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EDDIE BARCLAY

ARRANGEUR, INTERPRÈTE & PRODUCTEUR
 
1946-1962




Grande figure du disque et du show business, Eddie Barclay a marqué l’histoire « people » de la France. C’est par l’intermédiaire de ses célèbres soirées mondaines tropéziennes et ses amitiés avec les vedettes que l’homme d’affaire est resté dans la mémoire collective. Peu se souviennent qu’il a été un précurseur, en important en France les disques 33 tours de jazz et de rock n roll. Son label Barclay Records regroupait à sa création des figures légendaires comme Boris Vian, Quincy Jones, avec Frank Ténot et Daniel Filipacchi, à la tête de la Direction artistique. Enfin, encore peu savent qu’il était avant tout pianiste, féru de jazz, chef d’orchestre et qu’il a enregistré une centaine de titres sous son nom. Jean-Baptiste Mersiol met en lumière son histoire oubliée d’arrangeur, d’interprète et de producteur dans une anthologie 3 CD qui a toute sa place dans l’histoire de la musique.     Patrick Frémeaux

Not only a major figure in the record industry and show business, Eddie Barclay also left his mark on the “people” pages of the tabloids: he was famous for the parties he hosted for socialites in Saint-Tropez, while his friendships with the stars made him a public legend. Yet few remember that Eddie Barclay was a precursor: he was one of the first in France to import jazz and rock’n’roll records from America. When he created his own label, Barclay Records, he brought in legendary music figures like Quincy Jones and Boris Vian, Frank Ténot or Daniel Filipacchi to work with him on the artistic side. Not many today know that Eddie Barclay was also a pianist, bandleader and jazz fan with a hundred of his own recordings to his name… Here Jean-Baptiste Mersiol throws light on the forgotten history of this arranger, performer and producer with a 3CD anthology that deserves its place in music history.    
 Patrick Frémeaux




EDDIE BARCLAY –
ARRANGEUR, INTERPRETE & PRODUCTEUR 1946-1962


Pour l’ensemble des amateurs et même des professionnels de la musique, Eddie Barclay est le nom d’un incontournable producteur français, celui du disque microsillon à travers les trente glorieuses mais peu de gens savent qu’il a été également un grand musicien. Eddie Barclay, c’est bien plus que cela, c’est à la fois, un amateur de jazz, un orchestrateur, un précurseur, un homme d’affaires et un producteur. Cette anthologie en trois disques tente notamment de rendre justice à l’une de ses activités trop souvent mise dans l’ombre : celle d’arrangeur et d’interprète musical. De 1954 à 1964, Eddie Barclay a édité près d’une centaine de microsillons en son nom mais revenons d’abord aux origines.

Tout commence à l’aube des années quarante : Édouard Ruault dont les parents sont limonadiers au Café de la Poste à Lyon semble prédisposé aux qualités d’écoute puisqu’il observe et entend les conversations que les clients y entretiennent. Il rencontre dans une cave à jazz sa future première épouse Nicole Vandenbussche qui est issue d’une famille riche et qui voyage régulièrement aux États-Unis. Nicole est chanteuse sous le pseudonyme de Eve William, tandis qu’Edouard fréquente le Hot Club de France. Leur passion commune pour la musique et plus spécifiquement le jazz, ainsi que le goût des affaires les conduit à créer en février 1945 leur premier label Blue Star. Ce label est uniquement consacré aux musiques jazz et propose des 78 tours, la plupart constitués d’enregistrements importés des Etats-Unis pour la France bien que la première référence soit un disque baptisé Eddie Barclay and his Orchestra. Le nom américanisé est donc né de cette première publication mais aussi en répercutions aux nombreux voyages outre atlantique du couple. Le label Blue Star produira également le virtuose Django Reinhardt. Pour les besoins de ces réalisations il loue les studios Pathé Marconi. En 1948, un voyage décisif aux Etats-Unis va marquer un tournant dans la carrière du couple. En effet, ils en rapportent une nouvelle invention : le 33 tours microsillon qui peut contenir jusqu’à trente minutes de musique par face et dont la qualité supplante de loin celle du 78 tours jusqu’ici limité à un seul titre. Nicole et Edouard font des investigations auprès des usines françaises pour importer ce format, le standardiser car ils y croient dur comme fer. Ce support deviendra LE standard de l’industrie musicale. Cela n’a pas été sans mal car de nombreux acteurs de l’industrie musicale n’y croyaient pas autant qu’eux. En effet il s’avérait que tout le matériel était à changer, mais à force de persévérance, Eddie Barclay sera très vite rebaptisé dans tout le pays : Monsieur Microssillon. Eddie Barclay fonde alors le label Riviera qui élargit son catalogue à la musique de variété mais aussi à la musique orchestrale. Marcel Pagnoul en est l’un des principaux artistes avec ses valses de type viennoises. Eddie Barclay s’auto édite dans un premier temps sur le label Riviera avant de s’imposer sur le label du même nom, devenant une véritable institution dans le métier comme le relèvera la revue américaine Billboard :

« Il n’y a pas d’autre compagnie musicale dans le monde
dont l’image dépende aussi fort d’un seul homme. En un sens, Barclay est un logo vivant ».

En 1953, Denise Molvinger devient la secrétaire du label Barclay et sera témoin d’une aventure exceptionnelle durant plus de trente années. Au départ elle était censée remplacer un congé maternité mais le destin la conduisit sur la route du couple Barclay qui semblait la fasciner. Denise Molvinger témoignera combien le label démarra petit rue Chambiges à Paris. Le stock qui envahissait les bureaux y côtoyait le secrétariat. Elle organise les colloques et les réunions au siège social de l’entreprise au 143 avenue Charles de Gaulle. En 1956, on ne pense plus à louer les studios d’enregistrements et on projette d’installer avenue Hoche les propres studios du label. Pour le construire on fait appel à celui qui en sera l’ingénieur du son principal durant des décennies. L’allemand Gerhard Lehner qui a 32 ans à l’époque ne sait pas quelle aventure l’attend et ne s’imagine pas qu’il va désormais travailler et vivre en France durant toute sa vie. Le projet est exposé au jeune ingénieur du son qui trouve le challenge compliqué. La situation des studios choisis est pourtant particulièrement astucieuse car le quartier où se situe l’avenue Hoche est particulièrement calme, éloigné du métro pour ainsi éviter toutes vibrations. L’endroit est toutefois en piteux état, le local a servi de lieu de stockage durant la guerre puis de petit studio de radio pour La Voix de L’Amérique. La décision est cependant prise, Eddie Barclay y mettra les moyens, il charge donc Gerhard Lehner d’établir un devis. Celui-ci sera très élevé car l’ingénieur du son a mis la barre très haute mais le couple Barclay approuve ce coût et trouve la somme d’argent dont il ne disposait pas jusqu’ici. L’ingénieur du son installe lui-même les studios novateurs de 2 200 mètres cubes, du jamais vu que toute la profession leur enviera et cela à une échelle internationale. Gerhard Lehner y a fait faire une console Telefunken sur mesure, un magnétophone Ampex mono ainsi qu’une « mixette » à 6 entrées. Bientôt le studio embauchera plus d’une vingtaine de personnes et y fera les beaux jours phonographiques de Léo Ferré, Dalida, Jacques Brel, Charles Aznavour. En 1958, on y produira le premier disque de rock français de Danyel Gérard à l’aide d’une toute nouvelle chambre d’écho qui en laissera plus d’un ébahi. Pour l’époque ce studio est en avance sur son temps, aucun label ne dispose entre 1956 et 1962 d’un son équivalent. C’est d’ailleurs le week-end de Pâques que Gerhard Lehner aidé de Jean Porquet installe dans les studios le nouvel Ampex A 300 qui a les vertus de proposer des mixages stéréo et que Nicole vient de rapporter des États-Unis. À noter que d’autres maisons de disques loueront les locaux car Eddie Barclay a notamment eu l’idée de monter un studio B de 600 mètres carrés fin 1959 (et qui sera modernisé en 1965). On fonde également des studios C, D puis E dédiés spécifiquement à la gravure. Eddie Barclay fonde d’autres labels dédiés aux musiques rock et populaires tels que Bel Air et Golf Drouot. Pour l’exemple le label Bel Air produit des artistes plus en marges destinés à une audience plus spécifique comme les groupes de rock Les Pirates et Les Champions où l’auteur compositeur interprète Leny Escudero.

Cyril Brillant s’occupe d’exporter les disques à l’international, et se charge des importations de musiques notamment sur le label Mercury (The Platters) avec lequel Eddie Barclay s’était déjà associé dès 1951. Des éditions étrangères du catalogue français sont également de mises. Charles Aznavour et Jacques Brel seront régulièrement édités à l’étranger comme en Allemagne sous le label Barclay distribué par la firme Metronome. Léo Ferré chante en Italien dès 1969 et y commercialise ses disques, pays où il s’installe d’ailleurs définitivement au début des années soixante-dix. On pourrait donner d’autres exemples multiples. Ivan Pastor dirige le département classique, qui ne représente pas un marché énorme de la musique mais non négligeable. Il y popularisera une version du Canon de Pachelbel avec le guitariste Narcisso Yepes. On parle peu des arrangeurs et des orchestrateurs qui ont fait les grandes pages des disques Barclay. Outre Eddie Barclay lui-même qui édite ses propres musiques instrumentales populaires, Jean Bouchety est souvent sollicité, Quincy Jones est émerveillé par les studios de l’avenue Hoche mais Paul Mauriat est sûrement l’arrangeur le plus sollicité en ce début des années soixante. Jean-Michel Defaye deviendra l’arrangeur attitré de Léo Ferré avant que ce dernier ne reprenne la baguette pour faire jouer ses propres arrangements. À ce sujet il faut savoir qu’Eddie Barclay n’a jamais imposé de contraintes à ses artistes. En effet, il leur donnait une totale liberté, étant lui-même artiste, sauf à quelques exceptions près où telle ou telle chanson demandait à être retirée sous prétexte qu’elle porterait préjudice au label. Pour exemple, Eddie Barclay demanda à Léo Ferré de retirer de son album de 1967, la chanson « À une chanteuse morte » sous prétexte qu’elle dénigrait indirectement Mireille Mathieu, elle-même sous le label Barclay. Léo Ferré refusa cette demande qui aboutira à un procès et qui pourtant ne changea rien dans la collaboration future des deux hommes.

En 1963, Eddie Barclay se sépare de Nicole mais continue l’aventure du label sans ses services qui s’avéraient pourtant indispensables mais l’homme d’affaire sait s’entourer des bonnes personnes. Il mènera avec excellence la barque jusqu’en 1978 où sa société est revendue au groupe Phonogramm (plus tard Universal). Il reste Président Directeur général jusqu’en 1984 mais n’a plus aucun pouvoir décisionnel, ainsi il se détache du métier petit à petit. Nicole Barclay continua son aventure discographique en fondant plusieurs petits labels indépendants.


La présente anthologie a pour but de mettre en lumière, non pas uniquement le producteur et homme d’affaires qu’était Eddie Barclay mais aussi le musicien. Pianiste de jazz, il fréquente les caves où se produisent les orchestres. Rapidement il fonde son premier orchestre et fréquente Louis de Funès, lui-même excellent pianiste de jazz qui ne songeait pas encore à une carrière d’acteur. Eddie Barclay organise durant l’occupation des fêtes clandestines dans une cave de la rue Saint-Benoit à Saint-Germain-des-Prés, où l’on écoute du jazz interdit en compagnie de Django Reinhardt, Henri Salvador et Moustache, trois artistes qu’il signera plus tard sous son futur légendaire label. Dès la libération il fonde les premières discothèques du Tout Paris sur le modèle des clubs américains. Le Barclays Club devient donc le lieu incontournable des existentialistes et il y joue avec Boris Vian, Henri Salvador, Quincy Jones (alors trompettiste de Lionel Hampton), Stéphane Grappelli et Django Reinhardt. Il fréquente régulièrement Michel Legrand. Avec son orchestre il a l’honneur d’accompagner Ella Fitzgerald, Dizzy Gillespie, Louis Armstrong, Sacha Distel et Glenn Miller. C’est donc logiquement qu’il s’auto produit sur son premier label Blue Star. À la création de Riviera il publiera régulièrement ses arrangements et musiques mais aussi en reprenant les grands succès du moment, tout cela dans une démarche également commerciale. Ainsi de 1954 à 1956 on ne sera pas étonné d’y entendre ses versions personnelles de Moulin rouge, Bonjour tristesse, Chiens perdus sans collier ou encore La complainte de la Butte. En 1956 il s’impose déjà avec Les grandes manœuvres dont l’interprétation s’avère très personnelle. Il enchaîne sur des nombreux succès et devient ainsi lui aussi un très bon vendeur de disques. Il enregistre La complainte de Mackie et démontre ainsi que ses talents d’arrangeur peuvent côtoyer la musique classique. Il reprend des anciens succès comme Les roses blanches popularisé par Berthe Sylva dans les années 20 mais profite essentiellement des succès du moment comme Sur ma vie composé par Charles Aznavour qui deviendra l’un de ses artistes mais aussi le fabuleux Que sera sera popularisé dans le film d’Alfred Hitchcock avec lequel Marino Marini cartonne dans l’Europe entière. En 1956, Il interprète également Bambino, un énorme succès interprété par Dalida sous son propre label Barclay. La technique est simple, réorchestrer des chansons d’artistes qu’il a signés sur son label, lui permettrait de faire coup double. On constate que « Eddie Barclay et son orchestre » était au départ édité sur le label Riviera. La raison est certainement double : en premier lieu, le label Riviera était consacré à ce genre de publications orchestrales, et on peut également penser qu’Eddie Barclay eu quelques réticences à éditer son nom d’artiste à côté de son nom de producteur qui était somme toute le même. Cependant les rééditions futures et les nouveautés de son orchestre se feront sous le label Barclay dès 1956. Le label Riviera sera à nouveau exploité par la suite pour faire face à des artistes spécifiques comme cela sera le cas sur Bel Air. Nino Ferrer sera par exemple un artiste Riviera bien avant de rejoindre l’étiquette Barclay.

Dès 1957, il reprend les musiques de films La schnouf et l’année suivante le célébrissime Colonel Bogey, thème du film Le pont de la Rivière Kwaï. Les tirages de ces disques atteignent des sommets et dépassent presque en vente les publications originales. Ce qui fait également le succès des disques de Eddie Barclay est son incroyable diversité. Musiques de film, Thèmes populaires, chansons anciennes mais aussi thèmes divers à portées commerciales. Ainsi le disque de Noël qui contient plusieurs Medley est une opération très fructueuse. La reprise de Come prima connaît aussi un grand succès que Marino Marini a propagé dans toute l’Europe et que The Platters envisagent d’adapter également. La musique du film Mon Oncle de Jacques Tati est également au rendez-vous du succès. En 1959, Eddie Barclay reprend Oh quelle nuit de Sacha Distel au détriment de la version de Danyel Gérard sous le titre O pauvre amour qu’il a lui-même enregistré sous le label Barclay, preuve que l’opération commerciale est un critère majeur de ces publications mais nous y reviendrons. Il reprend Dans mon île et Je m’voyais déjà qu’il a produit respectivement pour Henri Salvador et Charles Aznavour. Cette anthologie permettra entre autres de comparer certaines versions instrumentales de Eddie Barclay et son orchestre et de l’artiste original qui les défend vocalement et que nous proposons sur le troisième disque. Eddie Barclay reprend également T’aimer follement que Johnny Hallyday a enregistré sur son premier disque mais que Dalida défend également. Il compose plusieurs bandes originales de film. 1955 : Bob le flambeur de Jean-Pierre Melville. 1957 : Chaque jour à son secret. 1958 : L’île du bout du monde d’Edmond T.Gréville.
1959 : Brigade des mœurs de Maurice Boutel. 1965 : L’Arme à gauche de Claude Sautet. Eddie Barclay a enregistré de très nombreux disques orchestraux, il faudrait un coffret tout entier pour tout présenter mais nous proposons ici les grandes lignes de cette aventure hélas méconnue.

 L’aventure musicale d’Eddie Barclay ne peut se limiter à ses talents d’arrangeur, mais s’étend à son flair concernant ses confrères. Au-delà de l’aspect productif du personnage il faut voir en lui un dénicheur et un homme qui a découvert, parfois à son insu, des artistes exceptionnels. L’une de ses premières signatures est Django Reinhardt qu’il enregistre sous le label Blue Line en 1947. Les sessions Blue Star sont reconnues comme étant parmi les plus importantes du guitariste virtuose. Blues for Barclay est suffisamment explicite pour indiquer dans quel climat artistique la session est organisée. Emil Stern, Eddie Constantine, Renée Lebas et Marcel Pagnoul feront les beaux jours du label Riviera et Mercury avant d’évoluer sur le label Barclay. Bien qu’Eddie Constantine bascule sur le label Barclay, l’artiste qui symbolise le succès de ce nouveau label est bien Dalida. La chanteuse d’origine Égyptienne et amante de Lucien Morisse alors du patron d’Europe numéro 1, en est la signature principale. Le partenariat entre Eddie Barclay et Lucien Morisse est judicieux et offre une visibilité hors pairs au producteur phonographique. Lucien Morisse se chargera avec Léo Missir de dénicher pour Eddie Barclay des jeunes talents dont Danyel Gérard. Henri Salvador rejoint l’écurie Barclay dès 1958 et jouit d’un traitement particulier avec les arrangements de Quincy Jones. Eddie Barclay lui donne la possibilité de concilier des chansons à textes mais aussi des disques de parodies et amusements purement commerciaux. Fin 1958, Léo Ferré quitte Odéon pour rejoindre Barclay début 1960, nouveau label qui offre une qualité d’enregistrement inégalée au poète anarchiste et de gros succès comme Jolie Môme, Paname mais essentiellement le disque 25 centimètres consacré à Aragon qui reste à ce jour la plus grande vente de l’artiste. Nous proposons dans cette anthologie la version originale 45 tours de 1961 du titre Vingt ans, qui n’a jamais été rééditée en CD. En effet, les intégrales et compilation actuelles Barclay-Universal ont toujours proposé la version stéréo de 1965. Jacques Brel rejoindra aussi le label Barclay : décidément il fait bon d’enregistrer dans les studios de l’avenue Hoche. Hughes Aufray rejoint le label Barclay, le succès mettra un peu de temps à venir mais le producteur a raison d’y croire. Moustache, Bob Azzam, Gillian Hills, Jean-Paul Vignon sont également des signatures plus mineures mais non négligeables, apportant leur lot de succès. Enfin il y a les artistes qui n’ont pas connu le succès immédiat et surtout qui ne l’ont pas connu chez Eddie Barclay mais ailleurs. Pierre Perret fait partie de ces bombes à retardement. Avec Moi j’attends Adèle, le succès est plus que mitigé et Eddie Barclay ne semble pas plus préoccupé que cela par ce nouvel artiste à qui il a proposé un contrat de deux ans. Il voit un peu Pierre Perret comme un nouveau Georges Brassens qu’il ne parviendra d’ailleurs jamais à dénicher. Toutefois Eddie Barclay lui produit quelques 45 tours avant de lui rendre son contrat et c’est Lucien Morisse qui orientera Pierre Perret vers les productions Vogue au début des années soixante. L’histoire raconte même qu’aux premiers succès de Pierre Perret, Eddie Barclay se félicita de son succès avant de se rappeler qu’il n’était plus un artiste de sa maison ! Un autre artiste malchanceux à ne pas connaître le succès chez Barclay est Gary l’ange noir. Ses premiers disques passent totalement inaperçus. Ce jeune chanteur devra attendre un peu avant de connaître le succès en tant que compositeur en 1977 sous son vrai nom : Jean-Paul Cara avec L’oiseau et l’enfant qui remporte le grand prix de l’Eurovision par son interprète Marie Myriam.
S’il est un artiste particulièrement malchanceux dans l’écurie Barclay, c’est bien Danyel Gérard. Repéré par Léo Missir et Lucien Morisse, il édite son premier 45 tours D’où reviens tu Billie-Boy ? en septembre 1958 sous le parrainage de Lucien Morisse et Dalida. Sur un texte de Boris Vian il est présenté comme étant le premier rockeur français mais ne connaît pas de véritable succès, la France n’étant pas encore prête à ce style de musique nouveau. Il récidive avec un deuxième 45 tours où il reprend Oh Lonesome Me sous le titre O pauvre amour. Sacha lui rend visite avec son manager durant la séance studio mais soudoie son éditeur derrière son dos pour reprendre le titre sous le nom de Oh quelle nuit qui connaîtra le succès contrairement à la version de Danyel Gérard, qui de plus doit s’envoler pour l’Algérie afin d’y effectuer son service militaire. De retour en 1961, après l’explosion du rock en France avec Johnny Hallyday et Les chaussettes noires, il revoit Eddie Barclay qui le regarde à peine dans les yeux en lui conseillant de passer de « bonnes vacances » et de revenir le voir à la rentrée. Danyel Gérard fâché ira alors enregistrer chez Polydor et disque AZ en 1963, fondé par Lucien Morisse. Eddie Barclay qui d’ailleurs prête ses studios pour le premier disque de la firme AZ enregistré, par le même Danyel Gérard, est pressenti pour être son distributeur mais cela ne sera fera pas pour diverses raisons. Par la suite Eddie Barclay empêchera l’enregistrement d’un duo entre Jacques Brel et Danyel Gérard pour « incompatibilité de style ». On ne sait trop s’il y a eu une grande animosité entre les deux hommes, mais il semble que Barclay ait tenté de barrer la route à Danyel Gérard suite à leur fâcherie, ce qui n’empêchera pas l’artiste de connaître un succès international en 1970 avec Butterfly chez CBS et MGM pour les États-Unis. Toutefois on peut en douter car bien qu’il ne produise plus le premier rockeur français, il ne s’est jamais opposé à ce que soient enregistrées ses compositions par ses nombreux artistes, en témoigne notamment cette compilation : Dalida, Hughes Aufray, Orlando (frère de Dalida), Les chaussettes noires, Les pirates, Les champions, Bob Azzam dont nous proposons ici quelques titres. Maurice Chevalier appose sa voix aux côtés des chaussettes noires dans un célèbre twist du canotier, et le label Bel air produit Leny Escudero, Orlando, Les Pirates et Les champions avant d’être revendu au groupe Musidisc.
Les grandes lignes de l’aventures Barclay se sont dessinées de 1945 à 1962, ensuite les studios de l’avenue Hoche ne cesseront de se développer et bientôt d’autres artistes majeurs feront les beaux jours des labels du producteur comme Mireille Mathieu, Nino Ferrer, Michel Delpech ou Bernard Lavilliers.
Jean-Baptiste MERSIOL
© Frémeaux & Associés 2020



ENGLISH SUMMARY
For most of France’s record fans and music industry professionals, Eddie Barclay is a name inseparable from the history of the LP for the three decades following the end of the war. But very few people know that he was himself a great musician. Eddie Barclay was many things at the same time: a jazz fan, an arranger, a precursor, a businessman and a producer, and this set attempts to do justice to two of his talents that remained too often in the shade, those of an arranger and performer. Between 1954 and 1964, Eddie Barclay released nearly a hundred LPs in his own name.
His parents – their name was Ruault – owned the Café de la Poste opposite the Gare de Lyon in the 12th arrondissement of Paris. Eddie (real name Édouard) was born in 1921 and went to work in his parents’ brasserie. Throughout his childhood he had a passion for jazz; he had a good ear, and was still quite young when he learned to play the tunes he heard over the radio. He quickly became a bar piano-player, often working alongside his friend Louis de Funès, and as his popularity grew in the nocturnal milieu, Édouard Ruault began organising great soirées in the clandestinity of the cellars in Saint-Germain-des-Prés during the Occupation. American jazz was banned by the Nazis, so Eddie played it, as did the other musicians in whose company he found himself, like Django Reinhardt, Boris Vian or Henri Salvador.
When Paris was liberated, Édouard Ruault changed his name to Eddie Barclay and founded his own club, the Barclay’s Club, modelled on American nightclubs. It became the focal point of Paris nightlife and the greatest names in French and American music came through its doors to sing and play, often accompanied by Barclay himself on piano. In 1948 Eddie travelled to the United States with his wife Nicole (Eve Williams, a singer and excellent connoisseur of jazz.) In America they discovered the microgroove LP, spinning at 33¹/³ rpm; it was of better quality – with a much greater capacity – than the existing 78 rpm records at home.
In 1954, together with his wife, he founded Jazz Magazine and the label Barclay Records. In the American periodical Billboard, one could read: “There’s no other music company in the world whose image relies so strongly on a single man. In a sense, Barclay is a living logo.”
Barclay Records grew to become the country’s biggest popular music label. In the heart of show-business, Barclay discovered one French talent after another: between 1950 and 1980 he launched the careers of dozens of artists, including Dalida, Henri Salvador, Charles Aznavour, Brigitte Bardot, Jacques Brel, Léo Ferré, Hugues Aufray, Françoise Hardy, Mireille Mathieu, Maxime Le Forestier, Rachid Taha, Alain Bashung, Noir Désir and many more. But after 1980 he turned to other interests… He sold off his record company and went to live on the Riviera in Saint Tropez, where he returned to his old occupation: organising parties! He passed away in 2005 at the ripe old age of 84.
Jules Frémeaux
English adaptation: Martin Davies
© Frémeaux & Associés 2020




CD 1 : EDDIE BARCLAY ET SON ORCHESTRE : 1954 - 1956

1. Chesterflield Boogie (Eddie Barclay)
RIVIERA 6511 – 1954. 2’44
2. Le beau gendarme (Icini)
RIVIERA REP13091 – 1954. 2’26
3. La grenouille (Eddie Barclay)
(RIVIERA REP 096 – 1954) 2’17
 4. Moulin rouge (Georges Auric / Jacques Larue)
RIVIERA REP 13011– 1955. 1’33
 5. Les grandes manœuvres (Georges Van Parys)
BARCLAY 72021 – 1956. 3’07
 6.    Bonjour tristesse (Georges Auric)
BARCLAY 72022 – 1956 - 1’56
 7.    Chiens perdus sans collier (P.Misraki)
BARCLAY 72 047 – 1956- 2’24
 8.    Les amours oubliées (René Cleoret)
BARCLAY 72 047 – 1956 - 2’38
 9.    Chanson de Gervaise (Georges Auric)
BARCLAY 72 047 – 1956 - 2’33
10.    Vacances à Venise (Icini)
BARCLAY 72 047 – 1956 - 2’45
11.    La complainte de la butte (Georges Van Parys)
BARCLAY 13 102 – 1956. 2’27
12.    Tango magique (Philippe Gérard)
BARCLAY 13 102 – 1956 - 2’29
13.    Czardas tango (Ray Brown)
BARCLAY 72 055 – 1956 - 2’20
14.    C’est bon d’aimer (Gomez)
BARCLAY 72 055 – 1956 - 2’27
15.    Je vais revoir ma blonde
(Don George)
BARCLAY 72 056 – 1956 - 2’19
16.    La complainte de Mackie (Kurt Weill)
BARCLAY 72 056 – 1956- 2’02
17.    Sur ma vie (Charles Aznavour)
BARCLAY 72 056 – 1956- 2’25
18.    La ballade de Davy Crockett (G.Bruns)
BARCLAY 72 056 – 1956- 2’06
19.    Z’yeux bleus (Emil Stern)
BARCLAY 72 057 – 1956 - 2’27
20.    La ballade des truands (George Van Parys)
BARCLAY 72 057 – 1956 - 2’21
21.    Les roses blanches (L.Raiter)
BARCLAY 72 064 – 1956 - 2’50
22.    Que sera sera…du film L’homme qui en savait trop (Jay Livingston / Ray Evans)
BARCLAY 72 067 – 1956 - 2’16
23.    Les amants d’un jour (Marguerite Monnot)
BARCLAY 72 067 – 1956 - 2’27
24.    Bambino (Frabciulli / Nisa)
BARCLAY 72 067 – 1956 - 2’40

CD 2 : EDDIE BARCLAY ET SON ORCHESTRE : 1957 – 1961 

 1.    La schnouf
BARCLAY 13 113 – 1957 - 2’51
 2.    Medley Noel (Domaine Public)
BARCLAY 72 147 – 1957 - 3’39
 3.    Portofino (Lou Busch)
BARCLAY 72 226 – 1958 - 2’18
 4.    Mon manège à moi (N.Glanzberg)
BARCLAY 72 226 – 1958 - 2’12
 5.    Colonel Bogey du film Le Pont de la rivière kwai
(Kenneth J.Alford / F.J Ricketts)
BARCLAY 72206 – 1958 - 2’37
 6.    La parisienne (Crolla)
BARCLAY 72206 – 1958 - 2’55
 7.    Come prima
(S.Taccani / V. Di Paolo / M.Panzeri / J.Larue)
BARCLAY 72 270 – 1958 - 1’54
 8.    Mon oncle (Franck Barcellini)
BARCLAY 72 231 – 1959 - 2’11
 9.    Dans le bleu du ciel bleu (Domenico Modugno)
BARCLAY 72 232 – 1959 - 2’24
10.    Viens danser (Gilbert Becaud)
BARCLAY 72 232 – 1959 - 2’35
11.    Qu’elle était jolie, qu’elle était belle
(P.Perret / R.Corraza)
BARCLAY 72 232 – 1959- 2’44
12.    Le jardin extraordinaire (Charles Trenet)
BARCLAY 72 236 – 1959 - 2’06
13.    Dans mon ile (Henri Salvador / M.Pon)
BARCLAY 72 276 – 1959 - 2’46
14. Moonlight sérénade
(G.Miller / M.Parish / Henry Lemarchand / Mautery)
BARCLAY 72 276 – 1959 - 2’42
15. Oh quelle nuit
(Don Gibson)
BARCLAY 72 305 – 1959 - 2’45
16. Venus (E.Marshall)
BARCLAY 72 305 – 1959 - 2’14
17. April in Paris
(Vernon / Duke / Y.Harburg)
BARCLAY 72 335 – 1959 - 2’03
18. T’aimer follement
(A.Salvet / M.Plait / Robinson)
BARCLAY 72354 – 1960 - 2’20
19. Marina
(J.Broussolle / R.Granata)
BARCLAY 72 350 – 1960 - 1’55
20.    Je m’voyais déjà (Charles Aznavour)
BARCLAY 72 433 – 1960 - 2’50
21.    Spécialisation
(Sammy Cahn – Jimmy Van heusen)
BARCLAY 72 433 – 1960 - 2’50
22.    Casablanca (G.Koger / Georges Ulmer)
BARCLAY 70 368 – 1961 - 3’11
23.    Quand tu dors près de moi
(Brahm / Georges Auric)
BARCLAY 72 473- 1961 - 2’44
24.    Ya ya ya ya (Leo Missir)
BARCLAY 72 473- 1961 - 2’35


CD 3 : LES LABELS BARCLAY – RIVIERA – BLUE STAR – BEL AIR

1. DJANGO REINHARDT
– Blues for Barclay (Eddie Barclay)
BLUE STAR BS 30 ST 2099-2 – 13. 1947 - 2’50
2. EMIL STERN – C’est mon gigolo (Julius Brammer / André Bloch)
RIVIERA  6511 – 1954 -  2’17
 3.    TANIA & EDDIE CONSTANTINE – L’Homme et l’enfant (René Rouzaud / Wayne Shanklin)
BARCLAY 70 009 – 1954 -  3’17
 4.    MARCEL PAGNOUL – La chauve souris (Richard Strauss)
RIVIERA RM 9017 – 1955 -2’42
 5.    RENÉE LEBAS – La Saint bonheur
(Emile Stern / Eddie Barclay)
MERCURY MEP 14 001 puis BARCLAY 14001- 2’26
 6.    DALIDA – Bambino
(Jacques Lariue / Nicola Selerno / Giuseppe Fucilli)
BARCLAY 70 068 – 1956 -  3’33
 7.    PIERRE PERRET – Moi j’attends Adèle (Pierre Perret)
BARCLAY 70 083  - 1957 - 1’37
 8.    HENRI SALVADOR – Dans mon île
(Maurice Pon / Henri Salvador)
BARCLAY 70 139 – 1958 -  3’20
 9.    DANYEL GERARD – Oh pauvre amour
(Don Gibson / Danyel Gérard / Ralph Bernet)
BARCLAY 70 236 – 1959 -  3’10
10.    JEAN-PAUL VIGNON – Hi Ha, Hi Ha Ho (Jean-Paul Vignon)
BARCLAY 70370- 1961 - 2’26
11.    LES CHAUSSETTES NOIRES – Je t’aime trop (Paul Evans / Matt William / Eddy Mitchell/ Raphael Olivari)
BARCLAY 70 378 – 1960 -  1’54
12.    GILLIAN HILLS – Zou Bisou bisou
(William Shepherd / Alan Stanley / Michel Rivegauche)
BARCLAY 70 387 – 1961 -  2’14
13.    VINCE TAYLOR – Sweet little sixteen (Chuck Berry)
BARCLAY 70 394 – 1961 - 3’19
14.    LEO FERRE – Vingt ans (Léo Ferré)
BARCLAY 70 402 – 1961 - 2’27
15.    HUGHES AUFRAY – Mille Rayons (Ralph Bernet/ Danyel Gérard)
BARCLAY 70 416 – 1961 -  1’56
16.    DALIDA – La leçon de twist
(Lucien Morisse / Joseph Mengozzi / Danyel Gérard)
BARCLAY 70 431 – 1962 - 2’15
17.    MAURICE CHEVALIER & LES CHAUSSETTES NOIRES – Twist du canotier (Georges Gavarentz / Noel Roux)
BARCLAY 70 454 – 1962 - 2’32
18.    GARY L’ANGE NOIR – Multiplication (Jean-Paul Cara)
BARCLAY 70 457 –1962 - 2’06
19.    CHARLES AZNAVOUR – Les comédiens
(Jacques Plante / Charles Aznavour)
BARCLAY 70 468 – 1962 - 2’21
20.    JACQUES BREL – Les Bigotes (Jacques Brel)
BARCLAY 70 491 -1962 - 2’52
21.    MOUSTACHE – Le Hoola Hoop
(John Fleming / Bobbie Barnes)
BARCLAY 72 274 – 1962 - 2’13
22.    BOB AZZAM – Le Marsupilami
(Bob Azzam/ George Aber / Danyel Gérard)
BARCLAY 72 568 – 1962 - 2’05
23.    ORLANDO – A.E.I.O.U
(Leo Missir/ Ralph Bernet/Zequeira Raul/ Danyel Gérard)
BEL AIR 211 051 - 2’37
24.    LENY ESCUDERO – Pour une amourette
(Leny Escudero)
BEL AIR 211065- 1962 - 2’13


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