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BENOIT BLUE BOY EN AMERIQUE
Réf. : LLL298

BENOIT BLUE BOY EN AMERIQUE

BENOIT BLUE BOY
Direction artistique : PATRICK FREMEAUX
Label : LA LICHERE
Nombre de CD : 1
Vous pouvez acheter ce produit :

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Distinctions :
“UNIQUE ET ORIGINAL” ROLLIN’ & TUMBLIN / TROPHÉE ARTISTE FRANÇAIS DE BLUES EN 98 / HARMONICISTE DE BLUES EN 99 / * * * * * PLAY LIST TSF BLUES & CO / “SYMPA” EPOK / PLAYLIST RFL / “SUPERBE” BLUES FEELINGS / “INCONDITIONNELLEMENT RECOMMANDÉ” BLUES BOARDER / RECOMMANDÉ PAR LE CRI DU COYOTTE / SÉLECTION JAZZ HOT / * * * * JAZZMAN / RECOMMANDÉ PAR TRAD MAG / “ATTRAYANT, DYNAMIQUE, EXTRA” JAZZ NOTES / RECOMMANDÉ PAR DIRTY LINEN / DISQUE DE L’ANNEE 2001 (TROPHEES FRANCE BLUES) / "LE PIED" SOUL BAG
Trophée artiste Français du blues en 1998.
Harmoniciste de blues - Trophée 1999
Play list TSF

Benoît Blue Boy est notre bluesman national, couvert de prix (Trophée artiste français de blues de l’année en 98 / Harmoniciste blues de l’année en 99 - Trophée Europe), à l’œuvre discographique déjà impressionnante dont les deux magnifiques disques sur le catalogue La Lichère (Parlez-vous français et Plus tard dans la soirée). Au cours de l’été 2000, Benoît Blue Boy part aux Etats-Unis d’Amérique et plus exactement à Austin, Texas, creuset des musiques américaines, blues, rythm’n blues, mexicaines, cajuns, country, western swing, soul... Les musiques d’une Amérique profonde, populaire et métissée, d’une Amérique latino, black et acadienne... Et là, Benoît réunit la crème des musiciens du Golfe du Mexique dans l’esprit et les conditions d’un orchestre intégré des années 60, où la découverte des gisements de pétrole en mer allait rassembler à Port Arthur (frontière du Texas et de la Louisiane) des cajuns, des mexicains, des américains qui tous les soirs allaient danser et écouter les orchestres favoris arrivés de New Orleans, Houston, San Antonio... Les labels La Lichère et Frémeaux & Associés sont très fiers de vous raconter au travers de ces 13 titres et dans un livret de 24 pages illustré de nombreuses photos, l’histoire de Benoît Blue Boy en Amérique.
Denis Leblond & Patrick Frémeaux

Benoît Blue Boy vocal & harmonicas - “Unk” John Turner & Duke Anthony batterie - Hector “l’Arana” Watt & Randy Garibay guitare - Mark Goodwin piano, orgue - Pierre “Pitou” Pellegrin & J.J. Barrera & Jack Barber basse - Don Leady guitare et accordéon - The West Side Horns : Eraclo “Rocky” Morales tenor sax - Adalberto “Al” Gomez Jr trompette

Droits audio : La Lichère - Frémeaux & Associés / Cessionnaire : Groupe Frémeaux Colombini SAS.
Liste des articles de presse consacrés à ce CD :
- "Benoît Blue Boy en Amérique" par Télérama
“Benoît Blue Boy, sans doute la meilleure lecture française du blues.” TÉLÉRAMA
- "Benoît Blue Boy en Amérique" par Le Monde
“Benoît Blue Boy fait mentir tant d’idées reçues qu’on devrait le déclarer d’utilité publique.” LE MONDE
- "Le fameux disque que l'on attendait" par Sur la Route de Memphis
"Le voilà enfin le fameux disque que l’on attendait, un disque enregistré à Austin au cours du mois de juillet 2000 avec les musiciens du coin que l’on pourra voir en tournée en France avec Benoît au cours de l’été 2001. C’est bon comme là bas ! C’est de la musique nonchalante et chaude, comme sait le faire Benoît, mais avec la grosse artillerie américaine  et des cuivres  qui ronronnent comme une grosse limousine américaine, des cuivres qui  évoquent le sud, celui du rythm and blues autant que celui de la musique tex mex, celui de la Nouvelle Orleans comme celui de San Antonio. La référence, s’il faut en trouver une, serait à chercher du côté de Paul  Orta  et de Randy Garibay  (voir numéro 62 de Sur la Route..), Randy  qui intervient d’ailleurs de façon énergique, au chant et à la guitare, sur "Blues En La Noche". Ce mélange  de blues, tex mex et rythm and blues est  original, difficile à imaginer  de ce côté ci de l’Atlantique,  avec un son à la fois riche, moelleux et envoûtant. Mais aussi un  son que l’on peut qualifier  "à l’ancienne" ou plutôt intemporel et loin de toutes contingences commerciales. Benoît a écrit ou co-écrit toutes les chansons avec son savoir faire habituel  qui le place  toujours au sommet des auteurs compositeurs de blues français grâce à  son art de faire sonner les mots et de mettre une bonne dose d’humour  et de second degré dans des scènes de la vie quotidienne. C’est le cas par exemple de "J’Entends Le Taxi Qui Arrive" qui  se déroule comme un film. Mais il y a aussi plein de rythme, le swing  comme sur la reprise bien  tournée et dansante de « Tous Les Jours ». Et aussi du blues très classique avec force harmonica : "Hey Toi", du blues jazzy avec "Tu Sais Rien", un brin de rythmes latino sur "C’est Moi Qui Tient Le Volant ", du boogie/rock’n’roll bien carré avec "Je Suis Pas l’Homme Qui Te Faut" et du rythm and blues du meilleur effet avec "Toujours Demain". Benoît Blue Boy  représente plus que jamais la force tranquille du blues français  et ce disque est à déguster sans modération, sur une route poussiéreuse et ensoleillée du Texas  ou  à défaut, doucement installé dans un fauteuil, un verre à la main." Sur la Route de Memphis / routedurock.com
- Entretien réalisé par Route 66 La Voix du Blues
"Peux tu nous parler de ton dernier CD, " Benoît Blue Boy en Amérique ?
Il est sorti, il a fini par sortir (rires) !
J'ai mis du temps pour aller jusqu'à Austin et l'enregistrer, je l'ai enregistré l'été 2000.
Mais qu'est ce qui t'a conduit à cette démarche ?
Le pilote de l'avion (rires) !
J'ai voulu faire cet album aux USA parce que j'avais envie d'enregistrer avec des gens qui ont le même âge que moi et qui ont dans le passé écoutés les même choses que moi. C'est à dire Fats Domino et tous ces musiciens que nous retrouvions dans les surprises parties quand nous étions gamins. Je suis donc allé à Austin car je savais que j'y trouverais ces musiciens venus d'horizons divers (Texas, Louisiane…).
Ce sont donc des musiciens locaux sur cet album ?
Oui, j'ai pris ceux que personne ne connaît (rires) !
Quel est le registre de cet album ?
Ben, celui que je vais chanter tout à l'heure (rires) ! Ce disque, je voulais le faire depuis longtemps. Maintenant je veux tourner avec en faisant venir à chaque fois des musiciens américains et de les faire jouer avec mes musiciens français.
Les sessions se sont elles déroulées facilement ?
Comme une lettre à la poste ! J'ai vraiment employé des musiciens qui connaissent cette musique depuis leur enfance et qui ne font que cela, comme Uncle Joe Turner. De ce fait ce n'était pas très compliqué, nous sommes resté une semaine. Au lieu de prendre un grand studio, j'en ai choisit un tout petit en plein quartier mexicain. Nous avons enregistrés dans des conditions " live " et j'ai gardé pour l'album une douzaine de morceaux.
Pourquoi ce disque a pris autant de temps avant de sortir ?
D'abord parce que je suis connu pour ça ! J'avais vraiment envie de le sortir comme je le souhaitais et au moment voulu. Mais je prends du temps à chaque fois…
Après le mixage réalisé à Bordeaux, j'ai lancé l'hameçon comme quoi j'avais fait un disque au Texas. Puis j'ai attendu que les maisons de disque me contactent et j'ai choisit celle qui m'intéressait le plus (Frémeaux).
Sur ce disque il y a Randy Garibay ?
Je tenais à ce qu'il soit là, car c'est pour moi un des meilleurs musiciens texans.
Dans la foulé j'ai récupéré plein de vieilles bandes à lui qui sont sorties sur un disque.
Aux USA, avez vous été considéré comme un bête curieuse ?
Je connaissais les trois quarts des musiciens, ils avaient envie de jouer avec moi. D'autre part les mexicains qui sont venus étaient tellement étonnés que je les ai appelé et que j'avais du respect pour eux que ça a vraiment été facile." Entretien réalisé par Route 66 La Voix du Blues.
- "Il est facile..." Henri Salvador est cité par BBB
"Il est facile de faire des chansons commerciales. Difficile de créer le son qu'on souhaite. En plus il faut bagarrer avec certains producteurs qui veulent obtenir le son qu'eux veulent." Extrait d'une interview d'Henri Salvador cité par Benoit Blue Boy
- Le Nouvel Observateur
"Du Blues avce des paroles pleines d'humour et de dérision façon Boris Vian." Le Nouvel Observateur.
- "Sans conteste une grande réussite" par Patrick Guillemin
"Et dire que certains croient encore que le Blues ne peut être joué que par des Afro-Américains. Peut-être changeront-ils d’avis à l’écoute du dernier Benoit Blue Boy, qui est sans conteste une grande réussite.
Enregistré à Austin au Texas avec des musiciens de la trempe de " Unk " John Turner (le pote de classe d'un certain "Jean l'Hiver "), Hector "l'Arana" Watt ou Randy Garibay à la guitare, ce disque baigne dans le Blues ou le Rock'n'Roll, du premier au dernier morceau.
Pour la première fois, Benoit tente même avec brio une incursion dans le West Coast Blues, avec l'ajout d'une section de cuivres, The West Side Horns, sur certains morceaux dont le titre phare, "Gare ta voiture dans l'allée". On a l'impression qu'il a joué cela toute sa vie. Comme si le Blues de Louisiane ou de Chicago ne lui suffisaient plus.
Il y a dans ce disque tout ce qu’il faut pour danser, dont certains slows Blues qui feront sans aucun doute chavirer les cœurs de gentes damoiselles, tant la musique jouée par Benoît est chaleureuse, sensuelle, et sa voix suave à souhait. Vous n’aimez pas danser ? Eh bien écoutez maintenant : Cela se fait avec grand plaisir.
On pourrait presque dire de Benoît que musicalement, comme le Bordeaux, plus il vieillit, plus il devient bon.
Alors, les Français pas crédibles lorsqu’ils jouent le Blues ? Vous devriez décrasser vos « portugaises » et me dire ce que vous pensez de ce disque…" Patrick Guillemin
- "C'est un peu le parrain du blues français" par Blues Passion
"Benoît Blue Boy, c’est un peu le parrain du blues français. En 1979, il fut le premier à sortir un album de blues entièrement écrit dans la langue de Molière, 3 semaines avant son ami Bill Deraime. Puisant à la source même du blues par ses nombreux voyages aux US, et plus particulièrement en Louisiane où blancs et noirs, cajuns et créoles défendent leur culture française, notre patriarche délivre régulièrement des albums qui racontent la vie, celle des bars, des rues, des chambres à coucher ou des fêtes entre amis, celle de tous les jours, la sienne, la votre, la notre. Aidé de ses harmonicas et de ses formidables Tortilleurs, c’est une invite pleine de convivialité pétrie d’émotion que nous lance Benoît Blue Boy, comme dans sa dernière production : Benoît Blue Boy en Amérique (Frémeaux & Associés - 2001)" par Blues Passion
- « Quite good » par Dirty Linen
There aren’t too many blues singers in France, but the few who do tap into that idiom are quite good at what they do ; Benoît Blue Boy is a French singer and harmonica player who has been involved with blue for 40 years. He recently went to Austin, Texas, to record en Amérique, which is a throw-back to various Gulf Coast styles of four decades ago, including Chicano R&B, Texas shuffle blues, swamp pop, zydeco, and New Orleans blues. Fans of such artists as Lazy Lester, Loe Barry, and the blue-eyed soul of The Boogie Kings should find this album to their liking. Except for a spanish « Blues in the night », all the songs are Blue Boy originals that are sung in French in a restrained style, sometimes with slurred vocals. The excellent backup band includes Al Gomez Jr., and Rocky Morales, who offer outstanding support on trumpet and tenor sax, respectively.
PEC – DIRTY LINEN
- « Rêve Américain » par Presto
C’est donc à Austin, Texas que Benoît est allé réaliser son rêve américain. Il s’entoure ici d’une rythmique millésimée : « Uncle » (« Unk ») John Turner (premier batteur de Johnny Winter) et les bassistes français (mais émigrés au Texas) Pierre « Pitou » Pelegrin et Jean-Jacques Barrera. A la guitare, un métis mescalero d’El Paso, Hector « Araare », Watt (« L’araignée » !) : un killer tout en souplesse, typiquement Texan. L’arme secrète réside ici dans les West-Side Horns. Si ce disque affiche son pedigree sans ostentation, ces musiciens sont loin de sonner comme des requins appointés pour l’occasion. Ce sont les pistes lentes qui dominent la première moitié de ce disque (« Gare ta voiture Dans l’Allée », « Toujours Demain », « T’es la seule »). Ceci permet à la section de cuivres de s’installer dans le paysage, mais l’amateur « lambda » du Texas Blues aura peut-être d’abord le sentiment de rester sur sa faim. C’est sans compter avec « Hey, toi », un double-shuffle qu’on croirait issu du répertoire des early T.Birds : la rythmique de J.J. Barrera et « Unk » Turner roule comme une turbine, et l’harmo de Benoît, sobre et bien dans l’esprit, enfonce le clou. Quant à « 10 h ½ à « Chez Nous », c’est un Texas-shuffle instrumental : emporté par le groove de Pelegrin, tonton Benoît s’en donne à cœur joie au chromatique ! « Blues en la noche » le présente en duo avec Randy Garibay, venu vocaliser en espagnol et en voisin sur cet extrait de son répertoire et, surtout, décocher un solo de guitare mémorable. De la plage 7 à la plage 13, bien calé dans l’ambiance, Benoît convainc définitivement. « J’entends ton taxi qu’arrive » (encore un slow-blues), est traversé d’un solo torride d’Hector Watt sur ses six cordes. « J’suis pas l’homme qui t’faut » est un rockabilly à la touche western-swing, avec le renfort du leader-fondateur des Tail Gators, Don Leasy (à la steel guitar et à la guiatre électrique). On ne relâche pas la pression avec « Tu sais rien », un Texas-swing shuffle : tandis que les cuivres poussent à la roue, Hector « l’Araignée » se fend à nouveau d’un solo RENVERSANT, et quand Benoît sort enfin l’harmo de sa poche, on se retrouve dans un claque miteux d’Austin à sabrer la tequila-mezcal ! « C’est Moi qui tiens l’volant » est peut être mon titre favori : une irrésisitble rumba/mambo, aux paroles estampillées Blue Boy. La rythmique et les claviers s’en paient une tranche, et pour vous situer le mood, on pense à celui, feignant des tout premiers JJ Cale…Vient alors un morceau que Benoît avait écrit avec Steve Verbeke, « Un sale boulot ». Outre la voix bien sûr, les West-Side Horns, la guitare d’Hector Watt et le solo de Benoît marquent la différence de belle manière. « Rentrer chez moi » la joue zydeco, avec Don Leady de retour à la guitare et à…l’accordéon ! Avant le remix « FM » (?!) de la plage titulaire, « Tous les jours » conclut sur un Texas rockin’blues très T. Birds. Wow, gringo !
Patrick DALLONGEVILLE - PRESTO
- « Une belle histoire » par Jazz Notes
Benoît aux Amériques où notre représentant, bien connu, enregistre à Austin Texas avec des musiciens du cru. Un esprit des plus blues qui passe en revue tous les aspects de cette musique en lui redonnant vie comme au bon vieux temps des années 60 ; exemple « Blues en la noche », étonnant et des plus chicanos. Une belle histoire qui raconte, en 14 épisodes et en Français – c’est pas si simple – un voyage où les racines sont profondes : Cajuns, R&Blues, Blues et danses des Péquenots. Attrayant, dynamique, amusant. Extra.
JAZZ NOTES
- « Longue vie » par le Cri du Coyote
Décidément Frémeaux nous gâte en distribuant 3 CD de Benoît en quelques mois. Celui-ci a été enregistré en août 2000 à Austin avec Les derniers rebelles de la côte du Golfe du Mexique, par l’un des rares chanteurs français à mériter de figurer dans cette rubrique. Suivez son périple de musique intégrée : du swamp blues (Hey ! Toi) une ballade mi-swamp pop/ mi-blue eye soul (Toujours demain) une instrumentale Texas shuffle (10 ½ à chez nous) un swamp Texas, super (T’es la seule) des blues lents, style New Orléans, Houston, texan ou, mieux encore, chicano (Blues en la noche, avec Randy Garibay au vocal), un petit rock’n’roll carré (J’suis pas l’homme qui t’faut) du zydeco (Rentrer chez moi) du bon vieux rock’n’roll néo-orléanais, avec son rythme de rumba (Tous les jours). On pourrait dire des âneries comme : « Après avoir entendu cela, je peux mourir en paix ». Je préfère dire : «  Je veux vivre bien longtemps pour en écouter plein d’autres du même style ». La Louisiane en France, à portée de main, c’est possible, grâce à Benoît Blue Boy. Longue vie, et encore merci de laisser le bon temps rouler !
LE CRI DU COYOTE
- « Totalement unique et original » par Rollin’ & Tumblin’
Lors de son mémorable passage au ‘Sang a Klang’ en Janvier 2000, BBB nous avait confié qu’il voulait bientôt réaliser un projet qui le hantait depuis longtemps : faire un disque en Louisiane, avec l’esprit et l’ambiance des années 50, mais entièrement chanté en Français et ce, avec des musiciens du coin qu’il connaît depuis toujours. Six mois plus tard, il entre en studio à…Austin Texas, une ville qui s’est finalement mieux prêtée à son projet, car se trouvant aux confins du Texas et se la Louisiane, et surtout facile d’accès pour ses potes Mexicains venant de San Antonio. Car BBB avait des idées bien précises en se rendant aux States : les treize titres originaux que l’on retrouve sur l’album avaient étés écrits pour restituer cette ambiance et cette sensibilité que seuls, sont capables de créer des musiciens habitués à la culture musicale de l’endroit. C’est cela en effet qui intéresse BBB : rechercher les particularités régionales dans le grand melting pot de la musique roots US et les mêler à sa propre approche originale. Dans cette optique, cet album ex-tra-or-di-naire dégage un charme et un sentiment de bien-être qui sont une vraie aubaine pour ceux qui prennent le temps de le déguster. Autour de la voix paresseuse de BBB, c’est l’atmosphère de tout un univers qui s’installe : canicule torride, ventilateurs, glacières, boîtes à bouffe mexicaines, stations d’essence dans le désert, existences précaires, le tout arrosé d’un gumbo musical savoureux, allant du swamp pop au rock’n’roll cajun, du R&B néo-orléanais au shuffle texan, du zydeco à la ballade mariachi. Passons aux musiciens. Ils n’ont pas été choisis à la légère. Et puisqu’ils sont deux, on va commencer par les West Side Horns – il s’agit bien sûr de la West Side de San Antonio, pas de celle de Chicago. Ricky Morales, le géant du R&B mexicain, au sax ténor, et Al Gomez Jr., à la trompette, se complètent aveuglement : leur son à la fois plantureux, chaud et nonchalant, est décidément unique. Ils donnent une coloration épique à des chansons comme « Toujours demain » et « T’es la seule », deux ballades de swampy R&B qui ne vous lâchent plus. Mais la vraie révélation se retrouve à la guitare, avec Hector ‘Arana’ Watt, un Indien Mescalero d’El Paso, complètement inconnu dans nos parages. A Austin, on l’estime énormément (il a accompagné Lou Ann Barton et Paul Orta). C’est un musicien qui se met corps et âme au service du groupe, ce qui ne l’empêche pas de déballer à l’occasion des solos magiques (cf. « Tu sais rien », « Toujours demain » et « J’entends ton taxi qu’arrive »), tout en préférant un art décontracté et simple aux six cordes. Il est bien soutenu par Don Leady, ex-leader des Tail Gators, par ailleurs accordéoniste de talent (« Rentrer chez moi »), et superbe à la ‘steel guitar’ sur le rock’n’roller « J’suis pas l’homme qui t’faut ». L’autre surprise vient de Mark Goodwin, qu’on a vu dans nos régions il y a quelques années, accompagnant Bobby Mack. Son travail à l’orgue est discret, presque assourdissant, à l’arrière-plan, mais très propice à l’ambiance. Pour Uncle John Turner, BBB n’avait pas d’hésitation : l’ex batteur de Johnny Winter, « back in the sixties », a fait partie de toutes les scènes texanes depuis 40 ans, il connaît par cœur tous les musiciens du coin, et puis c’est un véritable batteur de blues, capable d’aborder tout les styles. Ajoutons Pierre Pellegrin (un français d’Austin) et Jean Jacques Barrera (un métis ex-Tail Gators) aux basses (ils sont tous les disciples du regretté Keith Ferguson), de même qu’une apparition éphémère, mais remarquée, de Randy Garibay, en duo hispano-francophone sur le paresseux ‘Blues en la noche’. Vous conviendrez alors que BBB a réussi à rassembler une palette de caractères parfaitement aptes à répondre à ses exigences. Tous ces petits maîtres n’empêchent cependant guère notre homme de garder constamment le contrôle de son projet. Inégalable en vieux caractériel goguenard et râleur, il n’y avait que lui, pour faire passer des paroles françaises dans un tel projet. Dans le booklet qui accompagne le disque, BBB commente chacun des titres, relate des souvenirs qui y sont attachés, donne des détails sur les musiciens. « BBB en Amérique » est un disque totalement unique et original. Très recommandé !
In seiner französischen Heimat ist er als kauziger, aber hochgeschätzter Außenseiter bekannt. Seine musikalische Erfahrung und Kultur ist einzigartig. In Austin/Texas hat sich jetzt einen lang gehegten Traum erfüllt, und eine Platte aufgenommen, die die Atmosphäre der Gegend originell wiedergibt. Die Musiker hierzu fand er vor Ort, und ihre verschiedenartigen Charaktere sind ein Spiegelbild dieser Texas-Louisiana Grenzregion. Musikalisch reicht das von mexikanischem R&B über Cajun Rock’n’Roll bis hin zu Mariachi-Balladen, dazu exklusiv französische Texte. Man muss sich schon Zeit für diese Platte nehmen, doch es lohnt sich. Klasse!
ROLLIN’ & TUMBLIN’
- « Quelle pêche » par Trad Mag
Pour les amateurs de Blues, Benoît Blue Boy n’est pas un inconnu, cela fait plus de quarante ans qu’il souffle dans son harmonica derrière les maîtres du genre : Albert King, Albert Collins, Muddy Waters ou encore Clifton Chénier, Fats Domino ou autre Zachary Richard (excusez du peu !). S’il est vrai qu’il est moins médiatique qu’un Jean Jacques Milteau, il n’en reste pas moins un superbe musicien. Pour son dernier CD, il s’est fait un petit plaisir : aller enregistrer à Austin (Texas) avec des musiciens de l’époque bénie du rock’n’roll et du rythm’n’blues, les années 60. Les jeunots n’ont qu’à bien se tenir, ils savent encore se tenir les pépés. Quelle pêche, quelle virtuosité, un vrai bonheur de les entendre jouer ! Le back beat cher à tous les amateurs de blues et de rock n’a plus de secret pour eux. Un seul regret mais de taille et ça n’engage que moi : dommage que Benoît chante en français, je trouve que ça colle mal avec la superbe musique qui l’accompagne et dont il est l’auteur d’ailleurs.
Claude VUE – TRAD MAG
- « La magie continue » par Jazz Hot
Onze ans après le précédent, B.B. Boy remet cela, en Amérique cette fois, à Austin et avec des partenaires bien choisis. Le  feeling est toujours là et la magie continue de faire ses effets. C’est original et bien torché, les West Side Horns apportant ce plus qui fait la différence là où il faut. Certaines mélodies accrochent vraiment et restent en mémoire de façon insistante (« Gare ta voiture… », « C’est moi qui tient l’volant », les très belles ballades, entre autres, « Toujours demain » et « T’es la seule »). Une mention spéciale à « Hey toi » (harmonica et guitares) à « Rentrer chez soi » (accordéon !) et au très swamp-pop « Tout les jours ». Avec ‘J’suis pas l’homme qui t’faut », « Tu sais rien » et quelques autres titres, Benoît prouve qu’il est possible de swinguer en Français et d’aucuns pourraient en prendre de la graine. En fait, aucun titre ne laisse à désirer. Le plaisir d’écouter commence avec le premier et perdure jusqu’au dernier avec quelques points forts de-ci de-là. Fortement recommandé.
Robert SACRÉ – JAZZ HOT
- « Fantasme Américain » par Bluesborder
Là c’est carrément le rêve de gamin qui se concrétise : alors qu’on imaginait bien que, tôt ou tard, il pourrait se risquer à aller enregistrer en Louisiane, c’est à Austin, Texas, que Benoît est parti réaliser son fantasme Américain. Son infidélité envers ses Tortilleurs se justifie par la grâce d’un line-up qui colle parfaitement à ses histoires de traîne-savates. A l’opposé d’un Halliday ou d’un Eddy Mitchell (qui jouèrent la carte exotique des invités de renom, de Tony Joe White à Charlie Mc Coy), Benoît (qui avait préparé son coup) s’entoure ici d’une rythmique millésimée : « Uncle » (« Unk ») John Turner (premier batteur de Johnny Winter) et les bassistes français (mais émigrés au Texas) Pierre « Pitou » Pelegrin et Jean-Jacques Barreda (qui remplaça feu Keith Freguson au sein des Tail Gators !). A la guitare, un métis mescalero d’El Paso qui accompagna Paul Orta et Lou Ann Barton, Hector « Araña » Watt (l’araignée !) : un killer tout en souplesse, au style inimitable, et pourtant tellement texan ; L’arme secrète réside ici dans les West Side Horns (Rocky Morales, sax ténor, et Al Gomez, mars Jr., trompette). Ces lascars sont issus de l’orchestre de Randy Garibay (dont l’excellent CD, « Chicano Blues Man », sur Surfin’Dog/MSI, a été chroniqué dans Bluesboarder n°78, mars 2001). Bref, si ce disque affiche son pedigree sans ostentation, ces musiciens sont loin de sonner comme un aréopage de requins appointés pour l’occasion, mais bien comme un groupe compact et rôdé (à Austin, la profusion des clubs les amène à se croiser en permanence). Tout en représentant une exception dans sa discographie, ce disque demeure bien du Benoît à 100%. Comme sur son précédent, « Lent ou rapide » (Voodoo Records, 1997), les slow-blues alternent avec les plages enlevées, même si leur répartition est ici moins systématique…et c’est l’un des points les plus déroutants à la première écoute ! En effet, alors que le clampin moyen s’attend à trouver les titres chocs en entrée d’album, ce sont les pistes lentes qu en dominent la première moitié (« Gare ta voiture dans l’allée », « Toujours demain », « T’es la seule »). Si ce choix permet à la section de cuivres de s’installer confortablement dans le paysage, l’amateur « ordinaire » de Texas Blues aura peut-être d’abord le sentiment de rester sur sa faim. Ce serait sans compter avec « Hey toi », super double-shuffle qu’on croirait issu du répertoire de Lazy Lester, via les early T. Birds : la rythmique de J. Barrera et « Unk » Turner roule comme une turbine, et l’harmo de Benoît, sobre et bien dans l’esprit, enfonce le clou. Quant à « 10h ½ à Chez Nous », c’estr un Texas shuffle instrumental dans la ligne de « Cricketeer’s, le retour », sur son précédent : emporté par le groove de Pelegrin, tonton Benoît s’en donne à cœur joie au chromatique ! « Blues en la noche » le présente en duo avec Randy Garibay, venu vocaliser en Espagnol et en voisin sur cet extrait de son répertoire et, surtout, décocher un solo de guitare mémorable. Pour le coup, on aurait presque pu intituler l’album « Benoît Blue Boy et les Tortillas » ! dès lors, on entame la brochette prodigieuse : de la plage 7 à 13, bien calé dans l’ambiance, Benoît convainc définitivement. Ça démarre avec « J’entends ton taxi qu’arrive » (encore un slow-blues, quelque peu démarqué du « Things I used to do » de Guitar Slim), traversé d’un solo torride d’Hector Watt sur ses six cordes : furieux et paresseux à la fois (comme un lion qu’on aurait réveillé en sursaut). Ce guitariste est décidément LA découverte de l’album ! « J’suis pas l’homme qui t’ faut » est un rockabilly à la touche Western swing, avec le renfort du leader-fondateur des Tail Gators, Don Leady en personne, qui étincelle à la steel guitar et à la guitare électrique. On ne relâche pas la pression avec « Tu sais rien », un Texas swing shuffle : tendis que les cuivres poussent à la roue, épaulés par le travail impressionnant de Maw Goodwin au piano, Hector « l’araignée » se fend à nouveau d’un solo RENVERSANT, et quand Benoît sort enfin l’harmo de sa poche, ça y est : on se retrouve dans un claque miteux d’Austin, à sabrer la tequila-mezcal. Moite le climat !... « C’est moi qui tiens l’volant » est peut-être bien mon titre favori : une irrésistible rumba/mambo, aux paroles estampillées Blue Boy. La rythmique et les claviers s’en paient une tranche, et pour vous situer le mood général, on pense au climat feignant des tout premiers JJ Cale : un classique ! Vient alors la reprise d’un morceau que Benoît avait écrit avec Steve Verbeke pour le premier album de ce dernier, « Un sale boulot ». Outre la voix bien sûr, les West Side Horns, la guitare d’Hector  watt et le solo de Benoît (peut-être son plus débridé de tout l’album !) marquent la différence de belle manière. « Rentrer chez moi » sonne comme une adaptation zydeco du « Mystery train » de Junior Parker, avec Don Leady de retour à la guitare et à…l’accordéon ! Imparable, avec « Unk » Turner qui se la joue bien sûr 100% Louisianaise. Avant le premier remix « FM » ( ?!) de la plage titulaire (qui clôt le disque), « tous els jours » conclut sur un Texas rockin’blues très T. Birds (avec chorus d’harmo à la Kim Wilson). Fans de Lee Mc Bee et Mike Morgan, voici la version française ! Eh bien, voilà : le disque de blues français de l’année a été enregistré au Texas en Avril 2000. Un dernier mot ( !) à propose des paroles (on ne va tout de même pas écrire « lyrics » en de telles circonstances !) Benoît est peut-être bien le seul à pouvoir faire passer l’esprit du blues dans cette langue. Sa poésie du quotidien, sa gouaille ironique et son phrasé tour à tour fourbu, pâteux ou râleur servent à ravir ses merveilleuse vignettes de cocus paumés et magnifiques (à cent coudées des clichés chromos d’un Eddy Mitchell en classe touriste sur le Rio Grande) ; un album dont la modestie ne doit toutefois pas masquer la superbe : magistral et inconditionnellement recommandé !
Patrick DALLONGEVILLE - BLUESBOARDER
- « Histoires de tous les jours » par Soul Bag
On attend les rendez-vous de B.B.B. comme d’autres l’heure du conte. Cette fois-ci, il nous conte des aventures à la Hergé avec ce Benoît Blue Boy en Amérique. Date d’enregistrement : juillet 2000. Lieu : Austin, Texas, avec la crème des musiciens locaux, plutôt chicanos que chicagoans. Soit « Unk » John Turner à la batterie et l’impeccable Hector « Arana » Watt à la guitare. Dans Blues en la noche, l’harmoniciste partage d’ailleurs le micro avec « son pote » (sic) Randy Garabay pour un blues dans la nuit faussement nonchalant en « vieux parler des paysans », ceux qui ne comprennent pas les Américains, surtout quand ils portent l’étoile de shérif. Ici comme ailleurs, les cuivres sont cuivrés à souhait. Où qu’il enregistre, Benoît Blue Boy amène avec lui son imaginaire, ses histoires de tous les jours, de rendez-vous manqués, de taxis qui arrivent, de trains qui partent, de femmes qu’on attend et qui, pour un peu (J’suis pas l’homme qui t’faut) demanderaient à leurs hommes de travailler et de faire les courses ! Affalé dans un sofa, attendri par un ventilateur coréen, on découvre à l’issue de ces treize titres que le disque, non seulement se laisse écouter mais qu’en plus il se laisse lire. Car le livret ponctue chacune titre d’une anecdote, d’un commentaire, sur les références musicales du morceau ad hoc.
Christophe Driancourt – JAZZ MAN
- « Une légende » par Soul Bag
Je fus d’abord dérouté : pas de Tortilleurs, prédominance de rythmes lents ou médium, harmonica discret, étai-ce bien le bon disque ? Et puis tout s’est mis à sa place, 100% Benoît Blue Boy, comme il l’explique dans l’interview. On connaît son attirance pour le Sud des Etats-Unis, sa capacité à prendre du recul, son expérience, cette capacité qu’il a de ne jamais trop en faire, une voix juste posée, des solos d’harmonica simples qui créent l’ambiance, mais ne l’encombrent pas par une avalanche de notes, s’effaçant presque pour laisser la place aux accompagnateurs. Le choix d’Austin comme lieu d’enregistrement s’imposait : c’est le seul endroit où toutes les influences de Benoît sont présentes, blues texan, swamp blues, zydeco, rock’n’roll, tex mex, rhythm & blues. C’est bien ce que le disque contient : un authentique festival de ces musiques, servi par la crème musicale du genre. Les cuivres des West Side Horns sont chauds avec des arrangements proches du concert, à des années lumières des standards FM, la trompette s’attarde du côté des graves, le saxophone est grassouillet ; la basse a un son qui fait croire à la résurrection de Keith Ferguson, la guitare évoque Jimmy Ray Vaughan, Guitar Slim, Al Ferrier et le son Goldband à la fois ; l’orgue et l’accordéon apportent des contrepoints essentiels, la batterie laisse deviner les millions de sessions et de concerts qui donnent l’expérience propre à faire danser les morts. Encore une fois, plutôt que de prendre le devant de la scène, Benoît est complètement intégré au groupe, sa voix est comme l’ultime instrument, dont les notes seraient les mots, des mots français qui comptent parmi les seuls à exprimer le blues véritable. Benoît ne la joue pas « Nous sommes tous frères, le frère est une grande famille ». Ses textes privilégient le vécu, le quotidien, sous forme de constat, pas de revendication : »Voilà ce qui m’arrive, qu’est-ce que vous en pensez ? ». Et ça, il n’y a pas besoin de le jouer vite, sauf pour se dégourdir les jambes comme sur le hit potentiel Tous les jours à l’écoute duquel on se dit que, ça y est, les Fabulous Thunderbirds chantent en Français. D’autres titres vous tireront des larmes comme l’émouvant Toujours demain, qui rappelle les titres lents des disques de Lavelle White sur Antone’s, un slow à la fin duquel on a l’impression que les cuivres ralentissent encore plus le rythme pour augmenter le sentiment de fatalité. Un disque à écouter en lisant les commentaires de Benoît pour chacun des morceaux. Il y évoque ses souvenirs, ceux que les musiciens lui ont raconté, pleins de légendes, forgées par des gens simples dont la musique était le gagne-pain, mais qui savaient transcender tout cela pour donner de l’émotion au public. C’est cela que Benoît Blue Boy sera pour nos enfants : une légende.
SOUL BAG
Liste des crédits sur ce CD :
Blue Boy Benoit, Traditionnel , Verbeke Steve
CDPisteTitreArtiste principalAuteurDuréeEnregistré en
111 gare ta voiture dans l alleeBlue Boy BenoitBlue Boy Benoit00:05:062001
12Hey toiBlue Boy BenoitBlue Boy Benoit00:03:272001
13Toujours demainBlue Boy BenoitBlue Boy Benoit00:06:542001
1410 1i2 a chez nous aka pachu gumboBlue Boy BenoitBlue Boy Benoit00:04:042001
15T es la seuleBlue Boy BenoitBlue Boy Benoit00:03:522001
16Blues en la nocheBlue Boy BenoitTraditionnel 00:03:442001
17J entends ton taxi qu arriveBlue Boy BenoitBlue Boy Benoit00:05:022001
18J suis pas l homme qui t fautBlue Boy BenoitBlue Boy Benoit00:03:472001
19Tu sais rienBlue Boy BenoitBlue Boy Benoit00:03:342001
110C est moi qui tient l volantBlue Boy BenoitBlue Boy Benoit00:04:542001
111Un sale boulotBlue Boy BenoitVerbeke Steve00:04:142001
112Rentrer chez moiBlue Boy BenoitBlue Boy Benoit00:03:572001
113Tous les joursBlue Boy BenoitBlue Boy Benoit00:02:592001
1142 gare ta voiture dans l alleeBlue Boy BenoitBlue Boy Benoit00:05:052001

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