for Guy Béart in the first five years of his career as a songwriter and composer. It is true that the originality and vitality of his texts, particularly when you consider the elegance of their musical construction, couldn’t fail to attract such singers as Patachou, Juliette Gréco, Zizi Jeanmaire or Pia Colombo, as they were all constantly seeking material from talented new writers. In this selection it was a cruel necessity to set a limit of 22 titles, and so I have given preference to recordings made by the great artists, even if this meant that there would be more than one version of a particular song. This explains why the first song in this set (respecting the order in which Guy Béart’s songs appeared on 45rpm records) is the unforgettable version of Qu’on est bien by Juliette Gréco (track 1) which appeared in 1957, in other words, in the same year that the recording by the song’s author and composer was published. The following year, Annie Fratellini, one of our most brilliant “jazzy” singers, picked up this same song on her sixth 45rpm disc recorded in the company of pianist Raymond Fol and his group (track 4). The great singer Patachou was immediately attracted to Bal chez Temporel (track 2), a superb poem by André Hardellet that was originally entitled Le Tremblay and is taken from his La Cité Montgol anthology, set to music by Guy Béart. As usual, Patachou here benefits from the magnificent accompaniment provided by the accordion of Joss Baselli. The song Chandernagor, sung by Juliette Gréco (track 3), was banned by radio: in the song, the names of France’s former colonial trading posts are used to designate — not without humour — various female attributes.
In 1958, in the same year as Guy recorded his song, Patachou recorded Vous (track 5), which was written for Cécile, the mother of Béart’s first daughter Eve; together with Christine Delaroche (in 1995), Patachou would be the only other singer to pick up this song. On the other hand, L’eau vive, a song taken from the soundtrack of the film of the same name, was recorded on innumerable occasions (by Marcel Amont, Tino Rossi, Marc Ogeret, Yvette Giraud, Colette Renard…), not counting instrumental versions. Due to the fact that children’s choirs immediately took up this song (and it was also sung in many schools), here I selected the rare version by Lisette Jambel (track 6) because of the juvenile, almost childlike voice of its charming performer, who was born in 1921 (she died in 1976.) The great Patachou appears again in poste restante (track 7), a superb song that was not recorded again until Isabelle Aubret’s 1992 version. Pia Colombo (1934-1986) was always ready to defend strong repertoire (cf. her versions of songs by Bertolt Brecht and Kurt Weill in particular), and she only ever did one Béart song, with lyrics by Marcel Aymé: this was La Chabraque (track 8), a song also recorded by Michèle Arnaud and Zizi Jeanmaire. In 1960, this same collaboration between Marcel Aymé and Guy Béart gave rise to Le jardin d’Elvire (track 10), which the all-too-rarely heard Béatrice Arnac recorded two years later for the little Orphée label distributed by Pacific. Arnac, a demanding singer who was also an actress (playing secondary roles in literally dozens of films), was born in 1931; today she has retired from artistic life and lives a peaceful life in the Hérault region in the south of France.
Filmed in 1960 by director François Villiers, Pierrot la Tendresse, whose music was composed by Guy Béart, gathered a brilliant cast in which everyone took a turn at singing. Michel Simon, the film’s lead character, sings the main title Printemps sans amour in his typically hoarse voice (track 11), a rare document, and even more curious is the version by Dany Saval, decidedly a better actress than singer, of the title-song Pierrot la Tendresse, (track 12). I didn’t pick Claude Brasseur from the same film (playing Tony, a non-dangerous gangster); he sings Le matin, je m’éveille en chantant, a song incidentally recorded in 1961 by Guy Béart (cf. CD2, track 7.) However I had no choice but to select this superb version chanson of Printemps sans amour (track 13) by Simone Langlois, who was previously (in 1958) another singer who decided to record Bal chez Temporel.
Jean-Claude Pascal, whose singing career was just dawning in 1956 (right after his consecration in the Eurovision Song Contest with Nous les amoureux), always took great care over his choice of song, recording works by Charles Aznavour, Gilbert Bécaud, Jean Dréjac, Jacques Brel, Serge Gainsbourg and Jean Ferrat as well as Guy Béart, naturally, and he recorded this Les pas réunis (track 14) with a fine arrangement by Léo Chauliac, his regular pianist. Later, and with the same talent, he would record Dans les journaux (1963) and Un enfant écrit (1964).
Michèle Arnaud (1919 - 1998), another fine example of those who valued repertoire of quality, is a necessary presence here due to Les enfants sages (track 15), which she sings soberly and with perfect diction. She was always a distinguished singer and in 1959, after her 1952 debut in cabaret at L’Arsouille, Michèle Arnaud also became a talented TV producer. Her 1963 coproduction (with Jean-Christophe Averty) entitled “Les raisins verts” was followed by many other programmes of high artistic quality. A great lady of song, unfairly forgotten today!
Juliette Gréco, the “Muse of Saint-Germain-des-Prés”, naturally had a great impact on the song Il n’y a plus d’après (track 16), which was written after the end of a love affair. This little masterpiece didn’t go unnoticed by Yves Montand (track 18) who picked it up, but this is unfortunately the only Béart song to which Montand lent his exceptional voice.
Anthony Perkins (1933 - 1992), the American actor who appeared in over forty films including Alfred Hitchcock’s “Psycho”, Aimez vous Brahms?, Le glaive et la balance and even Une ravissante idiote (1963) with Brigitte Bardot. In parallel he would also make records with a delightful crooner’s voice, not only an album and a few 45rpm records in English but also six songs in French, including Il n’y a plus d’après (track 21). It’s a shame he left things at that during this period.
One of France’s great music hall figures, Zizi Jeanmaire was also one of the first to sing and record songs by Guy Béart, and there are around ten in her discography. Her cheeky Parisian speech and elegant choreographies rapidly made her a famous artist both in France and abroad, and it was no surprise when she supported Guy Béart’s aims to rehabilitate the tango, right in the middle of the Yéyé craze, by recording Les bras d’Antoine (track 17). Six years previously in 1956, she had already been the only one to sing (and even record) Je suis la femme (track 20) for her second 45rpm EP made up entirely of Béart songs; Béart, logically, never sang this song himself. It was also Zizi Jeanmaire, in her role as dancer Lulu Natier, who sang La gambille in the Henri Decoin film Charmants garçons made in 1957, featuring Daniel Gélin, François Périer, Henri Vidal.
Philippe Clay (1927-2007) would also record La gambille (track 22) in 1958, as well as another less well-known Béart song, L’oxygène. Philippe Clay, who died of a heart attack in 2007, brilliantly divided his career between music hall and song, with some wonderful original creations like Le danseur de charleston, Le noyé assassiné, Les voyous and Mes universités that accompanied his appearances in films and on television.
After 1962, the date of the last recordings represented here, other prestigious artists recorded their own versions of some of Béart’s works: these performers included Isabelle Aubret, Dalida, the Compagnons de la Chanson, the Frères Jacques, Mouloudji and Serge Reggiani, to name only a few.

Adapted by Martin Davies from the French Text of
Dany Lallemand
© 2017 Frémeaux & Associés
Concept: Dany Lallemand
Original 45 and 33rpm records: Dany Lallemand Collection
Thanks to Gilbert Quéro


Au panthéon de la chanson française, on le tenait volontiers pour le troisième grand B, avec Brel et Brassens. Guy Béart, prodige du vers et de la mélodie, écrivit plus de deux cents petites merveilles qui appartiennent désormais à notre patrimoine et dont le présent écrin rassemble celles que l’artiste enregistra entre 1957 et 1962. Cependant Guy Béart ne fut pas l’unique chantre de ses propres œuvres et, pour être exhaustif, il était incontournable de rendre hommage aux prestigieux interprètes (Gréco, Montand, Patachou…) qui prêtèrent leur voix aux chansons du maître.     Dany Lallemand
In the Hall of Fame reserved for French songsters he was the third great B to sit with Brel and Brassens: Guy Béart, a prodigy of verse and melody, wrote more than two hundred little marvels that are now part of France’s national heritage, This collection brings together the gems that Béart recorded from 1957 to 1962, but he wasn’t the only one to sing these songs: this set is indispensable as a tribute to some of the prestigious artists who lent their voices to the works of a Master.    
Dany Lallemand


CD 1 – GUY BEART
Guy Béart - 1957
 1 - Qu’on est bien     2’29
 2 - Le Chapeau     2’06
 3 - Bal chez Temporel     2’24
 4 - Laura    2’27
 5 - Chandernagor     2’26
 6 - Il y a plus d’un an    2’28
 7 - Le Quidam     3’06
 8 - L’Obélisque    2’18
Guy Béart - 1958
 9 - L’Eau vive     2’44
10 - L’Ane     3’02
11 - Vous     2’11
12 - Sérénade à Madame     2’30
13 - Moitié toi, moitié moi     2’42
14 - Poste restante    3’02
15 - Chanson pour ma vieille     2’31
16 - Le Terrien    2’23
Guy Béart - 1959
17 - L’Oxygène     2’02
18 - Dans Regrettable    1’40
19 - Les Éléphants    3’38
20 - L’Agent double     2’42

CD 2 – GUY BEART
Guy Béart - 1960
 1 - La Chabraque     3’17
 2 - Le Jardin d’Elvire (Ohé ! Du bateau)    3’37
 3 - Ne Tirez pas le diable    2’50
 4 - Ah ! Quelle journée    2’21
Guy Béart - 1961
 5 - Pierrot la Tendresse     2’56
 6 - Printemps sans amour     3’35
 7 - Le Matin je m’éveille en chantant     2’18
 8 - Sac à malices    2’10
 9 - Les Pas réunis    3’43
10 - Les Enfants sages    2’54
11 - Il n’y a plus d’après    3’10
12 - En Baignoire    3’04
13 - Grenouille de l’étang    2’55
14 - Grenades, grenades    2’11
15 - Battez-les    2’13
Guy Béart - 1962
16 - Les Bras d’Antoine    2’40
17 - Je ne sais jamais dire non    2’27
18 - Plus jamais    2’32
19 - Quand un Homme    2’48
20 - Au Bout du chemin    1’58

CD 3 – SES INTERPRÈTES
 1 - Qu’on est bien - par Juliette GRECO 1957     2’13
 2 - Bal chez Temporel - par PATACHOU 1957    2’27
 3 - Chandernagor - par Juliette GRECO 1957    2’13
 4 - Qu’on est bien - par Annie FRATELLINI 1958    2’50
 5 - Vous - par PATACHOU 1958    1’51
 6 - L’Eau vive - par Lisette JAMBEL 1958    3‘08
 7 - Poste restante - par PATACHOU 1958    2’35
 8 - La Chabraque - par Pia COLOMBO 1959     3’32
 9 - L’Agent double - par PATACHOU 1957    2’27
10 - Le Jardin d’Elvire - par Béatrice ARNAC 1962     3’55
11 - Printemps sans amour - par Michel SIMON 1961    2’38
12 - Pierrot la Tendresse - par Dany SAVAL 1961    2’14
13 - Printemps sans amour - par Simone LANGLOIS 1961    3’16
14 - Les Pas réunis - par Jean-Claude PASCAL 1960    3’17
15 - Les Enfants sages - par Michèle ARNAUD 1960    2’57
16 - Il n’y a plus d’après - par Juliette GRECO 1960    3’14
17 - Les Bras d’Antoine - par Zizi JEANMAIRE 1962    2’57
18 - Il n’y a plus d’après - par Yves MONTAND 1961    3’37
19 - Les Lunettes - par Juliette GRECO 1957    1’53
20 - Je suis la Femme - par Zizi JEANMAIRE 1956    2’20
21 - Il n’y a plus d’après - par Anthony PERKINS 1961    2’58
22 - La Gambille par Philippe CLAY 1958    2’30


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