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ANTHOLOGIE DU

PATRIMOINE MUSICAL
ALSACIEN

MUSIQUES FOLKLORIQUES
ET RÉGIONALES
1953-2015






ANTHOLOGIE DU PATRIMOINE MUSICAL ALSACIEN
MUSIQUES FOLKLORIQUES ET RÉGIONALES 1953-2015

Par Jean-Baptiste MERSIOL


Du coté de l’Alsace

La musique alsacienne : cette « Umpapa ringarde ! » Combien de fois l’adolescent insouciant et fan de British pop que j’étais s’est-il mit à penser ou à dire cette expression ? À tort. Je me souviendrai toujours de ce soir d’été, où à l’âge de dix-sept ans, un ami de Cannes était venu en vacances et me retorqua lors d’un repas autour d’une tarte flambée : « Mais comment peux-tu dire que cette musique est ringarde ? Elle est votre histoire ! Quand je viens ici en vacances et que j’entends cette musique dans les fêtes, elle me procure une joie immense, une atmosphère que je ne retrouve nulle part ailleurs ! » C’est à ce moment-là que j’ai pris conscience du fait que les Français « d’ailleurs » étaient tout aussi fascinés par notre musique traditionnelle alsacienne que nous le sommes nous-même par celles des Corses ou des Bretons pour ne citer que ces deux exemples. C’est aussi à ce moment-là que j’ai réellement pris conscience du drame alsacien. Si bon nombre de Français pensent que Strasbourg est en Allemagne et que notre culture résonne comme un accent germanique, c’est qu’historiquement nous avons très souvent été allemands, quasi aussi longtemps que français. Il faudrait un livre entier pour raconter l’histoire de notre région, tant elle fut ballotée entre l’Allemagne et la France. Mais s’il fallait résumer son histoire, on pourrait dire de manière vulgarisée que l’Alsace a été aussi longtemps Allemande que Française. Cependant sa culture est principalement alémanique (à ne pas confondre avec « allemand »). Le dialecte alsacien existe sous une centaine de formes différentes selon les régions. Ce dialecte à consonances germanique n’a pourtant rien de l’allemand traditionnel. On pourrait même dire qu’il est la culture française et allemande mélangées, l’une complémentaire de l’autre ! Il y a donc véritablement un drame alsacien.

Nous aurions tort de penser que la musique traditionnelle alsacienne ait toujours ressemblé à la musique folklorique que nous connaissons aujourd’hui. Au Moyen–Âge cette musique alsacienne s’exprimait à travers les violes, luth et harpes et ne tarderait pas à laisser place aux violons, aux contrebasses, aux clavecins et aux flutes. Le répertoire alsacien allait dès lors évoluer au fil des siècles. Ainsi à l’époque romantique, cette musique allait s’orienter vers des accents slaves, mutant vers les polkas, mazurka et autres styles de danses. Après la seconde guerre mondiale, seules les harmonies, c’est à dire les formations d’instruments à vent résistèrent. C’est ainsi que nous avons pensé à tort que la musique traditionnelle alsacienne se limita à cette musique folklorique. Malheureusement, seul un disque de Danses traditionnelles d’Alsace fut produit dans les années soixante-dix, proposant partiellement les danses anciennes et laissant un aperçu de ce que représentait cette musique autrefois1. Aucun travail de recherche n’a à ce jour été entrepris pour mettre à l’honneur certaines danses du Moyen-Âge et de l’Antiquité. L’enregistrement sonore, en plein essor lors de la seconde moitié du vingtième siècle mettra à l’honneur la musique folklorique et une nouvelle génération d’artistes alsaciens. La musique alsacienne dite « traditionnelle » se réfère donc à une esthétique essentiellement orchestrale. La région ayant été ballotée entre la France et l’Allemagne maintes fois, elle est liée aux Habsbourg, c’est à dire à l’empire austro-hongrois qui y a apporté sa couleur. Etant donné qu’elle est jouée essentiellement avec des instruments à vent, avec des formations variant entre dix à trente musiciens, elle est qualifiée de « Bloosmusik ». Aujourd’hui la conjoncture et la modernité ont amené les orchestres à jouer en formation réduite (4 à 12 musiciens en général) avec des synthétiseurs remplaçant et imitant les harmonies riches. La musique alsacienne se veut résolument joyeuse, les polkas, marches, valses, mazurka, amènent les gens à danser sur ces rythmes. En effet, il me faut parler de ces troupes de danseurs, indissociables de l’art folklorique alsacien. Constitués en général d’une dizaine de couples, il est possible d’y voir certains enfants. La tenue vestimentaire constituée de costumes authentiques varie selon les femmes ou les hommes mais aussi en fonction de sa religion. Le costume masculin comporte : - Un chapeau noir à large bord. – Une chemise blanche avec cravate à nœud noir. – Un pantalon et une veste noire. – Un gilet rouge avec boutons dorés. – Des chaussettes blanches. – Des chaussures noires. Le costume féminin lui, comporte : Un Bonnet avec un grand nœud noir. – Une collerette en dentelle. – Une blouse blanche avec dentelle. – Une robe surmontée d’un corselet en velours fleuri. - Un bustier brodé. – Des bas blancs. – Des chaussures noires. A l’époque les villages catholiques avaient pour coutume de faire porter des robes rouges et des nœuds fleuris aux femmes jusqu’au mariage et ensuite de leur faire porter le nœud noir. Dans les villages protestants, les femmes ne portaient que le nœud noir avec une robe verte, parfois bleue ou même violette. Mais au fur et à mesure du temps certains villages adoptèrent le mélange des couleurs rouge et verte. Dans la ville de Geispolsheim on adopta le nœud noir, mais dans le Kochersberg, on opta plutôt pour le nœud fleuri. Vous l’aurez compris, la couleur rouge s’apparente à la religion catholique et la couleur verte à la religion protestante. À quelques rares exceptions près qui confirment la règle.

Le premier disque de ce coffret rassemble les principaux thèmes traditionnels alsaciens exécutés par les orchestres folkloriques de renoms qui ont connus une carrière alsacienne riche mais qui ont bénéficié d’une portée nationale, voire internationale. Nous avons volontairement gardé les titres français proposés par les maisons de disques autrefois sur les pochettes originales et cela sans doute pour des raisons commerciales.
Pour commencer, il existe très peu d’information sur Jules Mayer. Nous savons toutefois qu’il est né le 25 novembre 1884 et est décédé le 12 juin 1976. Auteur-compositeur il participa souvent aux soirées alsaciennes diffusées sur Radio-Strasbourg. Son nom est associé au très célèbre ensemble de renom « Schnockeloch » qui enregistra de très nombreux disques pour la firme Decca dès la fin des années quarante. Jules Mayer arrange des traditionnels alsaciens et compose aussi lui-même de nombreuses valses, marches et mazurka dans le style le plus authentique. Il fonde en parallèle un ensemble portant le nom « Les Cigognes d’Alsace ». Un nom résolument plus commercial. Certainement à la demande de sa maison de disque. Cet orchestre aux arrangements plus légers à la manière des « Schrammel » inclus des instruments à cordes et des accordéons. Même si ce mélange d’influence semble sentir le réchauffé, il n’en demeure pas moins ancré dans l’esprit traditionnel alsacien. La démarche est inédite pour l’époque. Ainsi j’ai jugé utile de débuter cette anthologie par trois œuvres intéressantes : La Danse Alsacienne numéro 1 qui est une mélodie incontournable de nos fêtes alsaciennes. Auprès de ma blonde qui, loin de ressembler à l’esprit de la version d’Aristide Bruant montre bien le caractère oisif de notre région et enfin Ludovica une mazurka typiquement alsacienne.
Nous disposons encore moins d’informations concernant Charlie Schaaf mais il publia plusieurs disques de référence pour les labels Festival et Vogue entre 1958 et 1965. Ses arrangements sont très étonnants, alliant instruments à cuivre et xylophones. Il y a une forte influence allemande dans le choix de ses titres, dont Foret en fête qui est une mélodie que l’on entend très régulièrement outre Rhin.
Toutefois l’orchestre folklorique de renom qui a connu le plus grand succès reste la « Fischer Kapell ». Fondé en 1946 aux lendemains de la seconde guerre mondiale, l’orchestre était l’harmonie musicale attitrée de la brasserie Fischer à Schiltigheim. Il s’agissait en fait principalement des employés de l’entreprise. En effet de nombreuses brasseries ont disposé de leur propre orchestre à des fins promotionnelles après la seconde guerre mondiale. Perle, Meteor ou Kronenbourg ont aussi disposé de leur orchestre mais seule l’ensemble Fischer Kapell aura connu un tel succès. Dans les années soixante, l’orchestre faisant l’objet de demandes très nombreuses et incessantes, devra constituer trois équipes de musiciens différents portant le même nom. Il arrivait donc que ces ensembles jouent à trois manifestations différentes le même jour. Celle-ci a même connu des plagiats et des fausses formations qui usurpaient leur nom ! L’orchestre a enregistré de très nombreux disques, parfois en partenariat avec le groupe folklorique de Berstett pour des maisons de disques prestigieuses : Ricordi, Vega, Barclay, Decca mais aussi pour le label breton Arfolk et Omega studio dirigé par Francis Adam en Alsace. André Lux, ancien musicien de l’orchestre se souvient : « L’orchestre fut enregistré dans les années soixante à plusieurs reprises à la maison rouge de Schiltigheim sans même qu’un contrat ne soit établi et sous un seul microphone »2. Les enregistrements que nous proposons ici sont tirés de leur premier disque 25 centimètres édité en 1959. Ils témoignent d’une sincérité absolue sans aucun montage.
Contrairement aux disques folkloriques d’aujourd’hui, où les musiciens enregistrent les uns après les autres, où les défauts sont gommés, les parties musicales retouchées jusqu’à atteindre la perfection et où la réverbe est poussée à outrance, ici tout est fidèle et le témoignage de André Lux prouve bien que les enregistrements sont identiques à ce que l’on pouvait entendre lors des fêtes alsaciennes. Au fur et à mesure des années, les ensembles folkloriques allaient dès lors évoluer. Les musiciens recopiaient leurs partitions à la main, parfois y incluaient par accident des erreurs, les corrigeant par la suite. Ainsi les arrangements évoluaient malgré eux aussi. Par la suite, la brasserie Fischer pria l’orchestre de quitter les lieux lorsque Heineken racheta une partie des actions de la société. La Fischer Kapell n’était donc plus indispensable à l’entreprise et ne participait plus aux opérations publicitaires de la marque, elle ne disposait plus de son camion, de son local de répétition et s’installa donc indépendamment dans la salle de musique de la commune de Pfulgriesheim et continua en effectif réduit jusqu’en 2014, année où, faute de moyens et de demandes, elle dut se résigner à se séparer. Pour confidence, quelques musiciens de la Fischer Kapell se réunissent encore quelques fois dans la salle de musique de Pfulgriesheim pour répéter uniquement pour leur plaisir. Il arrive aussi qu’ils jouent une où deux fois dans l’année dans des manifestations amicales mais cela reste confidentiel et non officiel. Il faut retenir dans cette anthologie la présence des plus grands traditionnels alsaciens tels que le célébrissime Hans Em Schnockeloch et Que notre Alsace est belle. Nul autre orchestre que la Fischer Kapell ne peut jouer ce titre dans la plus pure tradition. A propos de Hans Em Schnockeloch, il convient d’en raconter ici l’histoire. Le personnage aurait bel et bien existé dans la banlieue de Strasbourg et aurait été un aubergiste qui aurait fait l’objet de cette chanson par un de ses clients mécontent. Le Hans im Schnockeloch traduit métaphoriquement une personne indécise et indélicate. Le Schnockeloch serait également un lieu de zone marécageuse situé entre L’Ill, la Bruche et le Muhlbach. C’est en 1842 qu’Auguste Stoeber publie pour la première fois le texte de cette chanson dans son recueil Elsässisches Sagenbuch. Florilège de chansons de tradition orale. Si bien que la version des orchestres folkloriques comme celle de la Fischer Kapell présentée ici soit instrumentale, le texte connaitra de nombreuses variations au fil des temps et d’adaptations libres. Le texte original est celui-ci :

D’r Hans im Schnòckeloch hät àlles, wàs er will !
Un wàs er hät, dess will er nit,
Un wàs er will, dess hät er nit.
D’r Hans im Schnòckeloch hät àlles, wàs er will !

D’r Hans im Schnòckeloch sajt àlles, wàs er will !
Wàs er sajt, dess dankt er nit,
Un wàs er dankt, dess sajt er nit,
D’r Hans im Schnòckeloch sajt àlles, wàs er will !

D’r Hans im Schnòckeloch màcht àlles, wàs er will !
Wàs er màcht, dess soll er nit,
Un wàs er soll, dess màcht er nit.
D’r Hans im Schnòckeloch màcht àlles, wàs er will !

D’r Hans im Schnòckeloch geht ànne, wo er will !
Wo er isch, dò bliebt er nit,
Un wo er bliebt, dò gfàllts im nit.
D’r Hans im Schnòckeloch geht ànne, wo er will !

Jetzt het d’r Hans sò sàtt
Un isch vom Eland màtt.
Lawe, majnt er, kànn er nit,
Un sterwe, sajt er, will er nit.
Er springt züem Fenschter nüss,
Un kommt ins Nàrrehüss.

Il est curieux de trouver autant de disques de qualité chez Barclay, de l’ensemble Les Joyeux Strasbourgeois dirigé par Géo Rieb et de ne trouver aucun élément concernant cet arrangeur. Il est fort probable que ces noms soient des pseudonymes utilisés pour des besoins marketing, chose somme toute plutôt habituelle dans les maisons de disques. Toutefois retenons ici quatre plages qui illustrent parfaitement le style alsacien traditionnel : Mon beau pays d’Alsace, Sous le Tilleul, Valse du Pays, La Vieille Valse.
Le groupe folklorique de Hochfelden est également un orchestre très réputé en Alsace. Il fut fondé en 1954 par Joseph Meyer afin de préserver l’alliance musicale et visuelle de la tradition alsacienne. La danse était indissociable de l’orchestre comme je l’ai fait remarquer auparavant. Ainsi il est un des rares orchestre à proposer à cette époque des traditionnels chantés comme l’incontournable O du liewer Augustin ou la composition D’R Veherele devenu leur hymne qui deviendra aussi un grand standard. On entendra souvent dans les années soixante-dix et quatre-vingt de nombreux enfants chanter cette chanson dans les cours de récréations. Par la suite l’Orchestre Folklorique d’Hochfelden sera nommé « Orchestre Vehrele ». Ils éditeront plusieurs disques chez Ducretet Thomson, filiale de Pathé Marconi avant de finalement s’auto produire. Les Vehrele existent toujours et enregistrent également de nouveaux disques.

Les recherches de documents sonores offrent parfois de belles surprises. Le document présenté ici en bonus est d’une rareté et d’une originalité surprenante. Enregistré en 1953 pour le compte du label indépendant breton Mouez Breiz, la  Marche Folklorique du groupe d’Obermodern est quelque peu déconcertante. Exécutée lors des Fêtes de Cornouailles, cette marche apparait dans un disque 25 centimètres du même nom aux côtés d’autres formations venues de Suède, Belgique, Autriche, Savoie, etc. Nous avons très peu d’informations sur cette prestation et son orchestre mais le programme des Fêtes de Cornouailles nous indique cela :« L’Alsace : Obermodern de Strasbourg. « En Alsace, comme ailleurs malheureusement, le port du costume régional a fortement diminué après les guerres de 1870 et 1914. C’est la raison pour laquelle le groupe OBERMODERN a été créé ; il s’était proposé comme but la conservation du costume authentique et des traditions. Ce but a été pleinement atteint. En effet, il faut bien le reconnaître, ce groupe a fière allure : les femmes avec ce grand nœud noir qui symbolise à lui seul toute l’Alsace, les hommes avec ces grands chapeaux noirs et ces gilets rouges. Un détail mérite d’être signalé : le nombre considérable de bouton du costume (près de 80 pour le gilet et la veste seulement) ». Malgré quelques raccourcis, cet article démontre une fois de plus que musique et danse sont liés dans la tradition alsacienne. L’enregistrement n’est pas de très bonne qualité. Pour l’époque, il était exceptionnel que le label Mouez Breiz puisse produire des disques indépendamment, mais la présence de nombreux orchestres sur un disque 25 centimètres (soit 8 et 9 par face) diminue considérablement la qualité. Quoi qu’il en soit, cette archive bretonne, ne manque pas d’intérêt.


Le second disque de cette anthologie de musique alsacienne est consacré au monde du cabaret et de la chanson. Si les racines de la musique traditionnelle alsacienne ont été ancrées dans la musique folklorique comme je viens de le montrer, il n’en demeure pas moins qu’après la Seconde Guerre mondiale, la nouvelle génération de comédiens et musiciens se veut résolument moderne. Si l’on date le renouveau musical breton vers 1972, il en est tout autre pour l’Alsace. Le renouveau alsacien démarre dès 1946 et nous le devons essentiellement à deux personnages incontournables : Germain Muller et Mario Hirlé que certains taxent de « Lennon/Mc Cartney alsaciens ». Il faut dire que le duo écrira pendant plus de quarante ans des chansons excellentes, mélodiques, fortes de sens et devenues mythiques. Le 14 décembre 1946, Germain Muller fonde le cabaret « Barabli » avec Raymond Vogel. Il a déjà composé avec son complice Mario Hirlé quelques chansons interprétées à Radio Strasbourg comme le célèbre Steckelburi swingt qui donne nom ensuite à sa première revue représentée dans la salle de l’Aubette à Strasbourg « Steckelburi schwingt ». « De Barabli » signifie en alsacien : parapluie. Volontairement il choisit un mot qui se prononce quasi de la même manière en alsacien qu’en français. On comprend aussi le sens fort de l’image car un parapluie sert à se protéger de la pluie mais aussi à se « battre » en cas d’agression. Le succès est immédiatement au rendez-vous. En 1949, Germain Muller écrit sa seule pièce de théâtre, Enfin… redde m’r nimm devun ! (Enfin… n’en parlons plus !) qui retrace les événements traumatisants des cinq années de guerre de manière sensible et humoristique, à tel point qu’un grand nombre d’Alsaciens s’y reconnait. Il compose de nombreuses chansons avec Mario Hirlé, dont D’letschte qui parle de la perdition du dialecte. « Mir sin schins d’letschte, ja d’Allerletschte von denne Laetze wo noch so babble wie de Schnawwel ’ne gewachsen ésch » (« Nous sommes — paraît-il — les derniers, les tout derniers de ces tordus qui parlent encore tel que le bec leur a poussé »). Au début des années soixante, Jacques Martin fit même partie de la troupe de ce cabaret qui connaît de plus en plus de succès. Jusqu’en 1989, Germain Muller et son « Barabli » donneront chaque année des représentations de leur revue devant environ 40 000 personnes. A la demande du public, Germain Muller récidive pour une ultime fois en 1992. Il s’éteint le 19 octobre 1994 à l’âge de 71 ans. Volontairement, il n’y a pas dans ce coffret des chansons directement liées au cabaret Barabli. En effet, ce cabaret tient une place unique dans la culture alsacienne et devra faire l’objet d’une anthologie à elle seule due à sa spécificité. Ainsi, il a été décidé de ne publier que trois chansons « indépendantes » qui sont involontairement entrées dans la tradition alsacienne : Steckelburi swing, De Schweidissi Boogie et Hopla Geiss.
Pour introduire Germain Muller, il est judicieux d’écouter d’abord deux extraits du seul et unique 45 tours de Mario Hirlé édité en 1958. Ce disque présentait trois chansons co-écrites avec Germain Muller et un instrumental qu’il compose seul. Ce premier disque 4 titres comporte notamment la première mouture de Hopla Geiss sous le titre Et Hop, Et Hop-la. Il a été retenu ici deux chansons : Char à Banc Stop dont le texte est de Germain Muller et dont la caricature de l’Alsace à travers un accent fortement prononcé ne manque pas et Polka Alsacienne une musique de Mario Hirlé. En tendant l’oreille, on remarque vite que le compositeur cite indirectement deux traditionnels alsaciens : Que notre Alsace est belle et Trotz net so. Uniquement suggérées, les mélodies ont été quelque peu modifiées pour introduire et/ou conclure les chansons, mais tous les Alsaciens reconnaitront aisément la référence traditionnelle. Né en 1925, Mario Hirlé suit des études de chef d’orchestre à Trossingen sous la direction de Hugo Hermann. En 1949, il monte l’Amical Club du Jazz, un big band formé de professionnels et d’amateurs au nombre de quinze musiciens, tous passionnés de jazz. Il sera fidèle à Germain Muller durant les quarante années de cabaret Barabli sauf à deux rares exceptions lorsque il effectuera une tournée américaine avec les Compagnons de la chanson dont il sera membre du 2 mai 1952 au 24 avril 1953 et où il remplace Gérard Sabbat. Il se produit au Waldorf-Astoria de New York, au Palmer House de Chicago, au Thunderbird Casino à Las Vegas et à l’Ambassador Hotel de Los Angeles. Une seconde fois en 1955, Mario Hirlé remplace Jo Frachon pour la tournée à Londres au Palace Theater. Il compose avec Germain Muller plusieurs opérettes dont « Prospectus » écrit pour 52 musiciens. Il est aussi l’auteur de plusieurs compositions et arrangements pour l’orchestre du Südwestrundfunk dans la fin des années soixante. Génie de la mélodie, il donne à la musique alsacienne un souffle nouveau, proche de l’esprit du jazz et de la variété américaine. Il composera également pour le cabarettiste alsacien Gaston Goetz. Il s’éteint en 1992 peu avant Germain Muller.
Le Barabli est aussi à l’origine de bien de mouvements et renouveaux artistiques alsaciens qui vont suivre. Ce cabaret a révélé de nombreux talents mais aussi des acteurs importants dans ce renouveau musical. Au début des années soixante-dix, Germain Muller découvre un jeune homme qui s’accompagne seul avec sa guitare et qui remet à l’ordre du jour, puis modernise, les chants alsaciens anciens. Roger Siffer est alors révélé au public en intégrant le cabaret le plus prestigieux de la région. Nous présentons ici son premier enregistrement édité par Germain Muller dans son deuxième coffret contenant trois disques3. Pop Art Mit Bart, n’est en fait rien d’autre que Trotz Net so, un traditionnel qu’il proposera ensuite sur son célèbre premier album : Elsassicher Follig Song. Roger Siffer monte son propre cabaret « La Choucrouterie » en 1984 avec l’aide de Germain Muller et officie encore aujourd’hui, rue Saint-Louis à Strasbourg.
Autre acteur important de la scène régionale alsacienne, André Flick, alias Dédé Flick, intègre le cabaret du Barabli au début des années soixante, le quitte quelques années le temps de monter une célèbre pizzeria Strasbourgeoise avant d’y revenir. En 1995 il sort son album De Cowboy vum Obersoultzbach  aux influences rock et country et contenant le fameux Gewurstraminer Blues. Acteur, imprimeur, musicien et chanteur, il rachète l’ancienne gare d’Obersoultzbach pour en faire son havre de paix où il est entouré de ses chevaux et de ses collections d’antiquités.
Né en 1939, René Egles se définit comme un « Liedmacher ». Acteur incontournable de la scène musicale alsacienne, il fut longtemps instituteur et il oeuvra énormément pour la promotion du dialecte alsacien. C’est d’ailleurs dans le milieu de l’éducation nationale qu’il fit la rencontre de Jean-Marie Friedrich, auteur compositeur pour enfant. Ensemble ils réaliseront avec la complicité de l’excellent arrangeur Henri Muller, le 45 tours Liedle zuem Spiele qui sera distribué dans les écoles.
Jean-Marie Friedrich reste à ce jour le compositeur pour enfant le plus célèbre et le plus prolifique de la région. Il édite un très grand nombre de disques pour enfants pour le compte des éditions Hachette et Deva. Il participe au programme des « Écoles qui chantent » qui permet également aux enfants des écoles primaire de découvrir certains traditionnels alsaciens. Il est décoré Chevaliers dans l’ordre des Palmes académiques en 1997 et Chevaliers dans l’ordre des Arts et des Lettres en 1985.
Roland Engel est certainement le plus grand poète alsacien. Il vous dira certainement le contraire, qu’il reste un simple chansonnier mais c’est un grand poète. Il est à l’Alsace ce que Léo Ferré, Jacques Brel et Georges Brassens réunis sont à la poésie française. Né en 1948 à Bischheim, sa complémentarité réside dans le fait qu’il chante à la fois des chansons classiques, mais aussi des contes, des gospels en dialecte alsacien et des chansons de Noel. Il fut acteur au Théâtre Alsacien de Strasbourg de 1962 à 1993, et participe à de nombreuses messes, œuvres religieuses. Il est certainement l’artiste alsacien qui a sorti le plus grand nombre d’albums (plus de quarante), tous de bonne qualité. Nous proposons ici sa version de « Hans Im Schnockeloch », qui certes chantée de manière assez libre demeure certainement la version la plus riche enregistrée à nos jours. Sa composition Lieb ohne Grenze, définit bien la générosité de son discours et de ses actions. Toujours ouvert vers les autres cultures, Roland Engel prône le partage et casse les conventions établies tel un poète anarchiste.
Ce qui définit la particularité de l’œuvre alsacienne c’est aussi son humour. Il y a dans le dialecte alsacien une capacité à imager les mots. Il n’y a malheureusement ou heureusement pas d’équivalent à certains mots en langue française. Ainsi beaucoup d’artistes ont à la fois un statut de chansonnier dramatique mais aussi d’humoriste. Il y’a cette capacité en langue alsacienne à être à la fois tragique et comique.
Huguette Dreikaus fait partie de ces « cabarettistes » qui tiennent une place à part. Professeure d’Allemand au lycée Fustel de Coulanges à Strasbourg, elle connaît un succès considérable en proposant des sketchs en alsacien ou en formule française lors des soirées et fêtes de villages. Il lui arrive aussi de pousser la chansonnette à quelques rares occasions. Très sentimentale, elle propose sa version de Printemps d’Alsace en 2014 sur une compilation éditée par l’AJPA, un centre d’accueil de jour pour personnes âgées atteintes de la maladie d’Alzheimer établi à Hochstett dans la banlieue de Brumath. Il lui arrive également d’adapter des succès français en alsacien pour la bonne cause. C’est ainsi qu’elle enregistre aux cotés de Sarah Eddy, Véronique Gayot et Severine K dans le collectif « Les Copines » une version alsacienne de Femme Libérée. Preuve que l’Alsace se veut moderne et drôle. Huguette Dreikaus propose son dernier spectacle le 18 octobre 2016 au Zénith à Strasbourg mais est-ce vraiment un réel départ ? L’avenir nous le dira.
Qui ne connaît pas Patrick Breitel et son très célèbre tube Albert (de la vallée de Munster) ? Ce titre a fait un buzz absolument immense en 2008 sur internet bien qu’il dure presque huit minutes. Il faut dire, que la chanson est de facture très simple, efficace, chaleureuse et rappelle une sonorité proche de Georges Brassens dont le chanteur alsacien ne cache pas l’influence. Établi depuis de nombreuses années à Breitenbach dans le Haut-Rhin où il ne passe désormais plus inaperçu, Patrick Breitel chante pour les siens et se produit en public à l’occasion. Patrick n’a jamais étudié la musique mais, dès l’âge de 13 ans, fait ses premiers accords de guitare. Très tôt, la passion l’a animé et dès qu’il en avait l’occasion, il chantait. À Mittlach, où il a été nommé instituteur en 1976, il a commencé à composer et à inventer des petites comptines pour ses jeunes élèves… Avec son tube Albert, il se moque gentiment des Alsaciens, de leur accent et de leurs travers. Il anime également des soirées dans les Fermes -Auberges dans le cadre de la Vallée des Contes et, durant les étés, on peut l’entendre sur la terrasse du Petit Pêcheur à Munster. Amateur de bonne chère et de vin, Patrick Breitel s’adonne également à la cueillette des champignons, à la lecture et à la photo. Il a aussi derrière lui une carrière de sportif, puisqu’il pratiquait le handball à haut niveau.
Au sujet de ce renouveau dans la musique alsacienne, il serait injuste de ne pas présenter Aloyse Goguel et son groupe Dynamo. Fondé en 1973, il enregistre un premier album aux tendances de rock progressifs avant de s’orienter vers la salsa et le cha-cha, opérant un véritable culte du chat, dans des textes français mais faisant systématiquement référence à notre région. Aloyse Goguel a aussi remplacé Mario Hirlé au Barabli dans les années quatre-vingt lorsque ce dernier était indisposé. Il a également été musicothérapeute. Il enregistre toutefois avec son groupe le traditionnel alsacien Marianele en version salsa. Cet enregistrement uniquement publié pour les besoins d’un concours sur internet est étonnant car la chanson se prête merveilleusement à ces rythmes, mais a aussi un intérêt dans le fait qu’il a été peu repris et mis au goût du jour. C’est désormais chose faite.
Dans les années quatre-vingt-dix, Paul Glaeser, alors directeur artistique à Strasbourg décide de fonder son propre studio d’enregistrement près d’Obernai. Sa maison de disque « Titre A » propose des arrangements musicaux en tous genres et éditions de CD « clefs en main ». C’est ainsi qu’il consacre une partie de ses activités à enregistrer des sketchs pour Laurent Ruquier dans la version radiophonique de Rien à Cirer sur France Inter. Il travaille également à Radio France Alsace qui deviendra par la suite France Bleu Alsace pour des chroniques appelées Les Knacks. Il y présente des choses très surprenantes : Des sketch, des canulars, des chroniques, des faux répondeurs téléphoniques, des reprises et des parodies autour du thème de l’Alsace. Ainsi il parodie le groupe « Soldat Louis », dans un célèbre Du Rhum, Des Schnecks. Dans Catherine c’est ma copine, il met en scène Catherine Trautmann, alors maire socialiste de Strasbourg entre de 1989 à 1997 et de 2000 à 2001 sur la musique de Bécassine.
Bien que Liewess Elsass officie en tant que « Traditionnel rock », initialement rendu célèbre en version alsacienne par le groupe Em Remes Sini Band, Paul Glaeser invente des noms de villages imaginaires comme Niedermolkenwihr sur Moder dans son répondeur des pompiers. Toutefois sa pièce majeure dans les Knacks est Tapis Rouge. Ce sketch en français est long d’une quinzaine de minute, mais résume à lui seul le genre d’humour que l’on aime pratiquer en Alsace : à la fois cocasse mais surtout absurde. Une tâche difficile à accomplir en français que seul Paul Glaeser semble avoir réussi.
Enfin puisqu’il me tenait à cœur d’apporter ma pierre à l’édifice, il m’est difficile de parler d’humour et de parodie alsacienne sans présenter ici Chuis alsacien man !!!, un titre humoristique sur des accents reggae empruntés au groupe Insert Coin, auquel j’ai participé en tant que personnage dissimulé : Mr Bretzel. Ce titre a connu un beau succès d’estime en Alsace dans les soirées, fêtes, mais il n’a de sens que s’il est partagé. Il existe donc une version enregistrée avec les Bredelers, groupe de rock absolument incontournable qui s’est assuré pour la postérité avec ses versions punk de Bombom stand et Hans Im Schnockeloch. Depuis 2004, le groupe a écumé toutes les scènes de la région avec une énergie folle, jusqu’en 2014 lors du grand rassemblement pour l’Alsace unie à la place de Bordeaux à Strasbourg réunissant plus de 10 000 manifestants.

Aujourd’hui l’Alsace reste une entité à part entière à l’heure où les préoccupations politiques sont à la fusion des régions. Il est probable que l’administration finisse par simplifier certaines de ses démarches dans ce genre d’opération, mais il est peu probable que l’Alsace perde son identité. Plus que jamais les Alsaciens sont déterminés à préserver une politique de proximité. Germain Muller pensait en 1964 que le dialecte était en voie de disparition, hors, aujourd’hui encore, une partie des jeunes alsaciens semblent s’intéresser et s’investir dans la culture alsacienne. Il y a un réel intérêt pour les « alsatiques » : Les éditions de livres sur l’Alsace et en langue alsacienne ne cessent de bien se vendre, les cabarets comme la Choucrouterie font salles combles durant toute la saison. On peut en dire autant de la revue Les Scouts et des petits théâtres alsaciens qui existent dans de très nombreuses communes. Il existe plusieurs festivals alsaciens qui réunissent beaucoup de monde. Les soirées de musiques folkloriques ont beaucoup laissé la place à la « Bloosmusik » moderne mais les salles sont quasi toujours pleines. Il existe des labels comme SNIP Musique qui éditent chaque année une trentaine de CD différents de musique régionale. La culture alsacienne est soutenue par les Conseils Généraux, et l’OLCA (Office pour la Langue et la Culture en Alsace). Toutes ces démarches laissent présager que notre culture locale est en bon fonctionnement et qu’elle continuera d’évoluer et de se moderniser. L’Alsace est une affaire nationale, la preuve, la Marseillaise, notre hymne national y a vu le jour. Comment ai-je pu autrefois ne pas me rendre compte de tout cela ? La musique alsacienne ce n’est pas de la « Umpapa », c’est bien plus que cela, c’est une identité artistique unique qui contient beaucoup de poésie, d’humour et qui révèle bien des joies et des souffrances.

Jean-Baptiste Mersiol – décembre 2016


Merci aux personnes qui ont permis de retrouver, collecter et réaliser cette anthologie. André Lux et Richard Roth de l’ensemble Fischer Kapell. Ronald Hirlé, André Flick et Patrice Muller. Stephane Capaldi des disques DEVA, Sonia Schmidt de l’AJPA à Hochstett, Sarah Eddy, Huguette Dreikaus, Roger Siffer, Roland Engel. Christiane Wolf et Gilles Kermac pour leurs lumières concernant le label breton Mouez Breiz. Un grand merci à Carmen et Thierry Liesenfeld ainsi que Christiane Friedrich grâce à qui le disque « Liedle zuem Spiele » a pu être restauré.

Cette anthologie est dédiée à la mémoire de Carmen Liesenfeld.

Restauration, Réalisation et Mastering : JBM Studio – Saverne.

© Frémeaux & Associés 2017



1. Danses traditionnelles d’Alsace, 33 tours PRODISC PS 376 115, 1973. CD CHO 002, Réédition de 1998.
2. Entretien privé avec l’auteur le 26 aout 2016
3. Barabli, 5 johr emol, Triple coffret 33 tours sans référence, 1971.


The Alsace cultural heritage: a musical anthology
Regional folk music, 1953-2015

By Jean-Baptiste Mersiol

While a good many French people believe Strasbourg to be in Germany and that its French culture has German accents, it is historically true that the region’s French inhabitants have often been German, for at least as long as they have been French… It would take a whole book to tell the story of Alsace so much has it bounced to and fro between Germany and France. But if one had to write a précis of that history, one would observe that, popularly at least, Alsace has been German for as long as it has been French. Its culture, however, is principally Alemannic, which is not to be confused with “German”. Alsatian dialect exists in a hundred different forms depending on the area, and yet its Alemannic consonances have nothing to do with traditional German. One might even say that it is a mixed French and German culture where the one complements the other! And so the so-called “drama of Alsace” really exists!

We’d be wrong to believe that traditional Alsatian music—”Alsace folk music”—has always resembled the regional folk music we know today. In the Middle Ages, this Alsatian music found expression through lutes, viols and harps, but quickly made way for other instruments, from violins and double basses to harpsichords and flutes. From then on, the Alsatian repertoire would evolve over the centuries: in the Romantic era it took on Slavic accents as it changed and took on forms such as polkas, mazurkas and other dance styles; and after the Second World War, only the wind instrument ensembles offered any resistance. This led us to wrongly assume that “Alsace folk music” had reached its limits… and unfortunately, only a single recording of Alsace traditional dances was produced in the Seventies, partially devoted to old dances and giving only a glimpse of what this music formerly represented1. Until today, no research has been undertaken to recognize certain dances dating back to the Middle Ages and ancient times. Sound-recordings, which blossomed in the latter half of the twentieth century, would recognize the region’s folk music and a new generation of Alsatian musicians. So the Alsatian music referred to as “traditional” in fact corresponds to an essentially orchestral style. With the region tossed back and forth between France and Germany many times, it was attached to the Habsburgs, i.e. the Austro-Hungarian Empire, whose colours it received. Given that this music was played essentially on wind instruments, with varying ensembles made up of from ten to thirty musicians, it was qualified as “Bloosmusik”. Today, the (modern) context have obliged orchestras to play as smaller ensembles (from four to twelve musicians in general), with synthesizers used to replace, and imitate, the music’s rich harmonies. Today’s Alsatian music resolutely aims to be joyful, and performers play polkas, marches, waltzes or mazurkas to make people get up and dance to their rhythms. And indeed we must use the word “dance”, for dance-troupes are inseparable from Alsatian folk art; generally made up of around ten pairs of dancers, they sometimes include children.

The first disc in this set brings together the principal Alsatian themes performed by renowned folk orchestras; while their careers in Alsace are already important, they also enjoy reputations both nationally and internationally. We have deliberately kept the French titles that were originally given by the record companies (used, no doubt, for commercial reasons.)

The second disc in this anthology covers the worlds of cabaret and song. While the roots of traditional Alsatian music are anchored in folk music, as shown above, the aims of the new generation of actors and musicians after World War II were nevertheless resolutely modern. While the renaissance of music in Brittany dates from 1972, it happened differently in Alsace. The Alsatian renewal began towards 1946, thanks in particular to two unavoidable personalities named Germain Muller and Mario Hirlé, sometimes referred to as “the Alsatian Lennon & McCartney.” The duo, it must be admitted, wrote excellent songs for more than forty years: they were melodic, full of meaning, and today they are legendary.

On December 14, 1946, the former, Germain Muller, founded the night-club/cabaret “Barabli” with a certain Raymond Vogel. In Alsatian dialect, the term “de barabli” means an umbrella. He deliberately chose a name for his club that both Alsatians and French-speakers would pro­nounce in almost the same way. Up until 1989, Germain Muller and his “Barabli” (“parapluie” in French), would see performances for some 40,000 people every year.

Today, Alsace remains apart even though, politically speaking, the general concern is more the fusion of the country’s regions rather than their division. It is probable that the authorities will simplify some procedures in this kind of operation, although it is highly unlikely that Alsace will lose its identity. Today, more than ever, Alsatians are determined to preserve policies that favour proximity. In his day (1964), Germain Muller believed the dialect to be in danger of extinction; but nowadays, a part of the young population of Alsace seems quite interested in the region’s culture and is prepared to invest in it. There is notably a real interest in what they call the “alsatiques”: publications dealing with Alsace (and written in the Alsatian language) consistently sell well, and cabarets like “La Choucrouterie” play to full houses throughout the season. One can say as much of the revue “Les Scouts” and the tiny Alsace theatres that exist in numerous communities. There are also several Alsatian festivals that draw crowds, and “folk music nights” have given way to modern “Bloosmusik” events in venues that are still almost always packed with spectators. There are labels such as SNIP Musique, which every year releases around thirty different CDs of regional music, and the culture of Alsace has found sponsors in the form of county councils and the OLCA (Office for the Language and Culture of Alsace). All these approaches allow us to predict a fully functioning local cultural scene in the future, one that will continue to develop and remain modern. Alsace is a national matter: it was there that the French anthem La Marseillaise was born! However did we manage not to realize that earlier? Alsatian music definitely doesn’t go “oompah oompah” when you hear it. It is much more than that: it is a unique artistic identity that contains a great deal of poetry and humour, and as such it is capable of expressing both suffering and joy.

Jean-Baptiste Mersiol – December 2016
Adapted into English by Martin Davies

© Frémeaux & Associés 2017


1 “Danses traditionnelles d’Alsace”, 33rpm 12” PRODISC PS 376 115 (1973). CD CHO 002, 1998 reissue.


DISCOGRAPHIE - CD 1

 1. LES CIGOGNES D’ALSACE – Deux bons copains « Danse Alsacienne n° 1 » (Diederich / Jules Mayer) – 1956 – Decca 123.728
 2. LES CIGOGNES D’ALSACE – Auprès de ma blonde (R. Seybold/ Jules Mayer) – 1958 – Decca 123.772
 3. LES CIGOGNES D’ALSACE – Ludovica (R. Seybold/ Jules Mayer) – 1958 – Decca 123.772
 4. CHARLY SCHAAF – Retour des cigognes (J. Vayssade) – 1958 – Festival FLD 146 S
 5. CHARLY SCHAAF – Forêt en fête (Teich/ Jules Mayer) – 1958 – Festival FLD 146 S
 6. CHARLY SCHAAF – Vive la classe (Trad / Jules mayer) – 1958 – Festival FLD 146 S
 7. CHARLY SCHAAF – Ici Strasbourg (Charly Schaaf) – 1958 – Festival FLD 146 S
 8. FISCHER KAPELL – Hans Em Schnockeloch (Traditionnel) – 1959 – Ricordi 25 S 007
 9. FISCHER KAPELL – L’écho du Village (Traditionnel)- 1959 – Ricordi 25 S 007
10. FISCHER KAPELL – Sans oubli (Traditionnel) – 1959 – Ricordi 25 S 007
11. FISCHER KAPELL – Les conscrits de Bischheim (Traditionnel) – 1959 – Ricordi 25 S 007
12. FISCHER KAPELL – Polka des conscrits (Traditionnel) – 1959 – Ricordi 25 S 007
13. FISCHER KAPELL – Que notre Alsace est belle (Traditionnel) – 1959 – Ricordi 25 S 007
14. LES JOYEUX STRASBOURGEOIS – Mon beau pays d’Alsace (Trad / Geo Rieb / J. Nogues)– 1959 – Barclay 82139
15. LES JOYEUX STRASBOURGEOIS – Sous le Tilleul (Trad / Geo Rieb / J. Nogues) – 1959 – Barclay 82139
16. LES JOYEUX STRASBOURGEOIS – Valse du Pays Tilleul (Trad / Geo Rieb / J. Nogues) – 1959 – Barclay 82139
17. LES JOYEUX STRASBOURGEOIS – La Vieille Valse (Trad / Geo Rieb / J.
Nogues) – 1959 – Barclay 82139
18. GROUPE FOLKLORIQUE DE HOCHFELDEN – Trachtenwalzer (R. Lamp / Egidius) – 1962 – Ducretet Thomson – 250 V 158
19. GROUPE FOLKLORIQUE DE HOCHFELDEN – D’r Vehrele (Joseph Graff) – 1962 – Ducretet Thomson – 250 V 158
20. GROUPE FOLKLORIQUE DE HOCHFELDEN – O’ du liewer Augustin (Trad / Joseph Graff) – 1962 – Ducretet Thomson – 250 V 158
21. GROUPE FOLKLORIQUE DE HOCHFELDEN – Fuchsgraben (K. Vacek / Pollak) – 1962 – Ducretet Thomson – 250 V 158
22. GROUPE FOLKLORIQUE DE HOCHFELDEN – Marche des Dragons (J. Brussig) – 1962 – Ducretet Thomson – 250 V 158
23. GROUPE FOLKLORIQUE DE HOCHFELDEN – Kermesse à Hausbergen (Trad / Jules Mayer)

BONUS :
24.
GROUPE OBERMODERN – Marche Folklorique (Traditionnel) – Extrait des fêtes de Cornouailles juillet 1953 – Mouez Breiz – 3303


DISCOGRAPHIE - CD 2

 1. MARIO HIRLE – Char à Banc Stop (Germain Muller / Mario Hirle) – 1958 – Holiday – HF 5005
 2. MARIO HIRLE – Polka Alsacienne (Mario Hirle) – 1958 – Holiday – HF 5005
 3. GERMAIN MULLER – Steckelburi swingt (Germain Muller / Mario Hirle) – 1966 – Studio JD – 123.021
 4. GERMAIN MULLER – De Schwessdissi Boogie Woogie (Germain Muller/ Mario Hirle) 1966 – Studio JD – 123.021
 5. GERMAIN MULLER – Hopla Geiss (Germain Muller / Mario Hirle) – 1986 – Christal
 6. ROGER SIFFER – Pop’Art Mit Bart (Totz net so) (Trad / Roger Siffer) – 1970 – (Coffret 3 LP 5 Johr Barabli sans référence)
 7. RENE EGLES – HENRI MULLER – In de Kiche (Jean-Marie Friedrich) – 1985 – Deva JMF
 8. RENE EGLES – HENRI MULLER – De Kerwer (Jean-Marie Friedrich) – 1985 – Deva JMF
 9. ROLAND ENGEL – Hans Em Schnockeloch – (Trad/ Roland Engel) – 2005 – Oméga
10. ROLAND ENGEL – Lieb ohne Grenze (Trad/ Roland Engel) – 2015 – Jazzophone
11. DÉDÉ FLICK – Gewurtzraminer Blues (André Flick) – 1995 – RTA 9401
12. DÉDÉ FLICK – De offe hosselâde boogie (Roger Siffer / André Flick) – 1995 – RTA 9401
13. HUGUETTE DREIKAUS – Printemps d’Alsace (Louis Ledrich) – AJPA / Akoufene XCSCD 102
14. HUGUETTE DREIKAUS & LES COPINES – Schrieb mehr doch « Femme Libérée » (Joelle Kopf/ Chriostian Dingler / adapt. Huguette Dreikaus) – 2013 – Akoufene FLRCD 54 *
15. PATRICK BREITEL – Albert (Patrick Breitel) –2008 Auto-Production (sans référence)
16. ALOYSE & DYNAMO – Marianele (Trad/ Aloyse Goguel) – 2014 – INEDIT
17. PAUL GLAESER – Liewes Elsass (L.E William/ M. Kunze) – 1999 – INEDIT
18. PAUL GLAESER – Le répondeur des Pompiers (Paul Glaeser) – 1993 – Titre A – TA08-219-080
19. PAUL GLAESER – Tapis Rouge (Paul Glaeser) – 1993 – Titre A – TA08-219-080
20. BREDELERS & MR BRETZEL – Chuis Alsacien man !!! (Etienne Bonaud / J-B Mersiol / Cédrick Lombardo / Jérôme Jamann / Lilian Soumara / Mathieu Eby) – 2015 Akoufene MRB CD15


* LES COPINES sont : HUGUETTE DREIKAUS – SARAH EDDY – VERONIQUE GAYOT et SEVERINE K.



Cette anthologie réalisée par Jean-Baptiste Mersiol revient sur le patrimoine musical alsacien. Le premier CD est consacré aux fanfares folkloriques et aux célèbres marches, polkas et airs traditionnels de la région. Le deuxième présente le patrimoine vivant et musical et la constitution d’un répertoire moderne. Des paroliers d’après-guerre (réunis autour du Barabli, le célèbre cabaret strasbourgeois de Germain Muller et Mario Hirlé) aux chanteurs d’aujourd’hui, cette musique a été un support de création inestimable pour faire vivre cette langue, son sens si particulier du mot, de son humour et de sa poésie. Ce coffret met en lumière la fameuse identité alsacienne, qui s’est construite, au même titre que sa cousine belge, en questionnant constamment ses racines et son avenir.   
Patrick Frémeaux

This anthology compiled by Jean-Baptiste Mersiol re-examines the musical heritage of the Alsace region. The first CD deals with traditional brass bands and the marches, polkas and traditional music for which Alsace is famous; the second CD is devoted to the musical heritage of today, which is very much alive and contributes to enlarging the modern repertoire. From the post-war lyricists gathered around the famous Strasbourg cabaret Barabli (owned by Germain Muller and Mario Hirlé) to today’s singers, this music has been invaluable in helping to create and maintain the language, its special feeling for words, its humour and its poetry. This set highlights the famous Alsace identity: like that of its Belgian cousin, it was built on the constant questioning of its roots and future.        
Patrick Frémeaux

CD1 - LES CIGOGNES D’ALSACE : 1. Deux bons copains (Danse Alsacienne n° 1) 2’03 • 2. Auprès de ma blonde 2’32 • 3. Ludovica 2’45. CHARLY SCHAAF : 4. Retour des cigognes 3’07 • 5. Forêt en fête 2’44 • 6. Vive la classe 1’55 • 7. Ici Strasbourg 2’44. FISCHER KAPELL : 8. Hans Em Schnockeloch 1’54 • 9. L’écho du Village 1’38 • 10. Sans oubli 3’07 • 11. Les conscrits de Bischheim 2’24 • 12. Polka des conscrits 1’58 • 13. Que notre Alsace est belle 3’35. LES JOYEUX STRASBOURGEOIS : 14. Mon beau pays d’Alsace 2’52 • 15. Sous le Tilleul 3’10 • 16. Valse du Pays 2’47 • 17. La Vieille Valse 3’43. GROUPE FOLKLORIQUE DE HOCHFELDEN : 18. Trachtenwalzer 2’47 • 19. D’r Vehrele 3’41 • 20. O’ du liewer Augustin 1’53 • 21. Fuchsgraben 2’44 • 22. Marche des Dragons 2’11 • 23. Kermesse à Hausbergen 2’49. BONUS : GROUPE OBERMODERN : 24. Extrait des fêtes de Cornouailles 1953 2’49.
CD2 - MARIO HIRLE : 1. Char à Banc Stop 3’04 • 2. Polka Alsacienne 2’12. GERMAIN MULLER : 3. Steckelburi swingt 1’43 • 4. De Schweissdissi Boogi Woogi 1’44 • 5. Hopla Geiss 1’00. ROGER SIFFER : 6. Pop’Art Mit Bart (Trotz net so) 3’28. RENE EGLES - HENRI MULLER : 7. In de Kiche 2’55 • 8. De Kerwer 2’30. ROLAND ENGEL : 9. Hans Em Schnockeloch 3’36 • 10. Lieb ohne Grenze 4’14. DÉDÉ FLICK : 11. Gewurtzraminer Blues 3’56 • 12. De offe hosselâde boogie 3’04. HUGUETTE DREIKAUS : 13. Printemps d’Alsace 2’34. HUGUETTE DREIKAUS & LES COPINES : 14. Schrieb mehr doch 3’37. PATRICK BREITEL : 15. Albert 7’53. ALOYSE & DYNAMO : 16. Marianele 4’52. PAUL GLAESER : 17. Liewes Elsass 3’09 • 18. Le répondeur des Pompiers 0’38 • 19. Tapis rouge 14’55. BREDELERS & MR BRETZEL : 20. Chuis Alsacien man !!! 3’14.


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